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21/05/2009

Quitter le monde

Quitter le monde, de Douglas KENNEDY        Belfond, 2009

L’auteur déroule pour nous, par étapes, la vie d’une intellectuelle universitaire américaine qui possède toutes les qualités : intelligente, belle, passionnée par son travail, intègre… mais néanmoins malheureuse.

Depuis son enfance mal-aimée auprès d’une mère qui lui reproche le départ de son père, Jane culpabilise, intériorise ses émotions, minimise ses relations aux autres.

Malgré tout, elle vit pendant quatre ans une liaison heureuse avec un professeur remarquable (mais marié), brutalement interrompue par la mort de celui-ci. Accident ou suicide après le " bide " de son roman expérimental ? aucune certitude…

La vie continue, avec des hauts et des bas : un père qui n’a qu’indifférence pour Jane, et l’utilise même contre son gré. Une incursion dans le milieu des traders. Quelques années auprès d’un dingue de cinéma immature. Le bonheur incroyable d’être la mère d’une petite fille merveilleuse. L’accident. La dérive. Je ne développe pas cette partie pour ne pas trop en dire aux futurs lecteurs…

Jane choisit de " quitter le monde " en partant vivre au Canada, en coupant tout lien avec sa vie passée et en survivant avec le minimum… décision contrecarrée par l’impossibilité de préserver son anonymat et son intimité lorsque n’importe qui peut retracer votre vie et votre carrière en quelques clics sur Internet !

Au total, un bon Kennedy. La vie de Jane est vraisemblable, certains aspects de sa personnalité sont bien rendus. Par contre sa propension à laisser jobs et amis au bord de la route me dérange !

Par sa description du milieu universitaire nord-américain (et de ses mesquineries), la plume de Douglas Kennedy m’évoque les romans de Robertson Davies, que j’avais dévorés avec délices il y a… 20 ans déjà ! Hum, je me réjouis déjà à l’idée de relire la trilogie Cornish (enfin, si je trouve le temps !).

Par contre, j’ai du mal à comprendre l’intérêt de la partie " thriller " intégrée en fin de roman, qui me semble décalée par rapport à l’ensemble du livre.

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Aline

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