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19/12/2011

Bouillon policier

Avec le déménagement et l'ouverture de la nouvelle bibliothèque, le blog a été un peu délaissé... Pourtant, le bouillon de novembre était tout à fait intéressant, et nous a permis de découvrir une partie de la variété offerte par le "rompol", "polar" ou roman policier.

Geneviève est partie en Chine, dans l'univers de la révolution culturelle et de l'organisation communiste (comités de quartier) avec "De soie et de sang" de Qiu Xiaolong : enquête sur un meurtre, par un policier en reconversion... qui fait une thèse de littérature !

Georgette s'est promenée dans Venise et jusqu'aux usines de Murano avec le "Requiem pour une cité de verre" de Donna Leon, où le fameux commissaire Brunetti est en prise avec la corruption italienne.

En Italie encore, Chantal nous présente un roman policier facile à lire :  le "Comité Tiziano" de Iain Pears, qui s'intéresse aux luttes de pouvoir dans le milieu culturel.

L'Afrique du Sud nous a pris aux tripes, avec "Zulu", de Caryl Ferey. Policier intègre, Ali Neuman est un bel homme noir, dont la mère se dévoue à la cause des zoulous des bidonvilles. Avec ses assistants, l'un afrikaaner, l'autre noir, il se heurte aux gangsters des townships et au monde impitoyable de la drogue. Ce policier est à la fois très noir et extraordinairement crédible ! Coup de coeur.

C'est au Chili que Ginette a voyagé, avec "La couleur de la peau" de Ramon Dias-Eterovic. Après avoir été videur dans les boîtes de prostituées, le héros -droit et intègre- est devenu détective privé, et vit seul avec son chat Simenon, son confident. L'auteur -ou le héros ?-  s'attache à aider les immigrants Péruviens de Santiago, très mal considérés, à s'en sortir. Le texte est très bien écrit, en chapitres courts et incisifs, agrémentés de citations poétiques.

Maryvonne s'est un peu perdue dans les bayous de Louisiane, dans "La nuit la plus longue", de James Lee Burke. A la Nouvelle Orléans, l'ouragan Katrina de 2005 a laissé le chaos et la désolation derrière lui, les pillards font la loi. Dave Robicheau est  envoyé en renfort pour enquêter sur l'assassinat de deux jeunes noirs dans un quartier riche. Malgré de très belles descriptions de l'ambiance brumeuse des bayous, le roman est trop long et complexe (beaucoup de personnages !).

Gisèle a suivi "L'armée furieuse" de Fred Vargas entre Paris et Normandie, pour une enquête un peu lente, au rythme déconcertant du commissaire Adamsberg et de ses intuitions.

Johanne a lu un "presque" policier : "Double vie", d'Assouline. Un personnage ayant longtemps mené une double vie revient en arrière pour comprendre pourquoi il ne voit plus sa maîtresse. S'est-elle suicidée, est-elle partie, et pourquoi ?

Encore plus près -géographiquement- de nous, noter "Machines à tuer : une enquête des Deux Cardons, avocats à Lyon". Roman policier situé à Couzon au Mont d'Or, très clair, avec des personnages bien décrits, et une description du système juridique. Une écriture non prétentieuse, non filandreuse -un comble pour des cardons ;)-

Et quelques autres auteurs de policiers venus des Etats-Unis (M. Connelly, que l'on ne présente plus), ou d'Europe du nord : Ake Edwardson, Henning Mankell ou Arnaldur Indridason... Que ceux dont j'ai "mangé" les critiques me pardonnent, et n'hésitent pas à les envoyer par mail pour publication sur le blog !

Le pari des guetteurs de plumes africaines

Le pari des guetteurs de plumes africaines
Nicholas DRAYSON
Editions des 2 terres, mars 2011

Nairobi, Kenya.
Le très honnête monsieur Malik -petit, rond et dégarni- suit avec assiduité les promenades ornithologiques du mardi organisées par Rose Mbikwa, non seulement parce qu'il est passionné par les oiseaux, mais aussi parce qu'il est secrètement amoureux de Rose. Au moment où il trouve enfin le courage de lui écrire afin de lui demander de l'accompagner au bal annuel du Hunt Club, un sérieux concurrent envisage de se mettre lui aussi sur les rangs : le charmeur parvenu Harry Khan.

Pour éviter d'embarrasser la dame, ils décident d'un pari : celui qui verra le plus de variétés différentes d'oiseaux kenyans en une semaine aura le privilège de l'inviter le premier. L'affaire est sérieuse, et tout leur club se passionne pour le décompte !

Ils passent donc sept jours à sillonner le Kenya, chacun dans son style : en grand pour Harry Khan, plus modestement pour monsieur Malik. Cette histoire loufoque de pari est prétexte pour l'auteur à croquer quelques personnages hauts en couleurs, mais aussi à présenter le pays avec humour, et à en dénoncer les dangers et la corruption endémique.

Lu et apprécié par Aline et Annie.

16/12/2011

Ouverture de la nouvelle bibliothèque

Quelques photos du 9 décembre

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