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Rechercher : cherche jeunes filles

Cherche jeune filles à croquer

roman policier,anorexieL'équipe du commandant Lanister, profiler au quai des Orfèvres,  est réquisitionnée dans le cadre d'une enquête sur des disparitions de jeunes filles dans la vallée de Chamonix. Fugues ? Enlèvements ? Toutes ces jeunes filles avaient un lien avec la clinique de la Grande-Sauve, spécialisée dans le traitement des troubles alimentaires.

Les policiers parisiens collaborent avec la gendarmerie, efficace, dont le chef, trop parfait pourtant, inhibe Lanister. Lanister a du mal à garder son objectivité par rapport à cette enquête, qui rencontre un écho particulier chez lui, dont le jeune frère est interné en raison de ses tendances à l'autodestruction.

Les policiers rencontrent très peu les jeunes filles anorexiques, mais elles sont au centre de l'histoire, ainsi que les ravages de leur  maladie, sur elles et sur leurs proches. Relativement long par rapport à l'action, le roman est néanmoins très prenant, pour le sujet abordé, pour l'enquête, et pour la psychologie du Commandant Lanister et les relations entre policiers.

Même si le lecteur apprend  finalement ce qui est arrivé aux jeunes filles, il referme le livre avec frustration, car les raisons des troubles alimentaires des jeunes filles restent obscures, et leur futur incertain. C'est assez habile de la part de l'auteur, qui évite de plaquer des réponses et des solutions toutes faites sur des cas et des personnalités uniques.

 

Cherche jeune fille à croquer

Françoise Guérin

Ed. du Masque, 2012, 392 p., 19 €

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28/02/2013 | Lien permanent

Les filles au lion

Les filles au lion.gifLes filles au lion

Jessie  BURTON

Gallimard (Du monde entier), 2017, 496 p., 22.50€

Traduit de The Muse par Jean Esch

1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d’être reconnue en tant qu’artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d’art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d’Espagne s’annonce, bouleverse sa vie.

1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivain. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là,  elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d’origine mystérieuse.

Au centre de l’histoire, un tableau fascinant, longtemps disparu, l’énigme de sa création et de sa transmission…

Après l’imagination et les qualités d’écriture dont elle avait fait preuve dans Miniaturiste, la jeune auteure anglaise nous revient avec un deuxième roman situé dans un double contexte historique, ambitieux récit d’imposture et étude de personnages féminins.

Autant que le rapport à l’art et à la création, c’est la place laissée aux femmes –qui plus est aux femmes d’origines minoritaires- dans la société et dans le monde de l’art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L’amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?... Dans un récit agréable, Jessie Burton offre au lecteur les choix de femmes remarquables, marquées par leur époque.

Aline

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21/04/2017 | Lien permanent

La fille au revolver

roman étranger, amérique, justice, secret de familleLa fille au revolver

Amy STEWART

Ed. 10/18 (Grands détectives), 480 p., 8.80€

Traduit de l’américain Girl waits with gun par Elisabeth Kern

 

Basé sur l’histoire vraie de Constance Kopp, l’une des premières femmes shérifs-adjoints d’Amérique, c’est le récit drôle et édifiant d’une jeune fille prête à tout pour protéger sa famille.

Dans le fin fond du New-Jersey, Constance et ses deux sœurs sont isolées du monde. Leur vie bascule lorsque le propriétaire d’une fabrique de soie renverse leur carriole au volant de son automobile. Ce qui n’aurait été qu’un banal litige devient une bataille rangée avec des voyous habitués au chantage et à l’intimidation. Elles pourront compter sur l’aide d’un shérif progressiste qui confiera à Constance un revolver et une étoile en ce début du XXe siècle, dans cette Amérique puritaine où les hôtels sont unisexe (pour les femmes seules) et où les patrons de l’industrie jouissent d’une impunité et d’un « droit de cuissage » sur leurs employées.

Portraits de femmes courageuses, déterminées à obtenir justice et à préserver un secret de famille.

Georgette

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25/09/2016 | Lien permanent

Les os des filles

roman,vietnam,exil

 

Les Os des filles                                     

Line PAPIN

Stock (La Bleue), 2019, 178 p., 18.50€

 

Line Papin, jeune auteure talentueuse, se dévoile avec sincérité dans ce roman intime ; son écriture très mature touche profondément.

Les os des filles, c’est son histoire, mais aussi et surtout celle de sa famille maternelle particulièrement  Ba, la grand-mère battante, et ses trois filles, les « sœurs H. », dont la deuxième est la mère de Line. Toute sa vie, Ba organise sa survie et celle de ses filles élevées dans un pays bombardé, miné par les guerres, les famines et l’embargo américain.

Le titre surprend. Ces os, fil conducteur du récit, ce sont ceux des morts qui sont enterrés et honorés selon la tradition vietnamienne et aussi ceux trop apparents sur des corps marqués par la famine qu’elle soit subie ou voulue et, au prix d’un jeu de mots, les eaux qu’on perd avant la naissance, les os /eaux donc au début et à la fin de la vie.

Line Papin naît en 1995 à Hanoi d’une père français et d’une mère vietnamienne, un an après son frère mais, contrairement à lui, bébé voulu, Line naît par accident,  elle est un accident. Et c’est sans doute une première faille qu’elle ressent sans que rien ne soit exprimé. Sa mère débordée s’occupe peu d’elle. Le lien d’amour est construit avec sa grand-mère Ba et sa nourrice Co Phai, pour lesquelles elle éprouve un attachement très fort. Le statut social de son  père lui permet de vivre dans des conditions matérielles confortables et de connaître une  enfance libre et insouciante.

A l’age de 10 ans la famille quitte Hanoï pour s’installer en France. Personne ne l’a préparée à ce changement et c’est une déchirure, une terrible rupture dans la vie de cette petite fille, la perte de sa grand mère, sa nourrice, ses ami(e)s et Hanoï la ville qu’elle aime tant.  Elle est propulsée dans un environnement totalement inconnu et à mille lieues de son univers. Tout est si différent en France, le climat, les odeurs, le mode de vie, les gens. C’est pour elle un vrai choc psychologique et culturel qui passe totalement inaperçu pour ses parents. Un profond déracinement qui va la dévaster et la conduire durant son adolescence à une anorexie mortifère.

Le livre comporte trois parties, la première guerre, celle avec le Japon et la France qu’a connu sa grand-mère Ba élevée par sa mère, une femme battue qui choisit courageusement de vivre seule avec ses deux filles,  la deuxième guerre avec les États-Unis subie par sa grand mère et ses 3 filles, la troisième guerre, la sienne  une guerre interne qui la détruit entre deux parties d’elle même, l’une qui veut mourir, l’autre qui se raccroche à la vie.

« La petite fille est entrée en guerre comme ses aînées, mais elle n’est pas entrée en guerre contre les Japonais, les Français ni les Américains, elle est entrée en guerre contre  elle-même tout simplement. Oui c’était une guerre civile entre une part d elle même et une autre. Cela a commencé de la même manière :  par des famines et des bombes. »

La famine elle la recherche. Comme sa grand-mère et sa mère, et plus qu’elles, elle est d’une maigreur effrayante, elle n’a plus que la peau sur les os.  « La petite fille porte en elle les cœurs bleus et les os maigres » des femmes de la famille.

Lorsque l'on est au plus profond du gouffre, deux choix s'offrent : sombrer donc mourir, ou lutter et vivre. Line va choisir la vie et tout doucement va remonter à la surface. Pour comprendre ce qui l’a conduite à l’anorexie et trouver la force de continuer à vivre, elle part à 17 ans à Hanoï. Elle veut remonter le passé, apprendre ce qu’ont vécu sa grand-mère et sa mère car rien ne lui a été dit. Aucune ne lui a parlé de la guerre et de ce qu’elles ont enduré. La recherche de ses racines va lui permettre de réconcilier son passé et son présent et de se réconcilier avec la vie.

En partant à la quête de sa propre histoire, l'auteur aborde avec une pudeur extrême deux thèmes graves qui sont l'exil et l'anorexie. Les os des filles est un livre bouleversant, lumineux et plein d'espoir.

Annie P.

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01/02/2020 | Lien permanent

La fille du marais

La fille du marais
Franny Billingsley, Editions des Grandes Personnes, sept 2011, 441p., 19€
traduit de l'anglais (USA) "Chimes" par Nathalie Laverroux

Le récit est situé dans une zone reculée d'Angleterre, en bordure de marécage, à une époque non précisée, au moment de l'arrivée du chemin de fer.
Filles de pasteur, Briony Larkin et sa soeur Rose ont 17 ans. Briony la narratrice, est persuadée d'être responsable de la déficience mentale de sa jumelle et de diverses catastrophes qui se sont abattues sur leur famille. Elle se déteste avec application et s'impose de veiller à tout instant sur sa soeur. Douée de seconde vue, elle peut voir les "créatures anciennes", mais garde ce don secret, car les femmes dénoncées comme sorcières finissent pendues.
L'histoire débute à l'arrivée d'Eldric, fils de l'ingénieur Clayborne qui construit une usine pour assécher les marais. Comme les marais sont le refuge des créatures magiques, le Seigneur du marécage se venge en envoyant la fièvre des marais aux habitants du village. Briony, qui craint pour sa soeur si fragile, s'empêtre dans une négociation avec les créatures magiques.

Le récit présente beaucoup de détours et de retours en arrière, sur des moments heureux où Briony pouvait laisser libre cours à son imagination et à sa créativité, et sur des catastrophes qu'elle pense avoir provoquées à cause de ses liens avec les créatures magiques. Le récit, assez glauque, est éclairé par la relation que développe Briony avec Eldric, le fils de l'ingénieur.

Au total, un très bon roman original, un peu gothique à l'image de sa couverture, long et tarabiscoté.

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14/11/2011 | Lien permanent

La fille des Louganis

La fille des Louganis, de Metin ARDITI         Actes Sud 2007

 

De l'auteur de « La Pension Margherita », un roman d'amour sous forme de tragédie grecque.Se lit facilement, le lecteur est transporté dans ce monde sans compromissions.

Dans une petite île grecque, 2 frères épousent 2 soeurs ; les 2 familles sont très unies et confrontées à la fatalité tragique.

Paulina très amoureuse d'Aris qu'elle croit  son « cousin » ,  met au monde une petite fille qu'elle doit abandonner à la naissance et passe sa vie à rechercher cette enfant, croyant la voir partout et notamment en Suisse où elle émigre.

C'est l'amour-passion à toutes les étapes et toujours contrarié par le destin.

 

Marie-Claire

 

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07/10/2008 | Lien permanent

Ma fille, mon enfant

bande dessinée, racisme, mère

 

Ma fille, mon enfant

David RATTE

Bamboo édition (Grand Angle), 2020, 96 p., 18.90€

 

Le jour où Chloé annonce à sa mère que son petit ami est arabe et s’appelle Abdelaziz, elle réagit violemment et s’oppose à leur histoire d’amour : "comme si y avait pas assez de Français disponibles !". Bien que son mari Michel connaisse le garçon et le trouve travailleur et sympathique,  Catherine refuse aveuglément cette relation. Elle harcèle sa fille et se montre désagréable avec tous. Jusqu’au soir de la Saint Valentin, où tout bascule. Là, Chloé aurait besoin du  soutien de sa mère, mais le lien est rompu entre elles...

Chronique familiale du racisme ordinaire… Le plaidoyer antiraciste est un peu simpliste, mais ce n’est pas la seule thématique de cette bande dessinée. Après les relations pères/fils, dans Le voyage des Pères,  David Ratte change d’époque et offre une histoire contemporaine autour des relations mère/fille. C’est dans le contexte post attentats de Charlie Hebdo  que Catherine et Chloé s’affrontent.

Le dessin à la ligne claire est réaliste, très réussi sur les paysages, mais un rien naïf ou caricatural sur les personnages. Au total un one shot assez réussi… qui m’a donné envie de relire ses séries Le voyage des Pères et Mamada.

bande dessinée, racisme, mère  bande dessinée, racisme, mère

Aline

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17/04/2020 | Lien permanent

Un jeune homme prometteur

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Un jeune homme prometteur
Gautier BATTISTELLA
Grasset 2014, 397 p., 20 €

La véritable histoire du narrateur débute lorsque « Mémé » vient les retirer de l’orphelinat, lui et son grand frère Jeff.
p. 23 « Un jour une dame est arrivée, avec sa grosse tête, sa robe à fleurs et des bottes en caoutchouc. Elle portait un immense sourire. »

Au village de Labat, dans les Pyrénées, commence une enfance frugale mais heureuse. Certes Jeff joue les trublions, par moments violent et incontrôlable, laissant au narrateur le rôle d’enfant sage et d'élève brillant ; mais dans l’ensemble la vie est plutôt belle à l'abri de la joie de vivre de Mémé.

A 10 ans, il lit tout ce qui lui tombe sous le nez, jusqu’à ce que Mme Petrovna, la voisine russe (la sorcière), ne l’initie aux « grands auteurs », déclenchant une vocation :
p. 62 « J’avais compris très tôt qu’avoir des muscles ne suffisait pas. Avoir des mots était mieux. Ça faisait plus mal. Un coquard peut toujours guérir. Si on plante une insulte là où il fuat, des années sont nécessaires pour s’en remettre. On peut même saigner toute sa vie… J’ai décidé d’écrire pour ne pas saigner et faire saigner les autres. »
p. 65 « L’écriture me démangeait… je ne savais par où commencer à gratter. »

Son premier texte « Adieu limaces », publié dans le journal local, présente les multiples ruses utilisées par les villageois pour exterminer les limaces qui dévorent leurs légumes.
p. 30 « Je me débarrasse des nuisibles… c’est par les meurtres que je suis entré en littérature »
Le lecteur suit ce personnage lorsqu’il « monte » à Paris, pour une quête initiatique rageuse dans le monde des lettres qui menace son équilibre et pourrait le conduire au pire...

Que le lecteur se rassure, je n’ai dévoilé ici que bien peu de la trame du roman. Les premières pages laissent présager un roman "du terroir", mais très vite se déroule une histoire bien plus ample d’amour, de violence… et de création. Un premier roman ambitieux très réussi !
Aline

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07/03/2016 | Lien permanent

Journal d'un jeune naturaliste

oiseau, nature, biographie, autisme

 

Journal d’un jeune naturaliste

Dara McANULTY

Gaïa, 2021, 240 p., 22€

Traduit de l’anglais par Laurence Kiefe 

A l’âge de 14 ans Dara McAnulty, jeune Irlandais (Ulster) autiste apprend la décision de ses parents de déménager et de s’installer à l’autre bout du pays. Il est bouleversé par la perspective de devoir quitter les forêts et paysages qu'il affectionne tant. Le changement l’effraie terriblement et l'écriture s'impose à lui comme une nécessité, un moyen de se libérer de sa peur et d'exprimer ses sentiments, ses passions et ses frustrations.

Il nous fait partager, au fil d'une année, son émerveillement au contact de la vie sauvage et son désarroi face à l'inconséquence et l'indifférence humaines. Mêlant observations scientifiques, poésie et mythologie irlandaises, son récit nous offre la perspective unique d'un jeune autiste sur le monde vivant et nous invite à observer et protéger les merveilles trop souvent ignorées qui nous entourent.

Il a une très grande connaissance de la flore et de la faune locales et plus particulièrement des oiseaux qu’il sait parfaitement identifier et dont l’observation quotidienne est pour lui un besoin vital ; ils lui apportent du bonheur et participent à son équilibre.

Après le repas, des chants jaillissent de tous les coins du ciel et nous nous immobilisons pour écouter le crépuscule. En isolant ces mélodies chacune à leur tour, je me sens soudain enraciné. Les spirales des alouettes. Les harmonies des merles. Le bouillonnement des pipits farlouses. Le battement des ailes des bécassines. Et toujours les cris des oiseaux de mer. Nous sommes dans un autre univers. Pas de voitures. Pas de gens. Rien que la nature dans toute sa splendeur.

Ce journal n’est pas ordinaire, il est celui d’un jeune autiste qui nous fait ressentir d’une façon poignante son extrême sensibilité, sa souffrance due à son handicap dont il a parfaitement conscience, ses difficultés de communiquer, la douleur ressentie à l’école face à la méchanceté, le harcèlement, la brutalité de la plupart des autres élèves. 

A travers son récit il révèle à quel point la nature est un ancrage pour lui et à quel point elle devrait l’être pour chacun de nous. Il démontre avec intelligence comment progressivement nous nous sommes désolidarisés de l’environnement dans lequel nous évoluons. Une déconnexion qui a des impacts dramatiques sur la nature et sur notre mode de vie.  

Il s’exprime avec sincérité et naturel dans une écriture fluide et poétique qui rendent son récit très attachant.

Dans un monde aussi rapide, aussi compétitif, il est indispensable de se sentir enraciné. Il est indispensable de sentir la terre et d’entendre les oiseaux chanter. Il est indispensable d’utiliser nos sens pour participer au monde. Peut-être, à force de nous taper la tête contre un mur de briques, celui-ci finira-t-il par s’écrouler. Et peut-être pourrons nous utiliser ces décombres pour reconstruire quelque chose de mieux, de plus beau, en lâchant la bride à notre propre nature. Vous imaginez ça ?

Annie

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14/10/2021 | Lien permanent

A la vue, à la mort

policierDans la banlieue parisienne, trois meurtres effroyables sont attribués au même assassin : à chaque fois, la victime est retrouvée vidée de son sang, les yeux arrachés, dans une macabre mise en scène. L'enquête piétine, d'autant que le commandant Lanester, profiler chargé de ces homicides, est brutalement frappé de cécité.

 

L'affaire Caïn fait tellement écho en lui qu'il en perd son habituelle objectivité et son efficacité, et se retrouve à tâtonner dans l'obscurité… dans tous les sens du terme. Vulnérable, Lanester dépend du bon vouloir de son équipe et d'un chauffeur de taxi polonais dévoué, tandis que le criminel semble jouer avec lui au jeu du chat et de la souris.

 

Un bon, un très bon polar, haletant, à la hauteur de Cherche jeunes filles à croquer. Les séances de Lanester avec sa psy, qui l'aident à aborder peu à peu ses blocages, sont particulièrement soignées… ce qui ne surprendra guère sachant que l'auteur est elle-même psychologue. Rencontrée récemment à la librairie Murmure des Mots, Françoise Guérin est bien plus jeune que Jacynthe, son personnage, mais témoigne de la même attention à ceux qui l'entourent et à l'emploi des mots. Elle tient à donner une idée juste de son métier.

 

Prix du premier roman du festival de Cognac, ce roman a également été remarqué par France 2, qui le diffusera en téléfilm de 90 mn à l'automne. Pour en savoir plus, consulter le blog de l'auteur : mot compte double !

A la vue, à la mort !

Françoise Guérin, Le Masque, 2007, 6.60 €

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28/05/2013 | Lien permanent

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