Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/08/2010

Zulma

L'écharde,   Paul WENZ     Zulma, 2010

"La journée avait été rude pour John Iredale et pour son manager ; ils avaient fait passer trois mille brebis dans les yards. La poussière poivrée leur avait brûlé les yeux, leurs mains étaient égratignées par les graterons, et le maniement des bêtes récalcitrantes leur avait donné une onglée qui durait encore."

En plein bush australien, John Iredale, jeune boss de la "station" de Tilfara, fait consciencieusement  tourner son ranch, l'un des plus beaux de la région, secondé par des hommes capables et efficaces.

Les choses se compliquent avec l'arrivée d'une jolie gouvernante, qui n'admet pas qu'Iredale se fiance ailleurs, et passe sa vie à essayer de lui mettre des bâtons dans les roues. John, qui manipule à longueur de journée des barrières en bois mal dégrossi, sait de quoi il parle lorsqu'il compare Sarah à une écharde dans sa vie : "...cette petite douleur lancinante, sourde, énervante..."

Qui voudrait se plonger dans une saga sentimentale -que le lecteur serait en droit d'attendre, avec un sujet pareil- sera certainement déçu. L'intrigue progresse trop vite pour celà, et la vie des personnages se déroule sans fioriture.

L'intérêt du roman réside plutôt dans le regard de l'auteur sur la vie dans les stations australiennes, une ambiance un peu nostalgique de bon vieux western australien, et les frictions constantes entre les deux personnages principaux. Ce livre, écrit en 1931 par un contemporain de Jack London installé en Australie, n'a pas pris une ride.

Une bonne occasion de découvrir les éditions Zulma, pour le lecteur qui n'aurait pas encore été attiré par ses couvertures à motifs psychédéliques...

Aline

Les commentaires sont fermés.