Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/11/2009

Rendez-vous conte !

Rendez-vous conte le 15/11/09

 

Nous avons passé une bien belle journée à Soucieu !

 

Toutes les bibliothèques s’étaient surpassées pour offrir des stands à la fois beaux et amusants :

- Rontalon et le Petit Poucet

- Saint Sorlin avec les fées… et la fabrication de baguettes

- Saint Maurice sur Dargoire et ses chats

- Mornant avec ses histoires en cabane et son mémo des contes d’animaux

- Saint Andéol, la petite fille aux allumettes, contes de Noël, cartes et biscuits alsaciens

- Orliénas, ses grimoires et ses objets magiques

- Taluyers, ses sorcières et leurs potions

 soucieu11.JPG

Soucieu présentait des contes imaginés, écrits et illustrés par les enfants de CM1, à l’école ou en atelier à la bibliothèque. Un beau travail réalisé avec l’aide de la maîtresse des Chadrillons et des bibliothécaires.

 

 Les Contes du Yemen, par la compagnie SAFAR, ont attiré plus de 160 personnes, tandis que Marcel Griot, célèbre Bibliorat (Bruno Miara de la Compagnie « Les Pêchers Mignons ») faisait salle comble avec son Rayon Animé. Petits et grands étaient béats devant son interprétation d’albums : Frisson l’écureuil, la nuit du visiteur, Champion, Jésus Betz, le Kimono Blanc, le petit bonhomme des bois ont fait nos délices !rayon animé14.JPG

D'aucuns n'en ont même pas reconnu le local où ils se trouvaient... pourtant souvent fréquenté !

 

Pour prolonger le plaisir, rendez-vous sur la galerie de photos de la bibliothèque, et celle du site de la mairie de Soucieu en Jarrest. (Soucieu en images).

 

 

12:59 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

23/11/2009

Corps et âme

Corps et âme                Frank CONROY Gallimard, 1996

Un plaisir de lecture de 500 pages, merci à la lectrice qui me l’avait recommandé !

New York dans les années 40 et suivantes, une ville en pleine évolution, plutôt pittoresque, où l’on vit par quartier, par milieu social.

Enfant, Claude Rawlings est totalement livré à lui même. Sa mère, excentrique et sans doute dépressive, fait le taxi toute la journée et le laisse dans leur " basement flat " où règne le plus grand désordre (déjà que ces appartements quasiment en sous-sol ne sont souvent pas bien joyeux !).

Claude trompe l’ennui en regardant par le soupirail passer les pieds des gens. Son seul passe-temps est le piano de boîte de nuit blanc entreposé dans la chambre du fond. Ce piano et la découverte de la musique vont transcender sa vie. Avec les encouragements du vieux pianiste Weisfeld, puis de tous les professeurs que celui lui trouvera, Claude va développer son don pour la musique et devenir professionnel.

Une histoire de vie, mais surtout une formidable description de la façon dont on peut s’approprier la musique, progresser encore et encore dans sa sensibilité et son apprentissage… Un seul bémol : l’apparente facilité avec laquelle toutes les difficultés semblent s’aplanir d’elles-mêmes devant le talent de Claude rend le récit un peu moins crédible.

Mais dans l’ensemble, un grand livre ! Moi qui ne suis pourtant pas pianiste, j’ai été fascinée !

Aline

11/11/2009

Une trop bruyante solitude

Une trop bruyante solitude,

Bohumil HRABAL           R. Laffont, 1983

Voilà 35 ans que Hanta "travaille dans le vieux papier" à Prague, et qu'il boit de la bière pour tenir le coup. Sous une vieille presse hydraulique - bouton vert - bouton rouge - il compresse jour après jour des tonnes de papiers et de livres.

Le lecteur ne peut rester indifférent devant ce portrait d'une noirceur kafkaïenne. Hanta vit dans un appartement tapissé du sol au plafond de livres récupérés, met de côté quelques livres rares pour de pittoresques collectionneurs, et s'est donné pour mission - à défaut de pouvoir sauver tous les livres - de les enterrer dignement : au coeur de chaque ballot de vieux papiers, confectionné avec amour, il dépose un livre précieux à ses yeux, ouvert à une page significative : Goethe, Schiller, Hegel, Nietsche ou Hölderlin...

Totalement immergé dans la lecture et dans son travail, il ne semble pas avoir de vie propre, si ce n'est pendant un temps une étreinte réconfortante avec une tzigane, dont il ne connaîtra jamais le nom. Sa seule ambition, contrariée par l'arrivée de brigades de jeunes ouvriers modèles, est de racheter le pilon à sa retraite, pour confectionner des balles de papier à la mesure de son art.

Paradoxe entre cet homme fruste et crasseux, outil de destruction des livres, et sa passion presque mystique pour leur contenu. Contraste  aussi entre une lecture un peu ennuyeuse (et oui, je l'avoue, j'ai lu ce livre à la fois fascinée et ennuyée) et un contenu extrêmement fort !

Aline

08/11/2009

L'aveuglement

L’aveuglement, de José SARAMAGO              Seuil, 1997

Il y a quelques semaines, Marie-Claire m’a recommandé la lecture de José Saramago. Mon premier contact, avec L’Aveuglement, a été rude.

En ville, arrêté à un feu rouge dans sa voiture, un homme devient soudain aveugle. Puis sa cécité se transmet rapidement à tous ceux qui l’approchent, et malgré la mise en quarantaine, l’épidémie se propage dans tout le pays.

L’auteur suit l’évolution des groupes mis en quarantaine dans un ancien asile de fous. Privés de repères, les aveugles tentent de s’organiser par dortoirs, mais certains en reviennent à un fonctionnement primitif et égoïste.

Seule une petite communauté semble sauvegarder des valeurs de solidarité et de moralité, mais serait-ce seulement parce qu’elle est guidée par la seule femme épargnée par l’épidémie ?

L’auteur dépeint une rapide et effrayante déshumanisation de la société. Un livre dérangeant, fort. (Je n’ai pas apprécié l’écriture, mais c’est sans doute tout à fait personnel.)

Aline

L'étrange vie de Nobody Owens

L’étrange vie de Nobody Owens, images.jpg

Neil GAIMAN

Albin Michel, 2009 (Wiz)

Jusqu’à ses 18 mois, la vie de Bod a été celle d’un garçon normal.

Mais un jour Le Jack vient et tue toute sa famille. Lui seul en réchappe car il est recueilli par les habitants du cimetière : adopté par les fantômes de papa et maman Owens, protégé par son étrange parrain Silas –ni mort, ni vivant- , il devient "libre citoyen" du cimetière. Autant dire que son éducation, assurée par les fantômes des siècles précédents, est un peu spéciale…

Mais le Jack rôde toujours, et sortir du cimetière n’est pas sans danger…

Malgré un début qui pourrait sembler assez macabre, voici une histoire originale et sympathique, dans le style fantastique, agrémentée d’illustrations en noir et blanc. Lire aussi Coraline, du même auteur.

Aline

La sanction

La sanction, de TREVANIAN

Gallmeister 2007, première édition R. Laffon, 1975

Ancien alpiniste de renommée internationale, Jonathan Hemlock est professeur et expert en art, grâce à son " œil parfait ". Mais sa maison, une ancienne église rénovée, et sa collection particulière de toiles de maîtres lui coûtent cher.

Aussi s’est-il laissé recruter par la CIA – pardon, la CII – pour arrondir ses fins de mois. Il effectue des missions pour l’ agence gouvernementale, et très exactement des " sanctions " ou assassinats. Jusqu’au contrat de trop : manipulé par s’agence, il sera forcé d’effectuer une sanction sur les pentes de l’Eiger, l’une des montagnes les plus dangereuses des Alpes. De plus, il ignore lequel de ses trois compagnons de cordée est l’homme à abattre…

L’ascension de l’Eiger donne une " vraie " dimension à ce polar par ailleurs assez bien ficelé, à la James Bond, avec héros athlétique et surdoué, dénué de sentiments (ou presque) mais doté d’un sens de l’honneur exagéré.

Lire aussi L’Expert, dans la même veine.

Aline

Desperados

Desperados, Joseph O’CONNOR    

Phébus, 1998

Frank Little et son ex-femme Eleonor, Irlandais, se retrouvent au Nicaragua pour chercher la dépouille de leur fils Johnny. Mais le cadavre qu’on leur présente à la morgue n’est pas celui de leur fils !

Une rumeur voulant qu’un " yankee " soit enfermé à la prison de Corinto (ville interdite, car en pleine zone de combats), ils persuadent les amis de l’orchestre de Johnny de les emmener avec eux en tournée jusque là.

Tournée des " Desperados de amor " de village en village, chaleur, " tourista ", disputes… les faiblesses de chacun se révèlent, et Frank repense à la jeunesse difficile de Johnny, à l’alcoolisme d’Eleonor…

Obstinément, amis et parents de Johnny tentent de le retrouver et de le sauver, malgré les tensions et les combats entre différentes factions, auxquelles ils ne comprennent pas grand’ chose : contras, rebelles, police officielle, trafiquants….

A lire !

Aline

04/11/2009

Changer le monde

80 hommes pour changer le monde, de Sylvain Darnil

J.C. Lattes, 2005

 

Le développement durable est il un rêve ou un idéal lointain ?

Ce tour du monde à la rencontre d'entrepreneurs pionniers, nous montre que c'est bien une réalité d'aujourd'hui riche d'espoir pour demain.

C'est un livre absolument passionnant. Il se lit très vite et très facilement.

 

C'est un ensemble de petites "histoires vraies", de trois pages chacune environ, qui relatent des expériences originales, uniques, et qui toutes donnent des résultats exceptionnels.

 

Avec des idées simples, on peut aller très loin, et changer le monde.

Car comme dit un proverbe Tibétain que j'adore " La Terre ne nous appartient pas, ce sont nos enfants qui nous la prêtent".

 

Sandrine

 

Voir aussi Passeurs d'espoir : une famille à la rencontre des bâtisseurs du XXIe siècle écrit par la famille Cherisey