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29/06/2012

Hate list

Hate list

Jennifer Brown – Albin Michel, collection Wiz, 2012

Le jour de la rentrée, Valérie se dit qu’elle n’y arrivera pas, elle ne pourra pas retourner au lycée, elle ne supportera pas les regards inquisiteurs, pas après ce qui est arrivé le 2 mai dernier. Ce jour-là son petit ami Nick, qui était la seule personne avec laquelle elle se sentait vraiment bien, a ouvert le feu sur les élèves et les enseignants en visant ceux dont le nom figurait sur La liste de la haine, avant de retourner l’arme contre lui. Cette liste de noms écrite dans son carnet, servait juste d’exutoire à Valérie, elle n’a jamais voulu la mort de personne. Elle se sent coupable, bien qu’elle ait risqué sa vie en s’interposant entre Nick et l’une des victimes. Elle se sent coupable parce qu’elle n’a rien vu venir. Aurait-elle pu empêcher ce drame ?

Valérie essaye de se reconstruire au fil du roman en affrontant ses angoisses, ses souvenirs, son amour pour Nick, le regard des autres victimes, le regard de ses parents.

L’auteure a choisi de nous faire partager l’après drame, la reconstruction de la petite amie du tueur et pas le parcours meurtrier du jeune garçon. Elle nous raconte comment une jeune fille, coupable et victime à la fois, tente de vivre malgré tout après une telle horreur. Les articles d’une journaliste peu soucieuse de véracité ponctuent le récit de Valérie et nous montrent comment ils ont influencé l’opinion publique sur l’événement. Les autres victimes sont très présentes dans le récit et font part de leurs doutes ou de leurs certitudes quand à la culpabilité de Valérie, mais il y a aussi ses parents qui doutent. Heureusement pour elle, un psychiatre l’aide et la soutien au quotidien, il est le seul à croire en elle et en son innocence. Enfin pas tout à fait, contre toute attente, il y a aussi la jeune fille qu’elle a sauvée qui la soutient, la fille qu’elle détestait le plus avant le drame.

Une histoire réaliste, poignante et bouleversante qui nous évoque Columbine, mais on est très loin d’ « Elephant » de Gus Van Sant.

J’ai aimé ce roman qui parle de l’adolescence, plus que du drame lui-même où les jeunes ont parfois un mal-être, où ils peuvent être cruels entre eux, où ils se cherchent et ne savent pas encore s’ils doivent rentrer tous dans un même moule ou bien s’ils doivent affirmer leurs différences.

On ne sort pas indemne d’un tel roman, on est secoué, voire malmené, mais c’est écrit avec beaucoup de sensibilité. Ce n’est jamais morbide.

Un grand coup de cœur de Dominique

Histoires de vie -  Adolescence, Mal être, Drame, Pardon. A partir de 13 ans

28/06/2012

bouillon de voyage

CORTES Edouard : Ararat Sur la piste de l’arche de Noé

Presses de la renaissance 2007

Le thème du bouillon de lecture de juin 2012 étant "récits de voyage", j’ai choisi par hasard cet ouvrage, l’auteur était inconnu de moi.

C’est un voyage solitaire en Ami 6 « de la Dordogne en Turquie » l’été 2006, des ascensions multiples du mont Ararat partagé entre Turquie, Arménie, Iran, sous contrôle militaire à la recherche de fragments en bois de l’arche de Noé.

C’est surtout le mythe du « déluge fondateur » évoqué dans toutes les religions et sociétés, accompagné du traumatisme du tsunami géant de décembre 2004 qui a projeté des bateaux très loin des côtes.

L’auteur nous fait partager sa quête accompagnée d’un cheminement intérieur de sa pensée, sa vie dans un pays oriental de palabres et négociations, ses prouesses physiques contre le froid et l’altitude, ses amis, sa curiosité.

Se lit avec grand intérêt, des cartes et photos illustrent le cheminement : une découverte et un régal.

Marie-Claire

 

26/06/2012

l'enfant cachée

L’enfant cachée, de Loïc Dauvillier, ill. Marc Lizano

Le Lombard, 2012

bande dessinée, shoah 

La petite Elsa fait parler sa Mamie sur l’époque de la Shoah. Dounia a porté l’étoile jaune, a vécu l’ostracisme envers les juifs, les dénonciations, les rafles,… mais aussi l’entraide et la solidarité. Sa famille a été séparée, Dounia a été aidée par des voisins et cachée à la campagne. Sa maman a fini par revenir d’un camp de concentration, mais pas son papa.

Cette bande dessinée jeunesse, facile d’accès,  évoque avec pudeur cette époque, et la difficulté pour les survivants d’en parler.

la bande à Ed

La bande à Ed, de Geg et Jak

Grrr….art, 3 tomes parus de 2007 à 2011

 bande dessinée, handicap

Cette BD jeunesse d’humour présente une bande de jeunes  dans sa vie quotidienne, avec le collège, les sorties, les rêves, les frustrations, les disputes… La particularité de la bande à Ed est de regrouper des jeunes plus ou moins inadaptés, voire en situation de handicap : Ed est en fauteuil roulant, Sam est « de petite taille », Chang malvoyant, Sam obèse,… Tous ont un commun le sens de l’humour noir et de l’auto-dérision. Les gags à la page sont drôles, parfois  politiquement incorrects, et s’adressent à des enfants déjà grands (CM), voire à des adultes.

 

Un autre regard sur le(s) handicap(s).

 

Le rap des "bandits capés" : 

"- j'suis toujours en surcharge, ma taille est extra-large, je supporte plus les regards, de tous les gens standard ! Leurs commentaires m'agressent, mais comment taire ma graisse, et comment rendre grâce, à mon envie d'espace ? (Sam)

- faut qu'ça roule pour moi, car je n'ai pas le choix, avec mes roues motrices, j'suis l'infirme de service, un genre de guéridon, qu'on laisse à l'abandon, celui qui reste là, mais ne marche pas au pas ! (Ed)

- ... "

bande dessinée,handicap

 

 

Les ignorants

Les ignorants : récit d'une initiation croisée, d'Etienne Davodeau

Bande dessinée adulte, en noir et blanc, chez Futuropolis, 2011

ignorants.jpg

Pendant 18 mois, Etienne Davodeau a travaillé la vigne et découvert le monde du vin avec son ami Richard Leroy. De son côté il a partagé avec Richard le monde de la bande dessinée. Tous deux pleins de bonne volonté, ils ont ouvert de nombreuses bouteilles, lu pas mal de livres, et se sont baladés sur les salons du vin ou de la BD, à la rencontre d’auteurs ou de vignerons passionnés par leur métier.

A la fois instructive et passionnante, cette Bande dessinée donne au lecteur des envies de découverte, tant d'auteurs de BD que de vignobles.... 

Coup de coeur de Marie-Claire et Aline, et Prix Mes-Sou-Thu 2012 (prix des lecteurs à Soucieu-Messimy-Thurins).

 

21/06/2012

inauguration officielle

INVITATION INAUGURATION PIAT.jpg

L'inauguration officielle du nouveau quartier de la Piat, et de la bibliothèque, se déroulera samedi 23 juin 2012.

A  11h :

-          chanson humoristique « La bibliothèque », chantée par Frédéric Bobin et « En voiture Simone »

-          discours, suivis d'un apéritif.

Le spectacle « le grand inventaire» est créé pour l’occasion par la compagnie des Pêchers Mignons (Bruno Miara). La représentation, gratuite, dure 20 à 30 mn, et sera donnée à la bibliothèque à 9h45, 10h30, 12h, 15h,  15h30 et 16h.

Vous pouvez réserver votre place par mail.

Attention, parking réduit vers le cimetière et l’ancienne bibliothèque !

12/06/2012

Résultats du prix Mes-Sou-Thu

Samedi 9 juin, une cinquantaine de participants au prix Mes-Sou-Thu se sont réunis à la bibliothèque de Soucieu pour la proclamation des résultats.

2012 mes sou thu vote 3.JPG

dans la catégorie BD, unanimité dans tous les villages pour

Les ignorants, récit d'une initiation croisée, d'Etienne Davodeau

dans la catégorie romans

Les nymphéas noirs, de Michel Bussy

2012 mes sou thu vote.JPGPour les romans, néanmoins, le choix a été très serré. Les résultats étaient différents village par village : Messimy a préféré « Ce que le jour doit à la nuit » de Delphine de Vigan, Soucieu a choisi « Rouge argile » de  Virginie Ollagnier, et Thurins « Les nymphéas noirs ».

 

ignorants.jpgnympheas noirs.jpg

 

04/06/2012

Mille petites falaises

Mille petites falaises
Shaughnessy Bishop-Stall
Actes Sud (Actes noirs), 2012

Traduit de l'anglais par Pierre Girard, voici un roman canadien à suspense noir, très noir ! Les personnages en sont complètement  déjantés, alcooliques et drogués pour la plupart, à commencer par Mason, le anti-héros par excellence.

Ecrivain en panne d'inspiration, couvert de dettes de jeu, sans cesse remis en selle par son ami Chaz, il semble gâcher ses chances systématiquement malgré les meilleures intentions. Et pourtant, une certaine grâce l'habite : le don de s'intéresser aux autres, de vouloir les aider, voire d'aimer jusqu'aux plus abîmés d'entre eux.

On croise une psychologue, un psychopathe, des déprimés, toutes sortes de fracassés de la vie (sans parler de leurs fantômes) dans ce roman déroutant... et haletant !

Aline

03/06/2012

coups de coeur du bouillon de mai 2012

Bouillon "coup de coeur" du 24 mai 2012

Quand blanchit le monde
Kamilla Shamsi, Buchet Chastel, 2010
Le roman débute par une histoire d'amour à Nagasaki, entre Konrad, officier allemand et Hiroko, japonaise. Ils ont prévu de se marier, mais la bombe atomique réduit à néant leurs promesses : il meurt, elle est brûlée mais survit. Elle décide de rendre visite à la famille de son fiancé, qui vit en Inde. Les rencontres, les amours, et parfois les alliances surprenantes entraînent le lecteur de New Delhi à New York, en passant par le Pakistan et l'Afghanistan, au gré des pages de l'histoire.
Voir la très bonne critique d'Amanda Meyre sur ce roman dense et passionnant.

La liste de mes envies
Grégoire Delacourt, J.C. Lattes, 2012
Jocelyne, mercière de son état, est une femme entièrement dévouée aux autres. Sa vie est bouleversée par un gain de 18 millions d'euros, totalement inattendu et inespéré. A la tête de cette fortune, la voilà qui peut réaliser ses souhaits et ceux de ses proches, et rédige la liste de ses envies...

Poussière d'homme
David Lelait, éd. A. Carrère, 2006
Ce court roman est une leçon d'amour, qui commence par la fin : le voyage pour apporter l'urne contenant les centres du défunt à sa mère. En trois ans, le narrateur a rencontré l'amour vrai, vécu de beaux moments avec son amour, puis la lutte contre son lymphome et la mort. Le récit est fort, mais la tristesse de la séparation est atténuée par la douceur des souvenirs, et la poésie de l'écriture.

Les mains libres
Jeanne Benameur, éd. Denoël, 2004
Yvonne Lure vieillit seule, en gardant chaque chose "à sa juste place" dans son appartement. Elle s'était mariée comme on rend service, mais a toujours gardé ses distances avec son époux. Veuve, elle est restée la gardienne de ses affaires, ses livres surtout, qu'elle n'ouvre jamais. Sa seule évasion : rêver à partir des brochures de voyage. C'est sa rencontre avec Vargas, romanichel en partie sédentarisé, qui les ouvre à la lecture et les remet en marche tous les deux.

Chaos sur la toile
Kristin Marja Baldursdottir, Gaïa éditions, 2011
Ce deuxième tome, de l'après-guerre à une période récente, continue le récit de la vie de l'artiste islandaise, qui nous avait passionnés dans "Karitas, sans titre", mais peut aussi se lire seul. Peintre, Karitas veut vivre de son art malgré les contraintes liées à sa condition de femme et de mère. Toute sa vie, elle revendique la liberté de créer, et passe pour égoïste bien qu'elle tente de son mieux de s'occuper de ses enfants et petits-enfants. Son oeuvre évolue, au gré de ses séjours à Paris, New-York, en Italie ou de ses retours en Islande, mais son art, conceptuel et souvent torturé, n'est jamais compris par sa famille.

Blanche étincelle
Lucien Suel, La Table Ronde, 2012
Une belle rencontre entre deux femmes : dans une librairie, Mauricette, retraitée et solitaire, fait la connaissance de Blanche, mère de deux garçons. Toutes deux s'épaulent et échangent autour des livres et de la musique. Ce roman bien écrit et sympathique est plein d'humanité, de simplicité et de sentiments profonds.
(Il fait suite à La patience de Mauricette).

Le passeur de lumière
Bernard Tirtiaux, Gallimard, 1992.
12ème siècle. Nivard de Chassepierre, en apprentissage chez un maître orfèvre, et poursuivi pour avoir tué en duel l'homme qui avait violenté sa mère. Il part en croisade avec des érudits. En Orient, il apprend le travail du verre, accomplit des merveilles en Syrie, puis est rappelé en Europe pour réaliser des vitraux. Ce roman, plein de péripéties, évoque bien la vie du Moyen-Age et le travail des vitraux.

Eux sur la photo
Hélène Gestern, Arléa, 2011
Premier roman, à 95 % épistolaire.
Hélène connaît peu de choses sur sa mère biologique, décédée alors qu'elle avait trois ans. Après le décès de son père, elle trouve une photographie où sa mère figure en compagnie de deux hommes, et décide d'enquêter à partir de cette image. Ses recherches l'entraînent à une correspondance avec Stéphane, dont l'histoire est liée à la sienne.

Des vies d'oiseaux
Véronique Ovaldé, éd. de l'Olivier, 2011
Gisèle a été sensible à l'écriture de Véronique Ovaldé et a beaucoup apprécié ce livre. Mais oups ! j'ai été distraite et n'ai pas pris de notes... Lisez-le !

Enfant de la jungle
Michael Morpurgo, Gallimard jeunesse, 2010
A défaut d'avoir été séduite par un roman pour adultes, Marie-Claire nous a apporté un coup de coeur jeunesse :
Will a perdu son père, soldat pendant la guerre en Irak. Lui et sa mère ne parviennent pas à surmonter leur douleur. Les grands parents leur offrent un voyage en Indonésie pour les vacances. En balade sur le dos d’une éléphante, Will échappe au tsunami. Commence une longue errance dans la jungle, un apprentissage de la survie avec l'éléphante. Will se lie avec des orangs-outangs, est capturé par des braconniers, est recueilli dans un refuge pour animaux... Il y a du LIvre de la jungle dans ce beau roman aux multiples péripéties !