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25/10/2010

Katiba, pépins de pommes et Road Hill House

Livres présentés par les lecteurs du Comité de lecture le 30 septembre :

Katiba, de Jean-Christophe RUFIN, paru chez Flammarion en 2010

Un groupe de touristes est arrêté en plein désert par des terroristes pour être rançonné. Mais suite à un dérapage, l'un des terroristes tire et tue...    

Une Katiba est le lieu où se préparent les combattants islamistes dans le Sahara. A la fois roman d'amour, policier, et récit très documenté, ce livre s'inscrit dans l'actualité. Il se situe dans le monde des ambassades, du quai d'Orsay, du fanatisme musulman, avec beaucoup de ramifications et une atmosphère de suspicion. L'un des personnages est particulièrement intéressant : une femme très ambivalente, à double culture algérienne et française. Lui-même ambassadeur, Rufin s'est sans doute inspiré d'un faisceau de faits vécus.

Tous les lecteurs ont trouvé ce livre intéressant, bien construit quoique un peu compliqué, avec différents récits qui s'entrecoupent (un peu en millefeuille, comme la présentation des actualités), mais certains n'ont pas aimé l'écriture de Rufin.

 

Le goût des pépins de pomme, de Katharina HAGENA, aux éditions A. Carrière, 2010. (traduit de l'allemand).

Située dans le nord de l'Allemagne, cette saga familiale un peu "gentille" se penche sur trois générations, avec de beaux portraits de femmes.

Un roman très visuel (dans le genre des photos de David Hamilton !!!), descriptif et intimiste, agréable à lire. Mais le ton égal tout le long du livre le rend parfois un peu ennuyeux. Dans ce style un peu nostalgique et descriptif, le comité avait nettement préféré "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates".

 

L'affaire de Road Hill House : l'assassinat du petit Saville Kent, de Kate SUMMERSCALE, aux éditions 10-18 (domaine étranger), 2009. (Traduit de l'anglais.)

Située en 1860, cette affaire a réellement existé. Elle a défrayé la chronique en son temps, et a marqué le début des investigations policières de Scotland Yard, avec analyses psychologiques.... ainsi que de l'ingérence des tabloïds ! On y retrouve le poids des différentes classes sociales dans l'Angleterre des filatures, et les difficultés rencontrées par le commissaire chargé de l'enquête lorsqu'il ose mettre en cause des personnes de milieu favorisé.

Dans l'ensemble, c'est un livre plutôt intéressant, mais avec trop de descriptions, et des longueurs lorsqu'il fait référence aux autres "affaires" de l'époque.

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