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03/01/2016

Le Sorgho rouge

auteurs chinoisLe sorgho rouge
Ya Ding
Stock, 1987

Il s'agit du premier roman de Ya Ding, traducteur d’auteurs classiques français en chinois. Ce récit, écrit directement en français, s'inspire de l'expérience de l'auteur.

En Chine, à la fin des années 1950, Liang, garçon de 9 ans, emménage à la campagne avec sa famille : son père, cadre du Parti communiste chinois, a été envoyé comme « préfet » dans un village reculé pour y propager la révolution communiste. Le village est assez arriéré et pauvre, mais ils s’y font leur place, sa mère travaille comme institutrice, sa petite sœur Ling est gardée par "grand-mère" Song, et Liang se fait un véritable ami. Quant au père, il travaille jour et nuit à construire des puits et des digues, afin d’améliorer les récoltes, pour la gloire de la révolution.
Dans un deuxième temps commence la révolution culturelle. Le jeune Liang, embrigadé, rêve de devenir un révolutionnaire communiste parfait, apprend son petit livre rouge par cœur, grimpe au clocher de l’église pour détruire les symboles religieux, et fait la chasse aux objets et coutumes traditionnels,… Cheveux longs, pantalons étroit et jouets sont proscrits !
Mais les parents de Liang à leur tour sont critiqués, sa mère pour avoir eu un ancêtre condamné par Staline, son père pour avoir fait le jeu des bourgeois en permettant l’enrichissement (tout relatif !) des paysans !!!

C'est sans doute l'un des premiers témoignages sur la révolution culturelle qui nous soit parvenu. J'ai beaucoup aimé le regard sans jugement, mais teinté d'incompréhension, que ce jeune garçon (et sa petite soeur) pose sur les traditions chinoises, puis sur la révolution culturelle qui tente de les éradiquer. A chaque "tournant", l'enfant est prêt à adhérer avec enthousiasme et une certaine naïveté, pour peu que les adultes lui en laissent l'opportunité... et sa désillusion en est d'autant plus amère.

Aline

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