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20/12/2012

Le paradoxe du cerf-volant

Le paradoxe du cerf-volant

Philippe Georget, Jigal (Polar), 2011, 18 €

Mis KO lors d'un combat de boxe mal préparé, Pierre Couture, 27 ans, prend un uppercut en pleine tête quand son ami Sergueï lui suggère de raccrocher les gants ! La boxe, c'est toute sa vie. C'est la salle d'Emile, son vieil entraîneur, qui l'a sauvé du désespoir lorsqu'il a été déplacé de famille d'accueil en famille d'accueil…

Il est sonné au point d'accepter un petit boulot pas net de collecteur de dettes, ce qu'il ne tarde pas à regretter amèrement. Non seulement, il n'est pas fait pour ce travail qui l'écœure, mais en plus, leur "client" est retrouvé le lendemain mort, après avoir été torturé !!!

La police enquête : le boxeur ferait un bon suspect. Désemparé, il erre dans Paris, picole trop et broie du noir. Lorsqu'il est filé par des mercenaires et poursuivi par des tueurs, il est bien obligé de chercher à comprendre cette histoire embrouillée qui semble remonter à la guerre civile en Yougoslavie. Utilisé ou manipulé par les uns et les autres, il finit par monter un ultime combat, afin de prouver son talent et sa hargne de boxeur, et de faire éclater la vérité.

Pierre Couture est un personnage attachant, plus fin que son premier abord rugueux ne pourrait le laisser croire. Il est aussi amateur de chanson française, aime Paris, ses parcs, ses bistrots…et même son périph' :

            "Je rêve quelques instants à la fenêtre, contemplant les voitures qui glissent sur le périphérique. Le reflet des phares jaunes et rouges trace des arabesques sur l'asphalte sombre. Les jours de pluie et de brouillard, le spectacle peut se révéler féérique. Avant de dormir, certains lisent, d'autres font l'amour, les veinards embrassent leurs enfants,  moi je regarde un défilé ininterrompu de voitures."

C'est aussi un personnage assez désespéré :

            "J'aimerais pleurer, la tête enfouie dans le giron d'une femme. Mais la seule femme que j'ai aimée m'a quitté il y a deux ans, ma sœur n'a pas eu le temps de grandir et ma mère… Ma mère m'a tué lorsque j'avais dix ans."

Un bon polar, où le lecteur prend des coups avec le boxeur. Aline

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