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18/09/2017

Lectures d'été 2017

Cet été, nous avons lu pour vous...

Belgravia.gifBelgravia

Julian FELLOWES

J.C. Lattès, 2016, 20.90 €

Histoire sentimentale, mais pas mièvre, dans une famille huppée, à l’époque de Napoléon, dans le contexte de l’après Waterloo -vu du côté anglais. On suit l’évolution de Londres. Livre « bonbon » pour Michèle.

 

Kong.gifKong

Michel LE BRIS

Grasset, 2017, 24.90 €

Plongée dans l’histoire du cinéma, à la suite d’Ernest Schoedsack et Merian Cooper, aventuriers, voyageurs, et réalisateurs de films documentaires (à l’époque, Grass avait dépassé le succès de « Nanouk »)… et enfin du fameux King-Kong. Il faut réussir à passer le premier chapitre pour se plonger dans ce roman très long, mais passionnant et instructif. Michèle

 

Mount Terminus.gifMount Terminus

David GRAND

Seuil, 2016, 22 €

Genèse d’Hollywood et tragédie familiale, au début du 20e siècle. Jacob Rosenbloom (inventeur en optique, qui vendit à Edison son système de projection d’images animées) vit au fin fond du désert mojave avec son fils Joseph. Après l’arrivée de Simon, son demi-frère, Joseph découvre peu à peu les secrets de sa famille. Geneviève.

 

Le rouge vif de la rhubarbe.gifLe rouge vif de la rhubarbe

Audur Ava OLAFSDOTTIR

Zulma, 2016, 17.50 €

En Islande, Agustina, jeune femme à la voix d’ange mais aux jambes trop faibles, élevée par la bonne Nina en l’absence de sa mère scientifique,  s’interroge sur son père inconnu. Elle rêve de gravir la Montagne pour prendre de la hauteur. Court roman, remarquable pour son ambiance. Geneviève

 

Croire au merveilleux.gifCroire au merveilleux

Christophe ONO-DIT-BIOT

Gallimard, 2017, 20 €

Incapable de surmonter la mort de sa femme, et se sentant incapable d’élever seul leur fils, César projette de mettre fin à sa vie, lorsque le coup de sonnette d’une jeune et jolie voisine  l’interrompt. En partageant avec elle sa passion pour la littérature grecque, il revit les voyages qu’il avait faits avec sa femme en Italie et en Grèce.  Reprenant le personnage déjà rencontré dans Birmane et Plonger, Christophe Ono-dit-Biot offre au lecteur un roman solaire, une renaissance par l’amour et le beau. Johanna

 

Victor Hugo vient de mourir.gifVictor Hugo vient de mourir

Judith PERRIGNON

L’Iconoclaste, 2015, 18 € ou Pocket 5.95 €

Victor Hugo va mourir. Toutes les personnes qui l’entourent attendent sa mort et préparent son enterrement… Les funérailles d’Etat qui s’annoncent déclenchent de véritables conflits ! Coup de cœur de Johanna.

 

La petite librairie des gens heureux.gifLa petite librairie des gens heureux

Véronica HENRY

Traduit de How to find Love in a Bookshop par Ariane Maksioutine

City éditions, 2017, 18.90 €

Après le décès de sa mère, Emilia hérite de sa librairie. Elle subit la pression d’un promoteur immobilier qui voudrait la racheter, mais hésite.  Romances de tous les personnages qui gravitent autour de la librairie. Ce roman se lit avec plaisir, mais dans la veine des « feel good books » autour de la lecture, ce n’est pas le plus réussi. Lire plutôt La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina BIVALD ou Une année particulière, de Thomas MONTASSER. Nicole

 

Les filles au lion.gifLes filles au lion

Jessie BURTON

Gallimard 2017, 22.50 €

Roman très réussi, autour d’un tableau mystérieux, sur fond de guerre d’Espagne et de place de la femme en tant qu’artiste dans la société. Marie-Claire. Voir critique d'Aline.

 

Article 353 du code pénal.gifArticle 353 du code pénal

Tanguy VIEL

Ed. de Minuit, 2017, 14.50 €

Confession d’un criminel qui a laissé se noyer un promoteur immobilier, après avoir tout perdu suite à une escroquerie immobilière. L’article 353 du code pénal est celui auquel se réfèrent les juges et jurés en ce qui concerne « L’intime conviction ». Coup de cœur de Marie-Claire.

 

angélina.gifL’orpheline du bois des loups

Angelina

Marie-Bernadette DUPUY

Spécialiste des sagas, l’auteur possède une jolie plume.

 

La petite femelle.gifLa petite femelle

Philippe JAENADA

Julliard, 2015, 23 €

Longue enquête autour de la vie de Pauline Dubuisson, dont le procès pour avoir assassiné son amant eut un grand retentissement dans les années 1950. Un livre passionnant pour Claude / Long, mal écrit  et ennuyeux pour Johanna.

 

Rendez-vous à Positano.gifRendez-vous à Positano

Goliarda SAPIENZA

Le Tripode, 2017, 19 €

Publié plus de 20 ans après la mort de l’auteur, ce roman relate sa découverte, dans les années 1950, du village de Positano, accroché à la falaise sur la côte Amalfine.  On retrouve la plume exceptionnelle de l’auteur, qui rend merveilleusement bien l’atmosphère des lieux, ainsi que son amitié intime avec Erica -dans un récit plus court que le splendide Art de la Joie, coup de coeur de Claude.

 

Les mille talents d'Euridice.gifLes mille talents d’Euridice Gusmao

Martha BATALHA

Denoël, 2017, 19.90 €

Histoire d’une femme brillante, condamnée par son milieu à rester femme au foyer, et dont tous les projets ingénieux sont anéantis par son mari. Tour à tour cuisinière inventive, couturière d'envergure,... Euridice voit ses entreprises bafouées.  L’auteur sait donner à ce récit –noir sur le fond- beaucoup d’humour par son évocation picaresque et colorée, et ses rebondissements multiples. Euridice, chaque fois vaincue, finit toujours par renaître.  Un petit roman que les grands auteurs sud-américains ne renieraient pas.  Aline

"Responsable de l'augmentation de 100 % du noyau familial en moins de deux ans, Euridice décida de se désinvestir de l'aspect physique de ses devoirs matrimoniaux. Comme il était impossible de faire entendre raison à Antenor, elle se fit comprendre par les kilos qu'elle accumula.

C'est vrai, les kilos parlent, les kilos crient, et exigent - Ne me touche plus jamais. Euridice faisait durer le café du matin jusqu'au petit déjeuner de dix heures, le déjeuner jusqu'au goûter de quatre heures, et le dîner jusqu'au souper de neuf heures. Euridice gagna trois mentons. Constatant qu'elle avait atteint la ligne, cette ligne à partir de laquelle son mari ne s'approcherait plus d'elle, elle adopta à nouveau un rythme alimentaire sain".

12/09/2017

Sur les chemins noirs

Sur les chemins noirs.gif

Sur les chemins noirs

Sylvain TESSON

Gallimard, 2016, 15 €

 

En août 2014 Sylvain Tesson se blesse grièvement en tombant d’un toit. Sur son lit d’hôpital, il se promet -s'il s'en sort- de traverser la France à pied, une thérapie qu’il estime plus bénéfique que quelques semaines de rééducation.

Pour sa première pérégrination en France il choisit de traverser des zones rurales décrites dans un récent rapport sur l’aménagement des campagnes françaises, la France de « l’hyper ruralité » (selon les « experts»). C’est donc avec un peu d’ironie (passer de Kaboul à Châteauroux) et beaucoup d’appréhension qu’il se met en route. Il emprunte des chemins noirs, des pistes rurales, des sentiers oubliés, des itinéraires de traverse que seules indiquent encore les cartes IGN et qui l'emmènent pendant 3 mois du Mercantour à la pointe du Cotentin.

La marche, l’observation, l’émerveillement devant la beauté de la nature, la rencontre avec des gens simples, des paysans accueillants, des retraités disponibles ne constituent pas le seul intérêt de ce livre. Sylvain Tesson nous livre aussi ses réflexions sur la société actuelle. Tout au long de son parcours il s’interroge sur ce qu’il voit, et sur ce qui, selon lui, se dessine dans ce document tout administratif sur l’hyper ruralité. Que penser de ce rapport où il est proposé des mesures comme «  le droit à la pérennisation des expérimentations efficientes » et l’impératif de « moderniser la péréquation et de stimuler de nouvelles alliances contractuelles » !!! Que signifie ce langage ? Où est l’humain ?

Nous cheminons avec lui loin du bruit, des combats politiques, des  mauvaises nouvelles véhiculées par les médias assourdissants.  Il nous mène sur un chemin d’odeurs, de sensations, de silence. Il suscite une nostalgie pour la France des aïeux qui modelèrent un paysage que nous avons saccagé par notre prétention à la modernité des « territoires ». Sylvain Tesson signe un hymne à la beauté de terroirs et de paysages en danger, dénonce les ravages de la globalisation et célèbre les derniers occupants de ces espaces de liberté.

Cette longue marche ne répare pas seulement le corps meurtri de Sylvain Tesson, c'est aussi un chemin de reconstruction de l'âme, la quête salvatrice de soi. Il est bon de temps en temps de se plonger dans des épisodes de silence, de solitude, de calme. J’ai lu ce livre avec beaucoup de plaisir.

J’ai aimé découvrir ou redécouvrir cette France à laquelle je suis particulièrement attachée et le regard qu’il porte sur la société et l’évolution de notre monde.

Annie

05/09/2017

Plus haut que la mer

Plus haut que la mer.gif

Plus haut que la mer

Francesca MELANDRI

Gallimard, 2015

Une histoire simple et belle écrite avec beaucoup d'émotion et de tendresse.

Ce roman se passe dans les années 1970 en Italie secouée par la violence des brigades rouges. Luisa et Paolo ne se connaissent pas. Ils prennent le bateau qui les conduit sur une île au large de la côte italienne où a été installé un quartier de haute sécurité pour détenus dangereux, politiques ou de droit commun.

Luisa, agricultrice,est une femme simple, qui travaille durement à la campagne et élève seule ses cinq enfants. Son mari, un homme violent, a commis un meurtre sous le coup de la colère et a également tué un surveillant en prison.

Paolo est veuf, professeur de philosophie. Son fils a tué de sang froid plusieurs personnes pour des raisons idéologiques. Paolo a abandonné son poste d'enseignant se reprochant d'avoir peut-être, par ses idées, poussé son fils dans la voie de la violence. Un abîme s’est creusé entre eux.

Le retour de Luisa et Paolo est différé en raison d'un accident de voiture qui les empêche de prendre le bateau parti sans les attendre pour éviter une forte tempête. Ils doivent passer la nuit sur l'île, surveillés par le gardien Pierfrancesco. Celui-ci, marié, père de deux enfants s’est laissé entraîner dans une spirale de violence liée à son travail. Il s’enferme dans le mutisme, laissant sa femme désemparée.

Pas de péripéties spectaculaires mais une forme de douceur, de tendresse s’installe entre eux et va les amener, dans ce huit clos, à se libérer de qui les oppresse, à apporter un apaisement dans leurs vies abîmées. Cette nuit constitue pour eux une révélation et un nouveau départ.

Francesca Melandri parvient étonnamment dans cet univers carcéral très violent à faire émerger beaucoup de tendresse et d’amour.

Un très beau roman.

Annie (voir autre critique)

 

 

Marina Bellezza

roman étranger, Italie

Marina Bellezza

Silvia AVALLONE

Liana Levi, 2014

J’avais été enthousiasmée par le premier roman de Silvia Avallone, D’acier, qui avait remporté un vif succès. Marina Bellezza est de la même facture et se lit avec autant de plaisir.

Silvia Avallone situe son histoire dans la vallée du Piémont qu’elle connaît bien. Autrefois prospère grâce à l’industrie lainière, elle est désertée suite à la crise et à la délocalisation des entreprises. Pas d’avenir dans cette région.

Pourtant Andréa, le fils mal aimé du maire, rêve de reprendre l’élevage de vaches dans la ferme de son grand père et est sûr de pouvoir vivre grâce à la fabrication d’un fromage de qualité. Il aime passionnément Marina et voudrait l’entraîner avec lui dans cette aventure. Mais elle envisage un avenir complètement différent. Elle est belle, a une voix magnifique et veut devenir célèbre et riche quelque soit le prix à payer. Consciente de ses atouts physiques qu'elle montre effrontément, et de sa belle voix, elle se lance dans une "carrière" de chanteuse dans les fêtes de la région. Choisie pour participer à une émission de télé-réalité qui peut lui apporter la gloire, elle n’a aucun scrupule. Tous ses actes sont motivés par son ambition : gare à qui veut se mettre en travers de son chemin.

Pourtant on sent chez elle une fragilité qui affleure parfois. Chacun porte en lui une blessure. Marina a souffert et souffre encore de l’abandon de son père qui l’a laissée avec une mère alcoolique. Elle voue pourtant une admiration totale à cet homme volage qui sait jouer de sa séduction ; il se manifeste de temps en temps mais la laisse toujours déçue, en manque de son amour.

Andréa s’est toujours senti inférieur à son frère plus brillant que lui et préféré de ses parents, un frère qui a réussi et s’est expatrié aux USA. Un lien profond les unit mais leur histoire les a meurtris. Une passion dévorante les unit, une fièvre qu’ils se promettent à chaque fois d’éteindre...

Les personnages principaux croisent d’autres protagonistes : la colocataire de Marina amoureuse éperdue d’Andrea, les amis d’Andréa ou encore l’impresario de Marina qui veut en faire la nouvelle star italienne. On s’attache aux personnages avec leurs blessures, leurs contradictions, leurs tensions et leurs déchirements .

L’auteure dépeint avec beaucoup de justesse le monde de paillettes du show-biz mais aussi le basculement économique et social de la société. Elle raconte le désir de réappropriation consciente et respectueuse de la terre par de jeunes agriculteurs, un retour à la terre qui n’est pas un recul mais la volonté de développer un nouveau modèle économique basé sur des savoirs faire ancestraux qui, en Italie et ailleurs, séduit de plus en plus de jeunes.

C’est un très beau roman qu’on ne lâche pas.

Annie P.

04/08/2017

Belle tresse : belle histoire à découvrir

premier roman

 

La tresse

Laetitia COLOMBANI

Grasset, 2017, 18€

 

Le prologue décrit minutieusement la réalisation d'une tresse. Laquelle réunit ensuite trois destins de femmes, qu'au demeurant tout sépare, tant la géographie (trois continents), que les conditions d'existence.

Mais ces trois femmes partagent la même détermination : échapper au déterminisme social et sexiste qui règne tant sur le village hindou que dans une petite entreprise italienne ou dans un grand cabinet d'avocats canadien. Et contre toute attente, ce n'est pas la superwoman occidentale qui se libèrera le plus facilement : son joug, plus insidieux, apparaît aussi plus cruel. Ses comparses, elles, n'ont plus rien à perdre!

Le lecteur appréciera au passage la réflexion croisée sur l'extrême pauvreté et l'issue spirituelle possible sous d'autres latitudes. Pour ma part j'ai retenu la solidarité, la transmission : allez, je ne vous en dis pas plus... C'est une belle tresse, soyeuse et bien écrite... Oh pardon, une belle histoire! Métaphorique, percutante que j'ai lue d'une traite, avec plaisir.

Sylvie

17/07/2017

Exercice d'écriture

roman, écriture

 

Trois jours avec Norman Jail

Eric FOTTORINO

Gallimard, 2016, 17.50 €

 

Le mystère plane sur la narratrice, une jeune femme venue interviewer l’énigmatique écrivain Norman Jail, et sur son objectif en lui rendant visite. Trois jours avec Norman Jail = trois jours à parler littérature et à éluder la vie…

Norman Jail est un pseudonyme, utilisé pour publier un seul roman à l’immense renommée, et l’écrivain s’amuse à brouiller les cartes : a-t-il écrit d’autres livres ? Ont-ils été publiés ? Quelle est la part de vérité et celle de fiction dans ses ouvrages ? Tout ce que relate le vieil homme est sujet à questionnement, ainsi peut-être que ce que raconte la narratrice…

Ce roman m'a laissée insatisfaisante sur la résolution de l'intrigue, frustrée par ce jeu brillant, mais un peu trop subtil. En revanche, le roman regorge de réflexions sur l’écriture et sur la création, et mérite une dégustation lente.

« Un roman est le plus beau roman du monde tant que vous ne l’avez pas écrit » (p.21)

« Ecrire, c’est repartir chaque fois de sa faiblesse » (p.31)

« Un jour, j’ai réalisé que le mot écrire contenait toutes les lettres du mot crier… un homme qui écrit est un homme qui crie. »(p.20)

« Le vrai n’est jamais aussi vrai qu’enrobé d’imagination. » (p.40)

Aline

10/07/2017

Bouillon italien (2)

roman étranger, Italie

La nature exposée

Eri DE LUCA

Gallimard (Du monde entier), 2017, 16,50€

 

Passeur-sculpteur, il narrateur habite près de la frontière, au pied des montagnes qu’il connaît par cœur, dans la dernière maison du village -ou plutôt la première en descendant des bois. Aux vacanciers, il prête ses livres, et vend ses trouvailles, cailloux ou bois flottés originaux, ou ses petites  sculptures ou gravures. Avec le boulanger et le forgeron, il a créé un « petit service d’accompagnateurs au-delà de la frontière »…

Lorsque son choix de rendre leur argent aux migrants après leur passage est rendu public par une indiscrétion, c’est lui, à son tour, qui doit se réfugier plus loin. Cherchant du travail en ville, il se voit confier un travail délicat : la restauration d’un Christ en croix, chef d’œuvre sur lequel avait été pudiquement rajouté un drapé.

Le récit, en deux parties, entrecroise deux thématiques autour du personnage de passeur/sculpteur. Il entre dans une dimension spirituelle lorsqu’il s’agit, pour le restaurateur, d’entrer en résonance avec la sculpture, et de retrouver les émotions et les intentions de l’artiste d’origine, traumatisé par son expérience sur le front de la 1ère guerre mondiale.

Aline

28/06/2017

Mes doigts pour peindre

La bibliothèque accueille tout le mois de juin l'exposition "Du bout des doigts" de l'illustratrice Lucie Albon, prêtée par la Médithèque du Rhône.

Mes premières peintures aux doigts.gif

atelier créatif,illustrationUne merveille de poésie, réalisée à partir de techniques qu'on croirait simples... Les enfants -et les parents- ont été fascinés par ces dessins réalisés à la peinture à partir d'empreintes des doigts et de la main.

Réalisation de Lili la souris

Lien vers les vidéos du blog de Lucie Albon

Inspirés par son travail, les enfants ont créé leur propre bestiaire, avec leurs empreintes à la peinture acrylique, encadrés par la plasticienne Catherine Chulliat.

Mes doigts pour peindre (2).jpg

Cet atelier, offert par l'association Bibliothèque Jarézienne, a rassemblé 40 participants !

atelier créatif,illustration

atelier créatif,illustration

13/06/2017

Prix M.O.T.S. des 4 villages 2017 : les résultats !

Vendredi 9 juin, en salle du Conseil de Messimy, le palmarès du prix des lecteurs M.O.T.S. 2017 a été dévoilé devant un public de près d’une quarantaine d’auditeurs. Ce sont, au total, environ 150 participants répartis sur Messimy, Orliénas, Thurins, et Soucieu-en-Jarrest qui ont lu la sélection constituée de 5 romans et 6 BD. 104 lecteurs ont participé au vote.

La soirée a été lancée par Madame Catherine Di Folco, sénateur-maire de Messimy, en présence d’élus des autres communes. De vivants échanges autour des titres du prix ont suivi, permettant encore une fois de faire le constat d’une grande richesse dans les approches des textes. Le fil rouge du voyage sur les cinq continents qui a avait été retenu par les bibliothécaires pour orienter le choix des ouvrages a été fort apprécié, beaucoup de lecteurs ont aimé voyager à travers les livres sélectionnés.

Ont donc remporté le prix cette année :
ÉtuŋwAŋ : Celui-Qui-Regarde de Thierry Murat, chez Futuropolis pour la catégorie BD
La Mort de Mitali Dotto de Anirban Bose, publié au Mercure de France, pour la catégorie roman

Un buffet en plein air a clôt la rencontre et a permis aux lecteurs de poursuivre les discussions autour des ouvrages et de signifier aussi leur volonté de repartir pour la découverte d’une nouvelle sélection en 2018. De la lecture en perspective cet été pour les bibliothécaires... et pour tous les lecteurs qui voudront bien participer aux suggestions de livres !

09/06/2017

Bouillon italien (1)

roman étranger, Italie, adolescence

 

Moi et toi

Niccolo AMMANITI

R. Laffont, 2012, 149 p. 15€

Traduit de l’italien Io e te (2010) par Myriem Bouzaher

 

Lorenzo, 14 ans, est un garçon mal intégré. Très affectueux avec ses parents, il  porte un regard froid sur la société, et se sent en constante inadéquation avec les autres. Selon le psychiatre que ses parents l’ont obligé à consulter, il souffrirait d’un « ego grandiose ».

Pour éviter les ennuis, Il essaie consciemment  de compenser par mimétisme… avec un succès très relatif. A 14 ans,  pour rassurer  ses parents, il se force à jouer dans l’équipe de foot, prétend avoir des amis, et fait même semblant d’être invité au ski une semaine à Cortina chez une copine. Il a bien préparé son coup et déposé des provisions dans la cave de l’immeuble.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que sa demi-sœur vienne elle aussi se réfugier dans la cave, dans un état pitoyable ! Ces deux personnages, pitoyables mais touchants, cohabitent quelques jours et réussissent malgré tout à établir une forme de relation d’entraide.

L’écriture est sobre, non dénuée d’humour grâce au regard décalé de Lorenzo, totalement froid et détaché des gens. Noire aussi, le mal de vivre de ces deux jeunes laisse peu de place à l’espoir. 

Des réflexions intéressantes sur le mimétisme, permettant la survie en milieu hostile :

Mimétisme batésien (de Henry Walter Bates, XIXes)

"une espèce inoffensive adopte l’apparence physique (motifs, couleurs, etc.) d’espèces nocives avec pour but de repousser les prédateurs qui ont appris à éviter les vraies espèces nocives. Le mime (c’est-à-dire l’espèce inoffensive) bénéficie donc de la protection contre les prédateurs sans avoir à dépenser de l’énergie pour consommer ou produire des toxines."

Ce roman a été porté à l’écran en 2013 par Bernardo Bertolucci, avec  Jacopo Olmo Antinori dans le rôle de Lorenzo, et Tea Falco dans celui d'Olivia.  Titre original : Io e te.

roman étranger, Italie, adolescence