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01/07/2015

Méto et Les Autodafeurs

Coup de projecteur sur deux coups de coeurs  : Méto et Les Autodafeurs. Même si leurs points communs sont nombreux : trilogies pour les adolescents écrits par des auteurs français, ils sont, néanmoins, très différents par leur genre.

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Méto

La maison, L'île, Le monde

Yves GREVET

Soixante-quatre jeunes garçons sont enfermés dans une maison surveillée par des Césars. Regroupés selon leur tranche d’âge par couleur, ils ne savent pas d’où ils viennent, qui ils sont, mais ce qu’ils savent c’est que devenus trop grands (quand leurs lits « craquent ») ils disparaissent de la maison. Les lois de vie sont dures, tout est chronométré, minuté : attention aux nombre de secondes que vous mettez pour chaque bouchée au moment du repas ! Les Césars sont intransigeants. A la moindre incartade, on est enfermé dans le « frigo » (on imagine aisément le genre de sanction). Pour défouler les garçons et les rendre hargneux, ils les font jouer à un jeu extrêmement violent l' « Inche » où le but est de mettre des points en se déplaçant à quatre pattes tout en tenant la balle dans la bouche. Méto, le plus révolté des adolescents, prend les choses en main. Il en a assez de vivre cette vie de reclus et surtout pressent que bientôt son lit va « craquer ».

Trilogie très prenante. Yves Grevet joue sur le suspense et l’incompréhension du héros qui est aussi la nôtre (on découvre tout en même temps que lui). Les romans vont crescendo tant dans la découverte par Méto des secrets de cette maison et de leur existence que sur les péripéties et l’action qui monte au fur et à mesure des livres. D’une égale qualité, ces trois tomes se lisent sans pouvoir s’en détacher et le suspense dure jusqu’au bout : un tour de force !

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Les Autodafeurs

Mon frère est un gardien, Ma sœur est une artiste de guerre, Nous sommes tous des propagateurs

Marine CARTERON

Le jour où son père meurt dans un "accident" de voiture, Auguste prend une décision (qu’il va au début amèrement regretter) : il propose à sa mère et sa sœur (Césarine autiste mais dans sa famille on dit "artiste") d’aller vivre chez leurs grands-parents à la Commanderie (du côté du père). En effet voyant sa petite sœur et sa mère déprimer, il pense qu’habiter à la campagne leur fera le plus grand bien. C’était sans compter qu’il fallait quitter l’appartement à Paris et le collège branché où il avait la cote. Pour Auguste c’est un choc lorsqu’il reprend sa scolarité dans son nouveau collège de campagne ringard. Il y retrouve son ami de vacances mais rencontre aussi des personnes qui vont changer sa vie : son prof de littérature (motard beau gosse à cheveux longs) et Néné (personnage haut en couleur). Surprenant une conversation entre sa mère et son professeur, Auguste se pose des questions quant à la mort de son père. Son grand-père lui apprend alors qu’il a été tué par une société secrète, les Autodafeurs, qui essaient d’avoir la mainmise et le contrôle du savoir en volant et détruisant les manuscrits et les œuvres les plus anciennes et d’une grande valeur. La famille d’Auguste fait partie de la Confrérie qui a pour but de protéger ces anciens écrits.

Quand le lecteur atteint cette révélation (moitié du premier tome), la machine se met en route. S’enchaîne action, enlèvement, course poursuite, meurtres …… Mise en place lente et agréable (semée de petites pointes d’humour et de sarcasme) et deuxième moitié complètement dans le suspense et les rebondissements. Le roman alterne le récit d’Auguste et le journal de sa petite sœur. C’est la touche « légère » et perchée de l’histoire. Malgré son handicap, Césarine sera un personnage important et une aide précieuse pour Auguste. Au-delà de l’autisme on découvre une enfant intelligente, rusée et possédant un don de déduction implacable. Coup de cœur pour ce personnage original. Niveau originalité on pensera aussi à Néné, élève sérieux mais pas modèle, le plus ringard du collège qui sera un équipier de choc pour Auguste. A lire sans modération !

 Céline

Commentaires

Merci beaucoup pour ce coup cœur et la jolie chronique qui l'accompagne :-)

Amicalement

Marine Carteron

Écrit par : carteron marine | 02/07/2015

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