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27/01/2015

Les voleurs de Carthage

Voleurs de Carthage (Les)Voleurs de Carthage (Les) 

Les voleurs de Carthage, tomes 1 et 2

Appollo et Tanquerelle

Dargaud, octobre 2014, 13.99 €

Un Gaulois et un Numide quel drôle de tandem ! C’est pourtant celui qui va rythmer cette série burlesque composée de deux tomes. Nous sommes plongés, ici, au cœur de la grande ville de Carthage au bord du gouffre (les Romains sont prêts à lancer l’assaut).

Dans le premier tome, Horodamus et Berkan sortent des griffes des Romains une jeune fille, Tara, issue d’une grande famille de voleurs d’Utique. Maintenant seule (le reste de la troupe s’étant fait décimer), elle s’associe à nos deux idiots pour leur proposer l’affaire du siècle : voler l’or et piller le temple de Carthage. Mais inclure ces deux énergumènes dans cette aventure ne semble pas être forcément une bonne idée.

Dans le deuxième tome l’histoire se précise et les rouages pour le pillage sont mis en place. L’équipe s’est maintenant agrandie de deux autres personnages tout aussi hauts en couleurs : un prêtre et un soldat. Entre l’avancée des Romains dans Carthage et le peu de professionnalisme de l’équipe, le casse semble commencer avec beaucoup de difficultés. C’est ce qui fera l’humour de ce deuxième et dernier tome.

Appollo et Tanquerelle nous offrent ici un péplum tout en humour et en situations burlesques toutefois avec un fond sérieux (la guerre et la destruction de Carthage). Les illustrations naïves et enfantines renforcent le côté comique. On s’attache aux personnages : à ce Gaulois complètement rustre qui ne pense qu’à embrasser et abuser de la belle Tara et à ce Numide qui se croit supérieur intellectuellement à son ami. Le fond historique de cette bande dessinée reste sérieux et véridique. Un intérêt supplémentaire à ce diptyque.

Riche en aventures et en rebondissements cette histoire nous offre un très bon moment de détente à savourer en ce moment au chaud sous sa couette. 

Voir ici le commentaire d'Ismène

Céline 

16/01/2015

Atelier d'écriture pour les enfants

 

atelier d'écriture

Mercredi 4 Février

de 15h à 17h     

 

"Cher… "

 

Atelier d’écriture

pour les enfants à partir de 8 ans

dans le cadre de l'exposition

"Promis-juré, on s'écrira..."

 atelier d'écriture

 SUR INSCRIPTION

12/01/2015

Bouillon BD - roman graphique

Les noix, c'est de saison. Alors nous les dégustons sous forme de gâteau, de tarte,... en présentant les dernières bandes dessinées lues. Pour certains, la lecture de BD est un effort, pour d'autres un grand plaisir ! Voici celles que nous avons aimées :

 

bande dessinéebande dessinéeLes vieux fourneaux

Wilfrid LUPANO, ill Paul CAUUET, Dargaud, 2014, 11.99 €

Tome 1, Ceux qui restent         Tome 2, Bonny and Pierrot

Mimile, Pierrot et Antoine sont de vieux amis forts en caractère. Maintenant qu’ils sont à la retraite, nos trois septuagénaires ont les moyens d’appliquer leurs anciens idéaux libertaires, et vivent plus ou moins en autarcie. Antoine, veuf, apprend que sa femme le trompait avec son patron. Et voilà nos trois vieux soixante-huitards partis pour un road-movie vers la Toscane… Beaucoup d’humour dans leurs aventures loufoques.

Lire aussi Ma révérence, de Lupano, qui a rencontré un grand succès l’an dernier au prix MES-SOU-THU.

 

bande dessinéeRiche : pourquoi pas toi ?

Marion MONTAIGNE, Michel et Monique PINCON, Dargaud, 2013, 133 p, 17.95 €

Philippe Brocolis, est l’heureux gagnant de la cagnotte du Loto. Avant, les choses étaient simples : pour Philippe, être riche, c'était – eh oui ! – avoir de l'argent ! Pourtant, après avoir reçu son gain, il s'aperçoit que ce n'est pas si simple à définir, la richesse.

Marion Montaigne s'appuie sur les écrits de deux authentiques sociologues « spécialistes des riches », pour raconter en scénettes humoristiques l’argent et les riches. Le titre du premier chapitre est déjà très évocateur : à partir de combien est-on riche ?

L’auteur n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle a déjà publié plusieurs bandes dessinées de vulgarisation scientifique, pleines d’humour. (cf. Tu mourras moins bête.)

 

bande dessinéeLydie

ZIDROU, Jordi LAFEBRE, Dargaud, 2010, 60 p, 14.99€

Dans l'impasse du bébé à moustaches, Camille, une jeune femme un peu simplette, accouche d'un bébé mort-né. Refusant de croire à sa mort, elle fait comme si la fillette était toujours là, et, contre toute attente, les habitants du  quartier jouent le jeu et la soutiennent  dans son déni. Année après année, tous donnent corps au petit fantôme… jusqu’à une fin surprenante.

C’est une histoire d’amour maternel insensé, tendre et pleine de poésie, mais aussi une histoire de solidarité, dans des décors des années 30 rendus avec délicatesse avec des tons sepia.

 

bande dessinéeCe n’est pas toi que j’attendais

Fabien TOULMé, Delcourt, (Encrage), 18.95 €

Fabien et sa femme attendent un deuxième enfant. Pendant la grossesse, le père ne cesse de s'inquiéter pour le bébé, et le jour de la naissance, il s'angoisse encore : quelque chose cloche chez Julia. Quand une trisomie est finalement dépistée, la vie de Fabien s'écroule. Avec une honnêteté sidérante, il raconte l'horreur, les crises de larmes, la panique, le rejet de sa petite fille qu’il n’arrive même pas à toucher.  Mais aussi le parcours médical, l’aide psychologique reçue, la rencontre avec ce bébé pas comme les autres et l'amour qui lui vient peu à peu.

bande dessinéeLe dessin, en noir et blanc + une couleur qui varie selon les chapitres, n’est pas « joli », mais il sert bien l’histoire, courageuse, et émouvante.

A rapprocher de la BD Le cœur enclume de Jérôme RUILLEZ sur le même sujet.

 

bande dessinéePaul au parc

Michel RABAGLIATI, La Pastèque (Montréal), 2011, 143 p, 21.40 €

Paul au Parc est le 7e album d'une série autobiographique commencée en 1999 (prix d’Angoulême). Les tomes peuvent se lire dans le désordre, ils présentent des tranches de vie d’une famille québécoise d’origine italienne dans les années 1970. Paul vit à Montréal avec ses parents et sa sœur sur le même palier que sa grand-mère et sa grand-tante, fort encombrantes. A 10 ans, il se passionne pour le métier d’auteur de bande dessinée, rêve de la jolie Hélène, et découvre le scoutisme. L’album, plein d’humour et de tendresse, baigne dans une douce nostalgie de l’enfance. En même temps il n’est pas aussi superficiel qu’il y parait : à partir d’anecdotes de la vie quotidienne, l’auteur aborde des sujets comme l'entrée dans l'adolescence, la naissance d’une vocation, les premiers émois amoureux, les relations familiales (Aline et sa belle-mère), l’amitié et la politique : Paul se préoccupe peu de la politique, mais la montée du FLQ (Front de Libération du Québec) ne peut pas être ignorée... Le dessin est assez dépouillé, en noir et blanc, mais la ligne est claire, les personnages et les situations expressifs.

 

bande dessinéeLes gardiens du Louvre

Jirô TANIGUSHI, Futuropolis/Louvre éditions, 2014, 20€

Un Japonais venu en France pour voir des toiles de maîtres, tombe malade et, incommodé par la foule, fait un malaise au Louvre. A partir de là, le récit bascule dans la dimension du rêve, où le narrateur est guidé par les esprits tutélaires du Louvre, et visite non seulement les œuvres, mais aussi les lieux où elles ont été peintes. De très belles pages sur la forêt de Corot, et le déménagement qui devait mettre à l’abri les œuvres du Louvre en 1939. On retrouve avec bonheur les dessins très soignés de Tanigushi dans cette déambulation intemporelle.

Une partie documentaire sur quelques peintres français et un Japonais complète la bande dessinée.

Dans cette collection « Musée du Louvre », voir aussi Le chien qui louche, d’Etienne Davodeau.

 

bande dessinéePiège nuptial

Christian de METTER, adapté de « Cul de Sac » de Douglas KENNEDY, Casterman, 128 p, 18 €

Nick, journaliste américain abordé par une autostoppeuse, se retrouve séquestré par la famille de celle-ci au fin fond du bush australien. Prisonnier de cette communauté fruste, violente et dégénérée, dépouillé de ses papiers et placé sous surveillance constante, il ne pense plus qu’à s’enfuir… Le dessin très sombre rend bien l’atmosphère malsaine et glauque du roman. Le récit présente des ellipses qui ont gêné notre lectrice peu habituée aux bandes dessinées.

L’auteur a adapté avec succès plusieurs romans noirs, dont Figurec et Shutter Island. Lire aussi Rouge comme la neige, superbe album où Christian de Metter est à la fois auteur et dessinateur.

 

bande dessinéeMort au tsar, tome 1 : le gouverneur

Fabien NURY, Thierry ROBIN, Dargaud, 2014, 57 p. 13.99 €

Moscou, 17 septembre 1904. Sur le parvis du palais du gouverneur général de Moscou, la foule manifeste, révoltée par la misère. Au balcon, le gouverneur Sergueï Alexandrovitch, oncle du jeune tsar Nicolas II,  lâche son mouchoir... donnant le signal pour les soldats de tirer dans la foule. Geste prémédité ou mouvement involontaire ? Le gouverneur semble sincèrement atterré par la haine de la foule, et tente de protéger sa famille des répercussions de son acte. Désormais, il le sait, il est la cible des révolutionnaires. Une fois de plus, le remarquable scénariste qu'est Fabien Nury (Il était une fois en France) présente un personnage ambivalent et s’inspire de l’Histoire pour écrire une fiction très réaliste. Son duo avec Thierry Robin (La mort de Staline) fonctionne avec efficacité, dans des scènes au découpage dynamique et efficace.

Un deuxième tome, présentera l’histoire vue par l’auteur de l’attentat contre Sergueï Alexandrovitch.

 

bande dessinéeLe soldat

Olivier JOUVRAY et EFA, Le Lombard, 2014, 72 p, 16.45€

Lors de la guerre de Sécession, Henry et Wilson, deux jeunes fermiers et amis d’enfance, s’engagent pour la gloire dans l’armée nordiste. Ils pensent revenir auprès de leurs proches rapidement en héros… Cette histoire reflète la dure réalité de la guerre, et surtout son absurdité. Il pourrait s’agir de n’importe quelle guerre ! Le côté psychologique est bien rendu : comment on motive les troupes, et comment chacun est ensuite confronté à la dure réalité du terrain. L’ennemi est diabolisé dans l’imaginaire d’Henry, qui voit les morts de la guerre sous forme de revenants, mais dans les faits, il se retrouve face à un jeune soldat qui lui ressemble.

 

Les profs

PICA, ERROC, Bamboo

Série d’humour, présentant de façon caricaturale mais assez juste les jeunes face aux profs, ou inversement : professeur feignant plein d’astuces pour ne pas assurer son cours, ras le bol en salle des profs, etc. Léger et amusant.

Autres bandes dessinées que nous avons aimées

bande dessinéebande dessinéebande dessinéebande dessinéebande dessinée 

bande dessinée

 

 

 

 

 

 

 

Chroniques Birmanes / Chroniques de Jérusalem, de Guy DELISLE

Les ignorants, récit d'une initiation croisée, d'Etienne DAVODEAU

Les damnés de Paris, de Michaël LE GALLI et Marie JAFFREDO

Couleur de peau : miel, de JUNG

Moi Chloé, génie en herbe, de KARINKA            

Quelques jours ensemble, ALCANTE et Fanny MONTGERMONT

09/01/2015

Troc de livres

En janvier, troque ce qu'il te plaît !

troc

 Du 6 au 31 janvier

salle d'animation de la bibliothèque

Déposez, prenez, échangez...

autant de livres que vous voulez !

Samedi 31 janvier à partir de 10h

"détourner les livres"

atelier pour tous : découpages, pliages, etc. à partir des livres

17:22 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

08/01/2015

Je suis Charlie

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Il y a les dessins qui mettent en rogne, ceux qui font marrer, ceux encore qui laissent indifférent. Chaque semaine Charlie Hebdo publie un peu de tout ça : du bon, du moins bon, de l’excellent et du scandaleux.

Face à l’inacceptable, l'équipe du salon du livre jeunesse a éprouvé le besoin de réagir, de faire corps, de se serrer les coudes. De faire appel à l'intelligence commune pour redire que le rire est un espace essentiel de liberté et que la fraternité est notre valeur fondamentale.

À la mémoire de celles et ceux qui sont morts ce mercredi 7 janvier 2015, une page a été ouverte à tous les illustrateurs et auteurs qui souhaitent partager leurs dessins et leurs paroles.

Pour ne laisser s’installer ni le silence, ni les peurs, ni la haine.

01/01/2015

Bouillon Australien

Autour d’une tisane et d’une bonne galette au sucre, nous évoquons nos lectures australiennes...

 

Kate MORTON (1976-     )

Auteur de plusieurs bestsellers, souvent situés dans l’Angleterre victorienne.

australieLe jardin des secrets (Presses de la Cité, 2008)

Une petite fille se cache sur un bateau en partance pour l’Australie. Adoptée par de braves gens, Nell n’apprend le secret de ses origines qu’une fois adulte, et c’est sa petite fille qui finira cette quête. Un long roman qui se lit facilement et avec grand plaisir. Situé sur trois époques, dont l’époque anglaise victorienne qui n’est pas sans évoquer Daphnée du Maurier.

L’auteur revendique son attachement au livre pour la jeunesse Le jardin secret, de Frances Eliza Hodgson Burnett (Le petit Lord Fauntleroy).

australieLa scène des souvenirs (Presses de la Cité, 2013)

La scène de départ est déterminante : adolescente, Laurel voit sa mère poignarder un inconnu qui l’avait effrayée en l’appelant par son nom. Grâce à son faux témoignage : peur d’un rôdeur, sa mère s’est tirée du procès, mais la scène n’a jamais été évoquée entre elles. Adulte, Laurel mène l’enquête pour comprendre ce qui s’est passé, et quel rapport ce drame peut avoir avec le passé de sa famille. En mai 1941, il semble que quelque chose se soit passé qui a déterminé la vie de toute sa famille… A nouveau un roman très bien mené, sur plusieurs époques, dont celle du Blitz à Londres. Coup de cœur d’Annie P.

 

Kenneth COOK (1927-1987)

Journaliste, réalisateur, écrivain, et fondateur d’un parti à tendance écolo-pacifiste.

australieA coups redoublés (Autrement, 2008)

Constitué de courts extraits d’un procès et des discussions entre les protagonistes du procès, ce roman est de construction très particulière. On n’a aucune idée de qui a été tué jusqu’à la fin du livre !  Peu à peu le lecteur reconstitue les événements dans une auberge miteuse, lors d’une soirée très arrosée, entre équarisseurs de l’abattoir, prostituées, jeunes imbibés d’alcool…  Le roman est plein d’humour noir, avec des descriptions précises et cyniques.

australieLe vin de la colère divine (Autrement, 2011)

Un jeune homme issu d’une famille très catholique s’engage pour la guerre du Vietnam, pour sauver le monde du communisme. De son père, il dit que « c’est un catholique à la virgule près ».  Il semble être entouré d’autant de sortes de soldats que de motivations différentes… mais l’horreur et l’absurdité de la guerre ne font aucun doute !

australieLe koala tueur (Autrement, 2009)

Histoires courtes, très drôles, inspirées par ses tribulations de l’auteur dans le bush australien. Elles évoquent les aborigènes, les mineurs, mais surtout beaucoup d’animaux pas très sympathiques : koalas féroces, crocodiles d’estuaires, kangourous… Dans la même veine d’humour décapant que La vengeance du wombat ou L’ivresse du kangourou.

 

Markus ZUSAK (1975-     )

australieLa voleuse de livres (Pocket J, 2007)

En Allemagne, autour de la seconde guerre mondiale, on suit une enfant, on la voit évoluer. La narratrice est la mort, qui annonce ce qui va se passer, et choisit de temps en temps d’épargner une personne qui la touche. Le jour de l’enterrement de son frère, la  petite Liesel vole un livre « le manuel du fossoyeur », à partir duquel elle veut apprendre à lire. Elle est recueillie par une famille allemande très humaine. Malgré un début de lecture un peu ardu en raison de la structure non chronologique du livre, c’est un livre marquant, qui aborde avec sensibilité des thèmes multiples : vie des enfants de la guerre, pauvreté, amour de la lecture, résistance au nazisme…

Lire aussi Le Messager, coup de cœur de Martine au bouillon de septembre 2014.

 

Andrew McGAHAN (1966-     )

australieAustralia Underground (Actes Sud Noir, 2008)

Distopie ou politique fiction, située en Australie. Roman catastrophe, s’inspirant de la politique et du système actuels qui auraient mal tourné en conséquence de la recherche sécuritaire, de la mondialisation, des affaires et de la recherche du pouvoir… Le héros, ou plutôt anti-héros, est kidnappé à la place de son jumeau politicien bien-sous-tous-rapports,  et passe de groupe en groupe.  Dérangeant : beaucoup de choses qu’on ne devrait pas laisser passer, mais qu’on laisse faire…

 

Christos TSIOLKAS  (1965-     )

australieJesus Man (Belfond, 2012)

Le jour où il est licencié, Tommy bascule dans la pornographie et la violence. Un livre obscène et dérangeant : racisme, chômage de masse, drogue, et surtout omniprésence du sexe, détaillé crûment jusqu’à l’écœurement.

Eviter ce roman, et lire plutôt La giffle (2011), belle analyse de personnages qui a donné lieu à une série sur Arte : une paisible communauté australienne d’origine grecque,  dans la banlieue de Melbourne, se délite  lentement mais surement après la gifle donnée par l'un d'eux au fils d'un ami.

 

Tim WINTON  (1960-     )

Cet auteur a publié de nombreux romans, dont plusieurs pour ados, très accessibles, publiés dans la collection Medium de l’Ecole des Loisirs. Ses romans adultes, parus chez Rivages, font moins l’unanimité.

australieL’amour est la septième vague (EDL, Medium, 1998)

Un jeune de la ville se retrouve déraciné en milieu rural, et vit un bizutage très dur en classe. Par contre, il a de très bonnes relations avec ses parents, attentifs, et profite de sa passion pour le surf. Il vit une histoire d’amour avec une jeune fille plus expérimentée.

australieDemain et le jour suivant (EDL, Medium, 2001)

Nous retrouvons le personnage de Lockie, jeune surfeur solitaire, qui se lie d’amitié avec un membre de la "tribu" adverse des rockeurs, et se lance dans une croisade écologique pour sauver le village qui est devenu son chez lui...

australieLes ombres de l’hiver (Rivages, 2004)

« Dans une vallée isolée d'Australie, quatre personnes s'apprêtent à passer une soirée tranquille : un couple de fermiers, Maurice et Ida Stubbs, une ex-hippie enceinte, Ronnie, et un retraité, Murray Jacob. Tout à coup, dans la nuit, une ombre surgit, un chien hurle, des cris retentissent. Effrayés, les voisins se réunissent… » (4e de couverture). Il n'y a pas vraiment d'histoire, mais une ambiance effrayante au cœur d’une nature inhospitalière, et des personnages paniqués. Ginette n’a pas du tout aimé.

australieCet œil, le ciel (Belles Lettres, 1991 – Rivages, 1997)

Récit de fin d’enfance, étrange. La famille du narrateur, Ort (pour Morton), vit de peu sur une ferme australienne, mais un accident laisse ‘Pa  dans le coma et toute la famille se déglingue, malgré les efforts de ‘Man. Ils accueillent avec gratitude l’aide que leur apporte Henry, prédicateur SDF pas vraiment clair. Les personnages sont étranges, pas tellement sympathiques, si ce n’est pour l’amour qui les unit. Ort lui-même dort peu, erre la nuit dans le bush, parle au ciel « ce grand œil bleu qui regarde en bas, qui nous regarde », et surveille toute sa famille par les interstices des murs et portes, pour « voir où ils en sont ».

                p. 48 « Fat pense que c’est mal. Je veux dire de voir où ils en sont, les gens. Moi je pense surtout que c’est le meilleur moyen de savoir comment se porte sa famille. De toutes façons on se fait regarder à longueur de journée et de nuit, alors, et l’œil du ciel vous voit – qu’est-ce que ça peut faire si vos enfants ou votre frère vous regardent aussi ? C’est plutôt honnête. »

 

Paul WENZ  (1869-1939)

Né à Reims le 18 août 1869, Paul Wenz s’établit en Australie après quatre tours du monde. À Sydney, il se lie d’amitié avec Jack London dont il traduit The Love of Life (L’Amour de la vie). Entré en littérature sous le pseudonyme de Paul Warrego avec les nouvelles d’À l’autre bout du monde (1905), auteur d’une dizaine de romans et nouvelles, Wenz témoigne par sa vie et son œuvre d’une dimension épique, ouverte au plein vent de l’aventure, du côté des Melville, Conrad, London ou Cendrars.

australieL’écharde (1930, Zulma, 2010)

Le roman est situé sur une grande propriété d’éleveurs, en Australie. Lorsque le cuisinier chinois s’en va, le Boss (le propriétaire) le remplace par une femme qui tient bien la maison. Mais il se marie avec une femme de la ville. De dépit, son ex-employée se marie avec un autre, s’installe à proximité dans une sorte de saloon, et n’a de cesse de lui ruiner la vie. L’écharde, peut être au sens propre celle qu’on s’enfile sous la peau à manipuler sans arrêt les barrières à moutons, ou au sens figuré cette femme déterminée à nuire. (voir critique).

 

Evie WYLD  (1980-     )

Voir les critiques de ses deux romans, qu'Aline a trouvés très intéressants : Après le feu, un murmure doux et léger, et Tous les oiseaux du ciel.

 

Anna FUNDER  (1966-     )

australieStasiland (H. d’Ormesson, 2008)

Dans la tonalité du film « La vie des autres », la journaliste australienne a rédigé ce roman à partir de témoignages, récupérés après 1989 dans les archives de la Stasi, la redoutable police secrète de l’Allemagne de l’Est. Recommandé par Annie P.

 

Colleen McCULLOUGH  (1937-     )

australieLe temps de l’amour (Pocket, 2004)

Saga familiale agréable à lire, située au temps de la conquête de l’Australie : appropriation des grands espaces, chercheurs d’or,…  Roman de détente.

 

Tamara McKINLEY  (1948-     )

australieLa dernière valse de Mathilda (L'Archipel, 2005)

Deux histoires parallèles, situées à la fin de la 1ère guerre mondiale. Une veuve se retire sur un domaine isolé, et se plonge dans les carnets de Mathilda, rédigés cinquante ans plus tôt,… qui lui révèlent des choses sur son propre passé.  De très belles descriptions de paysages australiens, et d’une vie dans le bush difficile. Dans le style de Colleen McCullough.

 

australieArthur UPFIELD  (1890-1964)

Bons romans policiers ethniques, situés en Australie, qui mettent en scène un détective de mère aborigène et de père européen, l'inspecteur Napoléon Bonaparte, et qui explorent les paysages sauvages de l'intérieur australien.

 

Nous évoquons également d’autres livres très appréciés, d’auteurs australiens : Le livre d’Hanna de Géraldine BROOKS  (Belfond, 2008), L’invité du soir de Fiona McFARLANE (L'Olivier, 2014), et Une vie entre deux océans de M.L. STEDMAN (Stock, 2013).