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25/03/2013

Gabriel Garcia Marquez

Colombien, né le 6 mars 1927 à Aracataca, Gabriel Garcia Marquez a été activiste politique, journaliste, novelliste, et romancier. Ce sont surtout ses romans qui lui ont apporté la reconnaissance de la critique littéraire et un grand succès auprès des lecteurs. Le prix Nobel de littérature lui a été attribué en 1982.

 

Œuvres de fiction lues pour le "bouillon"

 

Des feuilles dans la bourrasque : La Hojarasca (1955)

(paru en France en 1983 chez Grasset, 157 p.)

Histoire de famille, qui commence en 1900, dans le village de Macondo. Après la mort du Docteur, son histoire est déroulée par différents narrateurs.

Facile et agréable à lire.

 

Pas de lettre pour le Colonel : El coronel no tiene quien le escriba (1961)

(publié en France en 1980 chez Grasset, 125 p.)

Dans son village, très pauvre, le Colonel attend sa retraite depuis 15 ans, et se rend à la poste chaque semaine pour voir si sa pension est arrivée. Il possède un coq, qu'il nourrit et affectionne, et espère se sortir de la misère lorsque le coq gagnera…

Très beau roman autour des thèmes de l'attente, la pauvreté et la dignité.

 

Cent ans de solitude : Cien años de soledad (1967)

(paru en France en 1968 au Seuil, 391 p.)

Histoire du village imaginaire de Macondo, fondé au fin fond de la Colombie par un groupe de familles en exode. En suivant les péripéties vécues par la famille Buendia sur six générations, le lecteur assiste au développement social, économique et politique du village, puis à sa décadence.

Ce roman est l'un des plus lus et des plus traduits de Garcia Marquez. "Il est souvent cité comme le texte le plus représentatif du réalisme magique, faisant cohabiter un cadre historique avéré et des références culturelles vraisemblables à des éléments surnaturels ou irrationnels" (Wikipedia).

Ce récit picaresque  semble aujourd'hui très long, et sa lecture est compliquée par la reprise des mêmes prénoms dans la famille Buendia au fil des générations.

 

L'automne du patriarche : El otoño del patriarca (1975)

(publié chez Grasset en 1977, 317 p.)

Dans la lignée de Cent ans de solitude, ce roman évoque surtout la dictature, à l'automne de la vie du tyran.

 

Chronique d'une mort annoncée : Crónica de una muerte anunciada (1981)

(publié chez Grasset en 1981, 200 p.)

Lendemain de mariage dans une petite ville au bord du fleuve. Tous se préparent pour rien à la visite de l'évêque, qui ne daigne pas débarquer, tandis que les frères de la mariée recherchent pour le tuer celui qui aurait défloré leur sœur avant le mariage.

Ce roman, très bien mené et aux descriptions très détaillées, a été lu avec grand plaisir !

 

L'amour aux temps du choléra : El amor en los tiempos del cólera (1985)

(paru en France en 1987 chez Grasset, 379 p.)

Dans une petite ville des Caraïbes, à la fin du XIXe siècle, un jeune télégraphiste, Florentino, s'éprend de la belle Fermina. Poète pauvre et maladroit, il lui fait une cour acharnée et timide qui flatte le romantisme de la jeune fille, qui choisit pourtant d'épouser Urbino Juvenal, riche médecin. Le récit relate la réussite sociale et la vie conjugale satisfaisante du couple, tandis que Florentino entreprend une carrière de séducteur impénitent. Florentino et Fermina se retrouvent 50 ans plus tard, après la mort de Juvenal.

Le récit, haut en couleurs, est très bien écrit, et certaines pages (les retrouvailles des amants âgés) sont très belles. Néanmoins l'ensemble est trop long, l'évocation en particulier des  conquêtes de Florentino semble interminable.

 

De l'amour et autres démons : Del amor y otros demonios (1994)

(publié en France en 1995 chez Grasset, 248 p.)

En 1949, des fouilles auprès d'un ancien couvent à Carthagène en Colombie mettent à jour les restes d'une jeune fille dont les cheveux atteignent 22 mètres de long… Garcia Marquez imagine l'histoire, à la fin du XIIIe siècle, d'une fillette mordue par un chien et accusée de possession démoniaque (elle parlait en fait les langues des esclaves noirs qui l'avaient élevée). Exorcisée, elle fut emmurée vivante dans un  couvent des Clarisses.

Un récit coloré, touchant et plein d'humour, qui a plu à ses lectrices.

 

Autres œuvres lues pour le "bouillon"

 

Récit d'un naufragé : Relato de un Naufrago (1970)

(paru en France en 1996, chez Grasset, 166 p.)

Pour rédiger ce livre, qui relate une dramatique aventure qui a eu lieu en 1955, Gabriel Garcia Marquez a passé une centaine d'heures d'entretien avec le seul rescapé d'une catastrophe maritime. Il raconte sa lutte pour la survie, pendant huit jours, sur un radeau.

Plusieurs lectrices ont aimé ce livre, réaliste et instructif.

 

Vivre pour la raconter : Vivir para contarla (2002)

(2003, Grasset, 602 p.)

Cette autobiographie de l'auteur fourmille d'histoires entremêlées… à tel point qu'il est très difficile de s'y retrouver.

 

Conclusion

Nous avons eu de la peine à nous replonger dans les romans de Garcia Marquez, qui avaient pourtant (pour certaines) enchanté notre jeunesse. Ont-ils mal vieilli, ou sont-ce nos cerveaux ??? Dans tous les cas, ce sont ses romans les plus courts qui ont séduit ! Malgré les descriptions très imagées, les romans plus longs nous sont "tombés des mains".

20/03/2013

Quelques minutes après minuit

Depuis que sa mère est malade, Connor fait de terribles cauchemars. Au collège, il ne supporte pas les regards de tous ceux qui "savent". Il s'est coupé de ses amis et se fait harceler par Harry et ses sbires.

 

Une nuit le grand if du cimetière, monstre très ancien et très sauvage, se penche à sa fenêtre. Il  vient lui raconter trois histoires, car  "les histoires sont les choses les plus sauvages de toutes ; les histoires chassent et griffent et mordent". Quand Connor se réveille, il trouve des aiguilles et des baies d'if dans sa chambre… L'arbre menaçant, en quête de vérité, exige que Connor lui raconte ensuite la quatrième histoire, sa propre vérité.

 

Le récit est très émouvant, et les magnifiques illustrations à l'encre noire de Jim Kay rendent bien l'ambiance sombre et effrayante dans laquelle se débat Connor.

 

quelques minutes après minuit.gifQuelques minutes après minuit

Patrick Ness, ill. Jim Kay.- Gallimard jeunesse, 2012, 18 €

 

Vérité – maladie - deuil

Ados et adultes

 

17/03/2013

Le Seigneur vous le rendra

P'Tit-pain nous raconte son enfance dans les bas quartiers de Marrakech, agités, hauts en couleurs et en odeurs, où la Mère envoie tous ses fils gagner leur vie dès le plus jeune âge. Tout bébé, il était déjà loué à des mendiantes pour attendrir le chaland.

 

"Moi, j'étais né génie dans l'art de la mendicité… ainsi, je me mis à étudier de près les êtres et les choses qui m'entouraient. Je mesurai assez vite l'importance du regard et les vertus du sourire dans les rapports humains, sésame qui allait se montrer déterminant dans mon parcours."

 

P'tit-pain fait de la mendicité un véritable métier, dans lequel il s'accomplit longtemps pour satisfaire la rapacité de sa mère, laquelle prolonge au-delà du raisonnable son aspect de bébé chétif en utilisant de multiples subterfuges pour retarder sa croissance :

 

"Difficile de garder l'aspect d'un nourrisson quand on a trois ans. La concurrence devenait rude, car on trouvait des bébés à louer pour une bouchée de pain. Afin de m'aider à rester compétitif, Mère se mit à contrôler de près mon alimentation, réduite à du lait écrémé, des infusions de verveine et de légères soupes de légumes que je prenais au biberon. Elle avait pris l'habitude d'entourer mes jambes de bandelettes qu'elle serrait si fort que mon corps se résigna à remettre sa croissance à plus tard. Ainsi ficelé, je continuais à paraître bébé."

 

Son frère Tachfine est chargé de l'emmener jusqu'aux lieux les plus propices à la mendicité, et "de veiller sur lui comme sur un trésor".  A l'abri dans son landau, P'tit-pain observe le monde qui l'entoure, la médina, s'intéresse aux adultes qui l'entourent et trouve de la beauté dans les êtres les plus déchus.

 

Jusqu'à ce qu'une ouverture lui laisse entrevoir qu'une autre vie est possible et qu'il saisisse sa chance…

 

Conte haut en couleur, ce récit picaresque fait oublier la noirceur de son sujet en utilisant un ton qui alterne entre légèreté, humour et philosophie. C'est Hector Malo ou Dickens… dans la médina !

 

Né en 1959, l'auteur est peintre et écrivain. Depuis une vingtaine d'années, il vit entre la France, le Maroc et les Etats-Unis. Son roman "Les étoiles de Sidi Moumen", paru en 2010, a été porté à l'écran par Nabil Ayouch sous le titre "Les chevaux de Dieu".

Il est invité à une séance de dédicace à la librairie Murmure des Mots de Brignais le vendredi 19 avril 2013.

maroc,mendicité,histoire de vie 

Le Seigneur vous le rendra

Mahi Binebine

Fayard (Roman), 2013, 199 p., 18 €

11/03/2013

Mois de la francophonie

Dans le cadre des dix mots de la francophonie

Dis-moi dix mots semés au loin

 

Atelier d’écriture

 

animé par l’association Cadavres exquis

 

Samedi 16 mars de 9h30 à midi

(jeux d’écriture)

Samedi 23 mars de 9h30 à midi

(écriture et arts plastiques)

 

Entrée libre sur inscription à la bibliothèque,

pour adolescents et adultes

 logo_MoisFR-2013_small (3).jpg 

Le lion et la souris

On a souvent besoin d’un plus petit que soi…                 et on a grand plaisir à revisiter ses classiques !

Cet album reprend la célèbre fable d’Esope, et la situe dans le parc africain du Serengeti, en Tanzanie. Seuls quelques cris d’animaux soulignent les superbes illustrations, elles-mêmes très expressives, réalisées à l’aquarelle et rehaussées de quelques traits de crayon. Les enfants, qu’ils connaissent ou pas cette fable, la reconstituent aisément à partir des images, qui les fascinent !

Le lion et la souris

Une note de l’auteur donne son interprétation du texte et explique ses choix d’illustrateur. La dernière page et la jaquette permettent au lecteur de retrouver les trois versions, celle d’Esope, celle de Phèdre et celle de La Fontaine…

Le lion et la souris
Jerry Pinkney
Le Genevrier, août 2012, 17€

18:24 Publié dans Livres jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : album, fable

Quand j'étais cagibi

Amy est devenue « cagibi » un vendredi où personne ne l’écoutait : elle est allée s’enfermer dans le cagibi pour bouder, en espérant qu’on viendrait la supplier de sortir… mais ses parents ont continué leurs activités sans trop s’inquiéter de ce caprice. Alors elle a décidé d’y rester indéfiniment, s’occupant comme elle peut, se nourissant de sauce bolognaise et autres conserves. Pour une fois, elle est soutenue par sa grande sœur.

Le roman, au ton très juste, relate avec humour ses humeurs fluctuantes, son imagination, son interprétation des bruits de la famille qui parviennent jusqu’à elle. Les enfants de CM1 ont été captivés par cette histoire, pourtant dépourvue d’action (et peut-être longue d’un chapitre de trop ?). L’identification au personnage principal est facile, et la chute a beaucoup plu !

Quand j'étais cagibi.gifQuand j’étais cagibi
Hélène Gaudy

illustrations d’Emilie Harel

Le Rouergue, collection Zig zag

février 2013, 7€

04/03/2013

Wonder

wonder.gifSouffrant d'une malheureuse combinaison génétique rare, August est né avec un visage difforme, et garde une tête  de monstre malgré de nombreuses opérations. Jusqu'ici, sa santé ne lui a jamais permis d'être scolarisé, mais cette année il rentre en sixième, dans un établissement privé où l'équipe enseignante est très attentive.

August est intelligent, courageux,  extrêmement sensible au regard des autres mais sans auto-apitoiement, et il a besoin d'amitié. Son  entourage proche, très affectueux, lui a permis de s'épanouir : une mère protectrice, un père plein d'humour, et Via, une grande sœur qui a toujours donné la priorité aux besoins d'August. Mais il temps de se confronter à un cercle plus large.


Récit touchant et positif d'une adaptation au collège et à la "vraie vie", le roman fait alterner son point de vue et celui de son entourage : famille, copains, professeurs. La différence d'apparence d'August est difficile à surmonter pour tous, et bouleverse l'ensemble du collège, soulevant des sentiments ambivalents chez de nombreux camarades.

 

Wonder

R.J. Palacio

Pocket jeunesse, 2013, 409 p., 17.90 €

Traduit de l'américain Wonder par Juliette Lê

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

leon confessions d'un orphelin.gifFin 1746, Dieudonné –dit Léon- est abandonné à la naissance dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, et envoyé en nourrice dans le Morvan avec une dizaine d'autres nouveau-nés. Il ne doit sa survie qu'à l'affection de Méline, la fille aînée de la nourrice. Faisant preuve d'une détermination extrême, il réussit à apprendre à lire, puis rejoint la capitale, où il assure sa subsistance tant bien que mal,   jusqu'à accéder à une vraie profession. Il peut alors enquêter sur ses origines.

 

Roman historique très fluide, agréable à lire, abordant de nombreux thèmes : le sort des orphelins à l'époque des lumières, la vie à Paris dans les quartiers populaires, l'importance de l'amour (ou de son absence),  et le pouvoir de l'écrit. S'inspirant de lettres de 1761, l'auteur dresse en creux le portrait d'un homme totalement en opposition avec ses préceptes : philosophe et écrivain, auteur d'un manuel d'éducation des enfants révolutionnaire  à son époque, il a pourtant fait déposer ses cinq enfants dès leur naissance aux enfants trouvés !

 

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

Kathleen Vereecken

Bayard (Millezime), 2012, 361 p., 12.50 €