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27/05/2015

Les Jumeaux de l'île Rouge

Madagascar, roman initiatiqueLes jumeaux de l’île rouge

Brigitte PESKINE

Bayard (Millezime), 27/08/14, 184p, 11.90€

Cléa et Brice Chêne, nés à Mananjary, au sud-est de Madagascar, ont tous deux été abandonnés à la naissance : dans leur ethnie, les jumeaux sont considérés comme fady (tabou) et portent malheur. Les chefs coutumiers, garants de la tradition, excluent de la communauté toutes les familles qui gardent leurs jumeaux. Or la communauté est indispensable pour survivre dans ce pays extrêmement pauvre.

Adoptés tout bébés, Cléa et Brice ont grandi choyés par des parents français blancs. Mais à l’adolescence, Cléa devient ingérable, et leurs parents essaient d’envoyer les jumeaux découvrir leur pays d’origine, dans l’espoir que ce voyage l’aidera à surmonter son mal-être.Ce retour à l’île Rouge est un voyage d’une grande beauté, un hymne à la force de vie des femmes de Madagascar, mais aussi un choc culturel et émotionnel pour nos deux jumeaux, qui vont de découverte en découverte et appréhendent peu à peu leur histoire familiale. Ce voyage initiatique les révèle et les mène à prendre des décisions qui engageront leur vie entière.

Ce roman « multi voix » est aussi multiforme, puisqu’il est rédigé sous forme de témoignages, mails et courriers des protagonistes, français et malgaches. C’est un beau réquisitoire contre le racisme, contre les traditions aveugles et pour les jumeaux de Mananjary, aujourd’hui encore exclus de leur communauté.

Voir aussi

Les Jumeaux maudits

Un film de Philippe Rostan         

2013 - France - 52 minutes - XDCAM

Résumé du site film-documentaire.fr

"Dans la région de Mananjary, au sud-est de Madagascar, les jumeaux sont considérés comme porteurs de malédiction. La tradition veut qu’on les tue ou qu’on les abandonne. Un tabou interdit de les élever. Mike et Gogo ont été épargnés de la mort et de l’abandon par leurs parents. Aujourd’hui, ils ont 30 ans et dirigent Fanatenane, un centre qui accueille les jumeaux abandonnés. Leur combat est de convaincre les familles de reprendre leurs enfants et surtout de faire lever ce tabou injuste."

Aline

21/05/2015

Harcèlement

Voici, totalement à l’opposé l’un de l’autre, deux livres sur le sujet du harcèlement entre élèves. Le premier est un roman touchant, résolument optimiste, le second un témoignage poignant.

harcèlementLes petites reines

Clémentine BEAUVAIS

Sarbacane (Exprim’), 01/04/15, 270 p, 15.50€

Astrid, Hakima et Mireille ont été élues sur Facebook respectivement Boudin d’or, Boudin d’argent et Boudin de bronze. Tout leur lycée est au courant, puisque c’est un camarade de classe qui mène chaque année ce cruel concours. Seulement voilà, il s’attaque cette fois-ci à une Mireille endurcie, qui a appris à gérer les moqueries et à réagir. Mireille réunit les trois filles autour d’un projet commun : se rendre à Paris à vélo pour s’incruster à la garden-party de l’Elysée. Poussées toutes trois par de puissantes motivations, elles ne reculent devant aucun effort ! Leur voyage à vélo épique, tirant une carriole de vente de boudins,  attire bientôt l’attention des médias…

Un livre plein de bonne humeur et résolument positif autour d’un sujet tragique. Le harceleur est plutôt vu comme un « pauvre type ». C’est surtout le caractère bien trempé de Mireille, son sens de la répartie et sa capacité à prendre du recul (normal, pour une fille de philosophe !) qui m’ont marquée…L’évolution de sa relation avec son beau-père est également  intéressante. Et, si l’on sourit beaucoup devant les aventures déjantées du trio de filles et du « Soleil », son bel accompagnateur musclé en fauteuil roulant, le sérieux et l’émotion ne sont pas loin.

Thèmes : harcèlement, dictature des apparences, entraide, amitié

 

harcèlementDe la rage dans mon cartable

Noémya GROHAN

Hachette (Témoignages), 15/01/14, 153p, 11.90€

Beaucoup plus dur, mais indispensable, voici le témoignage d’une jeune fille qui a subi au quotidien le harcèlement d’autres élèves pendant ses années de collège. Démunie face à la violence, elle a subi insultes, brimades psychologiques répétées, isolement, indifférence des enseignants, jusqu’à la perte totale de confiance en soi et l’impossibilité de se concentrer ou de réussir quoi que ce soit. Noémya raconte ces années insupportables,  et les difficultés presque insurmontables à s’en remettre, allant ensuite de périodes dépressives en échecs professionnels. Il est troublant de constater que plusieurs de ses harceleurs étaient inconscients de la souffrance qu’ils infligeaient, en particulier les spectateurs passifs.

Dix ans après, elle commence à se considérer comme en voie de rétablissement, grâce à l’écriture et à son engagement auprès d’autres personnes en difficulté. J’ai été happée par son témoignage, même si j’avoue ne pas avoir forcément accroché avec les poésies en rap intégrées au texte.

Témoignage en direct de Noémya sur Généraction Solidaire.

Aline

14/05/2015

Dans son propre rôle

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 Dans son propre rôle

  Fanny Chiarello

  Edition de l'Olivier, 2015, 18€, 236 p.

 

1947 : deux femmes, deux histoires. L’une est domestique à Wannock manor (Fenella), l’autre est femme de ménage dans un grand hôtel (Jeannette). Toutes deux vivent en Angleterre à quelques kilomètres l’une de l’autre. Elles ne se connaissent pas mais leurs vies vont se croiser. Elles ont beaucoup de points communs : l’opéra, leur situation modeste et surtout, chacune cache une blessure profonde.

A cause (ou grâce) à un malentendu, une lettre de Jeannette tombe dans les mains de Fennella (devenue muette depuis un traumatisme). C’est cette lettre qui va provoquer la rencontre des deux femmes. Se reconnaissant dans les mots de Jeannette, Fenella essaiera de la retrouver et de nouer un lien avec cette étrangère. Mais les belles rencontres ne sont pas toujours faciles …

Histoire racontée lentement, ce roman n’a pourtant pas de longueurs. L’écriture est travaillée, le rythme est calme et on avance doucement dans l’histoire. La prose de Fanny Chiarello pleine de descriptions, est adaptée à l’ambiance installée dans son roman. Ses portraits de femmes sont bouleversants : ses personnages en ont d’autant plus de profondeur. Une histoire qui donne de l’espoir : quand on se croit désespéré et au bord du gouffre il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour nous relever.

Ces femmes croient en la vie et cherchent à revivre dans un monde en reconstruction après une guerre dévastatrice.

Céline

08/05/2015

Americanah

roman étranger, Nigeria, immigrationAmericanah

Chimamandah Ngozi Adichie

Gallimard, 2014, 24.50€

Traduit de l’américain par Anne Damour

 

Ifemelu réalise le rêve des étudiants nigérians de partir aux Etats-Unis ou en Angleterre, et d’échapper aux grèves incessantes qui gangrènent leur université, à la corruption et au manque de débouchés. Obinze, son grand amour, passionné d’Amérique, pense obtenir rapidement un visa pour la rejoindre. Dès l’arrivée, quel choc de réaliser l’importance de la couleur noire de sa peau ! La perception de soi est modifiée lorsque la personne est classée en fonction de sa nuance de noir et du degré de frisure de ses cheveux…

S’inspirant de ses désillusions et de son expérience de la diaspora nigériane, Ifemelu trouve sa place en rédigeant un blog : des déceptions des immigrés nigérians confrontés à un racisme parfois insidieux, de la difficulté à trouver un job ou un revenu et à se faire une place de citoyen à part entière, des tensions entre noirs américains et noirs africains, du snobisme des origines et des accents,…  L’auteur –et Ifemelu avec elle- s’inspire avec ironie des conversations de salons de coiffure et de l’influence des magazines féminins pour montrer la dictature de l’apparence. La façon d’afficher ses cheveux crépus ou de les lisser en particulier peut se révéler cruciale pour s’affirmer - ou inversement pour se conformer aux normes dominantes.

Le récit alterne entre l’évolution d’Ifemelu, sa vie amoureuse et familiale, et des extraits de son blog ; les deux se complètent pour donner une idée très révélatrice du ressenti des noirs émigrés dans les pays anglo-saxons. En contrepoint, le parcours d'Obinze, qui partage la déchéance des sans-papiers au Royaume Uni, complète l’analyse de l’auteur, fine et lucide. Le titre, Americanah, à prononcer en traînant sur la dernière syllabe, fait référence au surnom ironique donné par les Nigérians aux expatriés qui affichent leur "américanisation". Au passage, je salue le choix par les éditions Gallimard d’une jaquette sobre, qui évoque avec humour le sujet du roman.

Prévoir quand même un long week-end pluvieux pour se plonger dans cette lecture assez dense !

Aline 

01/05/2015

Bouillon de premiers romans

Beaucoup de très belles découvertes et de coups de cœur pour ce bouillon « Premier roman ». Nous nous promettons de choisir ce thème à nouveau !

premier romanLa malédiction du bandit moustachu

Irina TEODORESCU

Gaïa, 2014, 17 €

Tout découle d’une rencontre fortuite chez le barbier –au début du 20e siècle- entre Gheorghe Marinescu et un bandit d’honneur, qui vole aux riches pour donner aux pauvres, et commet l’imprudence de révéler où il cache son trésor. Ce fameux bandit moustachu se fait voler et tuer par Marinescu, mais il a le temps de le maudire, lui et ses fils, jusqu’en l’an 2000. A partir de là, l’histoire s’attache à la dynastie des Marinescu, qui font tout pour contrecarrer la malédiction…

C’est un récit truculent,  original, qui porte un regard sur la société roumaine et la grosse bourgeoisie. Rédigé en très bon français par l’auteur roumaine, avec toutefois une temporalité déroutante.

 

premier romanLe liseur du 6h27

Jean-Paul DIDIERLAURENT

Au Diable Vauvert, 2014

Le narrateur travaille au pilon, au service de la Zerstör. Il mène une existence banale, mais tous les matins, dans son train de banlieue, il lit à voix haute les feuillets arrachés à la machine, rassemblant peu à peu des auditeurs habitués. Bientôt, deux dames âgées lui demandent de venir lire dans une maison de retraite. Parallèlement, il collectionne les livres fabriqués avec la pulpe de papier issue de l’accident de son ami dans la broyeuse.

Nous sommes nombreux à avoir beaucoup aimé ce court roman réjouissant. (Voir la critique complète.)

 

premier romanIntempérie

Jesus CARRASCO

R. Laffont (Pavillons), 2015, 19 €

Traduit de l’espagnol Intemperie par Marie Vila Casas

Un enfant se cache et fuit, à travers un pays ravagé par la sécheresse. Il essaie d’échapper à l’homme le plus influent de la région, l’alguazil, et à son père complice de celui-ci. Sa rencontre avec un vieux chevrier arthritique lui permet d’apprendre la survie dans ce paysage hostile, et la confiance en l’autre. Mais la chasse se poursuit, et ils sont rattrapés par la violence.

Extrêmement fort et prenant, c’est un roman de la soif et de la cruauté, plutôt lyrique, où la nature est totalement hostile, et où l’homme a autorité totale sur sa femme, ses enfants et ses chiens. Peu de dialogues, quelques mots précis peu usités, pas de noms ni de dates, mais le lecteur identifie le centre de l’Espagne au début du 20e siècle. Premier roman d’un auteur espagnol d’une quarantaine d’années, comparé à Delibes. (Voir critique en espagnol).

 

premier romanUn été à Bluepoint

Stuart NADLER

Albin Michel (Les Grandes Traductions), 2015, 22.90€

Traduit de l’américain Wise Men par Bernard Cohen

Arthur Wise, juif polonais immigré, est devenu un avocat riche et célèbre aux Etats-Unis, spécialiste de la défense des victimes d’accidents d’avions. Il s’achète tous les attributs de la classe dominante blanche, dont une maison à Cape Cod. Son fils, Hillie, le narrateur, vit très mal la transformation de ses parents en nouveaux riches racistes et réactionnaires, et s’oppose à son père tyrannique, sans pour autant parvenir à mener une vie autonome… Il se lie d’amitié avec le serviteur noir et aime la nièce de celui-ci, Savannah (dans les années 1960, où le racisme est encore très présent). Le lecteur suit la réussite et les échecs de cette famille, la relation complexe père-fils, et apprécie les rebondissements jusqu’à la fin du livre.

Premier roman d’un auteur déjà été remarqué pour son livre de nouvelles,  Le livre de la vie, paru en 2013 en France.

 

premier romanLe ravissement des innocents

Taiye SELASI

Gallimard (Du monde entier), 2014, 21.90€

Traduit de l’anglais Ghana must go par Sylvie Schneiter

Voir le résumé.

Taiye Selasi, née en 1979 à Londres, de père Ghanéen, a grandi aux Etats-Unis et vit actuellement à Rome. On retrouve ses origines cosmopolites dans son roman. L’Afrique est très présente, de même que le statut d’immigré aux Etats-Unis, toujours précaire, ce dont témoigne l’injustice flagrante dont est victime le père dans sa vie professionnelle.  Il s’agit de construire son identité avec ce double héritage…

Cinq lecteurs du bouillon ont lu et beaucoup aimé ce livre.

 

premier romanDemain le soleil

Ishmael BEAH

Presses de la Cité, 2015, 20.50€

Traduit de l’anglais Radiance of Tomorrow par Alice Delarbre

La guerre civile terminée, les survivants reviennent à Imperi, en Sierra Leone, ramassent les morts, les enterrent, et reconstruisent le village. Le défi est double : faire vivre ensemble victimes et bourreaux, et  maintenir les valeurs anciennes tout en s’adaptant au monde actuel. Le village se remonte, puis se délite à force de corruption, suite à l’installation d’une mine de rhodolite. Le village est déplacé, mais l’instinct de vie pousse à rester debout.

Après son récit Le Chemin parcouru, qui relatait son expérience d’enfant soldat, Ishmael Beah signe un premier roman déchirant, presque une fable, sur la résilience à l’africaine, et présente des personnages extraordinaires. Pour une Afrique gagnante.

 

premier romanNous tous sommes innocents

Cathy JURADO-LECINA

Aux forges de Vulcain (Littérature), 2015, 16€

A la ferme des Passereaux, dans un village des contreforts pyrénéens, en 1957, Jean rêve de poursuivre ses études et de devenir enseignant. Malheureusement, son père, sombre et colérique, l’oblige à rester à la ferme dans sa famille étouffante. S’engager en Algérie lui permet pour un temps de s’éloigner, mais c’est plus troublé encore qu’il revient reprendre la ferme. Seul soutien de famille, doté en prime d’une petite sœur un peu simplette qu’il ne parvient pas à protéger,  il est complètement piégé.

Tragédie du terroir, ce roman inspiré d’une histoire vraie met en scène un homme brisé par le destin et son environnement. Cathy Jurado-Lécina, née en 1974, a déjà écrit de la poésie et une nouvelle noire Le syndrome écran, primés, ainsi que des critiques littéraires. Elle s’intéresse au lien entre la littérature et les arts visuels. Ce sont des photos du Plancher de Jeannot, accompagnées d’un texte de Guy Roux (le psychiatre passionné d’art brut qui a découvert le plancher et l’a révélé), qui ont déclenché l’écriture de ce roman. Lire l’entretien avec l’auteur sur le site de l’éditeur.

 

premier romanLa vérité et autres mensonges

Sascha ARANGO

Albin Michel (Les grandes traductions), 2015, 20€

Traduit de l’allemand Die Wahrheit und andere Lügen par Dominique Autrand

Henry Hayden est écrivain, auteur de bestsellers, mais en réalité, c’est sa femme qui les écrit. Lorsque sa maîtresse, qui n’est autre que son éditrice, lui annonce qu’elle est enceinte, il ne sait comment l’avouer à sa femme… Devrait-il éliminer l’obstacle qui menace tout l’édifice de sa vie ?

Sascha Arango, scénariste allemand réputé pour le théâtre, la télévision et la radio, a mis son expérience au service d’un thriller psychologique très prenant, à l’intrigue retorse !

 

premier romanLe voyage d’Octavio

Miguel BONNEFOY

Rivages (Littérature), 2015, 15€

Analphabète, Octavio a développé toute une stratégie pour cacher cette lacune, et se retrouve dans des situations épiques, jusqu’à ce que la belle Venezuela lui apprenne à lire. Mais le destin veut que le charismatique chef de la bande de brigands pour qui il travaille décide de cambrioler précisément la maison de celle-ci !

Ce court roman initiatique, presque un conte, offre un final à la limite du surnaturel. Epique, presque baroque, il est rédigé –en français- dans un style foisonnant bien sud-américain, avec des pointes d’humour. Le jeune auteur, franco-vénézuélien, travaille comme professeur de français à l’Alliance Française de Caracas.

 

premier romanAbsences

Alice LAPLANTE

R. Laffont, 2013, 15.99€

Traduit de l’américain Turn of Mind par Daphné Bernard

Amanda O’Toole a été retrouvée morte à son domicile, amputée de quatre doigts de la main droite. Très vite, sa voisine et amie, le docteur Jennifer White,  ancienne  chirurgienne orthopédiste, est soupçonnée du meurtre. Elle-même, atteinte de la maladie d’Alzheimer, ignore si elle est coupable et recherche dans sa mémoire malade des indices sur le meurtre de son amie.

L’auteur a vu pendant dix ans sa mère se battre contre la maladie d'Alzheimer, et ce polar est aussi une exploration psychologique très émouvante.

 

premier romanLa fille du roi araignée

Chibundu ONUZO

Les Escales, 2014, 20.90€

Traduit de The Spider King’s Daughter par Sylvie Schneiter

L’histoire est narrée alternativement par Runner-G, un pauvre vendeur à la sauvette, fils d’un avocat tué dans un accident de voiture, et par Abike, fille d'un richissime homme d'affaires corrompu et corrupteur. Une relation forte se développe entre eux, mais ils ignorent que leurs familles sont liées par des secrets bien gardés, et peu à peu les agissements du père d’Abike ressortent et la tension monte.

Ce roman,  d'une grande maturité malgré la jeunesse de son auteure (qui l’a écrit à 17 ans), n’épargne pas  la société nigériane. Avec Chimamanda Ngozi Adichie, voici une nouvelle auteure nigériane à suivre !

 

premier romanDebout-Payé

GAUZ

Roman, écrit comme un témoignage, à la construction déroutante.

Voir critique

 

premier romanUne vie entre deux océans

M.L. STEDMAN

Voir critique

 

premier romanLe complexe d’Eden Bellwether

Benjamin WOOD

Voir critique