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28/04/2017

Dans la jungle avec Alexandra

Rencontre-dédicace avec l'illustratrice

Alexandra Huard

vendredi 5 mai  16h30-18h30

à la bibliothèque de Soucieu

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Dans le cadre du prix des Incos, Alexandra accueillera les classes de CE2  pour une discussion sur son métier d'illustratrice, la création de son album Tangapico, et un atelier créatif JUNGLE Jeudi 4 mai à Orliénas / Thurins et vendredi 5 mai à Soucieu

Alexandra Huard, est l’illustratrice de La chose, Tangapico, Rikimini, Je suis la méduse, Peter Pan, La chanson de Richard Strauss, et bien d’autres albums…

Nous retrouvons avec un immense plaisir cette jeune illustratrice enthousiaste et pleine de talent, qui avait déjà rencontré les CP en 2013 !

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27/04/2017

Y a pas de héros dans ma famille

roman jeunesse, familleY a pas de héros dans ma famille !

Jo Witek

Actes Sud junior, janvier 2017, 13.50 €

 

Maurice Dambek, « Mo » pour les intimes, vivait heureux entre sa vie d’élève modèle de CM2, et sa place de petit dernier d’une famille populaire.

« Avant, je pensais que les enfants du monde entier étaient comme moi. Des mini-humains qui deux fois par jour et cinq jours par semaine passent la frontière d’un pays à l’autre, le cartable sur le dos et le sourire en bandoulière. Avant, ma vie gambadait légèrement entre le monde de l’école et celui de la maison. J’étais heureux dans mes deux pays bien distincts avec des gens différents, des styles différents, une cuisine et une langue particulières.  A l’école : on se tient bien, on parle comme dans les livres, on entend une mouche voler et il ne faut jamais oublier les « Mercis » et les « S’il vous plaît ». A la maison : ça parle fort, ça hurle du dedans et du dehors, ça dit des gros mots. La télé aussi parle fort comme les jeux vidéo. Avant, « Merci, au revoir et bon appétit » côtoyait « Vas-y enfoiré, casse-toi bouffon à lunettes et viens bouffer ». Pas de prise de tête, et tout était clair entre ma classe bien rangée et ma maison loufoque… »

Mais ça, c’était avant. Avant de voir sa famille par les yeux de son camarade de classe Hippolyte Castant. Hippolyte et son beau jardin, sa maison calme, propre, bien rangée, silencieuse, son salon blanc et surtout le mur couvert de photos des personnes célèbres de sa famille ! Soudain, Mo a honte de sa famille haute en couleurs… et se sent « nul dans une famille de nuls ». Sa maîtresse lui suggère de chercher dans l’album photo familial une personne formidable. Peut-être se sentirait-il mieux s’il trouvait parmi ses ancêtres un personnage hors du commun ?...

Ce roman d’apprentissage rend bien le moment où l’enfant prend du recul par rapport à sa famille et tend à juger son milieu. Maurice est un héros attachant, frais et naïf, et la bonne volonté de toute sa famille est touchante. On rit des  niveaux de langage qui l’entourent, et on s’interroge avec lui sur ce qui fait les vrais héros ! Roman plein d’humour à lire dès 9-10 ans.

Par l'auteur de la série des Mentine, qui plaît beaucoup aux filles.

Aline

21/04/2017

Les filles au lion

Les filles au lion.gifLes filles au lion

Jessie  BURTON

Gallimard (Du monde entier), 2017, 496 p., 22.50€

Traduit de The Muse par Jean Esch

1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d’être reconnue en tant qu’artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d’art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d’Espagne s’annonce, bouleverse sa vie.

1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivain. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là,  elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d’origine mystérieuse.

Au centre de l’histoire, un tableau fascinant, longtemps disparu, l’énigme de sa création et de sa transmission…

Après l’imagination et les qualités d’écriture dont elle avait fait preuve dans Miniaturiste, la jeune auteure anglaise nous revient avec un deuxième roman situé dans un double contexte historique, ambitieux récit d’imposture et étude de personnages féminins.

Autant que le rapport à l’art et à la création, c’est la place laissée aux femmes –qui plus est aux femmes d’origines minoritaires- dans la société et dans le monde de l’art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L’amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?... Dans un récit agréable, Jessie Burton offre au lecteur les choix de femmes remarquables, marquées par leur époque.

Aline

14/04/2017

Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

Enfants à partir de 9 ans

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Mercredi 19 avril ou / et Mercredi 24 mai 2017

 de 15h à 17h

 Et si on s’amusait à inventer des histoires ?

 

Bibliothèque Eclats de lire

Gratuit - Inscription conseillée

06/04/2017

Le ciel est la limite

roman, deuil, Brésil

 

Le ciel est la limite

Anne LANOË

Fleurus, 2016, 250 p., 13.90€

 

Suite à un accident de la route qui a coûté la vie à sa mère, Samuel est resté quelques jours dans le coma. A son réveil, il refuse de parler... se coupant peu à peu de tous ceux qui l’entourent ! Ne sachant plus quoi inventer pour le sortir de son mutisme, son père l’envoie  2 mois au Brésil : avec un groupe de jeunes, il doit participer à un programme de revégétalisation d’une favela.

Le titre fait référence au bidonville, qui monte jusqu’au ciel, mais aussi à la belle métisse brésilienne, Céu (« ciel »), qui distille la joie de vivre.  « Nous avons des maisons de pauvres comme tu vois mais le monde entier nous envie cette vue sur Rio. Ce n’est pas pour rien qu’on cherche à nous déloger d’ailleurs. C’est bien trop beau pour nous. Seul le ciel nous arrête. »

Des fleurs tropicales, un musée d’art naïf, les cariocas, la plage, le Pain de Sucre et le Corcovado… mais aussi des gnons et des engueulades…  « Voyager n’est pas guérir son âme », et pour Samuel, ultrasensible, roi des haussements d’épaules, sourcils levés et mimiques en tous genres, il est difficile de s’entendre avec les autres jeunes du groupe. Chacun a son histoire douloureuse, et peine à accepter les mains tendues !

Ce voyage au Brésil est plutôt un voyage intérieur, ainsi que l’occasion de mieux connaître sa mère en renouant avec son histoire familiale, marquée par les années de plomb en Amérique du Sud.

Aline