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30/06/2013

Vacances d'été

La bibliothèque sera fermée

du 5 au 25 août 2013.

Le reste de l'été, les horaires de vacances scolaires s'appliquent :

ouverture le mardi 9h30-12h et 16h30-18h30, mercredi 9h30-12h et 15h-18h30, samedi 9h30-12h.

Bon été à tous !

Lire en vacances.jpg

 

15:29 Publié dans Vie de la bibli | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vacances

19/06/2013

L'ombre douce

Vers la fin de la guerre d’Indochine (1954) à Hanoï, Mai fait partie des jeunes filles annamites que les religieuses envoient aider les infirmières à l’hôpital Lanessan. C’est là qu’elle rencontre Yann, soldat originaire de Belle-Île, engagé dans l’armée dans « l’espoir de voir autre chose, des pays et des gens inconnus. »

 

« La première chose qu’il se rappelait lui avoir demandée, c’était ce que voulait dire son nom, une question stupide, elle avait dit – Mai, c’est pour Hoàng Mai, la fleur jaune d’abricotier. A l’époque du Nouvel An, les Annamites en coupaient des branches pleines de bourgeons pour les faire éclore dans leur maison, présage de bonheur toute l’année. »

 

Très vite, les journées des jeunes gens tournent autour de la visite à l’hôpital de Mai, qui tente de garder le soldat loin du front aussi longtemps que possible :

« Il fallut un certain temps à Yann pour se rendre compte que son bandage était bien plus large que nécessaire, que la solution désinfectante était appliquée avec peu d’économie et que les visites de la jeune fille devaient être attribuées autant à la gravité de la blessure qu’il avait reçue qu’à celle qu’il avait faite dans son cœur ».

 

Mais ces heures suspendues, sous le regard bienveillant du Père Portier,  n’ont qu’un temps. Mai est confrontée au choix de sa famille d’un époux pour elle, puis Yann est renvoyé dans son bataillon à Diên Biên Phu…

 

Ce roman court, à l’écriture sobre, est entrecoupée par quelques poèmes

Vienne le vert été

-Ne soyons

pas séparés

 

Joie si douce

de l’aurore

-son regard clair

 

Tes mains

couleur de miel

et du soleil mourant

 

Transperce

jonquille claire –

l’âme de la beauté

 

vietnam

L’ombre douce

Hoai Huong Nguyen

Ed. V. Hamy, janvier 2013, 155 p., 15 €

18/06/2013

Indigo

Indigo comme la couleur du ciel avant l’orage…

Un festival culturel attire en Inde quelques intellectuels français pendant une semaine. Leur découverte de l’Inde reste très superficielle, ce qui ne surprend pas puisqu’ils évoluent dans un milieu très protégé. Ils voyagent dans une Inde tendue (après les attentats de Bombay) où les quartiers pour touristes se trouvent sous haute surveillance et où pourtant tout peut arriver.

 

Les attirances et les rejets, physiques ou intellectuels, sont exacerbés par la chaleur, et la responsable de l’Alliance Française a bien du mal à  organiser ses débats et ses rencontres culturelles !

 

Les personnages, même le brillant Roland, ont tous leurs faiblesses, dévoilées avec tendresse par l’auteur. Cette semaine « différente »,  ainsi que les rencontres inattendues qu’elle procure,  va leur permettre de porter un regard différent sur leur vie.

 

indeIndigo

Catherine Cusset

Gallimard, 2012, 307 p., 19,90 €

13:29 Publié dans critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, roman

17/06/2013

Le plus petit baiser jamais recensé

Histoire d'amour à la Boris Vian -en plus positif- entre un inventeur-dépressif et une femme invisible.

Laissé bien mal en point après l'explosion d'une bombe d'amour (traduire : la séparation brutale décidée unilatéralement par sa compagne), le narrateur, "homme-grenier" qui garde tout, a la peau à l'intérieur de son cerveau constellée de bleus qui ne s'effacent jamais". Alors qu'il commence tout juste à se rétablir, il embrasse une jeune et jolie brunette si timide que le moindre baiser la fait disparaître !

 

Commence alors une quête originale pour la retrouver, avec les conseils d'un vieux détective expert en pêche à la sirène, et d'Elvis, son perroquet pisteur-charmeur. Les talents d'inventeur de notre narrateur se révèlent bien utiles pour transmettre au perroquet le peu d'indices dont il dispose : le doux son de sa respiration légèrement asthmatique, et le goût de son baiser à l'ADN gourmand.

 

Ce court roman est délicieux, plein de trouvailles à déguster avec délectation. Il regorge d'inventivité et de vocabulaire original, absurde ou poétique. Comme dans La mécanique du cœur, l'auteur s'intéresse aux ressorts de l'amour et utilise des images pleines de légèreté pour exprimer des sentiments plus profonds.

En prime, la recette du chocolat au plus petit baiser jamais recensé et un livret de "sparadramours", poésies décalées érotico-charmeuses.

 

Chanteur du groupe de rock français Dionysos, Mathias Malzieu mène de front carrière littéraire et musicale.

 

roman d'amourLe plus petit baiser jamais recensé

Mathias Malzieu

Flammarion, 2013, 157 p., 17.50 €

11/06/2013

Quand Dieu était un lapin

roman,souvenirs d'enfanceLa narratrice, Eleanor, dite Elly, née en Angleterre en 1968, égrène ses souvenirs. Elle est surtout tournée vers son enfance, entourée de parents parfois distraits, mais affectueux et droits, et Joe, son frère, très protecteur. Elly n'a pas tellement d'amis, si ce n'est son lapin, modestement nommé Dieu, et l'originale Jenny Penny, qui est capable d'arriver des heures en retard "à cause de ses cheveux" et diffuse toujours une vague odeur de chips.

 

Une tante gaie et gay, un locataire dandy vieillissant et son excentrique amie Ginger forment le second cercle de cette famille soudée. Comme Jenny Penny, Charlie, le très cher ami de Joe, apparaît et disparaît selon les circonstances, mais fait parfois  cruellement défaut quand on aurait besoin de lui.

 

Tous ces souvenirs semblent  juxtaposés, en tranches de vie  tantôt anecdotiques, tantôt intenses, souvent touchantes. Cependant, j'ai regretté un certain manque de construction, qui donnerait un sens au roman. Ou bien la vie n'est-elle que cela : une succession de moments plus ou moins heureux ou dramatiques… ?

 

Coup de cœur de Marjolaine. Pour moi, c'est un roman doux-amer, qui laisse un goût nostalgique. Aline

 

Quand Dieu était un lapin

Sarah Winman

Flammarion, avril 2013, 363 p., 19.90 €

Traduit de l'anglais "When God was a rabbit" par Mathilde Bouhon

04/06/2013

résultats du prix Mes-Sou-Thu

La proclamation des résultats du prix Mes-Sou-Thu a réuni une soixantaine de lecteurs à la médiathèque de Thurins.

prix des lecteurs

 Le résultat global du prix des 3 villages concordait avec les choix des lecteurs de Soucieu :

 

prix des lecteursROMAN

Le dernier lapon

Olivier Truc

éd. Métailié

 

prix des lecteursBANDE DESSINEE

Batchalo

Michaël Le Galli et Arnaud Bétend

éd. Delcourt

 

 

 

 

 

Une discussion animée a suivi, sur les qualités des livres choisis... ou ce que nous n'avons pas aimé dans cette sélection, qui était volontairement variée, avec des livres faisant débat.

 

 

prix des lecteurs

 

Mention toute spéciale pour le roman La nuit tombée, d’Antoine Choplin, coup de cœur affirmé de plusieurs lecteurs, et n°1 à Messimy.

Ce qu'il advint du sauvage blanc

roman,australieAu milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, matelot sur la goélette Saint-Paul, s'éloigne un peu trop du groupe de marins parti à la recherche d'eau potable, et est abandonné sur une plage déserte d'Australie. Vingt ans plus tard, il est découvert par des marins anglais, et ramené de force à Sydney. Nu, tatoué, il a totalement perdu les usages "civilisés" et ne parle plus que la langue des "sauvages".

Octave de Vallombrun, riche correspondant de la Société française de Géographie, le recueille et se passionne pour ce sujet d'étude scientifique : un sauvage blanc.

 

Les chapitres alternent régulièrement entre l'histoire de Narcisse et les rapports envoyés par  Vallombrun au président de la Société de Géographie, 20 ans après.

 

Le lecteur apprend comment Narcisse a été abandonné sur la plage, désespéré et totalement démuni, puis comment il a survécu en intégrant –bien malgré lui-  une tribu d'aborigènes qui le recueille comme un enfant.

 

Parallèlement, Vallombreuse relate son retour forcé à la civilisation.  Totalement accoutumé à la vie sauvage de sa tribu, il a oublié jusqu'à son nom français. Il est maintenant Amglo, et ne comprend pas les usages auxquels on veut le contraindre : vêtements, pudeur, etc. Vallombreuse lui réapprend le français, et s'intéresse à sa vie dans la tribu, espérant en tirer un traité scientifique instructif. Cependant malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à lui extirper de renseignements sur sa vie "sauvage".  Refus de la part du matelot, ou impossibilité de faire coexister en lui Narcisse et Amglo ? Le lecteur a la sensation que  Narcisse est déchiré entre deux mondes si différents qu'ils ne sont pas compatibles, ni même concevables l'un pour l'autre.

 

L'auteur a su rendre toute la bonne volonté de Vallombreuse, qui  parfois semble à deux doigts de comprendre vraiment Narcisse, mais son éducation et les pressions extérieures l'empêchent d'admettre ce que le lecteur d'aujourd'hui pressent.

A part l'impératrice -dotée de toutes les vertus- la société, étriquée,juchée sur ses certitudes, et cherchant surtout à satisfaire ses propres intérêts, ne comprend absolument pas la quête de Vallombreuse, ni le "cas" de Narcisse !

 

Ce roman d'aventures, robinsonnade doublée d'une approche ethnographique et psychologique intéressante, est inspiré d'une histoire vraie. C'est aussi un grand plaisir de lecture.

 

Ce qu'il advint du sauvage blanc

François Garde

Gallimard, février 2012, 21.50 €

Prix Goncourt du 1er roman

01/06/2013

La 5e vague

roman,science-fictionRécit d'une irrésistible et cruelle invasion d'extraterrestres.

Le problème, c'est que ces extraterrestres ont pris le temps d'observer les humains et savent où et comment frapper.

 

Cassiopée, l'une des dernières survivantes, raconte l'invasion, vague par vague :

-          la première vague, une impulsion magnétique, a stoppé définitivement tout appareil mécanique, électrique ou électronique, causant de multiples accidents et mettant un terme aux communications ;

-          la deuxième vague a fait trembler la terre, causant une immense déferlante et faisant disparaître toutes les villes côtières ;

-          la troisième vague a répandu un terrible virus mortel, la Peste Rouge, exterminant la plupart des humains restant ;

-          la quatrième vague est celle des silencieux. Les humains éparpillés tentent de survivre, tant bien que mal, ou se regroupent en guérillas.

Cassie, elle-même,  vit cachée dans la forêt après avoir perdu tous les membres de sa famille. Sa seule raison de se battre est la promesse qu'elle a faite à son petit frère Sammy de le retrouver. Survivre, c'est tuer ou être tuer, ne faire confiance à personne car les aliens, les Autres, ont pris une apparence humaine !

 

Le narrateur varie. Selon les chapitres, nous suivons les aventures de Cassie, d'Evan, ou des enfants soldats,  Zombie, Ringer, Nuggets et les autres… entraînés  à tuer dans un camp militaire… qui tient aussi du camp d'extermination.

Malgré la cruauté des situations, le lecteur suit avec avidité les aventures des jeunes héros, les rebondissements, trahisons… et histoires d'amour ! L'écriture est efficace, imagée. Le récit est facile à suivre malgré les nombreux flashbacks.

 

Moi qui prévoyais de m'ennuyer avec un livre "déjà vu", j'ai vite changé d'avis : c'est  un très bon roman haletant de SF pour jeunes adultes, annoncé comme une trilogie (tome 2 à paraître en mai 2014).

 

La 5e vague

Rick Yancey, R. Laffont (collection R), 2013, 18.50 €

Traduit de l'américain The fith wave par Francine Deroyan