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28/02/2017

après la lecture, l'écriture !

Atelier d’écriture

Samedi 18 mars de 10h à midi

atelier d'écriture Venez avec vos crayons, feuilles, carnets…   pour 2 heures d’écriture sans complexe

 à partir de 15 ans - Gratuit

Inscription à la bibliothèque

atelier d'écriture

Et pour les enfants, un atelier est prévu

Mercredi 19 avril de 15h à 17h

à partir de 9 ans - Gratuit

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25/02/2017

Mars vert : troc aux graines

Troc aux graines 

TrocOGraines2017.jpg

Un Troc aux graines en libre-service est accueilli tout le mois de mars à la bibliothèque de Soucieu... ainsi qu'à celle d'Orliénas.

Donnez - Prenez - Échangez les graines qui vous plaisent : tout est permis ! Avec un peu de patience et d'attention, chacun est capable de faire pousser des graines et d’en obtenir des plantes. 

Participez ensuite au Troc aux plantes annuel de Soucieu, dimanche 7 mai 2017, place de la Flette (10h à 12h) pour diversifier vos futures plantations.

Alors en mars, tous à vos semis !

19:43 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grainothèque

24/02/2017

Exil (4)

Sur le thème de l'exil, autres ouvrages lus pour le Bouillon de lecture de février. Certains livres jeunesse ont le mérite d'être lus facilement tout en permettant d'accéder à une compréhension du vécu des migrants.

exil, migrantTu vois la lune

Agnès de Lestrade, ill. Anaïs Bernabé

Ed. Anna Chanel, 2010

Splendide album jeunesse (à partir de 8 ans) sur la migration d’une famille : l’exil en raison de la sécheresse, le voyage avec ce qu’il faut abandonner, le rêve d’un pays « où l’eau coule d’un tuyau », le voyage, et l’arrivée… pas tout à fait sur la lune ! Le texte est très sobre, et les peintures stylisées très colorées et parlantes. Nous aimons tout particulièrement la double-page des masques africains, représentant la multitude compacte des migrants.

 

exil, migrantQuitter son pays

Marie-Christine HELGERSON

Flammarion, 2001

Toute une famille d’ethnie Hmong (« hommes libres ») doit quitter le Laos. Le voyage est raconté par un enfant, avec des épisodes de solidarité et d’entraide, mais aussi la faim, les plaies et maladies, la traversée épique du Mékong, un camp en Thaïlande, puis l’arrivée en France. Longtemps c’est la mère qui réussit à nourrir sa famille grâce à ses broderies. Roman jeunesse à partir de 10 ans, fluide.

 

exil, migrantUn roi clandestin

Havier Parmentier, d’après le récit de Fahim

Ed. Les Arènes, 2014

Histoire vraie d’un jeune Bengladais, écrite par son entraîneur. A 8 ans, Fahim fuit le Bengladesh avec son père. Pendant 3 ½ ans, ils restent en situation précaire. Fahim, excellent joueur d’échecs, remporte des tournois, et devient champion de France en 2012. La description des parties d’échecs peut être un peu fastidieuse, mais le récit est réaliste.

 

exil,migrantS’abandonner à vivre

Sylvain TESSON

Gallimard 2013

L’une des nouvelles de ce recueil porte sur l’exil : Idriss, est envoyé en exil par sa famille, après 5 ans où tous économisent et se cotisent pour le voyage du jeune homme, qui devra en retour gagner de l’argent pour soutenir sa famille.

 

exil,migrantExil. Exit

Emmanuel LAMBERT

Ed. L'Harmattan, 2012

Le narrateur raconte une rencontre avec Aldou, migrant. Pas facile à lire.

 

exil,migrantApatride

Shumona Sinha

éd. de l'Olivier, 2017

Troisième roman d’une jeune auteur franco-indienne, professeur de français à Calcutta, et interprète à l’OFPRA.

Histoires croisées de trois jeunes filles indiennes aux destinées différentes : l’une, restée à la campagne,  participe à un mouvement de protestation paysanne au Bengale ; l’autre, adoptée d’origine indienne, retourne en Inde à la recherche de ses origines. Avec une écriture forte, voire violente, ce roman pose une critique des deux sociétés, occidentale et indienne, avec une remise en question des religions, et du poids que les traditions et les hommes font peser sur les femmes.

 

exil,migrantVoici venir les rêveurs

Imbolo MBUE

Belfond, 2016

L’auteur, Camerounaise, vit à Manhattan. Le récit, sans doute autobiographique, se situe au moment de l’élection d’Obama aux Etats-Unis. Le récit s’attache au quotidien d’une famille dans la communauté camerounaise de Harlem, après avoir fui la pauvreté au pays : les difficultés pour trouver du travail quand on n’a pas de papiers ; les relations avec les Américains et avec les gens restés au pays ; les relations entre le père et la famille pour laquelle il travaille comme chauffeur.

 

exil,migrantLes derniers jours de Stefan Zweig

Laurent SEKSIK

Flammarion, 2010

Laurent Seksik narre deux années passées à Pétropolis par Stefan Zweig, après avoir rompu les liens avec l’Autriche dans les années 1930.

 

exil,migrantLe monde d’hier

Stefan ZWEIG

Récit d’un exilé de l’Europe. Raconte le monde d’hier, sans frontières, et les voyages de Stefan Zweig.

 

exil,migrantThe Arrival

Shaun TAN

Dargaud, 2011

Bande dessinée sans texte, dont l’illustration extrêmement expressive narre une immigration à portée universelle, même si elle se base sans doute sur l’époque où l’Australie était une grande terre d’accueil. La menace / La traversée / Arrivée dans un lieu totalement différent / Adaptation.

 

exil,migrantRu

Kim THUY

L. Levi, 2010

Double sens du titre : « petit ruisseau » en français, « berceuse » en Vietnamien.

Une femme voyage dans ses souvenirs, par petits touches, sans suivi chronologique. Elle a grandi dans une famille aisée à Saigon, puis a connu l’exil : la fuite sur un bateau, l’arrivée en Malaisie, puis au Canada. Beaucoup de positif, en particulier lorsqu’elle évoque l’accueil formidable des Canadiens.

« Nous ne nous attendions pas à avoir la chance de survivre. »

 

exil,migrantCertaines n’avaient jamais vu la mer

Julie Ostuka

Ed. Phébus, 2012

Déjà critiqué sur ce blog. Récit du double exil de Japonaises : jusqu’aux Etats-Unis, puis déportation à l’intérieur des Etats-Unis après l’attaque de Pearl-Harbour.

 

 

exil,migrantMoi, Gulwali, réfugié à 12 ans  

Gulwali PASSARLAY

Hachette 2016

exil,migrantDans la mer il y a des crocodiles. L'histoire vraie d'Enaiatollah Akbari

Fabio GEDA

L. Levi, 2011

Deux témoignages de jeunes qui ont vécu des déplacements similaires, et toutes les épreuves des trajets d’émigrants, sans aucun espoir de retour. Déjà chroniqués dans ce blog.

« Aussi mal que les choses tournent, ne revenez jamais. »

21/02/2017

Exil (2)

exil,immigrationL’opticien de Lampedusa

Emma-Jane KIRBY

Equateurs, 2016

Traduit de l’anglais The Optician of Lampedusa par Mathias Mézard

 

Emma-Jane Kirby est journaliste à la BBC. Elle a remporté le prix Bayeux-Calvados 2015 des correspondants de guerre pour son reportage intitulé "L'opticien de Lampedusa" dont s'inspire ce premier livre. Pour elle, tout est parti de la nécessité de parler autrement des migrants, en interrogeant des personnes « normales » en lien avec eux.

Un fossoyeur, un charpentier fabriquant des croix à partir de leurs bateaux échoués, une cuisinière de soupe populaire et enfin « l’opticien ». Un homme ordinaire, sur l’île de Lampedusa, qui plaint les migrants mais ne leur accorde pas plus d’attention que ça dans sa vie remplie… jusqu’au jour où…

Parti pour quelques jours de détente en mer avec ses amis, il se réveille aux cris stridents des mouettes. Mais les formes noires aperçues dans la mer ne sont pas des poissons, ce sont des personnes en train de se noyer ! Comment faire pour les sauver tous ? Comment faire lorsqu’on sait que l’on ne va pas pouvoir les sauver tous ? Et comment vivre avec ça ensuite ?

C'est un drame qui est décrit, mais aussi une prise de conscience. Un témoignage court, qui interroge chaque lecteur sur ses choix de voir -ou pas- et d'agir -ou pas.

Emma-Jane Kirby vous présente son ouvrage "L'opticien de Lampedusa".

Aline

20/02/2017

Exil (1)

Le bouillon de lecture de février nous a réunis autour du thème de l'exil. Sujet plombant s'il en est, mais aussi occasion de belles lectures.

immigration

 

Les échoués

Pascal MANOUKIAN

Don Quichotte, 2015

1992, banlieue parisienne. Trois hommes, trois migrants arrivés en France vivants, mais sans papiers, dont on découvre peu à peu les origines et les épreuves. Il y a Virgil, massif et travailleur, parti de Moldavie sous un faux plancher de camion pour sauver femme et enfants de la misère ;  Assan, Somalien ayant traversé déserts et mers pour fuir les carnages et les pillages de Mogadiscio et protéger sa dernière fille survivante du pire ; et Chanchal, chargé de gagner la vie de la famille restée au Bengladesh.

Chanchal, « Sans repos », « Que ce nom te donne la force quand il te faudra partir, car c’est toi qui as été désigné pour l’exil et nous comptons tous sur ton courage pour survivre… Depuis son arrivée en France, personne ne l’appelait plus jamais par son prénom. C’est ça aussi l’exil, quelques lettres choisies pour vous accompagner tout au long d’une vie, et qui brusquement s’effacent jusqu’à ne plus exister pour personne. Plus rien. Le silence. Un sevrage brutal. »

Chacun d’entre eux est parti pour ses proches, avec abnégation. Il ne s’agit pas d’un choix personnel, et comme ils le disent en avertissant d’un probable afflux de migrants « Ce qu’il y a de pire chez vous est encore mieux que ce qu’il y a de meilleur chez nous. »

Et c’est pourtant le pire qu’il nous semble lire dans le quotidien de ces trois hommes, la façon dont ils doivent se cacher, disputer des restes aux chiens, accepter les pires travaux dangereux, et accepter les humiliations. Ce qui sauve ce récit d’une noirceur totale, c’est l’entraide entre eux : Virgil est une très belle figure tutélaire, malgré l’égoïsme que pourrait lui dicter son sens de la survie. Ils rencontrent aussi une famille française pour qui leur venir en aide semble une évidence !

Poignant. La quatrième de couverture et les premières lignes donnent le ton !

Aline

14/02/2017

Sothik

biographie, CambodgeSothik

Sothik HOK, Marie DESPLECHIN, illustrations de TIAN

Ecole des Loisirs, 2016, 95 p., 13€

Au fil des souvenirs de Sothik Hok, cette biographie écrite par Marie Desplechin pour les enfants est un « livre d’histoire et de mémoire » sur la période où les Khmers rouges ont pris le pouvoir  au Cambodge.

Sothik est né en 1967, près de Kompong Cham, au bord du Mékong. Entre 1969 et 1973, de fréquents bombardements  américains ont secoué la région, puis des batailles sur le Mékong… suivis par l’arrivée des Khmers rouges, « l’armée de la forêt ».

« Au village, personne ne croit plus que le gouvernement pourra rétablir la paix. Déçus et découragés, les gens font confiance aux Khmers rouges pour arrêter les bombardements. » Aussi, lorsqu’ils « promettent qu’ils vont en finir avec l’injustice et créer une société de l’égalité parfaite, sans argent ni propriété, où plus rien ne distinguera les citoyens entre eux », les villageois sont prêts à les soutenir.

Du jour au lendemain, tout change. La famille de Sothik, plutôt aisée et éduquée, doit quitter sa maison ; ses parents s’adaptent, et se mettent à la pêche et aux travaux des champs. L’argent est aboli, les livres sont détruits. Enfin la cellule familiale disparait : les enfants sont retirés à leurs parents pour être endoctrinés, et doivent travailler. Sothik fait partie des brigades qui chassent les rats dans les rizières.

« Ma famille, maintenant, c’est l’Angkar, l’organisation qui dirige le pays, nos vies et nos esprits. L’Angkar a tout pouvoir sur nos vies… »

biographie,cambodge

Les conditions de vie empirent, la terreur et la famine s’installent.  « Même à demi mort de faim, il est strictement interdit de trouver à manger tout seul. Ramasser un légume, un fruit, un escargot, un insecte est sévèrement puni. Celui qui se nourrit sans avoir reçu son repas de l’Angkar est un individualiste qui ne pense qu’à lui. Il refuse le repas pris en commune. Il trahit l’Angkar qui, comme chacun sait donne à chacun ce qu’il lui faut. »

Ce récit de vie, chronologique, va jusqu’à l’invasion vietnamienne du Cambodge, et à la vie après le parti communiste du Kampuchea. Ecrit au présent dans un langage fluide et clair, assez factuel, ce qui le rend très accessible et pédagogique, il s’adresse à tous, à partir de 12 ans.

Aline

11/02/2017

Bistrot lecture

 Qui a dit que la lecture était un plaisir solitaire ?

Le Bistrot lecture a réuni une vingtaine de personnes pour partager nos lectures autour des gourmandises préparées par les bénévoles de l'association Bibliothèque Jarézienne.

lecture à voix hauteAprès notre Bouillon de lecture sur l'exil, l'actualité était encore présente, avec Dans la mer il y a des crocodiles (Fabio Geda d'après le récit d'Enaiatollah Akbari), Ecoutez nos défaites (Laurent Gaudé) et Destiny (Pierrette Fleutiaux). Quelques extraits de Les couleurs de nos souvenirs (Michel Pastoureau) ont rappelé l'exposition "Palette, le musée des couleurs, tandis que les livres et la lecture étaient mis à l'honneur avec des Lettres d'amour d'un soldat de 20 ans de Jacques Higelin, et des extraits de Daniel Pennac, et de Petit pays (Gaël Faye).

lecture à voix haute

Merci à André M. d'avoir partagé avec nous ses poésies personnelles !

Et pour annoncer notre mois de mars "vert" et le troc de graines, le jardin était à l'honneur, avec : Le jardin des brumes du soir (Tan Twan Eng), Le goût de la tomate (Christophe Léon).

lecture à voix haute

Notons aussi l'hommage à Annie Saumont, formidable auteur de nouvelles, décédée le 31 janvier 2017.