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26/02/2010

Lombres

Lombres,   par China Miéville

Traduit de l’anglais par Christophe Rosson, Au Diable Vauvert, oct 2009, 636 p., 20 €

  

Deux jeunes Londoniennes, Zanna et Deeba, vivent des évènements étranges : une fumée qui semble maléfique, des personnes qui semblent connaître Zanna mais l’appellent « Shwazzy », des animaux qui la fixent… Une nuit, elles voient un parapluie escalader l’immeuble de Zanna et le suivent. Elles se retrouvent involontairement à Lombres, une ville parallèle où les règles sont totalement différentes, et où tous les déchets de Londres trouvent une seconde vie.

Au gré de l’imagination de l’auteur, on rencontrera Obaday le couturier de papier, un scaphandrier muet, un carton de lait de compagnie, Jones le receveur d’aérobus dont le rôle est de protéger les passagers des pirates de l’air, Hemi le demi-fantôme, les combattants Poubanzaï, un grimoire parlant susceptible, Brokkentroll le chef des parapluies cassés, des tuilicoles, des bibliothécaires de l’extrême, les terribles migalucarnes…

 

livre-lombres-224-0_thumb.jpgLombres est menacée par Smog, un nuage toxique doué de conscience, qui envahit peu à peu la ville et brûle tout. Toute la population attend Zanna, ou « la shwazzy », qui serait désignée par une prophétie du grimoire comme celle qui pourra sauver Lombres. Mais Zanna a surtout envie de rentrer chez elle, il semblerait que le grimoire et les prophéçogurs se soient trompés.

C’est finalement Deeba, plus sensible et plus attachée au monde de Lombres, qui réalisera tant bien que mal la prophétie… mais pas de la façon attendue.

 

Dans ce roman de style "fantaisy urbaine", le lecteur est emporté dans un univers foisonnant et délirant. Le livre est très long, mais facile à lire, avec des phrases simples, des chapitres courts et une écriture très visuelle. C’est à la fois un roman d’aventures, une dénonciation des politiques environnementales, et une fantaisie (au sens français) d’écriture. Très sympa à lire.

 

Références à Neverwhere : le Lombres, ou la « transville » rappelle le Londres d’En bas de Neil Gaiman.

China Miéville est aussi l'auteur de romans adultes qu’il qualifie de « new weird » (littérature de l’imaginaire se démarquant de Tolkien et suite). Lire en particulier Perdido Street Station, les Scarifiés, le roi des rats.