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Islande

Karitas, sans titre – de Kristin Marja BALDURSDOTTIR                   Gaïa, 2008

 

En 1915, la mère de Karitas  –dont le mari a disparu en mer-  décide de quitter la ferme familiale pour s’installer au port d’Akureyri, afin de gagner de quoi envoyer ses enfants à l’école. Karitas, la plus jeune des filles, s’occupera longtemps des tâches ménagères avant d’aller avec les femmes se brûler les mains à saler le hareng. Elle aura la chance de suivre l’école des beaux arts à Copenhague, mais peinera ensuite à concilier ses aspirations d’artiste et la dure vie sur la ferme isolée de son mari. Comment pourrait-elle se consacrer à l’art quand le plus bel homme d’Islande n’arrête pas de lui faire des enfants ?

 

C’est la rude Islande du siècle dernier que nous conte Kristin Marja Baldursdottir, au travers de la vie de Karitas.

La  vie quotidienne des femmes, toute de labeur, entre les naissances et la tenue des maisons. La beauté des fjords, l’hivernage en famille dans les fermes de tourbe et les fêtes de l’été. Les longues saisons de pêche sans les hommes, le salage du hareng, la chasse aux grands labbes…

Les chapîtres du récit alternent avec de courtes scènes de description, conçues comme des tableaux qu’aurait pu peindre son héroïne…

 

Comme l’annonce la 4ème de couverture, fidèle au livre, Karitas, Sans titre est une « magistrale reconstitution historique, sociale et humaine, située dans un décor époustouflant. Un destin [de femme] passionnée… ». Certes, je suis partiale : depuis un voyage de découverte de l’Islande, j’ai une affection particulière pour cette île et ses habitants. Mais même sans connaître le pays, je pense que ce livre est beau, fort et émouvant, et je le recommande à tous ! Ne vous laissez pas rebuter par les 500 pages roses…

 

Aline

 

 

 

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10/12/2008 | Lien permanent

coups de coeur du bouillon de mai 2012

Bouillon "coup de coeur" du 24 mai 2012

Quand blanchit le monde
Kamilla Shamsi, Buchet Chastel, 2010
Le roman débute par une histoire d'amour à Nagasaki, entre Konrad, officier allemand et Hiroko, japonaise. Ils ont prévu de se marier, mais la bombe atomique réduit à néant leurs promesses : il meurt, elle est brûlée mais survit. Elle décide de rendre visite à la famille de son fiancé, qui vit en Inde. Les rencontres, les amours, et parfois les alliances surprenantes entraînent le lecteur de New Delhi à New York, en passant par le Pakistan et l'Afghanistan, au gré des pages de l'histoire.
Voir la très bonne critique d'Amanda Meyre sur ce roman dense et passionnant.

La liste de mes envies
Grégoire Delacourt, J.C. Lattes, 2012
Jocelyne, mercière de son état, est une femme entièrement dévouée aux autres. Sa vie est bouleversée par un gain de 18 millions d'euros, totalement inattendu et inespéré. A la tête de cette fortune, la voilà qui peut réaliser ses souhaits et ceux de ses proches, et rédige la liste de ses envies...

Poussière d'homme
David Lelait, éd. A. Carrère, 2006
Ce court roman est une leçon d'amour, qui commence par la fin : le voyage pour apporter l'urne contenant les centres du défunt à sa mère. En trois ans, le narrateur a rencontré l'amour vrai, vécu de beaux moments avec son amour, puis la lutte contre son lymphome et la mort. Le récit est fort, mais la tristesse de la séparation est atténuée par la douceur des souvenirs, et la poésie de l'écriture.

Les mains libres
Jeanne Benameur, éd. Denoël, 2004
Yvonne Lure vieillit seule, en gardant chaque chose "à sa juste place" dans son appartement. Elle s'était mariée comme on rend service, mais a toujours gardé ses distances avec son époux. Veuve, elle est restée la gardienne de ses affaires, ses livres surtout, qu'elle n'ouvre jamais. Sa seule évasion : rêver à partir des brochures de voyage. C'est sa rencontre avec Vargas, romanichel en partie sédentarisé, qui les ouvre à la lecture et les remet en marche tous les deux.

Chaos sur la toile
Kristin Marja Baldursdottir, Gaïa éditions, 2011
Ce deuxième tome, de l'après-guerre à une période récente, continue le récit de la vie de l'artiste islandaise, qui nous avait passionnés dans "Karitas, sans titre", mais peut aussi se lire seul. Peintre, Karitas veut vivre de son art malgré les contraintes liées à sa condition de femme et de mère. Toute sa vie, elle revendique la liberté de créer, et passe pour égoïste bien qu'elle tente de son mieux de s'occuper de ses enfants et petits-enfants. Son oeuvre évolue, au gré de ses séjours à Paris, New-York, en Italie ou de ses retours en Islande, mais son art, conceptuel et souvent torturé, n'est jamais compris par sa famille.

Blanche étincelle
Lucien Suel, La Table Ronde, 2012
Une belle rencontre entre deux femmes : dans une librairie, Mauricette, retraitée et solitaire, fait la connaissance de Blanche, mère de deux garçons. Toutes deux s'épaulent et échangent autour des livres et de la musique. Ce roman bien écrit et sympathique est plein d'humanité, de simplicité et de sentiments profonds.
(Il fait suite à La patience de Mauricette).

Le passeur de lumière
Bernard Tirtiaux, Gallimard, 1992.
12ème siècle. Nivard de Chassepierre, en apprentissage chez un maître orfèvre, et poursuivi pour avoir tué en duel l'homme qui avait violenté sa mère. Il part en croisade avec des érudits. En Orient, il apprend le travail du verre, accomplit des merveilles en Syrie, puis est rappelé en Europe pour réaliser des vitraux. Ce roman, plein de péripéties, évoque bien la vie du Moyen-Age et le travail des vitraux.

Eux sur la photo
Hélène Gestern, Arléa, 2011
Premier roman, à 95 % épistolaire.
Hélène connaît peu de choses sur sa mère biologique, décédée alors qu'elle avait trois ans. Après le décès de son père, elle trouve une photographie où sa mère figure en compagnie de deux hommes, et décide d'enquêter à partir de cette image. Ses recherches l'entraînent à une correspondance avec Stéphane, dont l'histoire est liée à la sienne.

Des vies d'oiseaux
Véronique Ovaldé, éd. de l'Olivier, 2011
Gisèle a été sensible à l'écriture de Véronique Ovaldé et a beaucoup apprécié ce livre. Mais oups ! j'ai été distraite et n'ai pas pris de notes... Lisez-le !

Enfant de la jungle
Michael Morpurgo, Gallimard jeunesse, 2010
A défaut d'avoir été séduite par un roman pour adultes, Marie-Claire nous a apporté un coup de coeur jeunesse :
Will a perdu son père, soldat pendant la guerre en Irak. Lui et sa mère ne parviennent pas à surmonter leur douleur. Les grands parents leur offrent un voyage en Indonésie pour les vacances. En balade sur le dos d’une éléphante, Will échappe au tsunami. Commence une longue errance dans la jungle, un apprentissage de la survie avec l'éléphante. Will se lie avec des orangs-outangs, est capturé par des braconniers, est recueilli dans un refuge pour animaux... Il y a du LIvre de la jungle dans ce beau roman aux multiples péripéties !

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Bouillon nordique de janvier 2011

Compte-rendu rapide sur le Bouillon de janvier, autour des auteurs nordiques.

Deux livres ont fait l'unanimité :


Rosa Candida, de Audur Ava Olafsdottir, publié chez Zulma en 2010 

Arnljotur a 22 ans. Il quitte sa terre islandaise, son vieux père et son frère jumeau autiste, et laisse derrière lui une petite fille "accidentelle" née de quelques heures d'amour. Il n'emporte que 3 boutures de rosier, symboles de sa passion pour le jardinage, transmise par sa mère récemment décédée. Pour eux deux, les plantes prenaient une place très importante, dans un pays où il faut toute une vie pour faire pousser un arbre... si on a la chance qu'il veuille bien pousser.

Au travers de son voyage sur le continent européen, le roman relate son questionnement sur la vie et la mort, sur le corps et ses réactions, sur la famille. Son objectif est de remettre en état la roseraie ancienne d'un monastère, mais il parviendra à beaucoup plus que cela.

Un livre très positif, à la fois candide et philosophique, où l'on rencontre quelques personnages inoubliables (le moine cinéphile !).

 

Les chaussures italiennes, de Henning Mankell, publié au Seuil en 2009
Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, Fredrik vit en reclus sur une île des lacs du Nord. Les visites du facteur de l'archipel représentent son seul contact avec le monde. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin.Son passé le rattrape avec l'intrusion surprise d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Il ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Un récit sobre, intime, sur les hommes et les femmes, la solitude et l'amour. D'après les lecteurs du dernier policier de Mankell, on retrouve les mêmes thèmes dans L'homme inquiet. Autres oeuvres mentionnées - et appréciées : le roman Teabag, et le policier Les chiens de Riga.

 

Plusieurs livres d'Arto Paasilina ont été évoqués, avec des éléments récurrents : nord de la Finlande et Laponie, importance de la forêt et du milieu naturel, avec une écriture toujours originale et de l'humour...

Le fils du Dieu de l'orage (1993) : les Dieux de la mythologie nordique veulent qu'on croie à nouveau en eux, et envoient le fils du Dieu de l'orage sur terre. Il échange de corps avec un antiquaire... Fable sociale et découverte décalée de la Finlande.

Sang chaud, nerfs d'acier (2010) : Antti sait qu'il doit mourir le 12 juillet 1990, et prépare une grande fête pour ce moment là... mais il ne meurt pas ! L'évocation de sa vie tumultueuse est l'occasion pour Paasilina d'initier les lecteurs à l'histoire de la Finlande.

Les dix femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi (2009) : un riche industriel finlandais, fête ses soixantes ans. Les invités ont afflué les bras chargés de fleurs. Mais Mme Rämekorpi est allergique au pollen et Rauno se voit donc prié, à peine le dernier convive parti, de la débarasser des fleurs. Il commence alors une étrange tournée, décidant d'apporter les fleurs à toutes les femmes de sa vie! Bien écrite, cette pochade présente avec humour les différentes classes de la société finlandaise.

Le meunier hurlant (2002) : un petit village du nord de la Finlande, peu après la guerre, se réjouit de l'arriver d'Huttunen, meunier adroit et bricoleur. Hélas, il est bientôt pourchassé par les villageois, qui veulent le faire interner, à cause de son défaut : lorsqu'il est contrarié, il se réfugie dans les bois et hurle à la lune.

La forêt des renards pendus (1997) : après un vol de lingots d'or, Rafaël Juntunen se réfugie au fond de la Laponie dans une cabane de bûcherons. Il est rejoint par un ex-major de l'armée, puis une vieille Lapone fuyant l'asile de vieux. Des tensions, de bons moments loufoques...

Le lièvre de Vatanen (2002) :après avoir heurté un lièvre sur la route, Vatanen récupère l'animal blessé, et s'enfonce avec lui dans la nature. Il quitte sa vie de citadin pour revenir à une existence au jour le jour, poussé par les événements naturels, les rencontres, les jobs du grand nord...

 

Voir aussi :

- des romans islandais très appréciés par Marie-Claire et Aline : Entre ciel et terre, de Jon Kalman Stefanson, et Karitas sans titre, de Kristin Marja Baldusdottir.

- les oeuvres de Karen Blixen, citées par Claude : contes gothiques, et le festin de Babeth.


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05/02/2011 | Lien permanent

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