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19/08/2015

Petits oiseaux

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Petits oiseaux

Yôko OGAWA

Actes Sud (Textes japonais), 2014, 268 p, 15.99 €

Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle

 

Surnommé le "monsieur aux petits oiseaux" par les enfants, le narrateur a pris soin pendant 20 ans de la volière du jardin d’enfants voisin.  C’était son frère aîné qui lui avait fait découvrir cet endroit. Ce grand frère, plus lent que les autres enfants, était passionné par les oiseaux, et ne parlait que le pawpaw, un langage proche de celui des oiseaux, qu’il avait inventé "composé de mots flûtés oubliés depuis longtemps par les humains". Il passait des heures à observer les canaris citron, les bengalis ou les moineaux de Java, et pouvait imiter parfaitement le plus beau des chants, celui de l’oiseau à lunettes.

oiseau à lunettes, zopterix japonicus

Toute la vie du monsieur aux petits oiseaux a tourné autour de son frère, qu’il était le seul à comprendre et à admirer. Après sa mort, il a continué à entretenir avec rigueur, voire recueillement, la volière qui faisait la joie de celui-ci, tout en essayant d’éviter les élèves, car "les enfants, ce n’était pas son fort… Par quel miracle lui apparaissaient-ils comme des êtres plus fragiles encore que les oiseaux ?"

C’est le récit d’une vie calme et contemplative, toute de dévouement et de joies simples, avec plus de rapports aux oiseaux qu’aux humains, dans laquelle un épanouissement différent est possible. On retrouve la veine de douceur mélancolique qui imprégnait l’un des premiers romans de l’auteur La formule préférée du professeur (2005).

Aline

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