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28/07/2018

Tombée des nues

Tombée des nues.gifTombée des nues

Violaine Bérot

Buchet Chastel, janvier 2018, 161 p., 13€

 

C’est par une nuit extraordinaire, une nuit de tempête un 29 février, que ce bébé a décidé de se révéler à ses parents. Personne ne l’avait vu arriver. Dédé, appelé à l’aide, trouve Marion –en sang et hagarde- dans la salle de bains, soutenue par son mari Baptiste. Ni l’un ni l’autre n’ont compris ce qui leur arrive. Mais dans ces montagnes pyrénéennes, un berger sait quoi faire lorsqu’une mise-bas se passe mal ou qu’un agneau nait dans le froid.

Roman choral qui m’a évoqué l’enfant océan, de Jean-Claude Mourlevat, pour sa façon de faire avancer peu à peu l’intrigue au travers du regard singulier et de la sensibilité de personnages différents, et de maintenir la tension malgré une apparente simplicité.  L’auteur a structuré le livre pour qu’on puisse le lire de façon linéaire, ou bien narrateur par narrateur : la sage-femme expérimentée, Dédé l’homme providence, l’ami Tony, la femme bien-pensante, la grand-mère, Baptiste le père, et enfin Marion !

En phrases pleines de retenue et en chapitres courts, l’auteur s’interroge sur le devenir de la maman en état de sidération, du bébé, et de leur relation à naître, tandis que tout le village (ou presque !) s’apprête à accueillir l’enfant avec bienveillance. Comme dans le roman de Françoise Guérin, qui évoque les zones d’ombre de la maternité, le rôle du père est magnifié, et l’entourage joue un rôle déterminant.

D’une profonde humanité... même si les chèvres ont, elles aussi, un rôle clé.

Aline

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