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11/01/2016

La couleur de l'eau

Couleur de l'eau.jpgLa couleur de l’eau

Kerry HUDSON

Ed. P. Rey

Traduit de l’anglais Thirst par Florence Lévy-Paoloni,

Prix Femina étranger 2015

 Si vous aimez votre maison douillette, les petits déjeuners au soleil sur la terrasse, alors oui, lisez ce livre, l'odeur du bar à frites vous libérera de votre confort bourgeois, de votre ignorance de nantis à l'abri de la salissure. Car ce livre radical est un parti pris sur la misère urbaine. Tout au long des 350 pages l'auteur s'acharne à nous faire comprendre que cette eau là (un joli titre) n'incite pas à la rêverie : peu nous est épargné des descriptions olfactives, réalistes voire triviales des humains qui assurent leur survie. C'est là sa qualité principale, ce récit nous parle des pauvres, dans un décor de pauvres s'étirant sans concession entre Londres des Bas quartiers et la banlieue moscovite. J'ai suivi bien volontiers l'histoire d'amour entre le vigile et la petite voleuse venue de l'Est, j'ai bien repéré leur nid de bonheur précaire, au premier étage, juste dessus de l'enseigne clignotante jusqu'aux miettes au milieu du lit...

Je n'ai cessé d'espérer que des eaux boueuses charriant la corruption post soviétique émergent de vrais personnages. Mais je suis restée sur ma ... soif, même si très conventionnellement l'amour triomphait dans les dernières pages. J'en suis ressortie un peu rincée de mes espérances, pas forcément mécontente de ce vilain temps en littérature, mais (est-ce la traduction ?) pas convaincue non plus: on aurait pu avoir l'arc en ciel....!

Sylvie

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