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27/11/2017

Sapiens

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Sapiens, une brève histoire de l’humanité

Yuval Noah Harari

Albin Michel, 2015

 

Comment expliquer l’immense succès planétaire de ce livre traduit en 42 langues et tiré à 8 millions d’exemplaires ? Tout simplement parce qu’il est passionnant !

Yuval Noah Hariri, professeur d’Histoire à l’Université de Jérusalem (spécialiste du Moyen-Age), brosse, dans une vaste fresque, notre histoire du Néolithique à Google, dans un langage simple et limpide. Il tisse le fil de sa narration de façon chronologique, en partant du début, de la Préhistoire, ce moment où l’Homo sapiens n’était qu’une espèce parmi d’autres, un simple maillon dans la chaîne alimentaire.

Il y a 100 000 ans, la Terre était habitée par au moins six espèces différentes d’hominidés. Une seule a survécu. Nous, les Homo Sapiens. Comment notre espèce a-t-elle réussi à dominer la planète ? Pourquoi nos ancêtres ont-ils uni leurs forces pour créer villes et royaumes ? Comment en sommes-nous arrivés à créer les concepts de religion, de nation, de droits de l’homme ? A dépendre de l’argent, des livres et des lois ? Quel est notre rapport au bonheur ? Sommes nous plus heureux maintenant ? Bien sûr, notre situation s’est améliorée mais nos attentes augmentent car le capitalisme et le consumérisme, ces nouveaux mythes,  nous répètent que nous devons sans cesse en vouloir plus.

Dans ce livre érudit et provocateur Harari raconte avec clarté, précision et humour, cette longue évolution en mêlant histoire, biologie, philosophie et économie ; ses analyses sont pertinentes et novatrices. Il met bien en évidence les répercussions sur nos conditions de vie actuelles de chaque étape importante franchie au cours des siècles. Il souligne la force des mythes pour fédérer l’Humanité et permettre d’avancer ensemble pour le meilleur ou le pire.

A la fin du livre, Yuval Noah Harari aborde l'évolution de la sélection naturelle, et sa fin peut-être toute proche, causée par les recherches menées par les laboratoires du monde entier et pose la question : Les humains veulent-ils utiliser la technologie pour se transformer en dieux ?

Un livre percutant, extrêmement intéressant que je vous recommande particulièrement. A noter que le deuxième livre de Yuval Noah Harari « Homo Deus  une brève histoire de l’avenir » vient de paraître.

Annie

26/11/2017

Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

Samedi 9 décembre 9h30-12h

 atelier d'écriture

Une parenthèse pour prendre le temps d’écrire

autour d’une tasse de thé et de mots bien trouvés.

Venez avec vos stylos, vos carnets et laissez-vous inspirer…

 

Bibliothèque Eclats de lire - Soucieu

 Gratuit - Inscription conseillée

23/11/2017

Apéro BD

bande dessinée

bande dessinée

Dès le décor, le ton était donné pour notre soirée apéro-BD.bande dessinée

Le speed-booking était une première ... tout le monde s'est pris au jeu dans une ambiance bon enfant!

 bande dessinée

 bande dessinée

 bande dessinée

 bande dessinée

La gentillesse et le coup de crayon de Ben ont fait "mouche" ! Il a enchaîné les dédicaces non-stop devant un public conquis par ses dessins :

 bande dessinée

 bande dessinéeEt oui, c'était bien un "apéro BD" !!! ... la preuve : bande dessinée

voilà ! une  belle atmosphère qui colle à l'esprit du festival de la Bulle d'Or.

Thierry Ducroix et Aline Gauthier

10:12 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bande dessinée

10/11/2017

FUTU.RE

roman d'anticipation, dystopieFUTU.RE

Dmitry GLUKHOVSKY

L’Atalante, 2015, 726 p., 27 €

Traduit du russe par Denis E. Savine

L’humanité a trouvé depuis 300 ans un vaccin au vieillissement, et peut vivre éternellement jeune –avec comme corollaire une surpopulation globale, que chaque continent traite à sa façon. L’Europe n’est plus qu’une immense mégalopole ininterrompue, hérissée de gratte-ciels de milliers d’étages, où s’entassent les habitants -plus ou moins haut selon leur rang social.

Dans cet état « providence », très surveillé, chacun bénéficie de la vie éternelle à la stricte condition de ne pas procréer. La politique de contrôle des naissances draconienne impose aux rares couples désirant un enfant de désigner le parent qui en contrepartie recevra  une injection de vieillissement accéléré. La Phalange, impitoyable, pourchasse les contrevenants : le parent capturé reçoit l’injection, et l’enfant coupable d’exister est enfermé dans un orphelinat.

Matricule 717 s’est endurci dans l’un de ces horribles internats, et accomplit sans pitié la mission pour laquelle il a été formaté : avec sa phalange, masque d’Apollon sur le visage, traquer sans pitié les grossesses illégales. Il mène une vie terne d’instrument bien réglé jusqu’au jour où une intervention qui tourne mal le pousse à commettre quelques entorses, puis à remettre en question son endoctrinement.

L’auteur décrit une civilisation peu reluisante, empilée dans des zones urbaines après avoir fait disparaître toute nature,  préoccupée uniquement du bien-être personnel, et coupée finalement de son humanité. L’analyse de cette société renvoie aux travers et aux inégalités de notre époque, notamment avec le refus d’en laisser bénéficier les étrangers. L’ironie veut que les seules touches colorées et pleines de vie dans cet univers glaçant se trouvent du côté de Barcelone, devenue le quartier des immigrés clandestins et sorte de « jungle ».

Situé dans un monde dystopique bien campé, c'est surtout un récit d’action très efficace, où le héros -brisé par son enfance- tente d’échapper à son destin et de déjouer les machinations des dirigeants. De multiples rebondissements tiennent le lecteur en haleine jusqu’aux dernières pages, et ce sont les imperfections des personnages qui les rendent attachants.

Aline

 

03/11/2017

L'Empire électrique

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L’empire électrique

Victor Fleury

Ill. Benjamin Carré

Bragelonne, 2017, 471 p.

 

Entre roman et recueil de nouvelles, Victor Fleury crée un univers uchronique autour d’un postulat : au 19e siècle, le monde est dominé par la France, grâce à au pouvoir octroyé aux armées napoléoniennes par la maîtrise de la force voltaïque. Dans cet univers rétro futuriste bien campé, il installe la capitale à Lyon, d’où rayonne la puissance  de l’empire.  Outre le cadre de l’empire électrique, c’est le personnage de « méchant », le vil Larsan, chef de la police napoléonienne,  qui fait le lien entre les différentes histoires.

Dans chacun des récits, l’auteur introduit des personnages littéraires, entrés dans l’imaginaire collectif, auxquels il fait vivre des aventures extraordinaires. Personnages en quête de justice, de liberté, d’éternelle jeunesse, ou de vengeance. C’est Sherlock Holmes libéré de Sainte Hélène pour retrouver un dangereux terroriste, Watson pourchassant Jack l’Eventreur avec Arsène Lupin, le docteur Frankenstein utilisant la science voltaïque pour la chirurgie esthétique, Don Diego de la Vega (version « steampunk »)  à la rescousse des anti-esclavagistes de Louisiane, Gavroche s’alliant à Passepartout et Raspoutine pour s’évader du bagne avec Cosette, ou le Capitaine Nemo à la poursuite du Nautilus.

Réutiliser des personnages de fiction dans des romans d’anticipation est un procédé habile, qui fait appel à l’intelligence et à la culture du lecteur, et que l’on retrouve dans d’autres œuvres remarquables : la saga du fleuve (Riverboat) de Philip José Farmer, et la trilogie de la lune, de Johan Heliot (elle-même inspirée du Voyage dans la lune, de Cyrano de Bergerac). Ou bien, dans le registre de la bande dessinée, l’excellente série De cape et de crocs, par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou.

Victor Fleury possède une belle plume, un style élégant, qui séduira les lecteurs exigeants -et tant pis si certaines références nous échappent... Ce qui ne gâche rien, c’est un jeune Lyonnais ! Laissez-vous tenter par la splendide couverture, signée Benjamin Carré, et sa reliure soignée (tranche dorée).

Aline