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23/05/2010

Peinture et folie

Le déluge,   Henry BAUCHAU    Actes Sud, mars 2010

En introduction, Florence, la narratrice, se présente : atteinte d'une grave maladie incurable, elle réalise après la mort de sa mère qu'elle ne "vivait pas sa propre vie", mais celle choisie par sa mère. Elle plaque donc son existence d'intellectuelle pour rejoindre ses amies en bord de mer. Sur le port, elle prend la défense d'un peintre vieillissant, réputé fou et pyromane, qui brûle ses toiles sitôt peintes. Cette rencontre va changer sa vie plus radicalement encore.deluge-bauchau.jpeg

Florian, peintre génial et vulnérable, a besoin de son aide. Florence, attirée par sa fragilité, fascinée par sa peinture, entre à son service, suit ses humeurs et prévient ses besoins. Tantôt muse, tantôt garde-fou, elle apprend par tâtonnements à le soutenir dans la démesure de son génie créateur. Mais qui aide qui ? De son côté, Florian lui donne beaucoup plus qu'elle n'aurait cru possible...

Florence et ses amis rassemblés autour de Florian, sont entraînés dans la folle entreprise de son grand-oeuvre, un déluge démesuré et libérateur.

Ce roman m'a littéralement happée, et je l'ai lu d'une seule traite. On assiste à l'enfantement d'une oeuvre d'art, on relativise la folie aussi... "Est-ce que nous n'avons pas tous nos moments de folie... Lui délire plus que les autres, c'est tout".

Sur des thèmes proches, j'avais aussi beaucoup aimé, du même auteur, L'enfant bleu.

Henry Bauchau est un Maître, lui aussi. Aline

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