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27/11/2016

5 ans d'Eclats de lire !

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14:10 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

26/11/2016

Le jardin des brumes du soir

roman étranger, Malaisie, mémoire, jardin japonaisLe jardin des brumes du soir

Tan Twan Eng

Flammarion 2016, 437 p., 22€

Traduit de The Garden of Evening Mists par Philippe Giraudon

 

Juge à la cour suprême de Malaisie, Yun Ling Teoh prend sa retraite anticipée et quitte Kuala Lumpur pour revenir dans les Cameron Highlands, pour la première fois depuis 36 ans. En retrouvant la plantation de thé de Majuba, et surtout la maison et le jardin de Yugiri, elle se décide enfin à laisser remonter ses souvenirs, avant qu’ils ne disparaissent.

" Où que je me trouve, j’entends les échos de bruits depuis longtemps passés." " D’innombrables chauves-souris sortent des centaines de grottes criblant ces versants. Je les regarde plonger dans les brumes sans aucune hésitation, en se fiant aux échos et aux silences au milieu desquels elles volent. Je me demande si nous sommes tous pareils, si nous gouvernons notre vie en interprétant les silences entre les paroles, en analysant les échos en retour de notre mémoire afin de reconnaître le terrain et de comprendre le monde qui nous entoure ? "

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Cameron Highlands, août 2017

" Sur un sommet du centre de la Malaisie vivait jadis un homme qui avait été jardinier de l’Empereur… " Au début des années 1950, Yun Ling (ou « Forêt des nuages » en chinois) se rend auprès de Nakumura Arimoto, ancien jardinier de l’Empereur exilé dans son jardin de Yugiri. Malgré sa haine des Japonais, elle vient lui demander de créer un jardin à la mémoire de sa sœur, morte dans un camp japonais. Dans leurs pires moments d’internement, les deux sœurs s’évadaient en faisant les plans de leur jardin imaginaire. Paradoxalement, Yun Ling trouve un certain apaisement auprès de ce maître japonais, qui lui transmet son savoir dans le " jardin des brumes du soir ", tandis qu’à l’extérieur la guérilla communiste monte en intensité.

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Cameron Highlands, août 2017

L’histoire complexe de la Malaisie affleure dans ce récit, où les conquêtes successives ont laissé une population multiethnique : aborigènes « Orang Asli », Boers, Anglais, Chinois et Indiens. Mais l’un des sujets centraux en est aussi, selon moi, la mémoire : vivre avec ses souvenirs, oublier, pardonner et se pardonner. Après avoir longtemps voulu oublier ses années difficiles, c’est lorsqu’elle commence à perdre ses souvenirs que Yun Ling essaie de les retenir.

L’écriture mesurée et le rythme assez lent demandent une grande attention, car l’auteur évoque plus qu’il ne raconte. Comme dans le jardin japonais placé au centre du récit, le roman est beaucoup plus riche qu’il ne semble au premier coup d’œil, et se prête à des interprétations à de multiples niveaux. Les secrets d’Arimoto ne font qu’affleurer, comme ces rochers décorant le bassin, dont la plus grande partie est cachée. La vie de ce maître est un chef d’œuvre de dissimulation, à l’aune de son art du shakkei (paysage emprunté) : dissimuler une partie du paysage permet de le révéler selon la perspective, et intégrer le paysage de faire paraître le jardin plus grand qu’il ne l’est… D’ailleurs la fin du récit ne donne pas de réponses à toutes les questions de Yun Ling...  ou du lecteur.

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Tan Twan Eng est né en 1972 à Penang, en Malaisie. Il a fait des études de droit en Angleterre, et exercé comme avocat à Kuala Lumpur, avant de se consacrer à l’écriture. Le Jardin des brumes du soir, son second roman, a été finaliste du Man Booker Prize en 2012 et lauréat de plusieurs prix.

21/11/2016

Juliette

roman, mode

 

Juliette, la mode au bout des doigts

Gwenaële Barussaud

Fleurus (Les lumières de Paris), 2015

 

Juliette, 15 ans, est la fille d’un canut de la Croix Rousse qui tisse de belles soieries. Parce qu’elle est atteinte de tuberculose, elle doit quitter l’atelier, et grâce à l’intervention d’un oncle, elle « monte » à Paris où elle est embauchée comme vendeuse dans un grand magasin de mode «L’élégance Parisienne ».

Très vite Juliette s’apercevra qu’elle a un vrai talent pour dessiner des modèles de robes et elle deviendra la créatrice de mode de Cordélia la fille d’un riche industriel.

Ce roman fait penser un peu à ceux de Zola avec la description de la pauvreté des canuts qui n’arrivent plus à vivre de leur travail car les parisiennes préfèrent acheter des tissus de mauvaise qualité mais moins chers. Très belle description de Paris sous Napoléon III où la misère côtoie l’excentricité et la frivolité de la bourgeoisie nouvelle et ancienne.

Nicole L.

Prix des lecteurs "M.O.T.S." des 4 villages

Embarquement et décollage réussis !

Samedi, à la bibliothèque Eclats de Lire, devant un public d'élus et de plusieurs dizaines de lecteurs venus de nos 4 communes, la sélection du prix des lecteurs « M.O.T.S. des 4 villages » a été révélée par les bibliothécaires des médiathèques de Messimy, Orliénas, Thurins et Soucieu.

Pour cette nouvelle édition, un mot d'ordre : faire voyager les lecteurs sur cinq continents en proposant, pour les romans,  des textes écrits par des auteurs provenant d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Océanie. Pour les BD, la sélection s’est portée sur des histoires se déroulant au Zaïre, en Amérique du Nord, au Brésil, en Iran, en France et en Australie.

Romans
Nigéria, Les Pêcheurs, Chigozie Obiama, L'Olivier
Jamaïque, L’Authentique Pearline Portious, Kei Miller, Zulma
Inde, La mort de Mitali Dotto, Anirban Bose, Mercure de France
France, Une bouche sans personne, Gilles Marchand, Aux Forges de Vulcain
Australie, À  toute berzingue, Kenneth Cook, Autrement

Bandes dessinées
Zaïre, Mobutu dans l’espace, Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro, Futuropolis
Amérique du Nord, Etunwan, celui qui regarde, Thierry Murat, Futuropolis
Brésil, Deux frères, Gabriel Bá, Urban comics
Iran, Love story à l’iranienne, Jane Deuxard et Deloupy, Delcourt
France, L’Été Diabolik , Alexandre Clérisse et Thierry Smolderen, Dargaud
Australie, Le Crime qui est le tien, Zidrou et Philippe Berthet, Dargaud

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Cette année encore,  un panel d’œuvres tout à fait étonnantes et extrêmement riches sont en lice et devraient  occasionner des discussions et des débats très intéressants entre les lecteurs. Tous les lecteurs qui le souhaitent peuvent se joindre aux voyageurs.

Deux escales sont proposées :
vendredi 24 mars, médiathèque de Thurins : projection d’un film indien
– samedi 13 mai, médiathèque de Messimy : rencontre avec Gilles Marchand, auteur d’Une bouche sans personne

Arrivée le vendredi 9 juin à la Maison des activités de Messimy, avec un débat et le résultat des votes.

Merci de remettre votre bulletin dans l'une des 4 bibliothèques participantes -ou de l'enregistrer en ligne sur le site des bibliothèques du Pays Mornantais- avant le 7 juin 2017.

Notons l’enthousiasme et la générosité des éditeurs qui ont publié les romans en lice, et ont offert aux bibliothèques des exemplaires gratuits des ces derniers. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés.

Enfin, pour accompagner la lecture de toutes ces merveilles, les bibliothécaires mélomanes ont procédé à un choix éclectique de pistes musicales qui évoquent le voyage et/ou l’évasion. Une playlist de 43 titres est disponible en écoute ici.

Bon voyage à toutes et à tous !

10:34 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2016

Wonder lover

roman étranger, AustralieWonder lover

Malcolm Knox

Asphalte, 2016

Traduit de l’anglais The Wonder Lover par Patricia Barbe-Giraud

 

John Wonder voyage dans le monde entier pour authentifier des records, pour des organismes de type Guinness des records. C’est un homme absolument  terne, à la mémoire phénoménale, passionné par les faits et les chiffres.  Une personnalité parfaite pour son travail de Certificateur en chef –parfaite aussi pour organiser sa triple vie.

En effet, il a trois familles différentes, qu’il visite à intervalle régulier, s’appliquant alors à être le meilleur père possible pour ses deux enfants, qui dans chaque famille portent les mêmes prénoms, Adam et Evie. Il aime leur mère, s’occupe des tâches ménagères, change les couches, et surtout raconte des histoires à ses enfants, s'inspirant des récits qu’il a authentifiés. Ces moments fondateurs sont sans doute ceux qui expliquent l’attachement des enfants à leur père.

" Quand nous étions petits, notre père s’asseyait sur l’un de nos lits, le soir, et déchargeait son sac à histoires. Il éteignait notre lampe. Il ne commençait pas tant que nous n’avions pas les yeux fermés. « J’attends », annonçait-il. Même dans le noir, s’il soupçonnait une seule paupière de se soulever d’un millimètre, un seul de ses enfants de se jouer de lui, il répétait : « J’attends. »

Notre père connaissait un tas de choses venant des confins de l’univers, du centre de la Terre, tgant de choses sur tant d’endroits que cela ne faisait pas l’ombre d’un doute pour nous, à l’autre bout du lit : il le saurait forcément si nous tentions de l’épier. Une fois, alors que nous marchionsde nuit sur un sentier escarpé, nous nous étions plaints de ne rien y voir et l’avions supplié de nous porter. Du doigt, notre père avait montré la lune et demandé : « Quelle distance ? » Nous avions répondu en choreur : « Trois cent quatre-vingt-quatre mille quatre cents kilomètres. ». Il avait hoché la tête et repris : « Si vous arrivez à voir aussi loin, vous êtes tout à fait capables de voir la terre sous vos pieds. »

« J’attends. » Nous obéissions à l’injonction de notre père. Nous renoncions vite à tricher, et les histoires finissaient toujours par arriver…. Notre père nous parlait des deux hommes qui avaient joué aux échecs sans interruption pendant cinquante-trois ans, de la femme qui avait fait quatre-vingt-dix-neuf tours de hula-hoop à la suite et des vingt mille enfants qui, ensemble, avaient construit un mille-patte en Lego mesurant mille quatre cents mètres de long… Ses paroles nous berçaient aisni jusqu’à ce que nous nous endormions, sa voix tamisée nous faisant traverser sans encombre le fleuve jusqu’au pays des rêves. Jamais nous n’ouvrions les yeux, même pas une attoseconde."

Le roman est original, surtout par sa narration, menée par un chœur d’enfants : les 6 enfants de John Wonder, racontant l’histoire après-coup. Ainsi, ils connaissent les défauts de John Wonder, mais lui pardonnent, et l’aiment  pour le temps précieux passé avec eux. Dès le début, ils annoncent que l’équilibre savamment instauré par John Wonder va basculer.

L’élément perturbateur est –c’est dommage- assez convenu : John Wonder va tomber amoureux une fois de trop, et d’une jeune Lolita encore ! Au reste, l’ensemble du roman pourrait être assez conventionnel (un homme polygame) si ce n’était pour l’ampleur de la tromperie, et le métier de John Wonder, qui permet d’introduire des personnages tout à fait atypiques. Telle la femme la plus vieille du monde, ainsi que l’acquéreur  de son contrat de viager, détenteurs chacun d’un record authentifié chaque année par notre grand Certificateur.

Dans l’ensemble, j’ai lu ce roman avec grand plaisir, même si j’ai moins aimé la deuxième partie (trop longue), et trouvé que les femmes étaient assez stéréotypées, maintenues à distance par le choix par l’auteur d’une narration en chœur. J’ai grande envie de lire ses autres romans, dont seul Shangrila a été traduit en français pour l'instant. Leurs thèmes semblent tout aussi inédits.

Aline

10/11/2016

Prix M.O.T.S.

Le prix des lecteurs des 4 villages est de retour !

Embarquement et décollage immédiats

samedi 19 novembre à 10h30

à la bibliothèque Eclats de Lire

  prix des lecteurs

Bon voyage avec AIR M.O.T.S. !

et pour l'ambiance, la playlist qui s'évade...

 Learning to fly Pink Floyd - L’hôtesse de l’air Jacques Dutronc - Voyage , voyage Desireless  - On the road again Bernard Lavilliers - Sur la route de Memphis Eddy Mitchell - Lindberg Robert CharleboisIl voyage en solitaire Gérard Manset - Je pars  Nicolas Peyrac - New York avec toi  Téléphone / Jean Louis Aubert - Mobilis in Mobile L'affaire Louis' Trio - Les voyages en train Grand Corps Malade - African night flight David Bowie - Emmenez-moi  Charles Aznavour - Voyage  Charlotte Gainsbourg - Santiano Hugues Aufray - Road runner The Modern Lovers - The Passenger Iggy Pop - Allo Papa Tango Charlie Mort Shuman - Clandestino, Manu Chao - Voyage en Italie Lilicub - Mon copain Bismarck Nino Ferrer - Have love, will traell The Sonics - California Dreamin’, The Mamas and the Papas - Born to run, Bruce Springsteen - Alone in Kyoto, Air - Puisque vous partez en voyage Françoise Hardy - Comme un avion sans ailes Charlélie Couture - Orinoco flow Enya - Vesoul Jacques Brel - La nuit je mens Alain Bashung26 A (Clouds in the sky) The Nits -

06/11/2016

La route étroite vers le nord lointain

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Richard Flanagan

Actes Sud (Lettres des Antipodes), 2016

The Narrow Road to the Deep North

Man Booker Prize 2014

 

Un monde de rosée

et dans chaque goutte de rosée

un monde en lutte   (Issa)

 

Empruntant son titre à un récit de voyage du poète Bashō, et introduisant certains chapitres par des haïkus d’auteurs célèbres, l’auteur tisse d’emblée un lien avec la poésie japonaise. Son récit -a priori à l’opposé du haïku (court, contemplatif, aérien…)- en a pourtant l’intensité et la force évocatrice.

A 77 ans, Dorrigo Evans se regarde avec lucidité, sans concessions, et s’interroge sur l’emblème qu’il représente pour ses compatriotes australiens. « Sans s’expliquer pourquoi, il était devenu un héros de la guerre, un chirurgien réputé, le symbole officiel d’une époque et d’une tragédie, à qui l’on consacrait des biographies, des pièces de théâtre et des documentaires… Il se rendait compte qu’il partageait certains traits physiques, comportementaux et historiques du héros de guerre. Mais il n’en était pas un. Il avait simplement mieux réussi à vivre qu’à mourir, et il ne restait plus grand monde à pouvoir parler au nom des anciens prisonniers de guerre. » p. 28

« Perplexe devant le tour donné à son existence », il reprend les fils conducteurs de sa vie, à commencer par son amour lumineux pour l’épouse de son oncle, sans doute la force qui lui aura permis de survivre aux plus extrêmes privations.

Les pages les plus intenses concernent les années passées sur « La Ligne ». Prisonnier de guerre des Japonais au Siam depuis 1943, « C’était difficile, mais pas totalement insensé au début ».  Mais peu à peu, l’obsession japonaise pour la construction d’une ligne ferroviaire stratégique reliant Bangkok à la Birmanie (cf Le pont de la rivière Kwaï), alliée au manque de moyens, transforme les camps de prisonniers en camps de travail de la mort.

« Esclaves nus enchaînés à leur tronçon de la Ligne, sans rien d’autre que des cordes, des perches, des marteaux, des barres de fer, des paniers et des houes… ils avaient commencé à défricher la jungle pour la Ligne, à déblayer la terre pour la Ligne, à briser la roche pour la Ligne, à porter rails et traverses pour construire La ligne. Esclaves nus, ils étaient affamés, battus, et travaillaient au-delà de leurs forces sur la Ligne. Esclaves nus, ils avaient commencé à mourir pour la Ligne. »

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L'auteur offre une vision complexe du personnage de Nakamura, dirigeant japonais sans pitié du camp, fanatique et drogué, capable d’évoquer, la larme à l’œil, les plus beaux poèmes japonais, comme le merveilleux haïbun de Bashō « La route étroite vers le nord lointain », qui selon le colonel Kota, résume en un livre tout le génie de l’âme japonaise. D’où l’exergue du roman, comme un cri d’incompréhension : « Mère, ils écrivent des poèmes »  derrière lequel on pourrait ajouter : et pourtant, ils sont capables des pires atrocités ! Pour Nakamura, la fin justifie les moyens « L’enjeu, ce n’est pas seulement la voie ferrée, bien qu’il faille la construire. Ni même la guerre, bien qu’il faille la gagner. L’enjeu c’est d’apprendre aux Européens qu’ils ne sont pas la race supérieure. Et de nous convaincre que c’est nous. »

Réflexion profonde sur la fabrique d’un héros : Dorrigo, en tant que médecin militaire et qu’officier supérieur australien, tente de son mieux de protéger ses hommes, qui succombent aux mauvais traitements, et aux maladies causées par la malnutrition et l’épuisement.

« Big Fella se sentait beaucoup trop petit pour tout ce qu’on voulait lui faire porter. » Mais « on aurait dit qu’il fallait [aux hommes] un Grand Chef, et parce qu’ils en avaient désespérément besoin, leur respect croissant, leurs apartés à voix basse, l’idée qu’ils se faisaient de lui, tout cela le contraignait à se conduire comme celui qu’il savait ne pas être. On aurait dit qu’au lieu de les commander par l’exemple, c’étaient eux qui le commandaient par leur adulation. » p. 61

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Le récit regorge aussi de portraits extrêmement vivants et attachants : « Rabbit » Hendricks et ses dessins, Darky Gardiner « le Prince noir » et ses combines, etc. Squelettes ambulants couverts d’ulcères, chapeau militaire et pagne crasseux, la plupart des prisonniers d’Australie ou de Tasmanie s’entraident « Parce que le courage, la survie, l’amour, toutes ces choses n’étaient pas l’affaire d’un seul homme. Elles étaient l’affaire de tous, sinon elles mouraient et chaque homme avec elle ; ils avaient acquis la conviction qu’abandonner un homme, c’était s’abandonner eux-mêmes ».

« OK d’ac ! » selon l’expression du clairon Jimmy Bigelow.

Désolée, ma chronique est trop longue, mais prenez la peine de passer les premiers chapitres, pour vous accorder au rythme de l’auteur. Voilà un beau, un vrai roman, où la rédemption trouve aussi sa place, et qui vous laisse l’envie de le relire et d’en apprendre plus.

Aline

D’après mes recherches sur Internet, l’auteur semble s’être inspiré des récits de son père, ancien prisonnier de guerre survivant de "la Ligne", ainsi que de la vie du Lieutenant-Colonel E.E. ‘Weary’ Dunlop. De nombreux détails historiques sont regroupés sur ce site commémoratif du gouvernement australien The Thai–Burma Railway and Hellfire Pass.