24/10/2011
Bouillon policier en novembre
Le prochain "Bouillon de lecture" aura lieu jeudi 17 novembre, 20h15, à la bibliothèque d'Orliénas. Nous avons prévu de nous régaler de romans policiers variés. Quelques-uns ont déjà été distribués jeudi dernier, mais pour élargir les choix, vous pouvez consulter la sélection faite par la MAM (médiathèque André Malraux à Béziers). Bonne lecture !
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portes ouvertes
Soirée spéciale
le 9 décembre 2011
pour l'ouverture de la nouvelle bibliothèque
Heure du conte de 17h à 17h50
pour les grands (6-12 ans) à l'amphithéâtre des maternelles, pour les petits (4-6 ans) dans la salle d'animation de la bibliothèque
Soirée portes ouvertes jusqu'à 20h
Animations
Goûter / Apéritif offerts
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Déménagement
En novembre, la bibliothèque déménage !
FERMETURE TOUT LE MOIS DE NOVEMBRE
la dernière semaine d'octobre, les horaires d'ouverture habituels sont respectés, et vous pouvez emprunter des documents, à rendre seulement en décembre.
RE-OUVERTURE LE 1er DECEMBRE 2011
3 place Jeanne Condamin
(à côté de la maison médicale et de l'espace Part'Age)
08:58 Publié dans Vie de la bibli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/10/2011
Moi
Moi
Sabina BERMAN, Seuil, mars 2011
Lorsque la tante Isabelle est venue prendre possession des immenses conserveries Atunes Consuelo héritées de son grand-père, elle ignorait que celles-ci étaient au bord de la faillite. Quand elle s’est installée dans la grande maison en ruine laissée par sa sœur, elle ne connaissait même pas l’existence de sa nièce !
Enfant sauvage et maltraitée, Karen est recueillie par sa tante Isabelle qui l’élève de son mieux, malgré ses différences, et essaie de l’ancrer dans ce monde. Autiste, Karen peut s’absorber complètement dans le monde qui l’entoure, s’absenter dans le bruit des vagues jusqu’à oublier son "Moi".
Jeune fille aux capacités différentes, elle a une conception de la vie particulière :
p.38
« J’ai trouvé dans un livre ancien, écrit par un philosophe français, une phrase qui met en mots ma distance à l’égard des humains :
"Je pense, donc je suis"
Cette phrase m’a laissée bouche bée, car elle est, évidemment, incroyable. Il suffit d’avoir 2 yeux au milieu de la figure pour voir que tout ce qui existe commence d’abord par exister, avant toute autre chose.
Mais le plus incroyable, c’est que le philosophe en question ne propose rien de pareil, il se contente de mettre en mots ce que les humains croient à propos d’eux-mêmes. Que d’abord ils pensent, et ensuite ils existent.
Et voici le pire : comme les humains vivent ainsi, croyant que d’abord ils pensent et qu’ensuite ils existent, ils pensent alors que tout ce qu’ils ne pensent pas n’existe pas.
Les arbres, la mer, les poissons dans la mer, le soleil, la lune, une colline ou une énorme montagne : non, tout cela n’existe pas complètement, tout cela existe sur un mode d’existence secondaire, mineur. Par conséquent, tout cela mérite d’être marchandise ou nourriture ou paysage des humains, et rien d’autre. […]
Mais moi, je n’ai jamais oublié que j’ai existé avant d’apprendre, très péniblement, à penser.
Et tous les jours c’est à mes yeux la réalité. J’existe d’abord et ensuite, parfois, avec lenteur et difficulté, uniquement quand c’est absolument nécessaire, je pense, Moi.
Voilà ma distance vis-à-vis des humains. »
Lorsque Karen commence à travailler dans la pêcherie de thons, sa sensibilité particulière l’amène à une conception extraordinaire de la pêche. Elle se passionne pour les thons, et essaye d’améliorer leurs conditions de pêche et d’abattage, puis de vie…
Coup de cœur d’Aline.
08:54 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Accabadora
Accabadora
Michela MURGIA, Seuil 2011
Quatrième enfant non désirée, Maria est cédée bien volontiers par sa mère à Tzia Bonaria, la couturière du village. Selon la tradition locale, elle devient donc la "fille d’âme" de la vieille femme, qui l’élève avec plus de tendresse qu’elle n’en avait connu dans sa famille, et la pousse à étudier.
Très proche de sa mère adoptive, Maria est pourtant la seule à ignorer que celle-ci est aussi, par compassion, la "dernière mère" des souffrants. Dans cette région reculée de Sardaigne, c’est elle qui est chargée d’aider les mourants à passer de l’autre côté. Mise brutalement au courant, Maria est révoltée par ces actes contraires à ses convictions…
Ce court roman est à la fois un hymne à la vie, à l’âpre beauté de la Sardaigne, de ses champs et de ses vignes, et une réflexion sur l’adoption et l’euthanasie.
Aline
08:27 Publié dans critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/10/2011
Scintillation
Scintillation
John Burnside, Métailié 2011
(traduit de "Glister" par Catherine Richard)
Sur une péninsule, empoisonnée par une ancienne usine chimique, continuent à vivre -et souvent à mourir de maladies inconnues- les familles des anciens ouvriers. Tous semblent atteints d'une certaine apathie, les parents sont démissionnaires, les jeunes traînent plus souvent du côté de l'usine qu'ils ne vont à l'école...
Depuis quelques années des garçons disparaissent bizarrement, et la version officielle est qu'ils ont fugué. Pourtant, le policier local sait bien qu'il n'en est rien, puisqu'il a lui-même découvert l'un des cadavres d'enfants et contribué à le dissimuler. Hélas, il n'est pas de taille à mener l'enquête, ni à se révolter contre la loi du silence.
Le seul personnage vivant et positif, dans cette ambiance délétère, est le narrateur principal, Léonard, passionné de livres, de vieux films, et depuis peu de sexe. Contrairement aux autres habitants de l'Intraville, il voit la beauté qui l'entoure, s'attache aux gens, est curieux et veut savoir ce qui est arrivé aux "enfants perdus". Sa lucidité ne l'empêche pas de se laisser entraîner par un groupe violent, puis par un étrange personnage qui le mène à l'ultime lumière.
Scintillation est un livre difficile à classer ou à résumer, à l'écriture dense et poétique, dont la fin pose plus de questions qu'elle n'en résout. Un récit fascinant, d'une "terrible beauté", qui ne laisse pas indifférent.
Aline
Prix du livre Lire / Virgin
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