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28/02/2013

Cherche jeune filles à croquer

roman policier,anorexieL'équipe du commandant Lanister, profiler au quai des Orfèvres,  est réquisitionnée dans le cadre d'une enquête sur des disparitions de jeunes filles dans la vallée de Chamonix. Fugues ? Enlèvements ? Toutes ces jeunes filles avaient un lien avec la clinique de la Grande-Sauve, spécialisée dans le traitement des troubles alimentaires.

Les policiers parisiens collaborent avec la gendarmerie, efficace, dont le chef, trop parfait pourtant, inhibe Lanister. Lanister a du mal à garder son objectivité par rapport à cette enquête, qui rencontre un écho particulier chez lui, dont le jeune frère est interné en raison de ses tendances à l'autodestruction.

Les policiers rencontrent très peu les jeunes filles anorexiques, mais elles sont au centre de l'histoire, ainsi que les ravages de leur  maladie, sur elles et sur leurs proches. Relativement long par rapport à l'action, le roman est néanmoins très prenant, pour le sujet abordé, pour l'enquête, et pour la psychologie du Commandant Lanister et les relations entre policiers.

Même si le lecteur apprend  finalement ce qui est arrivé aux jeunes filles, il referme le livre avec frustration, car les raisons des troubles alimentaires des jeunes filles restent obscures, et leur futur incertain. C'est assez habile de la part de l'auteur, qui évite de plaquer des réponses et des solutions toutes faites sur des cas et des personnalités uniques.

 

Cherche jeune fille à croquer

Françoise Guérin

Ed. du Masque, 2012, 392 p., 19 €

26/02/2013

Heure du conte

Un franc succès pour l'heure du conte de février. Merci aux conteuses !

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Histoires de la ferme pour les plus petits avec Florence et Elisabeth à la bibliothèque

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Contes d'animaux pour les "grands" avec Nicole et Martine à l'amphithéâtre : L'enfant d'éléphant, Et le chien devint l'ennemi du chat,...

 

09:10 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : conte

25/02/2013

Eclats de voix

Panique à la maison de la radio : l'animatrice de nuit est retrouvée assassinée dans les couloirs de France Inter, dont l'architecture et les couloirs sont détaillés pour l'occasion. Qui pouvait bien en vouloir à "Rosalie de nuit" ? Un soupirant éconduit, une collègue ambitieuse, un comédien jaloux, un paparazzi rancunier, un auditeur désaxé ? Yann Gray, capitaine de la PJ, dirige l'enquête, et suit de nombreuses pistes qui n'aboutissent pas. Il progresse par associations d'idées, et travaille beaucoup en solo.

 

On aime ce personnage de flic sympathique, obsédé par l'arrosage de ses plantes et la taille de ses topiaires, vivant à moitié avec une femme solaire qui refuse de se donner complètement à lui parce qu'elle est porteuse du Sida. Gray évoque beaucoup son handicap olfactif, conséquence d'une balle reçue au cerveau, mais finalement ni ce "sur-sens" ni ses hallucinations olfactives n'influent vraiment sur l'enquête.

Certains côtés du roman sont peu crédibles : Gray passe son temps avec un suspect  et l'introduit dans ce qui lui sert de famille. Il va même interroger des suspects avec le jeune fils de sa compagne dans les pattes… pas très réglementaire, tout ça !roman policier,voix

 

Par contre, une réflexion intéressante est amorcée sur les particularités de la voix, les projections que l'on peut bâtir sur une personne à partir de sa voix, la fascination qu'elle peut exercer…

Au total, un policier français agréable, au rythme plutôt lent.

 

Eclats de voix

Yves Hughes

Les Escales (Noires), 2013, 343 p., 20.50 €

23/02/2013

bouillon de (presque) mardi gras

Fatigués, enrhumés, mais réconfortés par les bugnes préparées par Jacky et sa femme, nous avons échangé  sur nos livres coups de cœur :

 

Quelques livres –déjà présentés- ont été appréciés par de nouveaux lecteurs : pour Annie, Une femme fuyant l'annonce et La nuit tombée sont des romans incontournables. Johane a lu Rien ne s'oppose à la nuit. Aline et Marie-Claire évoquent trois romans déjà chroniqués sur le blog : Ce qu'ils n'ont pas su nous prendre, Luke et Jon, et L'atelier des miracles. Muriel a eu la chance de découvrir un grand classique de la science-fiction, Fahrenheit 451, de Ray Bradbury.

 

Autres coups de cœur :

 

Le vase où meurt cette verveine

Frédérique Martin

Belfond, 2012, 18 €

Depuis leur mariage il y a 56 ans, Zika et Joseph ne se sont jamais quittés. Mais un jour où Joseph découvre Zika évanouie dans la cuisine, il appelle ses enfants à la rescousse. Pour faire des examens et suivre son traitement, il est convenu que Zika ira chez sa fille Isabelle à Paris, tandis que Joseph partira chez son fils dans les Landes. Les vieux amants vivent douloureusement cette séparation, et s'écrivent de longues lettres passionnées, évoquant leurs souvenirs et leur nouvelle vie de plus en plus difficile : Isabelle règle des comptes avec sa mère, Gauthier n'est pas heureux en ménage,… Beau roman dérangeant, car l'histoire prend un tour très sombre, sur les problèmes de couple vieillissant, les difficultés de communication entre enfants et parents, et l'épreuve  d'être à la charge des enfants. Le titre est tiré d'un poème de Sully Prudhomme :

          Le vase où meurt cette verveine,

          D'un coup d'éventail fut fêlé

          Le coup dut l'effleurer à peine…

 

Le silence du bourreau

François Bizot

Flammarion, 2011, 18.30 €

Récit personnel facile à lire et sérieux, pas morbide malgré le sujet.

En 1971, l'ethnologue français est arrêté au Cambodge par les Khmers rouges : détenu pendant trois mois et condamné à mort, il est libéré grâce à l'intervention de son geôlier, un révolutionnaire du nom de Douch. François Bizot raconte avec détachement son internement. En 1988, en visitant l'ancien centre de torture S21, il découvre que celui qui l'a gracié est responsable de la mort de milliers de personnes, et s'interroge sur sa libération. En 2009, Bizot témoigne au  procès des Khmers rouges, où Douch est l'unique accusé.

 

Le printemps des cathédrales

Jean Diwo

Flammarion, 2002, 20.30 €

Dans cette fresque romanesque, Jean Diwo suit la famille Pasquier sur plusieurs générations de bâtisseurs de cathédrales. Le premier de la lignée est maître d'œuvre, ses fils lui succèdent comme sculpteur et architecte. Jean Diwo évoque la construction, à partir du XIIe siècle, du premier chef-d'œuvre de l'architecture gothique, l'abbaye de Saint-Denis, puis de la cathédrale de Sens, Notre Dame de Paris, Chartres, la Sainte Chapelle…

 

Une année formidable en France : 100 portraits de Français d'aujourd'hui.

Le Monde – Les Arènes, 2012, 29.80 €

Pendant un an –à l'occasion de la campagne présidentielle- une dizaine de journalistes du Monde ont établi une radiographie de la société française. Résidant  chacun dans une commune, de taille, de milieu sociologique et d'emplacement géographique différents, ils ont passé 4 saisons à rencontrer des gens de toute sorte et à les questionner sur leur quotidien, malgré un accueil parfois méfiant.

Ce livre est un recueil de tranches de vie et de témoignages, qui donnent de l'espoir. Partout, des gens s'engagent et cherchent à améliorer le vivre-ensemble !

 

Revue XXI

Le "mook" (magazine book) est "tendance". Il se décline sous plusieurs formats, qui ont en commun de se situer à la frontière du livre et du magazine, sans publicité. La revue XXI, co-fondée par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, est devenue une référence du genre. Trimestriel de 200 pages, elle propose des articles de fond et des témoignages rédigés par des journalistes, auteurs, photographes, illustrateurs et dessinateurs. Chaque sujet développé est suivi d'une double page de références "pour aller plus loin".

 

Le journal intime d'un arbre

Didier Van Cauwelaert

M. Laffon, 2011, 19.50 €

Le narrateur de ce roman est Tristan, un poirier âgé de 300 ans, déraciné après une tempête, qui passe en revue son histoire. Les générations successives sont toujours venues se confier à lui, il est donc le dépositaire d'un trésor d'histoires, qu'il évoque en faisant alterner passé et présent. Sa conscience et sa mémoire habiteront-elles chacune de ses bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans son bois ? Plaisant à lire, avec de nombreuses références.

 

En souvenir d'André

Martin Winckler

POL, 2012, 16 €

Un homme évoque sa vie de médecin, son travail sur la douleur et dans une unité de soins palliatifs. Il est amené à accompagner des patients qui veulent mourir. Le premier de ces patients était André, aussi, la phrase rituelle lorsqu'on l'appelle pour une fin de vie est-elle "En souvenir d'André…"

De cet auteur, nous avons aussi beaucoup aimé La maladie de Sachs et Le chœur des femmes.

 

Le monde sans vous

Sylvie Germain

Albin Michel, 2011, 12.70 €

Lors d'un voyage en Transsibérien , Sylvie Germain alterne les descriptions poétiques de paysages extraordinaires et le souvenir de sa mère, qui vient de mourir.

Très belle écriture pour ce livre sur le deuil, la séparation, la fragilité de l'existence.

 

Julien Letrouvé, colporteur

Pierre Silvain

Ed. Verdier, 2007, 11.16 €

Enfant trouvé, Julien est colporteur de livres. Le récit, qui se déroule de 1850 environ jusqu'à la guerre de 70, remonte à ses souvenirs d'enfance, au milieu des femmes lisant des histoires à la veillée. C'est ce qui lui a donné le désir de transporter de livres, alors qu'il ne sait pas lire.

Belle histoire poétique. Pierre Silvain est également l'auteur de Assise devant la mer (2009), roman lent à la belle écriture, qui évoque une enfance marocaine auprès d'une mère neurasthénique, assise devant la mer.

 

Le Négus

Ryszard Kapuscinski

Flammarion, 1984, réédité en 2011

L'auteur, journaliste polonais, est resté en 1963 à 1970 à Addis Abeba.

Réflexion sur les mécanismes de l'histoire et du pouvoir, son essai  éclaire plusieurs aspects de la personnalité du dernier empereur d'Ethiopie. Ce livre témoigne d'un monde violent et sans justice, où les puissants croûlent sous l'argent et où l'on régale les diplomates étrangers en laissant le peuple mourir de faim…  mais aussi de réalisations  allant dans le sens du modernisme : écoles, électricité, routes.

Qui était le Négus, le Roi des Rois - Haïlé Sélassié, dernier empereur d'Ethiopie ? Un despote sanguinaire ? une figure paternelle adulée par son peuple et par les rastafaris ? un vieillard-enfant débordé par son armée ?

 

Le roman conjugal : chroniques de la vie familiale à l'époque de la révolution et de l'empire

Anne Verjus – Denise Davidson

Champ Vallon, 2011, 26.50 €

Lors du déménagement du musée des archives de Lyon, on a découvert la correspondance de la famille Morand. Elle a été utilisée par Anne Verjus, qui en publie des extraits et resitue cette famille dans la grande histoire.

Briançonnais installé à Lyon, artiste, ingénieur, architecte et urbaniste, Jean-Antoine Morand de Jouffrey a épousé Magdeleine Guilloud, fille d'un grand bourgeois lyonnais, en 1785. A partir de leurs échanges épistolaires, Anne Verjus retrace les étapes, les aléas et les normes de la vie conjugale à cette époque dans la haute société, la place des enfants, l'éducation des filles….

En filigrane apparaît aussi l'histoire du Pont des Brotteaux, qui a été construit à l'initiative de Morand. En 1794, jugé par une commission révolutionnaire, Morand, progressiste mais pas révolutionnaire, nia toutes convictions royalistes, mais fut néanmoins condamné et décapité.

22/02/2013

La singulière tristesse du gâteau au citron

roman,famille,goûtRosie, fillette de 9 ans épanouie, grandit dans une famille normale de la banlieue de LA. Son père est un bon soutien de famille, fiable, mais souvent accaparé par son travail et assez peu attentionné. Son grand frère, un ado ronchon plutôt renfermé et intello, ne veut pas de sa sœurette dans les pattes. Sa mère, chaleureuse, se passionne régulièrement pour des travaux manuels où elle excelle.

 

"Au cours des six derniers mois, elle avait transformé un fraisier en plante grimpante, cousu entre elles de vieilles dentelles pour en faire des napperons, et dans un accès de motivation, installé une porte en chêne servant d'entrée latérale à la chambre de mon frère… Mon gâteau d'anniversaire était son dernier projet en date puisqu'il s'agissait non pas d'une préparation en sachet mais d'une recette faite maison –avec farine, bicarbonate de soude et goût citronné….et l'odeur qui avait envahi la cuisine avait été terriblement grisante. En clair : la bouchée que j'avais avalée était délicieuse. Un biscuit au citron, léger, encore chaud, enrobé d'un glaçage bien froid au chocolat très noir."

 

A cet instant la vie de Rose bascule. A chaque bouchée, sous le goût des ingrédients : absence, faim, spirale, vide… le gâteau préparé avec amour par sa maman a un goût de vide ! Désormais, Rose ressent précisément les sentiments éprouvés par la personne qui prépare la nourriture, à un point terriblement embarrassant ! Il lui faut apprendre à vivre avec ce don qui se révèle être une souffrance. De plus, elle découvre peu à peu qu'elle n'est pas la seule dans la famille à posséder un pouvoir, et à essayer s'y adapter… certains étant même plus handicapant que le sien.

 

Porté par une belle écriture, le récit est original. Mais sous une surface  d'humour et de fantaisie, cette histoire se montre finalement assez fantastique et sombre. Le lecteur se laisse captiver, mais pas un instant il n'envie à Rose son talent exceptionnel !

 

Critique de Philippe Chevilly dans Les Echos :

Aimee Bender détourne habilement le mythe américain des super-héros. Les dons des Edelstein ne sont pas de nature à sauver le monde, ou à rendre invincibles et heureux ceux qui les possèdent. Ils permettent juste de voir le monde autrement. A travers des yeux extraterrestres, apparaissent plus crûment l'absurdité d'une société fissurée de toute part et les désespoirs des hommes.

Ce roman hors norme offre aussi une belle réflexion sur la différence : comment être, vivre, s'épanouir autrement, sans rompre avec ses semblables...

 

La singulière tristesse du gâteau au citron

Aimee Bender, éd. de l'Olivier, 2013, 343 p., 22.50 €. Traduit de l'américain "The particular sadness of lemon cake" par Céline Leroy

21/02/2013

L'atelier des miracles

L'atelier des miracles

Valérie Ton Cuong, JC Lattès, 2013, 265 p., 17 €

 

Trois abîmés de la vie se retrouvent dans des conditions désespérées :

-          Millie échappe par miracle à la mort en se jetant par la fenêtre pour fuir un incendie. Préférant oublier son ancienne vie, elle prétend être amnésique ;

-          Monsieur Mike, déserteur et sans-abri, s'est fait casser la figure par une bande de clochards toxicos ;

-          Mariette, bourgeoise peu épanouie en famille et poursuivie par harcèlements d'un élève manipulateur, craque au collège ;

Ils sont recueillis à l'Atelier par monsieur Jean, dont on dit qu'il fait des miracles… Ses méthodes sont certes efficaces, mais contestables !

                "On donne un coup de pouce quand la vie ne s'en charge pas"

 

Les trois personnages doivent faire face à leurs fantômes, et se construire sur la vérité… et on se rend compte que ce n'est facile pour personne, même pas –surtout pas- pour les donneurs de leçons.

 

Facile à suivre, l'histoire est plutôt optimiste. Je me suis régalée du langage fleuri de Monsieur Mike, sinon, l'écriture est assez neutre et fluide.

19/02/2013

Rêves en noir

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Jo Witek, Actes Sud Junior (romans ADO, thriller), 2013, 268 p., 14.50 €

Depuis son enfance, Jill est aveugle. Jusqu'ici, très entourée et soutenue par ses parents, elle a assumé sa différence, surmonté tous les obstacles, pratiqué de nombreux sports avec volonté… Mais à 16 ans, elle a aussi envie de "se trouver jolie et normale dans le regard des autres". D'où une certaine propension à se mettre dans des situations dangereuses, comme le soir où elle décide de partir se promener dans Belleville sans sa canne blanche, et où, témoin d'une agression, elle ne peut rien faire, si ce n'est appeler de l'aide.

Lorsque les secours arrivent, la victime a disparu, aussi personne ne la croit. Aidée par ses copains de l'Institut National des Jeunes Aveugles, stimulée par des rêves en couleurs où elle voit un jeune homme en danger, elle enquête.

 

Le roman rend bien le sentiment de mal être et de révolte de la jeune fille, même s'il est difficile de croire qu'il puisse pousser une jeune fille intelligente à se conduire de façon aussi écervelée et à foncer dans les pièges sans se soucier des conséquences pour elle et pour ses amis. A défaut d'être un polar tout à fait crédible, le roman est en tout cas un riche témoignage sur les difficultés au quotidien des jeunes aveugles, où chaque geste est un défi :

"Je suis fatiguée de passer mes journées à relever des challenges. M'habiller, me brosser les dents, mettre la table du petit déjeuner, me rendre à l'école sans me faire écraser, trouver la bonne info sur internet ou un bouquin transcrit en braille : chaque minute de ma vie est une épreuve. C'est épuisant, je te jure !"

 

En même temps, leur remarquable travail d'adaptation est mis en évidence, et  Jill et ses amis nous rappellent qu'ils sont des personnes normales, avec les mêmes émotions que les voyants, les mêmes envies, les mêmes joies aussi !   

18/02/2013

Luke et Jon

Luke et Jon

Robert Williams

NiL, janvier 2013, 217 p., 18 €

Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Sabard

 

Luke est perdu depuis la mort accidentelle de sa mère, il a beaucoup de mal à supporter les gens et leur pitié. Son seul exutoire est la peinture, dans laquelle il s'absorbe complètement. Son père,  mutique, boit de plus en plus, et a complètement abandonné la gestion du quotidien, au point que leurs affaires sont saisies et qu'ils doivent vendre leur maison pour s'installer dans une quasi ruine, à l'écart d'une petite ville industrielle sinistrée.

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C'est là que Luke rencontre Jon,  un garçon très différent de lui, qui dissimule un lourd secret.

"Il était bizarre. Il aurait plu à Maman. Elle se rangeait toujours du côté des exclus ou des fragiles". Peu à peu, Luke et son père doivent sortir de leur chagrin pour venir en aide à Jon. "La présence de Jon nous obligeait à faire plus d'efforts"…  

 Roman simple et sensible sur le deuil, l'amitié, l'exclusion et l'entraide. Pour ados ou adultes.

Petit art de la fuite

Petit art de la fuite, Enrico Remmert, éd. P. Rey, 2013, 235 p., 18 €

Traduit de l'italien Strade bianche par Nathalie Bauer

 

De Turin jusqu'au sud de l'Italie, un voyage entrepris entre Vittorio et Francesca, fiancés de longue date, tourne au road trip déjanté. Rejoints par leur meilleure amie Manu, ils voyagent dans La Baronne, ancienne voiture d'auto-école dans laquelle il faut garer ses jambes pour éviter le double pédalier. Le quatrième passager n'est autre que le violoncelle de Vittorio, musicien virtuose dont les angoisses existentielles ne se calment que lorsqu'il joue.

 

roman,italie,road tripPoursuivis par l'ex de Manu, le violent DJ Ivan, les trois jeunes adultes multiplient les arrêts et les contretemps. Un peu inconséquents, nos voyageurs profitent de la parenthèse du trajet pour réfléchir au sens de leur vie et de leurs choix… quand ils ne s'embarquent pas dans des entreprises loufoques. Ce récit, à la fois léger, plein de rythme et philosophique, est rafraîchissant à lire.

13/02/2013

Les ados lisent, c'est déjà fini ?!

Samedi, le groupe "Les Ados lisent", de Chassieu, nous a régalés en présentant  une sélection de textes à voix haute.

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Leur lecture était agréable , et surtout leur plaisir de lire très inspirant pour tous les spectateurs ! Leur choix de textes était judicieux : sentiments, réflexion et humour donnant de la force aux extraits lus. Il s'agit de courts romans, provenant de deux collections 

 

Trimestre (éd. Oskar jeunesse)

-          Le bébé tombé du train. Ou quand l'amour est plus fort que tout (Jo Hoestland)

-          Lali l'orpheline. Où l'on se demande si l'on peut faire du mal en croyant faire du bien (Thierry Lenain)

-          La dernière année. Pourquoi et comment le Père Noël décida d'arrêter et pourquoi il ne recommença jamais (Thierry Lenain)

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Petite Poche (éd. Thierry Magnier)

-          Le goût de la tomate (Christophe Léon)

-          Des couleurs dans la nuit (Sylvie Deshors)

-          L'homme à l'oreille coupée (Jean-Claude Mourlevat)

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Nous remercions chaleureusement "Ados lisent"  d'être venus jusqu'à la bibliothèque de Soucieu pour ce temps de partage, ainsi qu'Elisabeth, bibliothécaire à Chassieu, et les parents accompagnateurs. Ils ont eu l'occasion de discuter avec un "pro" : Bruno Miara, comédien de la Compagnie des Pêchers Mignons, de Soucieu.

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C'était aussi l'occasion d'un échange avec l'espace jeunes de Soucieu. Les ados ont assisté à la lecture, et ont aussi préparé un goûter pour tous les participants et spectateurs. Merci à eux !