Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

27/02/2011

Vacances de printemps

pendant les vacances de printemps
(28 février au 13 mars 2011)
la bibliothèque est ouverte les :

mardi de 9h30 à 12h

mercredi de 9h30 à 12h et 15h à 17h

samedi de 9h30 à 11h45

Bonne lecture à tous !

23/02/2011

Bouillon Turc de février 2011

Turquie

Pour les délicieux palets de Dame Geneviève, mélangez 1 oeuf, 60 g de farine, sucre et beurre.... garnissez de raisins au rhum ou d'amandes concassées...

Hors sujet ? mais non, c'est ainsi que commençait le bouillon ce jeudi ! Petit détour avant de nous pencher sur les livres...et ne plaignez pas Jacky qui n'était pas le dernier à noter !

 

Les auteurs turcs se sont globalement révélés, à part Elif Shafak, assez difficiles à lire, mais particulièrement intéressants. Et l’enthousiasme de Maryvonne était convaincant !!!

 

Elif SHAFAK

Elle est née à Strasbourg en 1971 de parents turcs, et écrit en turc ou en anglais. Humaniste, engagée, féministe, elle est imprégnée de soufisme et de culture ottomane. Elif Shafak présente des héroïnes féminines fortes, dans le cadre de la Turquie moderne.

 

La bâtarde d'Istanbul se passe presque entièrement en intérieur, dans l'appartement des tantes. Le début du roman, sur fond d'avortement, est effectivement provocateur. La suite tourne autour de la famille, haute en couleur, et de ses secrets. Ce roman a valu à l'auteur d'être accusée de dénigration publique de la Turquie. 

Lait noir, partiellement autobiographique, aborde le sujet de la dépression post-natale, sous une forme originale : la narratrice se divise en plusieurs personnalités.

Soufi mon amour relate une histoire d'amour contemporaine peu ordinaire, entre une femme au foyer juive américaine et un soufi moderne vivant à Amsterdam.

 

Orhan PAMUK

Né en 1952 à Istanbul, il est considéré comme un auteur contestataire dans son pays. Premier écrivain du monde musulman à condamner la fatwa islamique lancée contre Salman Rushdie en 1989, il a également reconnu publiquement la culpabilité de la Turquie dans les génocides kurde et arménien, ce qui lui a valu des menaces de mort et une assignation à comparaître devant les tribunaux. Sous la pression internationale, les poursuites ont finalement été abandonnées en 2006, année où il se voit par ailleurs décerner le prix Nobel de littérature.

 

Les romans d'Orhan Pamuk se penchent sur l'évolution historique et sociale de son pays, dans une prose riche, parfois un peu difficile à suivre.

Neige évoque la confrontation entre religieux et militaires en Anatolie, à propos d'une enquête menée par un poète envoyé en Anatolie sur des suicides de jeunes femmes.

Dans La maison du silence, une vieille dame reçoit ses trois petits enfants sur la côte, avec l'aide d'un domestique difforme. Orhan Pamuk développe les rapports des jeunes entre eux et avec les gens du village.

 

Yachar KEMAL

Romancier et journaliste, il est né dans une famille kurde en 1923, soit juste au moment du passage à la république. Son style, très imagé,  est parfois mêlé de récits traditionnels populaires et de légendes.

 

Mehmet le mince, qui a fait connaître l'auteur en 1955, est une vision critique de la modernisation de la Turquie. 

Regarde donc l'Euphrate charrier le sang, suivi de La tempête des gazelles, évoque plusieurs époques douloureuses de la Turquie : la guerre des Dardanelles, qui a cruellement marqué des générations, et le grand déplacement de population qui a eu lieu après signature d'un traité entre la Grèce et la Turquie en 1923.  Pour assurer "l'homogénéité ethnique", la Grèce devait recevoir 1 250 000 grecs originaires d'Anatolie, tandis que 600 000 grecs musulmans étaient déplacés en Turquie ! Cet échange était un exode forcé pour tous.

Dans "Regarde donc l'Euphrate..." Poiraz Musa, un Turc, vient s'installer sur l"île de la Fourmi", que ses habitants ont tous été forcés de quitter en laissant derrière eux : vignes, ruches, vergers d'oliviers, jardins potagers, moulins, maisons, meubles... Paradisiaque mais isolée, cette île semble habitée par un fantôme, qui n'est autre que Vassili, grec qui a refusé l'exil et s'est caché au moment du départ, mais dont l'esprit a été fortement ébranlé par la guerre des Dardanelles et l'exode de sa communauté. La tempête des gazelle voit d'autres personnes venir à leur tour peupler la merveilleuse île des fourmis. Un très beau récit, un peu tarabiscoté, mais plein de de soleil et d'attachement à cette terre généreuse et à la vie simple et chaleureuse des pêcheurs.

 

Irfan ORGA

Une vie sur le Bosphore raconte la vie de l'auteur, en lien avec l'histoire de son pays : grandeur et décadence en Turquie. Né en 1908 dans une famille très aisée, avec domestiques, il passe une enfance dorée à Istanbul, qu'il raconte avec fraîcheur et humour (scène à 6 ans, quand sa grand-mère l'emmène au hammam !). Mais les hommes, supports de la famille, meurent les uns après les autres, un incendie détruit la maison, sa mère doit aller travailler à l'usine... Lui-même suivra l'école militaire pour pouvoir étudier.

 

Nazim HIKMET

Journaliste, poète, dramaturge et romancier, il est né en 1901 à Salonique. Ses idées marxistes lui ont valu la prison et l’exil. Il est mort en 1963 déchu de sa nationalité turque (qui lui sera rendue plus tard).

La vie est belle mon cœur : souvenirs entremêlés, de la même époque que les récits de Yachar Kemal.

 

A relire : Kenizé MOURAD, De la part de la princesse morte

21/02/2011

Révolution intérieure

Les insurrections singulières,   Jeanne BENAMEUR     Actes Sud, 2011

Suite à sa rupture avec Karima, Antoine retourne vivre chez ses parents dans un pavillon de banlieue. Comme son père avant lui, il travaille à l'usine, mais les temps sont durs : les aciéries sont en cours de délocalisation au Brésil. Antoine se bat avec ses camarades pour éviter la fermeture...

Toujours en décalage, observateur silencieux, ils a depuis son enfance des angoisses et des envies de fuite. Il se sent comme un imposteur dans le rôle qu'il a endossé :

Je n'ai pas les mains qui vont avec les choses. J'ai eu beau toute ma vie essayer. Rien à faire. Il y a quelque chose qui "ne colle pas" entre moi et le monde, moi et ce que je vis. Et je ne sais pas ce que c'est. Je suis à côté. Toujours à côté. J'ai cherché à poser mes mains là où mon père avait posé les siennes, à l'usine. Parce que l'usine j'y avais droit. Pas de problème. C'était dans l'ordre des choses. Mais ça ne marche pas comme ça. Il n'y a pas écrit Père et Fils dans la paume de nos mains.

Jusqu'au jour où le vieux Marcel lui fait "rencontrer" un livre : la vie de Jean de Monlevade, noble du centre de la France, un jeune polytechnicien qui part créer le premier des hauts-fourneaux au Brésil en plein XIXème siècle...

Marcel l'encourage à partir, lui aussi, à oser ! C'est au Brésil qu'il accomplira sa révolution intérieure et se sentira enfin en accord avec le monde, avec la fraternité des humain. C'est là aussi qu'il finira par trouver le chemin des mots et de l'amour.

Aline

15/02/2011

Bistrot lecture du samedi 12 février 2011

Est-ce que c'était bien ?

Voilà la question des amis et lecteurs, ceux qui se sont levés trop tard samedi, qui ont eu un empêchement ou qui ont oublié... ça arrive. (Oui, je sais, j'ai oublié le film allemand hier soir !)

Evidemment, c'était bien. Très bien, même :

J'avais retiré des chaises, j'ai dû les remettre ! Nous étions installés confortablement, entre amateurs de livres, serrés autour des tables de bistrot, dans la bibliothèque trop petite... Excellente compagnie, bonnes boissons, biscuits et bouchées apéritives de choix... Travailler avec des bénévoles a décidément du bon !P1000294.JPG

Mais ce n'est pas ce que vous me demandez, je sais. Oui, les textes étaient choisis avec coeur et discernement, et nous avons passé un moment de lecture formidable. Merci aux lecteurs qui ont apporté un texte et l'ont partagé avec nous.

Voici la liste des oeuvres, pour ceux qui voudront retrouver l'émotion du moment, relire ces textes qui ont fait écho en nous :

P1000296.JPGBalade de Lila K., de Blandine LE CALLET  -  La vie devant soi, d'Emile AJAR  -  Au pays, de Tahar BEN JELLOUN  -  Questions à mon père, d'Eric FOTTORINO  -  Brothers, de YU HUA  -  La guerre des banlieues n'aura pas lieu, de Abd AL MALIK  -  La belle aux oranges, de Jostein GAARDER  -  Ouragan, de Laurent GAUDE  -  La promesse de l'aube, de Romain GARY (tiens, tiens, Eric et Sylvie ne s'étaient pourtant pas concertés...)  -  L'énigme du retour, de Dany LAFERRIERE.

Bonnes (re) découvertes !

08:49 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

09/02/2011

N'oubliez pas, ce samedi !

Bistrot lecture à la bibliothèque de Soucieu

samedi 12 février à 10h30

 bistrot lecture tables décors.JPG

Autour des tables de bistrot, lecture à voix haute. Chacun peut apporter un texte COURT de son choix à partager... ou tout simplement venir écouter.

Apéritif fourni par l'Association Bibliothèque Jarézienne.

08:24 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

05/02/2011

Bouillon nordique de janvier 2011

Compte-rendu rapide sur le Bouillon de janvier, autour des auteurs nordiques.

Deux livres ont fait l'unanimité :


Rosa Candida, de Audur Ava Olafsdottir, publié chez Zulma en 2010 

Arnljotur a 22 ans. Il quitte sa terre islandaise, son vieux père et son frère jumeau autiste, et laisse derrière lui une petite fille "accidentelle" née de quelques heures d'amour. Il n'emporte que 3 boutures de rosier, symboles de sa passion pour le jardinage, transmise par sa mère récemment décédée. Pour eux deux, les plantes prenaient une place très importante, dans un pays où il faut toute une vie pour faire pousser un arbre... si on a la chance qu'il veuille bien pousser.

Au travers de son voyage sur le continent européen, le roman relate son questionnement sur la vie et la mort, sur le corps et ses réactions, sur la famille. Son objectif est de remettre en état la roseraie ancienne d'un monastère, mais il parviendra à beaucoup plus que cela.

Un livre très positif, à la fois candide et philosophique, où l'on rencontre quelques personnages inoubliables (le moine cinéphile !).

 

Les chaussures italiennes, de Henning Mankell, publié au Seuil en 2009
Depuis qu'une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, Fredrik vit en reclus sur une île des lacs du Nord. Les visites du facteur de l'archipel représentent son seul contact avec le monde. Pour se prouver qu'il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s'y immerge chaque matin.Son passé le rattrape avec l'intrusion surprise d'Harriet, la femme qu'il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Il ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

Un récit sobre, intime, sur les hommes et les femmes, la solitude et l'amour. D'après les lecteurs du dernier policier de Mankell, on retrouve les mêmes thèmes dans L'homme inquiet. Autres oeuvres mentionnées - et appréciées : le roman Teabag, et le policier Les chiens de Riga.

 

Plusieurs livres d'Arto Paasilina ont été évoqués, avec des éléments récurrents : nord de la Finlande et Laponie, importance de la forêt et du milieu naturel, avec une écriture toujours originale et de l'humour...

Le fils du Dieu de l'orage (1993) : les Dieux de la mythologie nordique veulent qu'on croie à nouveau en eux, et envoient le fils du Dieu de l'orage sur terre. Il échange de corps avec un antiquaire... Fable sociale et découverte décalée de la Finlande.

Sang chaud, nerfs d'acier (2010) : Antti sait qu'il doit mourir le 12 juillet 1990, et prépare une grande fête pour ce moment là... mais il ne meurt pas ! L'évocation de sa vie tumultueuse est l'occasion pour Paasilina d'initier les lecteurs à l'histoire de la Finlande.

Les dix femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi (2009) : un riche industriel finlandais, fête ses soixantes ans. Les invités ont afflué les bras chargés de fleurs. Mais Mme Rämekorpi est allergique au pollen et Rauno se voit donc prié, à peine le dernier convive parti, de la débarasser des fleurs. Il commence alors une étrange tournée, décidant d'apporter les fleurs à toutes les femmes de sa vie! Bien écrite, cette pochade présente avec humour les différentes classes de la société finlandaise.

Le meunier hurlant (2002) : un petit village du nord de la Finlande, peu après la guerre, se réjouit de l'arriver d'Huttunen, meunier adroit et bricoleur. Hélas, il est bientôt pourchassé par les villageois, qui veulent le faire interner, à cause de son défaut : lorsqu'il est contrarié, il se réfugie dans les bois et hurle à la lune.

La forêt des renards pendus (1997) : après un vol de lingots d'or, Rafaël Juntunen se réfugie au fond de la Laponie dans une cabane de bûcherons. Il est rejoint par un ex-major de l'armée, puis une vieille Lapone fuyant l'asile de vieux. Des tensions, de bons moments loufoques...

Le lièvre de Vatanen (2002) :après avoir heurté un lièvre sur la route, Vatanen récupère l'animal blessé, et s'enfonce avec lui dans la nature. Il quitte sa vie de citadin pour revenir à une existence au jour le jour, poussé par les événements naturels, les rencontres, les jobs du grand nord...

 

Voir aussi :

- des romans islandais très appréciés par Marie-Claire et Aline : Entre ciel et terre, de Jon Kalman Stefanson, et Karitas sans titre, de Kristin Marja Baldusdottir.

- les oeuvres de Karen Blixen, citées par Claude : contes gothiques, et le festin de Babeth.