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12/11/2012

les sentiers du désastre

Les sentiers du désastre

Donald Westlake


Monroe Hall est un sale type. Né riche, il a passé son temps à essayer de gagner toujours plus d'argent, quitte à escroquer tous ceux qui l'entourent, des plus gros actionnaires aux plus petits employés. A force d'empocher l'argent de ses actionnaires, du fisc et de ses employés, et il a été rattrapé par la justice. Le voilà assigné à résidence, retranché dans son immense domaine, au milieu de ses richesses, de ses multiples collections et d'un personnel de plus en plus rare. 

 

John Dortmunder et ses amis monte-en-l'air, décident de lui voler sa collection de voitures de luxe. Il y a John, cambrioleur un peu avachi, qui déprime dès qu'il sort de New-York, Tiny la force brute, Stan le conducteur, et Andy Kelp, le joyeux monte-en-l'air qui rend visite à ses amis en escaladant les murs et ne vole que des voitures de médecins (garantie de confort !).

Le premier problème, c'est de savoir comment entrer dans le domaine de Monroe Hall. Pour s’infiltrer dans la propriété, véritable forteresse, ils se font délivrer de faux papiers (par un ancien de la CIA), et embaucher comme employés de maison. Dortmunder s’entraîne  à l’ouverture de portes en regardant des films, avant d’endosser sa tenue de majordome, tandis que Stan, devient le chauffeur attitré, Tiny, en tant que montagne de muscles, rejoint naturellement le service de sécurité et Andy, dans le rôle du secrétaire particulier, prend son travail très au sérieux en essayant de réhabiliter la réputation de Monroe Hall.

Le second problème, c'est que Dortmunder et sa bande ne sont pas seuls dans la course.Alors que les héros travaillent véritablement, pour la première fois de leur vie, des malfrats d’occasion, cherchent également à se venger et fomentent un enlèvement… Les syndicalistes un peu niais, bedonnants buveurs de bière, qui veulent récupérer les indemnités de leurs collègues ; les investisseurs bourgeois arnaqués ; le professeur de culture physique super musclé qui adore se regarder dans les glaces, et qui n'a pas apprécié de se voir dénoncé au fisc par Hall !

Tout ce petit monde s'emmêle les pinceaux pour la plus grande joie du lecteur… qui ne se range pas du côté des policiers !

Un polar réjouissant. L’intrigue est prétexte, le lecteur attend la confrontation entre ces personnages loufoques et déjantés, de l’ancien de la CIA vendeur d’identités de substitution, au représentant de commerce imbibé.

Aline

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