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Retour à Killybegs

Retour à Killybegs
Sorj Chalandon, Grasset, 2011
Grand Prix de l'Académie Française 2011

24 décembre 2006, Tyrone Meehan, de retour à Killybegs, dans la maison de son enfance, écrit un journal en attendant que la mort le surprenne.
Il donne sa version, sans complaisance, d'une vie d'Irlandais engagé passionnément pour son pays... jusqu'à trahir l'IRA.

Son enfance misérable, marquée par son père, héros et chantre de la République Irlandaise au bistrot, mais brutal et amer à la maison, qui ne se remet pas d'avoir été retenu à la maison par ses devoirs familiaux alors qu'il rêvait de partir se battre contre Franco en Espagne. Puis sa jeunesse à Belfast, sous les bombes allemandes et les balles anglaises, dans le ghetto catholique, où il fait partie avec enthousiasme des jeunesses militantes de l'IRA. Et les années infâmes de prison, de solidarité et de grève de l'hygiène pour réclamer le respect des droits des prisonniers politiques irlandais.

Dans ce récit âpre et fort, on sent une grande affection pour Tyrone Meehan, patriote au coeur pur qui pourtant trahira les siens pendant 20 ans... et une grande douleur pour les années de souffrances du peuple irlandais.

Retour à Killybegs est mon coup de coeur parmi les prix littéraires 2011, ma claque de l'année. Il fait écho aux "informations" entendues pendant toute ma jeunesse : la guerre en Irlande, l'IRA, les attentats...  pourquoi ? pourquoi tant de haine ? comment cela peut-il finir ?

Sur le sujet, j'avais aussi trouvé la BD "Coupures Irlandaises" de Kris et Vincent Bailly, très intéressante.
Aline

Voir aussi l'entretien avec Sorj Chalandon, pour comprendre la force du lien existant entre le personnage de Tyrone Meehan et l'auteur.

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17/01/2012 | Lien permanent

Retour en cuisine

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Retour en images sur l’atelier cuisine  « Anti-Gaspi »  avec une dizaine de participants, sous la houlette des animateurs de l'association Récup & Gamelles.

développement durable, cuisinePesto de fanes de carottes et amandes, et soupe de salades fanées pour les adultes...

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Les enfants ont préféré préparer des gaufres à partir de pain sec, et s’en sont donné à cœur joie !!!

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développement durable,cuisineAu moment de la dégustation, les lecteurs gourmands ont défilé… Mention spéciale pour les délicieuses gaufres au pesto ou à la confiture de bananes avec peau.

 

Pour aller plus loin, nous avons les livres qu'il vous faut :

développement durable,cuisineJe cuisine les fanes

Amandine Geers, Olivier Degorce

Terre Vivante (Facile & bio)

 

développement durable,cuisineAnti-gaspi

Sonia Ezgulian

Flammarion

Le plein d'idées judicieuses, à surprendre même les meilleurs chasseurs de gaspi en cuisine.

développement durable,cuisineLivre de recettes des Jaréziens

Bibliothèque de Soucieu-en-Jarrest

Rassemble les recettes confiées par nos lecteurs pour le concours de cuisine de l’exposition « les mots de la gourmandise », et les recettes confectionnées pendant cet atelier.

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17/10/2017 | Lien permanent

Retour à Oakpine

Etats-Unis, amitiéRetour à Oakpine

Ron CARLSON

Gallmeister (Nature Writing), 2016, 23.10 €, 281 p.

Traduit de Return to Oakpine par Sophie Aslanides

Anciens amis de lycée, à l’époque rapprochés par leur groupe de musique « Life on Earth », ils se sont peu –ou pas- vus pendant leur vie d’adultes. Certains ont passé toute leur vie à Oakpine, d’autres y reviennent, ramenés à la petite ville par les circonstances : Mason, fraîchement divorcé, rentre vendre la maison de ses parents ; Jimmy, malade, sait que le garage aménagé pour lui par sa mère sera sa dernière demeure…

Les souvenirs marquants renaissent, frais comme si la dernière année de lycée datait d’hier. C’est un temps de bilan pour les cinquantenaires mesurant le chemin parcouru ou le temps gâché. Autour de Jimmy, qui ne supporte même plus le poids de sa Fender sur les genoux, Life on Earth se reforme, enrichi par l’intégration de jeunes.

C’est aussi l’heure des derniers tournants, le moment de se sentir pleinement vivants, tandis que la génération suivante –la jeunesse dorée- est à son tour confrontée à ses premiers choix d’adultes.

L’auteur du Signal nous offre ici un roman empreint de tendresse et de nostalgie, que le lecteur aimerait faire durer pour profiter un peu plus longtemps de ces hommes forts au cœur tendre, de leur amitié, du bonheur du travail bien fait, des repas partagés, de l’ivresse de la course à pied, et du pouvoir de l’écriture.

Aline

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07/05/2016 | Lien permanent

Apéro BD, retour sur images

Grand succès en dédicace, surtout auprès des jeunes, pour Rémi Jiguel et Philippe Brocard ! Avec un mot gentil pour chacun, nos supers-auteurs ne ménagent pas leur peine et multiplient les superhéros, Germaine la vache ou Pince sans rire !

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Présentation des BD préférées du moment, au milieu de l'expo "de la case à l'écran" préparée par Thierry Ducroix.

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Le "speedbooking" se transforme en slowbooking, on prend son temps, les groupes se font et se défont...

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 Pendant ce temps, la lecture continue !

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Pince sans rire, De cape et de croc, Enquêtes gastronomiques à Lyon...

Pas de photos de l'apéro, il était beau et bon, mais il a été englouti trop vite pour les photographes !

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Un grand merci aux participants, aux auteurs qui nous ont fait le plaisir de se déplacer jusqu'à Soucieu, et aux bénévoles toujours actifs en coulisse.

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18/11/2018 | Lien permanent

Retour à Vienne

nazisme, Autriche, amour, pardon

 

Revenir à Vienne

Ernst Lothar

L. Levi (Littérature étrangère), 2019, 506 p., 23€

Traduit de l’allemand Die Rückkehr par Elisabeth Landes

Ce roman, paru en édition française en 2019, a été écrit de 1945 à 1949 (date de sa parution en Autriche). Ernst Lothar, écrivain viennois, s’exile aux Etats-Unis en 1938 en raison de ses origines juives. Il revient en Autriche après la guerre comme conseiller du gouvernement américain en charge de la dénazification culturelle. "Revenir à Vienne" est fortement inspiré de sa propre expérience.

Félix on Geldern est d’ascendance juive par son grand-père maternel. Sa profonde hostilité envers l’Allemagne nazie l’a poussé à fuir l’Autriche en 1938 avec toute sa famille, à l’exception de sa mère. Ils partent à New York, où ils vivent très confortablement grâce aux investissements réalisés par le grand-père, et où ils obtiennent la nationalité américaine. En 1946, dans l'euphorie de la défaite du nazisme, Félix obtient l’autorisation de revenir un mois à Vienne avec sa grand-mère Viktoria, dans le but d’obtenir la restitution des biens familiaux.

Félix a rêvé ce retour pendant des années et c’est pour lui un très grand bonheur de revoir la ville qu’il aime tant. Mais il se heurte à une réalité accablante : la ville est en ruine, ses habitants affamés, la confrontation avec les victimes insoutenable, l’occupation américaine très mal acceptée. Le nazisme est toujours présent. D’anciens collaborateurs ont encore de l’influence. Ainsi Félix, cité comme témoin au procès d'un ex-ministre accusé d'avoir facilité l'Anschluss, confirme la culpabilité de l'inculpé et se heurte, stupéfait, à des juges sympathisants nazis. Félix découvre sa ville sous un autre jour avec les compromissions, les actes de lâcheté, les silences criminels, les non-dits sur le récent passé nazi.

Ce douloureux constat est aggravé par sa rencontre avec une femme qu’il a passionnément aimée.  En 1938, Gertrud Wagner était une jeune chanteuse lyrique talentueuse promise à une brillante carrière. Malgré le rattachement de son pays à l’Allemagne nazie, elle a choisi de rester plutôt que de partir avec Félix. Sa réussite professionnelle était alors sa priorité et elle n’a pas hésité à se compromettre avec les dirigeants nazis, en particulier, Goebbels avec lequel elle a entretenu des relations ambiguës.

Dès qu’il la voit sa passion ressurgit intacte et empêche tout raisonnement logique. Elle l’accapare et une seule chose compte pour lui, épouser Gertrud. Celle-ci partage son amour mais nie les faits qui lui sont reprochés. Pourtant elle se souvient de son indifférence, de son silence face aux brimades, aux arrestations, aux déportations de voisins, connaissances, ami(e)s. Cela ne l’a pas empêchée de chanter, danser, s’amuser. Elle prend conscience des conséquences de son attitude et d’un passé incompatible avec les convictions de Félix…

Ce livre n’est pas seulement un roman, c’est aussi un témoignage criant de vérité. A travers Félix, Ernst Lothar décrit ce qu’il a vu, ressenti, vécu et il interroge. Peut-on pardonner et oublier ? Il livre une réflexion sur la difficile confrontation entre l’amour de sa patrie et une période de son histoire qu’on aimerait oublier.

Annie

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04/12/2020 | Lien permanent

Retour du troc de livres cet été

TROC de LIVRE AFFICHE 2022.png

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10/06/2022 | Lien permanent

Le quatrième mur

roman,liban,théâtreD’abord une histoire d’amitié, entre Samuel Akounis, réfugié politique grec qui a été torturé pour son opposition au régime de Papadopoulos, et Georges, le narrateur, activiste de gauche dans les années 1970. Une amitié faite d’admiration, de partage des valeurs de gauche et humanitaires, de camaraderie, et enrichie par un amour commun du théâtre. Tous deux sont metteurs en scène.

 

Le livre prend son tournant vers la tragédie lorsque Samuel, trop malade, demande à Georges de le remplacer pour mener à bien le projet de sa vie : « monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou un fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène… »

Geste de paix, de bonne volonté, goutte d’eau dans la mer…

 

Et Georges a dit oui. Il est allé  à Beyrouth, en 1982, au cœur de la guerre civile libanaise, et en particulier au moment du massacre de Sabra et Chatila.

 

Un livre coup de poing, qui rappelle l’époque de la guerre du Liban, un peu oubliée chez nous, mais qui a dû laisser de terribles traces chez ceux qui l’ont vécue. L’auteur ne prend pas position par rapport aux différentes factions, Georges se fait des amis, presque des frères, dans tous les « camps ». Ce récit tragique, mais pas voyeuriste, provoque un élan de compassion pour ce pays martyrisé où tous les partis semblent victimes et bourreaux. Il donne envie de se documenter sur le Liban, et de relire l’Antigone d’Anouilh.

 

L'auteur semble s'intéresser particulièrement aux guerres civiles, et aux combats de gauche. Il nous avait déjà persuadés avec son roman retour à Killybegs, situé, lui du côté des conflits en Irlande.

 

Le quatrième mur

Sorj Chalandon

Grasset, août 2013, 325 p., 19€

Du même auteur, lire aussi Retour à Killybegs,

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04/10/2013 | Lien permanent

Bouillon Irlandais

Maryvonne nous rappelle que la littérature irlandaise est l'une des plus prolifiques, avec des auteurs "classiques" aussi connus que :

Jonathan Swift (1667-1745), les voyages de Gulliver

Bram Stoker (1847-1912), Dracula

Oscar Wilde (1854-1900), le portrait de Dorian Gray

George Bernard Shaw (1856-1950), prix Nobel en 1925

William Butler Yeats (1865-1939), prix Nobel en 1923

James Joyce (1882-1941), Ulysse, les gens de Dublin

Samuel Beckett (1906-1989), prix Nobel en 1969

Seamus Heaney (1939-   ), prix Nobel en 1995

L'université Trinity College de Dublin, fondée en 1592, est l'une des plus anciennes et des plus renommées de Grande-Bretagne. L'Abbey Theatre (théâtre national d'Irlande) fondé en 1904, a joué les pièces de Yeats et de Shaw, et est réputé internationalement.

 

Nous avons surtout lu des auteurs plus récents, et trouvé qu'ils dégagent globalement une ambiance mélancolique ou franchement sombre. Histoire et misères de l'Irlande… avec l'alcool et la littérature comme moyens d'évasion ?

 

Liam O'FLAHERTY (1896-1984)

Le mouchard (the Informer, 1925 –Terre de brume, 2003)

Portrait d'un traître et histoire de l'Irlande de 1845 à 1922, ce roman fut adapté au cinéma par John Ford en 1935.

 

Edna O'BRIEN (1930-   )

Saints et pêcheurs (S.Wespieser, 2012)

Nouvelles synthétiques et très bien écrites, avec beaucoup de sensations et peu de paroles, évoquant des relations difficiles entre les personnages.

 

Frank McCOURT (1930-2009)

Les cendres d'Angela (Belfond, 1997)

Récit autobiographique d'une jeunesse irlandaise, entre 1929 et la fin de la première guerre mondiale. La famille vit dans une maison sordide, inondée à chaque fois qu'il pleut. La faim et la misère sont aggravées par l'alcoolisme du père. (Quand il rentre, à n'importe quelle heure de la nuit, il fait lever les enfants pour des chants militaires au garde-à-vous !). La soupe populaire de l'église remplit parfois les estomacs mais embrigade les esprits… Un récit très noir, allégé par le ton ironique de l'auteur. La suite de son autobiographie est narrée dans C'est comment, l'Amérique ? (2000) et Teacher man, un jeune prof à New-York (2006).

 

John McGAHERN (1934-2006)

Créatures de la terre et autres nouvelles (Albin Michel, 1996)

Trois nouvelles pessimistes, à l'ambiance irlandaise.

 

Nuala O'FAOLAIN (1940-2008)

Best love, Rosie (S.Wespieser, 2008)

Après avoir vécu et travaillé dans le monde entier, Rosie décide de rentrer à Dublin pour s'occuper de Min, la vieille tante qui l'a élevée. Très beau livre sur l'âge, la solitude, l'exil, le sentiment maternel.

 

Seamus DEANE (1940-   )

A lire la nuit (Actes Sud, 1997)

Le récit, proche du journal, court de 1947 à 1970. Le jeune narrateur veut connaître l'histoire de sa famille et comprendre les non-dits (liés au  "problème irlandais" et à l'IRA) qui pèsent sur elle.

 

Sebastian BARRY (1955-   )

Le testament caché (J. Losfeld, 2009)

Roseanne est une femme âgée qui a passé plus de la moitié de sa vie dans un hôpital psychiatrique. Son thérapeute  doit déterminer si elle est apte à réintégrer la société. Il remonte l'histoire et son journal intime pour comprendre pourquoi elle ne parle plus.

Lire aussi Du côté de Canaan que Marie-Claire a beaucoup aimé.

 

Roddy DOYLE (1958-   )

Paula Spencer (R. Laffont, 2012)

Suite de La femme qui se cognait dans les portes (1997) où Paula Spencer se bat pour retrouver sa dignité après un mariage violent. On retrouve l'héroïne à Dublin, après le boom économique des années 2000. Paula a cessé de boire, et s'accroche pour ne pas recommencer. Femme de ménage, elle travaille dur pour sortir de la misère et reconquérir ses quatre enfants.

 

Joseph O'CONNOR (1963-   )

L'étoile des mers (Phébus, 2003)

1948. La Grande Famine s'achève dans l'horreur, et la seule issue pour beaucoup est de fuir la misère en embarquant pour le Nouveau Monde. Quelques privilégiés se partagent les cabines de l'Etoile des mers, tandis que la multitude des pauvres est entassée dans l'entrepont, où la faim et le typhus ne tardent pas à sévir. Parallèlement au récit du voyage, l'auteur déroule les souvenirs des voyageurs, chaque personnage s'étoffant au fil du roman.

 

Inishowen (Phébus, 2001)

Un article de journal ancien fait état de la découverte d'un bébé en pleine campagne. Hélène a été adoptée par une famille américaine. On la retrouve, adulte, mariée à un chirurgien plasticien, avec deux enfants. Elle retourne régulièrement en Irlande, mais cette année, à 45 ans, atteinte d'un cancer grave, elle recherche activement ses racines. Histoire d'un amour impossible, située tout au nord de l'Irlande, à la frontière avec l'Ulster, entre Noël et le jour de l'An.

 

Colum McCANN (1965-   )

Le chant du coyote (Belfond, 1998)

Après des années à parcourir le monde, Conor rentre en Irlande où il retrouve son père, alcoolique violent et acariâtre, passionné de pêche à la mouche. A partir de photographies, Conor  retrace le passé très riche de grand reporter de son père.

 

Ailleurs en ce pays (Belfond, 2001)

Trois nouvelles très fortes, surtout "Une grève de la faim" qui fait référence à Bobby Sands et aux prisonniers de l'IRA qui ont fait la grève de la faim en 1981 pour être traités en prisonniers politiques et non en droit-commun. Thatcher n'a pas cédé, et 10 jeunes hommes sont morts, les uns après les autres.

 

Claire KEEGAN (1968-   )

Les trois lumières (S.Wespieser, 2011)

La narratrice, une enfant de 8 ans, est placée à la campagne dans la famille de sa mère pour un été. Bien traitée, elle est un peu l'enfant de remplacement d'un garçon décédé. A la fin de ce séjour, le retour dans sa famille trop nombreuse est difficile pour elle.

 

Lire aussi les romans de Sorj CHALANDON, français, mais ancien reporter en Irlande du Nord, qui a notamment écrit deux romans très prenants en lien avec l'Irlande et l'IRA : Mon traître (Grasset 2008) et Retour à Killybegs (Grasset, 2011, prix de l'Académie Française).

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09/05/2013 | Lien permanent

Bouillon de prix

Pour le bouillon de janvier, pas de soldes, mais des prix : réunion autour des prix littéraires, appréciés de façon très inégale.

Les plus abordables

Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon
(Prix du roman de l'Académie Française)
Coup de coeur parmi les prix littéraires, à la fois très accessible à la lecture, profondément humain et ancré dans l'histoire de l'Irlande. (voir critique)

Du domaine des murmures, de Carole Martinez
(Prix Goncourt des lycéens)
12ème siècle. Esclarmonde, 15 ans, au moment d'être mariée à un voisin peu  recommandable, refuse de dire oui. Elle préfère se consacrer à Dieu et devenir recluse. Emmurée dans une petite chapelle, elle jeûne, prie, conseille ses visiteurs, et demande à son père de partir en Terre Sainte. Considérée comme une sainte, elle suit les croisades par ses visions, et lorsqu'elle met au monde un enfant, le monde crie au Saint Esprit ! Le bébé reste avec elle aussi longtemps qu'il peut encore passer par le fenestron.
Un roman très bien écrit, mystique, dans la lignée des écrits du Moyen-Âge, à la fois bien documenté et très agréable à lire, avec une évolution des personnages intéressante.

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
(Prix Renaudot des lycéens, prix du roman Fnac, prix France Télévision)
Belle écriture autobiographique. pour raconter une famille bien compliquée. Enquêtant auprès de ses frères et soeurs, compulsant des documents, l'auteur s'est appliquée à retracer et à comprendre la vie de sa mère, la jolie Lucile, maniaco-dépressive, qui s'est suicidée à l'âge de 61 ans.


Le fils, de Michel Rostain
(Prix Goncourt du premier roman)
Le fils est décédé d'une méningite foudroyante. Ce court roman est le premier récit publié de Michel Rostain, écrit sans doute pour faire son deuil. Il a choisi de prendre son fils pour narrateur de son propre décès, de l'enterrement et de la douleur de ses proches. Très émouvant, avec des respirations d'humour.


Un peu ardus, mais très intéressants


Limonov, d'Emmanuel Carrère
(Prix Renaudot)
Bien écrite, précise, dans un style très dense, cette biographie d'Edouard Savenko retrace aussi l'histoire de la Russie sur un demi siècle et se lit comme un roman d'aventure. Héros ou salaud ? le personnage est aussi effrayant que fascinant. Né en 1943 sous les bombardements, couché dans une caisse à obus, tour à tour mercenaire, poète, clochard, loubard... il a aussi été la coqueluche du monde littéraire parisien. Actuellement, il est le chef du parti néo-bolchevik. Sa maxime : toujours frapper le premier !

L'art français de la guerre, d'Alexis Jenni
(Prix Goncourt)
Victorien Salagnon, issu des classes moyennes éduquées, fils unique et peintre amateur, ancien militaire à la retraite, raconte ses 60 ans de guerres françaises, depuis son engagement dans le maquis en 1939, jusqu'à la guerre du Golfe, en passant par l'Indochine et l'Algérie.
Le début du livre est laborieux, mais l'ensemble est bien documenté et très instructif.

D'acier, de Silvia Avallone
(Prix Lire du meilleur roman étranger, Prix des lecteurs de l'Express)
Piombini, petite ville de Toscane dominée par l'énorme aciérie où travaillent tous les hommes. Deux adolescentes de 14 ans, pleines de vie et d'envie, jouent de leur séduction sans en réaliser les conséquences. Aller nager dans la mer est leur plus grand plaisir, et l'île d'Elbe, à quelques kilomètres de la côte, les fait rêver. Mais cette Toscane industrielle est avant tout un monde d'ouvriers, de chômage, de machisme... et pour ces filles, de rapports difficiles avec le père !

Les couleurs de nos souvenirs, de Michel Pastoureau
(Prix Medicis essai 2010)
L'auteur, médiéviste, se penche sur de nombreux champs d'observation, dont deux qui ont touché Maryvonne et Jacqueline : quels souvenirs gardons-nous des couleurs de notre enfance ? Quelle perception des couleurs dans des cultures différentes (Certaines cultures percevaient peu de nuances, hors le blanc, le noir et le rouge, néanmoins nos codes occidentaux ont été largement diffusés). Passionnant pour les amateurs de mode, de peinture, etc.

Une femme fuyant l'annonce, de David Grosman
(meilleur livre de l'année selon Lire et Prix Medicis étranger)
Ofer, son fils de 20 ans, a fini son service militaire, mais s'est porté volontaire pour une dernière mission au Liban. Ora a le terrible pressentiment qu'il va mourir et quitte Jérusalem pour éviter l'annonce de sa mort. Elle part dans les montagnes de Galilée faire la randonnée qu'elle avait prévue avec son fils, et se fait accompagner d'Avram, l'un des deux hommes qu'elle a aimés. Comme pour conjurer le sort, tous deux évoquent sans cesse le passé, dans un fil décousu, un peu déroutant. Le lecteur ressent la tension perpétuelle qui règne dans l'état d'Israël, toujours encerclé, toujours menacé de destruction, à la merci de la violence.
L'auteur, David Grosman, est un pacifiste engagé. Son fils, Uri, est mort pendant les derniers jours de la guerre du Liban.

Scintillation, de John Burnside
(Prix Lire & Virgin 2011)
Livre atypique, dont le récit assez glauque mais l'écriture splendide. (voir critique)


Zéro pointé pour


Jayne Mansfield, 1967 de Simon Liberati
(Prix Femina 2011)
interminable zoom froid, morbide et détaillé sur l'accident qui a coûté la vie à Jayne Mansfield, et sur ses derniers mois de déchéance, plus monstre de foire que star. (voir critique).


Ce qu'aimer veut dire, de Mathieu Lindon
(Prix Medicis)
ni roman ni intéressant, autour de la drogue, de l'homosexualité, des rapports de l'auteur avec Michel Foucault.

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18/02/2012 | Lien permanent

Camus, cet étranger

Lecture spectacle

Albert Camus : sa vie, son œuvre

par la Compagnie de théâtre Les Deux Masques

 

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 vendredi 18 octobre à 20h30

Bibliothèque Eclats de Lire

Soucieu-en-Jarrest

 

Retour sur la vie et l’œuvre d’Albert Camus (1913-1960), à l’occasion du centenaire de la naissance de cet auteur majeur du 20e siècle.

 

Entrée gratuite

Spectacle offert par la Cie des Deux Masques (Brindas)

Verre de l’amitié offert par la bibliothèque

 

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15/10/2013 | Lien permanent

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