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02/12/2013

Trois grands fauves

Trois grands fauves, Hugo BORIS
Trois histoires  intimes et universelles : on en sort grandi !
Qu'est ce qui fait un destin?  L'expérience initiale de la mort, le désir de vivre et  le désir...  tout court.

Le talent de l'auteur (33 ans) lui  permet d'éviter l'ornière de l'étude psychologique réductrice.  Hugo moribond  à sa naissance, Danton enfant défiguré par un taureau ou le très jeune Churchill miraculé d'une attaque sanglante construiront leur destin sur ces expériences extrêmes. On se plonge avec régal dans trois scènes fortes, tranches de vie singulières et foisonnantes de détails qui font office de biographie. 

Entre ombre et lumière, l'auteur choisit parfois la face cachée, ne nous surprend guère en décrivant Hugo, géant d'humanisme et littérature, incorrigible coureur de jupons... Si ce n'est que l'art du portrait se savoure :  "Chambrières, cuisinières aux grands pieds,  il sait les mots qu'il faut pour les faire se déshabiller ces couturières maigrillottes, lavandières aux mains rouges... ces domestiques qui ont cru qu'il les appelait pour laver le parquet de sa chambre... "  (Voilà qui n'est pas sans rappeler quelque épisode médiatique récent..? Avec moins de façons). Cassant avec son fils, inconsolable et génial grand-père, Victor Hugo est la figure la plus controversée, magnifiquement décrit. Danton est immortalisé dans une superbe scène, attendant son tour (il fut le 15ème ce jour là) sous  la guillotine.

En quelques lignes, l'auteur a su nous rendre proches ces trois héros, décrire leurs doutes, leurs misères... sans rien ôter de leur panache. Ils en sortent grandis... et nous aussi !

Sylvie (voir aussi critique de Ginette)

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