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26/11/2012

Du son sur les murs

Du son sur les mursroman policier

Frantz Delplanque, Seuil (roman noir), octobre 2011, 21.50 €

Jon Ayaramandi tente de couler une paisible retraite à Largos, station balnéaire de la côte Basque, sa région d'origine. Il partage son temps entre les balades dans les dunes, sa baignade matinale, les verres au Cap'tain Bar, sa passion pour la musique "rock garage" et la lecture. Mais son passé de tueur le rattrape lorsqu'il débarrasse sa jeune voisine Perle d'un violent agresseur.

"Finalement mes activités de tueur ne s'étaient interrompues que trois mois. La faute à pas de chance. Nul ne peut échapper à ses aptitudes profondes, elles s'exercent là où elles doivent s’exercer. Prenez un médecin par exemple : où qu'il aille, il peut être sûr de tomber sur un accident, un malade qui fait une crise ou un enfant qui a avalé une arrête de travers. En attendant, j'avais commis un trente-troisième homicide. J'étais passé du statut de professionnel à celui d'amateur, certes, mais je me retrouvais à nouveau sur la mauvaise pente. Est-ce que j'étais comme tous ces retraités qui ne peuvent s'empêcher d'exercer une activité bénévole dans leur domaine de compétence ?"

Papi de substitution, Jon s'occupe avec tendresse de Luna, la fille de Perle, et se prend à rêver d'amour, lui aussi. Hélas, sa rencontre inopinée avec "Burger le mauvais", tueur professionnel avec lequel il a autrefois travaillé, laisse augurer le pire. Et lorsqu'Al, l'amant de Perle, disparaît, c'est assez maladroitement et à reculons qu'il enquête. A l'aveuglette, il réactive son réseau et bouscule malfrats et barons du banditisme. Hélas, comme il le répète à la jeune femme, son passé de tueur ne fait pas de lui un détective ! Ses seuls alliés fiables sont finalement les gitans, qui ne se laissent pas impressionner par la pègre.

Voilà un roman noir décalé, dynamique et réjouissant, plein d'humour et de tendresse malgré les morts semés ici et là. Le seul reproche que je ferais à ce récit est d'être un peu trop parsemé de références musicales pointues. (à part Franck Zappa, j'avoue que la bande son m'était à peu près inconnue !)

Aline

Roger Kowalski

 Roger Kowalski : naissance d’un poète

Samedi  17 novembre 2013, 16 h 30 à la bibliothèque

 poésie, correspondance

Lecture-conférence autour de l’œuvre et de la correspondance du poète, organisée par Sylvie Broyer, avec la participation de Jacques Rivoire. Lectures par l'acteur Thierry Durand (poèmes en prose), Juliette Avitabile et Clément Ducroix (lettres). Musique par Karine Luka, professeur de piano de l'école de musique de Soucieu. Nous remercions chaleureusement tous ces intervenants.

Jacques Rivoire, ami de jeunesse de Roger Kowalski, évoque les années d'adolescence du poète, qu'il a rencontré à Soucieu-en-Jarrest sur la place du Planil : à 14 ans, debout sur un muret près du lavoir, il déclamait une oraison funèbre de Bossuet ! A cette époque-là, nous confie Jacques Rivoire, il n'était pas rare d'apprendre et de déclamer de la poésie pour le plaisir…

Une forte amitié s'est développée entre les deux garçons. Etudiants dans des établissements voisins à Lyon, ils se retrouvaient souvent, échangeaient lectures et poèmes. Aux Jésuites, Roger a reçu l'enseignement de Raoul Bécousse et Louis Pize, poètes jouissant d'une certaine renommée. Jacques, plus âgé de 3 ans, avait un fort ascendant sur Roger. Tous deux férus de correspondance, ils ont écrit mainte lettre aux auteurs de poésie qu'ils admiraient, et se sont envoyé de nombreux messages l'un à l'autre. Jacques a conservé les lettres de Roger, écrites entre 1951 et 1957, le plus souvent tard le soir, car Roger était noctambule.

Sur un accompagnement musical au piano, les lecteurs nous offrent quelques extraits de lettres de Roger Kowalski, ainsi que de ses poèmes en prose, plus accessibles que sa poésie, dans laquelle Jacques lui avouait ne pas parvenir à rentrer. Dans sa dernière lettre à Jacques, Roger tente d'expliquer sa poésie à son ami : ni histoire, ni idée, ni description, elle doit être avant tout une musique du langage. Le service militaire, le mariage, la vie enfin, ont séparé les amis de jeunesse, et leur correspondance a pris fin en 1957.

La rencontre s'est conclue sur un échange avec deux neveux de Roger Kowalski, que nous remercions pour leur présence et leur participation. Dans leur souvenir, Roger l'exalté, Roger le poète, détonnait trop dans la famille pour y trouver sa place.

Extraits de cette conférence dans l'Araire n°128.

18/11/2012

Bouillon américain

A l'occasion de la venue de la troupe du théâtre des Célestins à Mornant, pour jouer "Mort d'un commis voyageur" d'Arthur Miller, notre Bouillon de lecture s'est américanisé.

Voici déjà les recettes du soir, réclamées par les participants. Je suis sympa, je vous les ai traduites !

Peanut Butter Cookies

½ tasse beurre ou margarine / ½ tasse beurre de peanut butter / ½ tasse sucre brun en poudre / ½ tasse sucre blanc en poudre / 1 + ¼ tasse farine / 1 œuf / 1 cuil. à thé vanille / 1 cuil. à thé bicarbonate de soude / ¼ cuil. à thé sel

Mettre en crème le beurre, le beurre d'arachide et les sucres. Ajouter l'œuf et la vanille, mélanger. Ajouter la farine, le sel, le bicarbonate de soude, et former une pâte dense, pas trop collante, qui ne devrait pas trop s'émietter.  Faire des boules d'un pouce de diamètre, les espacer sur la plaque du four, les aplatir un petit peu en appuyant à la fourchette. Cuire à 375° F (180° C) pendant environ 10 mn. Laisser refroidir les cookies 2 mn avant de les retirer de la plaque.

Rice Krispies Squares

¼ tasse beurre / 32 gros chamallow / 4 tasses céréales de riz souffé, ou de riz soufflé au chocolat. Allez, je vous aide : je mets 125 g beurre, 1 gros sachet de 350 g de chamallows, et un paquet de 370 g de céréales (type Rice Krispies ou Choco Pops).

Dans une grande casserole, faire fondre le beurre. Ajouter les chamallows, et les faire fondre à feu doux. Eteindre le feu et ajouter les céréales. Mélanger jusqu'à ce que les céréales soient bien recouvertes. Presser le mélange dans un grand plat (j'utilise une plaque à gâteau roulé ou un plateau). Laisser refroidir 2 heures avant de découper en carrés ou en barres.

15/11/2012

Lire, écouter, discuter...

Bistrot-lecture à la bibliothèque

samedi 1er décembre à 11h

lecture à voix hautelecture à voix hautelecture à voix hautelecture à voix haute

 

Autour des tables de bistrot, lecture à voix haute. Chacun peut apporter un texte COURT de son choix à partager... ou tout simplement venir écouter.

Apéritif gourmand fourni par l'Association Bibliothèque Jarézienne.

lecture à voix hautelecture à voix haute

12/11/2012

les sentiers du désastre

Les sentiers du désastre

Donald Westlake


Monroe Hall est un sale type. Né riche, il a passé son temps à essayer de gagner toujours plus d'argent, quitte à escroquer tous ceux qui l'entourent, des plus gros actionnaires aux plus petits employés. A force d'empocher l'argent de ses actionnaires, du fisc et de ses employés, et il a été rattrapé par la justice. Le voilà assigné à résidence, retranché dans son immense domaine, au milieu de ses richesses, de ses multiples collections et d'un personnel de plus en plus rare. 

 

John Dortmunder et ses amis monte-en-l'air, décident de lui voler sa collection de voitures de luxe. Il y a John, cambrioleur un peu avachi, qui déprime dès qu'il sort de New-York, Tiny la force brute, Stan le conducteur, et Andy Kelp, le joyeux monte-en-l'air qui rend visite à ses amis en escaladant les murs et ne vole que des voitures de médecins (garantie de confort !).

Le premier problème, c'est de savoir comment entrer dans le domaine de Monroe Hall. Pour s’infiltrer dans la propriété, véritable forteresse, ils se font délivrer de faux papiers (par un ancien de la CIA), et embaucher comme employés de maison. Dortmunder s’entraîne  à l’ouverture de portes en regardant des films, avant d’endosser sa tenue de majordome, tandis que Stan, devient le chauffeur attitré, Tiny, en tant que montagne de muscles, rejoint naturellement le service de sécurité et Andy, dans le rôle du secrétaire particulier, prend son travail très au sérieux en essayant de réhabiliter la réputation de Monroe Hall.

Le second problème, c'est que Dortmunder et sa bande ne sont pas seuls dans la course.Alors que les héros travaillent véritablement, pour la première fois de leur vie, des malfrats d’occasion, cherchent également à se venger et fomentent un enlèvement… Les syndicalistes un peu niais, bedonnants buveurs de bière, qui veulent récupérer les indemnités de leurs collègues ; les investisseurs bourgeois arnaqués ; le professeur de culture physique super musclé qui adore se regarder dans les glaces, et qui n'a pas apprécié de se voir dénoncé au fisc par Hall !

Tout ce petit monde s'emmêle les pinceaux pour la plus grande joie du lecteur… qui ne se range pas du côté des policiers !

Un polar réjouissant. L’intrigue est prétexte, le lecteur attend la confrontation entre ces personnages loufoques et déjantés, de l’ancien de la CIA vendeur d’identités de substitution, au représentant de commerce imbibé.

Aline

08/11/2012

Roger Kowalski

Roger Kowalski

(1934-1975)

Naissance d’un poète

Samedi  17 novembre 2013

16 h 30 à la bibliothèque

poésie,correspondance

 Lecture-conférence autour de l’œuvre et de la correspondance du poète

avec

Jacques Rivoire, son ami de jeunesse et historien local

Sylvie Broyer,

et d’autres lecteurs passionnés

 

« Ses lettres de jeunesse…  laissent entrevoir un jeune homme fragile, aussi généreux avec le monde qui l’entoure qu’il doute de lui-même… Elles reflètent aussi la quête originale, les exigences, et la singulière solitude qui déjà, révélaient l’écrivain. »

Sylvie Broyer, l’Araire n° 128 (2002)

05/11/2012

Certaines n'avaient jamais vu la mer

Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsukahistoire,immigration

Phébus, littérature étrangère, 2012, 15€

En 1919, de jeunes femmes -qui n'auraient pas trouvé d'époux au Japon- se sont mariées par correspondance avec des émigrés Japonais, puis les ont rejoints aux Etats-Unis, dans l'espoir d'une vie meilleure. Le récit commence pendant leur longue traversée en bateau, puis aborde les premiers contacts avec le mari inconnu, les premières désillusions, les travaux dans les champs, les blanchisseries ou les maisons bourgeoises, l'arrivée des enfants, l'intégration laborieuse, les rapports avec les "blancs"… Jusqu'à l'attaque de Pearl Harbour et ses retentissements dramatiques pour les japonais américains.

Se plonger dans ce court roman, c'est écouter un chœur de femmes : un chant choral, où l'on perçoit  chaque voix distinctement, mais où la mélodie d'ensemble domine. C'est une litanie, où les vies particulières de ces japonaises en exil affleurent, mais laissent apparaître une destinée collective. Julie Otsuka, par son utilisation systématique de la première personne du pluriel, s'associe à ses ancêtres japonais et à leurs tribulations aux Etats-Unis… ou nous associe, nous, lecteurs ?

Pour aller plus loin, voir l'article du Monde Diplomatique, "l'histoire cachée des japonais américains". Sur l'internement des Japonais en Amérique du Nord (Canada), lire aussi "Obasan" de Joy Kogawa, un classique outre-Atlantique (mais il est difficile de se le procurer en France !)