Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/01/2020

Saint Valentin sous les étoiles

nocturne, étoiles

En complément : petite sélection de livres sur les étoiles à la bibliothèque Eclats de Lire

14:32 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nocturne, étoiles

20/01/2020

Bouillon Coréen

Livres d'auteurs Coréens, présentés le 9 janvier 2020 à la bibliothèque Latulu, de Chassagny.

 

roman étranger,coréeLe vieux jardin

HWANG Sok-Yong (Corée du Sud)

Zulma, 2010, 565 p., 23.90€

Roman partiellement autobiographique, situé entre 1980 et 2000, en Corée du Sud. Libéré de prison en 2000, l’opposant politique O Hyônu apprend que Han Yunhi, la femme qu’il a aimée, est morte. Elle lui a laissé ses cahiers, ses lettres et des dessins. Désemparé, perdu dans une Corée qui a beaucoup changé, O Hyônu évoque ses années de lutte clandestine contre le gouvernement militaire,  les événements de 1980, révoltes contre les cadences imposées pour rattraper la Corée du Nord. En se plongeant dans le journal de Han Yunhi, il revit aussi son parcours de femme, artiste et engagée.

 

roman étranger,coréePrincesse Bari

HWANG Sok-Yong

Picquier, 2013, 19€

Itinéraire d’une jeune Nord-Coréenne. Fille non désirée, Bari est abandonnée à la naissance dans un buisson, mais sauvée par un chien qui la ramène dans sa niche. Elevée par sa grand-mère, elle restera toujours proche de son esprit et de celui de son chien, qui la soutiennent lors de sa difficile émigration verse l’Angleterre. Critique sur le blog.

 

roman étranger,coréeLa route de Sampo

HWANG Sok-Yong (Corée du Sud)

Zulma, 2002, 141 p., 10.50€

4 nouvelles, rédigées par l’auteur entre 1972 et 1975. Les nouvelles sont une lecture familière pour les Coréens. (Les auteurs n’ont pas de subsides pour se lancer dans l’écriture de romans).

La route de Sampo : urbanisation des villages. / Ssireum : vie d’un amateur de lutte coréenne, avec son lot de galères. / Un homme se souvient de son enfance, très surveillée, avec une nounou qui lui laissait plus de liberté. / Œil de biche : malaise de soldats Coréens volontaires qui s’étaient engagés côté US pendant la guerre du Vietnam.

 

roman étranger,coréeL’étrangère : récit

KANG Eun-Ja

Seuil, 2013, 278 p., 19€

Autobiographie qui se lit comme un roman.  Jeunesse de l’auteur, peu après la guerre de Corée, dans un pays pauvre mais digne. Une grande solidarité règne entre les enfants. L’auteur, passionnée de français, travaille avec constance pour réaliser son rêve, et partir étudier en France. Le récit s’achève en 2002 avec sa soutenance de thèse. Critique sur le blog.

 

roman étranger,coréeDes amis

BAEK Nam-Ryong (RDC)

Actes Sud, 2011, 244 p., 22.20€

Dans un régime socialiste à la sauce Confucéenne, les lettres sont utiles si elles servent à éduquer le peuple. Il y a donc beaucoup de propagande, mais dans ce roman, l’auteur se penche plutôt sur la vie quotidienne. Avec l’aval de sa hiérarchie, l’auteur dénonce des abus et de la corruption autour d’une histoire de procès en divorce - acte social et sociétal. Nous suivons le personnage du juge, important, qui souffre de la dévotion de sa femme à son travail de chercheuse biologiste. Elle tente d’adapter des nouvelles variétés dans une région inadaptée à la culture. Moralité : chacun doit se dépasser lui-même, pour le bien commun.

 

roman étranger,coréeLe rire de 17 personnes

Collectif (RDC)

Actes Sud, 2016, 374 p., 22€

Chaque nouvelle propose une leçon politique positive. Très bien écrites, ce sont des histoires décalées par rapport à notre monde occidental. Une vie : un doyen de Faculté aux prises avec sa conscience hésite à favoriser le fils du médecin qui lui a sauvé la vie au détriment d’un étudiant plus méritant / Une deuxième rencontre : un journaliste américain visite la Corée du Nord dans l’idée de démontrer que rien ne va dans le pays, mais à chaque fois il est déçu de constater que les gens sont contents de leur sort /  Le rire de 17 personnes : une jeune fille refuse que son père remplace un musicien absent lors d’une fête traditionnelle, car il est venu pour passer du temps en famille /…

 

roman étranger,coréeJ’entends ta voix

KIM Young-Ha (Corée du Sud)

Picquier, 2015, 320 p., 19.50€

Plusieurs narrateurs. Jeï, gamin né dans les toilettes d’une gare routière, passe entre les mains d’une femme alcoolique, puis en foyer. Il partage ensuite la vie sordide et violente des jeunes des rues de Séoul, où règnent la domination des hommes sur les femmes, la prostitution, l’exploitation des faibles.  Dans la deuxième moitié du livre, plus intéressante,  Jeï rejoint un groupe de motards, dont il devient plus ou moins le leader charismatique. Ils organisent des courses de moto épiques la nuit dans la ville. Les relations avec la population et la police sont évoquées,

 

roman étranger,coréeLeçons de grec

HAN Kang (Corée du Sud)

Ed. du Serpent à plumes, 2017, 184 p., 18€

Au cœur du roman, un homme et une femme. Elle s’est renfermée au point d’avoir perdu la voix, et suit des cours de grec ancien, dans l’espoir de s’en sortir en apprenant une langue étrangère. Il est professeur –de grec ancien, qu’il a appris en Allemagne- et perd progressivement la vue. Chacun évolue dans sa bulle, dans un récit introspectif, jusqu’à ce que les deux personnages se rapprochent. Récit d’atmosphère, livré par touches impressionnistes. Prix Médicis étranger. Présentation par l’auteur ici.

 

roman étranger,coréeLe jardin

PYUN Hye-Young (Corée du Sud)

Rivages Noir, 2019, 300 p., 19€

Traduit du coréen par Yeong-Hee LIM

Oghi, paralysé après un accident de voiture ayant causé la mort de sa femme, finit par rentrer chez lui, dépendant de sa belle-mère. D’abord aux petits soins, celle-ci adopte un comportement de plus en plus étrange et inquiétant et l’isole peu à peu. Afin de « terminer ce que sa fille avait commencé », elle creuse un immense trou dans le jardin entretenu autrefois par sa fille.

Roman noir et inéluctable, on comprend assez vite quelle direction prend le récit, qui se déroule de façon habile, mais sans surprise.

 

roman étranger, CoréeLa vie rêvée des plantes

Seung-U LEE

Zulma, 2006, 18.80€

Traduit du Coréen par Jean-Noël JUTTET

Coup de coeur d'Aline. Critique sur le blog

 

Bouillon Coréen La langue et le couteau

Corée, roman étranger

 

La langue et le couteau

Jeong-Hyun KWON

Picquier, 2019, 20€

Traduit du Coréen par Yeong-Hee LIM

 

Situé en 1945 à Changchung (Xinjing), capitale de l’Etat fantoche du Mandchoukouo, le récit se concentre non pas sur la guerre avec les Russes dont l’offensive par le nord se rapproche, mais sur un affrontement sur le terrain de la cuisine, au mess des officiers Japonais.

L’histoire est assez brouillonne, complexe à suivre –d’une part parce que les références historiques nous manquent – d’autre part parce que le récit est raconté à la première personne en alternant les narrateurs au cours des chapitres. Malgré leurs origines très différentes, le lecteur met longtemps à les distinguer :

- Yamada Otozô, commandant en chef de l'armée d'occupation japonaise en Mandchourie, suppose avoir été posté là pour sa relative modération, qui évite aux Japonais de se jeter dans la bataille de façon irréfléchie. Esthète et fin gourmet, il passe du temps à contempler le visage du Boudha du temple de Jigesu, qui lui rappelle sa mère disparue, et répond aux questions stratégiques pressantes de ses officiers par des considérations gastronomiques ;

- Chen, révolutionnaire Chinois, excellent cuisinier, rêve d’empoisonner tout le mess des officiers Japonais. Il emporte partout avec lui son billot, légende familiale autant qu’outil de cuisine, et consacre toute son énergie et son génie à la cuisine ;

- Kilsun, très belle jeune femme Coréenne (pas du tout nostalgique de son Chongjin natal, glacial), a été victime d’enlèvement par les soldats japonais pour servir de "femme de réconfort" sur le Front. S’étant échappée grâce à Chen, elle est devenue sa compagne dévouée. Son frère fait partie des idéalistes révolutionnaires.

Dans une ambiance de fin d’époque, l’auteur entremêle l'agitation de l'Etat Major Japonais,  l'affrontement de Chen et d'Otozô autour de l'honneur et du goût, et les souvenirs de ces trois personnages. C’est une bonne introduction à un pan tourmenté de l’histoire de cette région d’Asie, entre Chine et Corée, sous domination japonaise.

Aline

 

13/01/2020

Nuit de la lecture, le programme !

nuit de la lecture, lecture à voix haute, concours d'écriture, jeu

Attention : il ne reste aucune place disponible pour les lectures à la lampe de poche à 17h

Mais vous pouvez encore venir :

- à 18h30 pour le résultat du concours d'écriture et la lecture des meilleures histoires

- à 20h pour le bar à soupes et le jeu Kikankoi

12/01/2020

L'homme qui savait la langue des serpents

roman étranger, Estonie, fantasy

L'homme qui savait la langue des serpents

Andrus Kivirähk

Le Tripode (Météores), 2013, 13.90€

Traduit de l’Estonien  Mees, kes teadis ussisõnu  par Jean-Pierre MINAUDIER

Dans une époque médiévale estonienne fantasmée, le roman retrace la vie de Leemet, dernier homme des forêts, qui  vit en accord avec son environnement, se lie avec le peuple des serpents et commande aux animaux intelligents par ses sifflements. Il rêve de voir un jour voler la grande salamandre, l’animal protecteur du peuple de la forêt, mais voit le monde sauvage idyllique (ou pas) de ses ancêtres disparaître et la modernité apportée par les envahisseurs germaniques l'emporter. Les uns après les autres, ses voisins quittent la forêt pour aller s'installer au village, où ils pratiquent des activités étranges et inutiles telles que l'agriculture, se nourrissent d’infâme pain et se convertissent au christianisme au point de vouloir oublier leurs origines.

L’imaginaire d’Andrus Kivirähk, empreint de réalisme magique et d’un souffle qui n’est pas sans rappeler les sagas scandinaves, convoque autour de Leemet tout un monde de personnages hauts en couleurs. Ints, son « frère » vipère royale, son oncle Vootele, lucide sur l’état du monde qui malgré tout lui enseigne la langue ancienne des serpents, sa soeur Salme amoureuse d'un ours séducteur, sa mère constamment à rôtir chevreuils ou élans, son grand-père qui guerroya sauvagement contre l’envahisseur allemand, Hiee fillette fort occupée à traire les loups dans leur étable… Sans parler de fanatiques de tout bord, d'une paysanne qui rêve d’apprivoiser un loup-garou, d'un ancien chasseur de vents, des deux derniers australopithèques éleveurs de poux géants,…

Ce récit plein d'imagination, très attachant, se veut aussi plaidoirie pour la tolérance. Avec ironie, l’auteur se moque aussi bien des traditionalistes qui s’accrochent à leur fantasme de vie à l’ancienne que des paysans qui révèrent avec une naïveté sans limites les chevaliers teutons, porteurs d'une « modernité » qui nous fait sourire. Cela donne un mélange étonnant et très original de fantaisie, de roman historique et de regard critique sur la société humaine, son rapport au temps et à l'évolution.

L'Homme qui savait la langue des serpents a reçu le Grand Prix étranger de l'Imaginaire en 2014.

Aline

05/01/2020

Le Bouillon se jette à l'eau

Venant de Chassagny, Orliénas, Soucieu, St Laurent et Taluyers, nous avons été privés de notre rencontre de novembre pour cause de neige. C’est donc en décembre que nous nous sommes retrouvés à St Laurent d’Agny autour du thème de l’eau, avec des récits souvent autobiographiques, ou inspirés de la réalité.

 

eau, roman, bande dessinéeCapitaine de la Calypso, l'odyssée

Albert FALCO, Yves PACCALET

Arthaud, 2016, 21.50€

« À vingt ans, Albert Falco n'a rien : ni riche famille, ni brillante éducation. Rien, sauf une formidable passion pour la mer et des rêves d'évasion plein la tête... »

Mémoires d’Albert Falco (1927-2012), bras droit et chef plongeur de l'équipe du commandant Cousteau. Ensemble, ils ont fait plusieurs fois le tour du globe sur la Calypso, de missions scientifiques en visites d’épaves. Il a œuvré à la création du parc des Calanques, et dénonce le tourisme de masse et la pollution.

 

eau, roman, bande dessinéeLe phare, voyage immobile

Paolo RUMIZ

Hoëbeke, 2015, 16€

Grand voyageur, Paolo Rumiz prend le temps d’une découverte immobile, dans un phare perché sur un îlot au milieu de la Méditerranée. Se consacrant à l’exploration du phare et de son rocher, il raconte sa vie à côté des gardiens, mais surtout la nature, les goélands, l’observation des étoiles et de la météo. Paradoxalement, il décrit peu l’eau qui l’entoure, si ce n’est pour souligner les difficultés d’accostage, et évoquer la pêche des gardiens. C’est le vent qui est omniprésent dans son récit.

 

eau, roman, bande dessinéeLe grand marin

Catherine POULAIN

Ed. de l’Olivier, 2016, 19€

Un petit bout de femme, aux grandes mains et à l’immense détermination, part au bout du monde travailler comme marin pêcheur. Basée à Kodiak, en Alaska, elle se confronte à la mer, au sel, à une éprouvante cadence de travail, ainsi qu’à un environnement masculin très rude. On apprend beaucoup sur la pêche… et les errances de bar en bar entre deux campagnes de pêche.

 

eau, roman, bande dessinéeSouvenirs de la marée basse

Chantal THOMAS

Seuil, 2017, 18€

Souvenirs personnels, retour rêveur sur son enfance, ce roman est une ode à la mère de l’auteur, Jackie, qui nageait tout le temps, partout. Alors que sa mère vieillissante perd peu à peu la mémoire, l’auteur se remémore ses vacances à la mer, la plage et les animaux des bords de mer, son étude des estivants aussi.

 

eau, roman, bande dessinéeBleue

Maja LUNDE

Presses de la Cité, 2019, 22€

Le roman reprend une structure similaire à celle de Une histoire des abeilles. Le lecteur suit une évolution à des époques diverses : dans le passé, au présent et dans le futur. Ici, les chapitres alternent 1950 en Norvège, où l’on construit des barrages et détourne des rivières ; 2017, l’évolution du rapport à l’eau et les premières conséquences de la mauvaise gestion des rivières ; 2042, où la désertification contraint les habitants de certaines zones à l’exil. Il s’agit bien d’une fiction, avec des personnages attachants et combatifs.

 

eau, roman, bande dessinéeOublier Klara

Isabelle AUTISSIER

Stock, 2019, 20€

Secret de famille sur trois générations, chacune liée à une nature rédemptrice. Rubin, le père, a mené une rude existence sur les chalutiers, il est très marqué par la pêche intensive en URSS. En fin de vie, il fait appel à son fils Iouri pour comprendre ce qu’il est advenu de Klara, la grand-mère, disparue lorsqu’il était enfant, à l’époque de Staline. Roman assez doux malgré son sujet, Oublier Kara est une belle aventure humaine, située dans une nature sauvage.

 

eau, roman, bande dessinéeJuste après la vague

Sandrine COLLETTE

Denoël, 2018, 19.90€

Récit post-apocalyptique. L'eau a tout envahi. Sur un bout de terre émergée survit une famille de onze personnes. La barque qui pourrait les sauver ne peut en embarquer que huit. Le père doit faire des choix entre ses enfants. Se retrouvent d’un côté la barque face aux vagues et aux dangers de l’océan, et de l’autre les trois enfants laissés sur place… parce qu’ils sont les plus débrouillards ou les enfants « ratés » ?

 

eau, roman, bande dessinéeAu fond de l’eau

Paula HAWKINS

Sonatine, 2017, 22€

Thriller. En Angleterre, dans une rivière proche de Beckford aux eaux dangereuses, est retrouvé le corps d’une jeune fille. Suicide ou assassinat ?

 

eau, roman, bande dessinéeHistoire d’une baleine blanche

Luis SEPULVEDA

Metailié, 2019, 12€

Une baleine blanche raconte à ses petits dans quelles conditions elle a rencontré les hommes. Depuis les mythes du large de la Patagonie, où elle est chargée de guider les âmes Mapuches au-delà de l'horizon, jusqu'au XIXe s avec la chasse à la baleine -en particulier le baleinier du capitaine Achab. Beau récit pour tous, jeunes et moins jeunes, illustré par Joëlle Jolivet.

 

eau, roman, bande dessinéeMoi, baleine

Oriane CHARPENTIER, ill. Olivier DESVAUX

Gallimard jeunesse, 2019, 6.60€

Le récit débute sous la forme d’un petit conte illustrant l’apparition de la vie dans les océans, et pourquoi les baleines ont gardé un évent. Puis on suit un jeune baleineau à bosse dans sa découverte du monde qui l’entoure. Curieux, il s’éloigne du groupe, et vient en aide à des phoques en détresse. Récit poétique aux splendides illustrations, un très beau cadeau à faire aux enfants !

 

eau, roman, bande dessinéeCeux qui voulaient voir la mer

Clarisse SABARD

Charleston, 2019, 19€

Lilou, mère célibataire, quitte Paris car la mer lui manque, pour s’installer à Nice avec son fils. Elle y rencontre Aurore, une femme âgée, qu’elle pousse à raconter son histoire. Depuis des décennies, elle attend son grand amour, Albert, parti à New York tenter sa chance après la guerre… Lecture facile, mais point de mer dans ce récit, malgré son titre.

 

eau, roman, bande dessinéeIn Waves

A.J. DUNGO

Casterman, 2019, 23€

Roman graphique autobiographique, reprenant par vagues l’histoire d’amour entre l’auteur et Kristen, nouée autour de la mer et du surf. Malgré la maladie de Kristen, c’est une ode à la vie et à l’amitié, entrecoupée de chapitres au rythme différent, qui retracent les origines du surf à Hawaï et évoquent les premiers grands surfeurs, de Duke Kahanamoku à Tom Blake. Le dessin est simple et très graphique, d’une grande lisibilité. L’auteur utilise des tons bleus turquoise profonds pour la partie autobiographique, tandis que les pages consacrées à l’histoire et aux « beach boys » sont traitées en sépia.

 

eau, roman, bande dessinéeLe vieil homme et la mer

Thierry MURAT

Futuropolis, 2014, 19€

Bande dessinée librement adaptée du roman éponyme d’Ernest Hemingway. Golfe de Cuba, au début  des années 50. Un garçon court rejoindre le vieil homme qui lui a appris le métier de pêcheur. Le vieux Santiago a la poisse depuis longtemps. Malgré son savoir-faire et la discipline à laquelle il s'astreint, il revient bredouille de ses sorties en mer. Aussi le gamin a-t-il dû intégrer  un autre équipage. Après des mois de malchance, le vieil homme part seul en mer, et met en œuvre toute son expérience et toutes ses forces pour une pêche extraordinaire. Il affronte un gigantesque espadon. Bien qu’omniprésente, la mer est peu mentionnée dans le texte d’Hemmingway.

Thierry Murat réalise des planches quasiment monochromatiques, entre lumière orangée du soleil et bleu-nuit pour l’obscurité. Sa sobriété s’étend à la mise en page, où ses grandes vignettes, voire ses illustrations pleine page rendent l’immensité de l’océan et du ciel qui se confondent. Les personnages sont croqués en noir, et ressortent presque en ombres chinoises.

 

eau, roman, bande dessinéeL'homme de la mer

Deok-Hyun JANG

Pika, 2017, 22 €

Manhwa coréen. Anna, jeune femme désabusée, licenciée par son patron, se réfugie au bord de la mer, où le comportement d’un pêcheur de coquillages l’intrigue. Quoique particulièrement maladroite, elle le contraint à lui enseigner la pêche en apnée, inspirée de la tradition séculaire des haenyos, pêcheuses en apnée extraordinaires de l’île de Cheju, en Corée du Sud. Récit intéressant, mais les personnages ne sont guère sympathiques.

 

eau, roman, bande dessinéeLes enfants de la mer

Daisuke IGARASHI

Sarbacane, 2012 à 2014, 15.50€/tome

Manga traduit du japonais. Ruka, collégienne rebelle, fait la rencontre d’Umi, un garçon étrange qui passe son temps dans l’eau. Par ailleurs, un plongeur prétend avoir vu deux bébés nourris par un dugong (lamantin). Une énigme s’installe quant à la nature des enfants de la mer, à la recherche de leur mémoire. Dans ce manga au dessin extrêmement soigné et détaillé, l’auteur  semble s’inspirer de légendes de la mer japonaises, peuplées de créatures légendaires, pour écrire un conte écologique sur le monde aquatique.

eau,roman,bande dessinée

 

Nous finissons par la lecture à voix haute d’un poème de Raymond Carver

« Là où les eaux se mêlent ».

(titre choisi pour la biennale d’art contemporain  2019 de Lyon)

30/12/2019

concours d'écriture

A l'occasion de la nuit de la lecture,

la bibliothèque organise un concours de lecture ouvert à tous.

Un soir, quelques minutes avant la fermeture de la bibliothèque, trois lecteurs et la bibliothécaire entendent du bruit entre les étagères. Un phénomène étrange se produit sous leurs yeux: un à un les livres disparaissent...

  • inventer une nouvelle, une histoire illustrée, un poème ou une bande dessinée... tout est permis!
  • 2 pages maximum, hors illustrations
  • remise des textes typographiés avant le 13 janvier 2020 à la bibliothèque
  • les résultats seront proclamés lors de la nuit de la lecture le 18 janvier à 18h30
  • les textes primés seront lus au public présent à la manifestation

Amusez-Nous bien!

concours, écriture, nuit de la lecture

23/12/2019

Quand un parent s'en va

roman, deuilGrand National

Roland BUTI

Ed. Zoé, 2019, 16€

Tranche de vie de Carlo Weiss, que toutes les difficultés semblent accabler au même moment : Ana l’a quitté, alors qu’elle est toujours la femme de ses pensées et de son cœur ; sa mère arrive en fin de vie, et son esprit s’échappe de plus en plus, jusqu’au jour où elle disparaît de la maison de retraite. Enfin, son collègue jardinier semble rattrapé par un passé violent.

Pour la retrouver et la comprendre, le narrateur enquête calmement sur la vie de sa mère, sous le regard bienveillant du géant Agon, fournisseur en boulettes aux « herbes » calmantes. Récit tout en délicatesse, dans un grand amour des jardins ouvriers et des oiseaux. La mort arrive à pas feutrés dans ce grand hôtel suisse un peu décati mais distingué, où le client –comme pendant la guerre- est toujours roi.

 

roman, deuilAvant que j’oublie

Anne PAULY

Ed. Verdier, 2019, 14€

Autre ambiance pour cet autre récit de mort d’un parent. Ici, c’est la vie brute, concrète, qui transparaît dans un récit énergique et piquant. Avec un franc-parler souvent drôle, la narratrice organise les funérailles de son père, et remonte le fil des souvenirs en triant ses affaires. Au cours des étapes du deuil, ce sont autant les violences conjugales qui reviennent que les moments de tendresse. C’est le moment pour les enfants de se réconcilier -ou pas- avec ce père tellement excessif et insupportable, qui a transmis à sa fille un penchant pour l’alcool, et à son fils la tentation de la violence. Un premier roman vivant et plein d’humour !

Deux styles, deux sensibilités pour un même sujet. Entre les deux, mon cœur balance...

Aline

18/12/2019

lecture-concert

La route

La bibliothèque a fait salle comble pour le spectacle de lectures-concert présenté par le Caveau des Lettres de Chaponost.

spectacle, lecture à voix haute, lecture-concert

Six lecteurs et deux musiciens ont mis en valeur des textes sensibles, choisis sur le thème de la route : route des mers, route des terres, des guerres ou des sables… autant de chemins de vie qui ont su toucher la sensibilité des spectateurs.

spectacle, lecture à voix haute, lecture-concert

La lecture à voix haute est une proposition de rencontre avec les mots d’un auteur, avec un univers, un rythme à travers une voix.

 

Le Caveau des Lettres est une activité de la MJC de Chaponost, mais c’est avant tout un groupe de passionnés pour qui plaisir de lire rime avec plaisir de dire. Merci à leur troupe !

spectacle, lecture à voix haute, lecture-concert

09/12/2019

Lecture concert par le Caveau des Lettres

affiche 2019 déc La Route.png