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10/12/2008

Islande

Karitas, sans titre – de Kristin Marja BALDURSDOTTIR                   Gaïa, 2008

 

En 1915, la mère de Karitas  –dont le mari a disparu en mer-  décide de quitter la ferme familiale pour s’installer au port d’Akureyri, afin de gagner de quoi envoyer ses enfants à l’école. Karitas, la plus jeune des filles, s’occupera longtemps des tâches ménagères avant d’aller avec les femmes se brûler les mains à saler le hareng. Elle aura la chance de suivre l’école des beaux arts à Copenhague, mais peinera ensuite à concilier ses aspirations d’artiste et la dure vie sur la ferme isolée de son mari. Comment pourrait-elle se consacrer à l’art quand le plus bel homme d’Islande n’arrête pas de lui faire des enfants ?

 

C’est la rude Islande du siècle dernier que nous conte Kristin Marja Baldursdottir, au travers de la vie de Karitas.

La  vie quotidienne des femmes, toute de labeur, entre les naissances et la tenue des maisons. La beauté des fjords, l’hivernage en famille dans les fermes de tourbe et les fêtes de l’été. Les longues saisons de pêche sans les hommes, le salage du hareng, la chasse aux grands labbes…

Les chapîtres du récit alternent avec de courtes scènes de description, conçues comme des tableaux qu’aurait pu peindre son héroïne…

 

Comme l’annonce la 4ème de couverture, fidèle au livre, Karitas, Sans titre est une « magistrale reconstitution historique, sociale et humaine, située dans un décor époustouflant. Un destin [de femme] passionnée… ». Certes, je suis partiale : depuis un voyage de découverte de l’Islande, j’ai une affection particulière pour cette île et ses habitants. Mais même sans connaître le pays, je pense que ce livre est beau, fort et émouvant, et je le recommande à tous ! Ne vous laissez pas rebuter par les 500 pages roses…

 

Aline

 

 

 

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