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08/10/2012

Marionnettistes de père en fils

Je suis la marquise de Carabas

Lucile Bordes, éditions L.Levi, août 2012, 14.50 €

Instituteur à la retraite, Emile livre enfin à sa petite-fille son histoire, celle d'un enfant élevé dans une roulotte, par une famille de marionnettistes forains célèbres. Depuis qu'en 1850 Auguste a, le premier, pris la route pour suivre Chok le  marionnettiste, toutes les générations ont laissé leurs états d'âme de côté pour mettre au service du Grand Théâtre Pitou leurs efforts et leurs talents : Auguste le montreur, chanteur et bonimenteur, Emile le décorateur, inventeur et metteur en scène (avec son fameux carnet "toutélà"), Eugénie la costumière, Clémentine montreuse et musicienne, Gustave le manœuvre discret…

Les Pitou ont arpenté la France entière, avec une préférence pour la région de Saint-Etienne et Rive de Giers où l'accueil était particulièrement chaleureux. Aux meilleures époques, ils se sont retrouvés jusqu'à six manipulateurs sur la passerelle, avec un choix de deux cent marionnettes, Crasmagne restant pour toutes les générations LA marionnette fétiche. Après chaque décès, chaque guerre, les Pitou ont su rebondir, recréer, continuer. Même à l'arrivée du cinéma muet, les artistes se sont adaptés.

Lucile Bordes livre ici l'histoire de sa famille, connue sur le tard. La dynastie Pitou a bien existé, et certaines de ses marionnettes se trouvent à Lyon au musée Gadagne. Le style et l'écriture de ce récit ne présentent aucune particularité, ni bonne, ni mauvaise. Par contre, l'histoire fait rêver, et le lecteur s'attache à ces personnages tout à leur travail en famille, leur passion pour les marionnettes (ou pas)  et leur itinérance.

Aline

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