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22/10/2013

Festival de la Bulle d'Or : le Off

Programme en marge de la Bulle d’Or

Bibliothèque Eclats de Lire

à Soucieu en Jarrest

 

bande dessinéeExposition

Techniques du 9ème art

du 2 au 30 novembre 2013

 

Cette expo originale, créée par On a marché sur la Bulle, passe en revue l’ensemble du processus de fabrication d’un album de bande dessinée : du travail du scénariste à la mise en couleur en passant par les codes et les spécificités techniques.

 

 

Atelier de dessin BD

Animé par l’illustratrice Karinka

mercredi 6 novembre de 15h à 17h

pour les enfants >8 ans

gratuit, sur réservation (04 72 31 15 53)

 bande dessinéebande dessinée

 

 

 

de 17h à 18h30,

Karinka restera à disposition du public

 pour discussion, vente, autographes…

Karinka est l’auteur des séries :

« Moi Chloé, génie en herbe » et « Zone 51 »

publiées à La Fourmilière BD (Lyon)

 

 

La bande dessinée, un phénomène mondial

conférence-rencontre avec Laurent Mélikian,

critique de Bandes Dessinées

samedi 9 novembre de 10h30 à midi

entrée libre

 

 Dès qu'il sait dessiner, l'homme utilise une succession d'images pour se raconter. Aujourd'hui encore, chaque culture possède sa propre forme de bande dessinée. De l'Asie à l'Amérique latine en passant par l'Europe du Nord, les petits Mickeys sont des acteurs du grand monde. Se jouant des frontières, ils se nourrissent et enrichissent les courants d'imaginaire autour du globe.

Voyage sur une planète en cases et bulles.

 

 

Voir le programme  complet de la Bulle d’Or 2013

21/10/2013

Nouvelles

La nouvelle est un récit court, en prose. Cependant, plus que sa longueur, c'est davantage la concision et l'efficacité de son écriture qui la caractérisent. Souvent l'intrigue est assez simple mais construite de façon à ménager un effet de surprise au dénouement : la chute.

 

Nous avons tous en mémoire de savoureuses nouvelles de Maupassant, comme Boule de Suif ou Aux champs.

Néanmoins, pour la plupart, nous ne sommes pas des lecteurs de nouvelles. C'est donc une découverte, ou une redécouverte. Voici les titres présentés :

 

Les oliviers du Négus, Laurent Gaudé

Récit de la mort d'un Sicilien, ancien de la guerre d'Ethiopie, tellement pénible qu'il avait été surnommé le Négus, et mis au ban du village.

 

Un thé sur la montagne, Paul Bowles

Le thé revient dans chaque nouvelle, quel que soit le pays où elle se situe. On est tout de suite dans une ambiance.

 

Escales, Mouloud Mammeri

Nouvelles parues de" 1953 à 1989 dans les journaux, écrites dans une langue recherchée, presque démodée.

Ameur des Arcades : un gamin des rues algérien débrouillard est plus ou moins adopté par des Européens, mais il y a incommunicabilité entre leurs deux cultures. Entre le besoin de liberté d'Ameur et la rigueur et la discipline attendues de lui.

Ténéré atavique : emprise du désert.

La meute (1976) : métaphore sur la guerre d'Algérie.

 

Le livre de la vie, Stuart Nadler

Des conflits familiaux, des personnages aux prises avec leur culpabilité. Très américain.

 

Le ramadan de la parole, Jeanne Benameur

Chaque nouvelle, dans un contexte différent, présente une jeune fille, en révolte ou en résistance, qui s'adresse à sa mère.

 

Tous mes amis, Marie Ndaye

Nouvelles prenantes, avec des renversements, dus aux confrontations entre les personnages : les relations entre eux déplacent le point de vue, qu'il s'agisse d'un professeur qui emploie une ancienne élève comme bonne, d'anciennes Claudettes qui se retrouvent après 30 ans, ou de jeunes hommes vendus à des femmes plus âgées…

 

Le tapis du salon, Annie Saumont

Nouvelles de 4 pages, reflets de la société américaine. L'écriture est très particulière, sans ponctuation.

 

Il ne fait jamais noir en ville, Marie-Sabine Roger

10 nouvelles aux personnages attachants, souvent des femmes, étudiées au travers des relations qu'elles ont avec leur entourage.

 

Saules aveugles, femme endormie, Haruki Murakami

Des histoires où surgit l'étrange qui transfigure la banalité de l'existence… ou sa tristesse.

 

Silhouettes, Jean-Claude Mourlevat

10 nouvelles fortes et cruelles, à l'écriture fluide (collection Gallimard pour ados, Scripto). Malgré leurs bonnes intentions, les personnages se font tromper ou exploiter, comme cette femme tellement heureuse d'être  engagée comme "silhouette" pour un film...

 

Ça me file le bourdon, Hervé Giraud

Nouvelles mettant en scène des ados, pour les ados.

 

En dehors des nouvelles, nous évoquons quelques romans récents qui nous ont plu :

La confrérie des moines volants, Metin Arditi

Chaque jour, chaque heure, Natasa Dragnic

Partage, Gwenhaëlle Aubry

Bent road, Lory Roy

Le peigne de Cléopâtre, Maria Ernestam

Palladium, Boris Razon

Kinderzimmer, Valentine Goby

Le jardin de l'aveugle, Nadeem Aslam

La garçonnière, Hélène Crémillon

15/10/2013

Camus, cet étranger

Lecture spectacle

Albert Camus : sa vie, son œuvre

par la Compagnie de théâtre Les Deux Masques

 

Albert Camus.jpg

 

 vendredi 18 octobre à 20h30

Bibliothèque Eclats de Lire

Soucieu-en-Jarrest

 

Retour sur la vie et l’œuvre d’Albert Camus (1913-1960), à l’occasion du centenaire de la naissance de cet auteur majeur du 20e siècle.

 

Entrée gratuite

Spectacle offert par la Cie des Deux Masques (Brindas)

Verre de l’amitié offert par la bibliothèque

 

19:00 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2013

Le cercle des confidentes

roman historiqueCe roman historique a pour cadre la cour de Gloriana, Sa Très Céleste Majesté la Reine Elisabeth d'Angleterre, au début de son règne, en 1557.

Meg la pickpocket possède deux talents particuliers, développés pendant sa jeunesse, passée sur les routes avec la troupe de la Rose d'Or : ses doigts agiles de chapardeuse, et une mémoire parfaite de tout ce qu'elle entend. Repérée par les maîtres espions d'Elisabeth 1ère, elle est forcée d'intégrer le petit groupe d'élite des "confidentes" de la Reine, cinq jeunes filles dont les dons sont utilisés pour espionner et intriguer au bénéfice de la Couronne.

Les hypocrites sont nombreux à la cour de Windsor, et les manigances vont bon train ; certains complotent pour ébranler le règne de la très jeune reine, ou la forcer à se marier selon leurs intérêts ; une de ses espionnes a même été assassinée. Les diplomates espagnols semblent particulièrement louches, mais ils ne sont pas les seuls !

 

En raison de son vocabulaire relevé, et d'une mise en place de l'intrigue assez complexe, ce roman ne sera sans doute pas apprécié avant 14-15 ans. Mais c'est aussi ce qui fait son intérêt. Un peu de romance fera rêver les jeunes filles, mais malgré les charmes d'un bel hidalgo ténébreux, Meg est une personne indépendante, résolument déterminée à garder sa liberté !

L'auteur prévoit 5 tomes, un par "confidente". Le tome 2, Béatrice (belle aristocrate séduisante et manipulatrice) devrait paraître en été 2014, puis suivront Violet (augure aux rêves prémonitoires), Jane (fine lame), et Anna (timide érudite, spécialiste en logique et codes).

 

Le cercle des confidentes, tome 1 Lady Megan

Jennifer McGowan

Milan (Macadam), sept 2013, 429 p., 15.20€

Traduit de l'américain Maid of secrets par Marie Cambolieu

Danse noire... trop sophistiquée...

danse noire.gifTrop d’effets spéciaux, trop d’intimité et trop de pathos dans ce récit à la deuxième personne du singulier qui produit l’effet inverse … L’abondance tue la justesse et paradoxalement ce parti pris du cinéma tue jusqu’au mouvement… voire suscite le détachement du lecteur.

Seule la métaphore de la danse en filigrane du roman m’a semblé en revanche lui donner sa cohérence. Nancy Huston tenait pourtant sa trame, ses personnages, une histoire aussi solide que dans son  roman « Lignes de failles » sauf … sauf qu’on ne fait jamais deux fois le même parcours ! Entre ces deux romans l’écrivain n’aurait-t-il pas pris trop d’assurance ? N’est-ce pas ce manque d’humilité qui lui fait préjuger de la persévérance du lecteur ?…. Au point de penser que le lecteur non anglophone (ça existe ?!) supportera sur les deux tiers du récit la lecture de minuscules notes en bas de pages ou la traduction dans le texte du parler de l’époque….

Bien sûr, l’écriture ne fait pas défaut, on parcourt une petite dizaine de  belles pages (ça aide à tenir l'effort..!) Pour ma part, j’ai refermé le livre avec au final l’impression d’une sophistication… complètement inefficace. 

Sylvie

 

L'avis de Maryvonne, qui lit l'anglais dans le texte : c'est compliqué, je n'ai pas adhéré.

 

Danse noire

Nancy Huston

Actes Sud (domaine français), août 2013, 347 p., 21€

10/10/2013

Trois grands fauves

Trois grands fauves.gifBien que les grands fauves soient Danton, Victor Hugo et Churchill, il ne s’agit pas ici d’un livre d’histoire. L’auteur choisit des moments qu’il considère comme fondateurs  ou centraux  dans la vie de ces grands hommes. A partir d’une réalité historique parfois anecdotique  (cf. séances de spiritisme dans la famille Hugo !) et le plus souvent évoquée par touches furtives, il construit une fiction  en leur prêtant des sentiments, des pensées, des  réflexions  qui leur confèrent une épaisseur humaine – le tout dans une langue  parfois superbe.

C’est une écriture qui a du souffle, foisonnante, généreuse, traversée par la passion des mots qui entraîne le lecteur plus avant . On y découvre  trois personnalités qui dévorent la vie et sur lesquels la mort semble ne pas avoir d’emprise.

Ginette (voir aussi critique de Sylvie)

Trois grands fauves

Hugo Boris

Belfond, août 2013, 201 p., 18€

06/10/2013

Le bruit de tes pas

roman étranger, Italie, amitié, amour, drogue"La Forteresse" est  une banlieue italienne sordide, toute d'immeubles et de béton, peuplée majoritairement de famille pauvres, de squatteurs, de chômeurs, de dealers,... Fils d'une brute alcoolique, Alfredo se réfugie dans l'appartement du dessous chaque fois que son père le bat, et grandit quasiment dans la famille de Béatrice. Tous deux sont inséparables, au point qu'on les a surnommés  les Jumeaux.

 

Leur relation, maladroite et sauvage dans l'enfance, devient exclusive et agressive à l'adolescence, lorsque leurs aspirations commencent à diverger. C'est dramatique de les voir se déchirer, malgré leur attachement, alors que le milieu dans lequel ils vivent se charge déjà de les détruire :

 

"Quand on avait entre seize et trente ans et qu'on vivait à la Forteresse, les probabilités d'être tué étaient plus élevées que la moyenne nationale. On le savait tous : on courait un risque pour le simple fait d'être nés au mauvais endroit.

Mais Alfredo et moi pensions que rien ne nous arriverait. A l'âge de dix-huit ans, nous imaginions que nous allions vivre éternellement.

Puis la Forteresse qui s'était d'abord montrée clémente décida qu'il y aurait pour nous aussi un prix à payer."

 

Un récit âpre et touchant, où l'amitié et l'amour ne suffisent pas toujours à la rédemption. L'histoire n'est pas particulièrement originale, mais les personnages lui donnent une grande force.

 

Le bruit de tes pas

Valentina D'Urbano

Editions P. Rey, sept. 3013, 237 p., 19€

Premier roman, traduit de l'italien "Il rumore dei tuoi passi" par Nathalie Bauer

 

04/10/2013

Une part de ciel

part de ciel.gifUn peu de tendresse dans la France des précaires et des cabossés...

 

Alors quelle est cette "Part de Ciel "décrite par Claudie Gallay?

Un état de grâce qui surgit des ornières du chemin... et elles sont nombreuses dans la France des précaires et des cabossés!

On est en Vanoise, dans un décor de nature grandiose certes, mais le décor est celui de la France pauvre: une caravane encombrée et son chauffage d'appoint mal réglé.  Claudie Gallay nous décrit un village de Vanoise en sursis : on se prend à vivre au rythme de son café ou derrière les bottes crottées d'une baronne atypique,  patronne des  galeux à quatre pattes;  on boit le thé insipide du vieil épicier lucide et  attentionné ; on compatit  avec le garde forestier qui essaie de tout concilier... Y compris  une  épouse désabusée  qui rêve de vacances au soleil ... C'est bien là une famille à la manière de Claudie Gallay. Avec ses proscrits, ses coups de gueule, son noël et ses paillettes… !

De l’amour aussi… qui surgit dans des moments  de grâce :  cette "part de ciel "  contenue dans le titre.   Elle   revient indiscutablement à Marius et au beau personnage de la Môme (portrait  délicat d’une ado de 18 ans). 

Autant le précédent roman sur Avignon m'avait semblé ...glauque, autant ce dernier roman laisse quelques traces lumineuses une fois refermé...

 

Claudie Gallay sera présente le vendredi 11 octobre à partir de 18h à la librairie de Brignais, à l'occasion de l'anniversaire de Murmure des Mots.

Sylvie

Une part de ciel

Claudie Gallay

Actes Sud, 2013, 384 p., 22€

20:05 Publié dans critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman

Le quatrième mur

roman,liban,théâtreD’abord une histoire d’amitié, entre Samuel Akounis, réfugié politique grec qui a été torturé pour son opposition au régime de Papadopoulos, et Georges, le narrateur, activiste de gauche dans les années 1970. Une amitié faite d’admiration, de partage des valeurs de gauche et humanitaires, de camaraderie, et enrichie par un amour commun du théâtre. Tous deux sont metteurs en scène.

 

Le livre prend son tournant vers la tragédie lorsque Samuel, trop malade, demande à Georges de le remplacer pour mener à bien le projet de sa vie : « monter l’Antigone de Jean Anouilh à Beyrouth. Voler deux heures à la guerre, en prélevant dans chaque camp un fils ou un fille pour en faire des acteurs. Puis rassembler ces ennemis sur une scène… »

Geste de paix, de bonne volonté, goutte d’eau dans la mer…

 

Et Georges a dit oui. Il est allé  à Beyrouth, en 1982, au cœur de la guerre civile libanaise, et en particulier au moment du massacre de Sabra et Chatila.

 

Un livre coup de poing, qui rappelle l’époque de la guerre du Liban, un peu oubliée chez nous, mais qui a dû laisser de terribles traces chez ceux qui l’ont vécue. L’auteur ne prend pas position par rapport aux différentes factions, Georges se fait des amis, presque des frères, dans tous les « camps ». Ce récit tragique, mais pas voyeuriste, provoque un élan de compassion pour ce pays martyrisé où tous les partis semblent victimes et bourreaux. Il donne envie de se documenter sur le Liban, et de relire l’Antigone d’Anouilh.

 

L'auteur semble s'intéresser particulièrement aux guerres civiles, et aux combats de gauche. Il nous avait déjà persuadés avec son roman retour à Killybegs, situé, lui du côté des conflits en Irlande.

 

Le quatrième mur

Sorj Chalandon

Grasset, août 2013, 325 p., 19€

Du même auteur, lire aussi Retour à Killybegs,

01/10/2013

Lecture spectacle

PASSANTES

 

Lecture musicale

4 octobre 2013 à 20h

Bibliothèque de Soucieu

passantes.JPG

par la compagnie des Vieux singes

Tiphaine Rabaud-Fournier offre de courts récits, portraits de femmes extraits de "Couples, passants" de Botho Strauss (prix Büchner).

La lecture est accompagnée des créations musicales de Laure Berbon, à la flûte traversière.

Gratuit, avec le soutien du Département du Rhône

19:30 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : spectacle