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27/08/2010

Tu ne jugeras point

Tu ne jugeras point,   Armel JOB     R. Laffont, 2009

Dans un quartier de banlieue calme, en Belgique, un jeune enfant disparaît, apparemment enlevé du landeau que sa mère avait garé devant une boutique, le temps de faire un achat.

Le roman relate les investigations des inspecteurs et du juge d'instruction, qui tentent consciencieusement de retracer les évènements et de découvrir la vérité. Mais les témoignages sont parfois contradictoires, et les indices ne concordent pas.

Dans un cas de kinapping, la justice n'a pas droit à l'erreur. Elle est pourtant rendue par des être faillibles. La citation de Saint Augustin mise en exergue du livre, est particulièrement chargée de sens :

"Que dire des poursuites judiciaires -inévitables dans les États les plus tranquilles- que les hommes engagent contre leurs semblables ? Qu'en penser, sinon qu'elles sont bien misérables, bien pitoyables ? Et cela pour la simple raison que les juges ne sauraient avoir accès à la conscience de ceux qu'ils poursuivent".

Ce roman, qui n'est pas un policier, s'intéresse à la psychologie des personnages, et à la mince frontière qui peut séparer la culpabilité de l'innocence... Les développements sont parfois un peu prévisibles, mais le récit est mené avec doigté, et le dernier chapitre renvoie habilement le lecteur à son propre jugement.

Jacqueline et Aline l'ont trouvé intéressant.

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