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31/08/2019

rentrée littéraire septembre 2019 : un peu de fraîcheur !

rentrée littéraire, roman, inuit, roman d'apprentissage

 

De pierre et d’os

Bérengère COURNUT

Le Tripode, 2019, 19€, 220 p.

 

 

Belle découverte rafraîchissante à la librairie Lulu !

Une nuit, une fracture de la banquise sépare Uqsuralik de sa famille. L’adolescente inuit se retrouve livrée à elle-même dans l’immensité polaire, avec quelques chiens quasi sauvages, une peau d’ours et un harpon. C’est l’histoire de sa survie, de son apprentissage et de son intégration à d’autres groupes de chasseurs/pêcheurs nomades de l’arctique. Ce roman ethnographique, passionnant à lire, donne accès au mode de vie traditionnel et au monde spirituel des Inuits. Il est complété par quelques photos en noir et blanc datant du début du XXe siècle.

Note liminaire du roman : "Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l'Arctique depuis un millier d'années. Jusqu'à très récemment, ils n'avaient d'autres ressources à leur survie que les animaux qu'ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d'animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L'eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu'accompagne parfois le battement des tambours chamaniques."

rentrée littéraire, roman, inuit, roman d'apprentissageAline

25/08/2019

Rentrée littéraire septembre 2019 (suite)

roman étranger, nature, légende

 

Lanny

Max PORTER

Seuil, 2019, 240 p., 20€

Traduit de l’anglais par Charles Recoursé

 

Lanny, c’est un petit garçon ingénu, chéri par sa maman, mais dont l’imagination débordante n’est pas toujours bien comprise par son papa, plus terre à terre. C’est aussi un enfant qui "sent fort le pin", passe ses journées à chantonner en profitant de chaque parcelle de nature et à disparaître dans les bois autour du village.

Dans ce roman à la forme originale, le récit est choral, alternant la narration entre tous ceux qui gravitent autour de Lanny, permettant de rester au plus près de chaque personnage et de ses pensées, parfois inavouées. Jolie, sa maman à l’amour inconditionnel ; Robert, son papa prosaïque ; Peter, l’artiste qui l’aide à transposer son imaginaire ; la vieille Peggy gardienne des légendes locales… ainsi que de nombreuses autres voix plus fugitives de villageois.

Mais celui qui commence le récit et le ponctue, omniprésent quoique invisible pour les humains normaux, c’est le Père Lathrée Morte, créature protéiforme plus ou moins végétale, qui guette et se régale des sons du village, des voix humaines, dont il capte –et retranscrit-  les bribes en vrac, véritable échantillonnage de l’âme humaine.

roman étranger,nature,légende,rentrée littéraire

Le récit, comme un conte folklorique qui se déroulerait près de chez nous, fait monter la tension, et osciller le lecteur entre l’émerveillement et l’inquiétude liée à des peurs enfouies.

L’appellation étrange du Père Lathrée Morte, est directement traduite de l’anglais Papa Toothwort ou « Dead man’s fingers ». Il s’agit de la Lathrée Clandestine, parasite qui plante ses suçoirs dans les racines des arbres et arbustes, mais dont les besoins modestes ne semblent pas affaiblir ses hôtes.

Le premier roman de Max Porter, La douleur porte un costume de plumes, propose également un récit  atypique, où tristesse et inquiétude sont contrebalancées par la magie.

Aline

18/08/2019

Rentrée littéraire septembre 2019

Grâce aux Lulus, les bibliothécaires ont un peu d'avance sur la rentrée littéraire...

Boy Diola.jpg

 

Boy Diola

Yancouba Diémé

Flammarion, 2019, 192 p., 17€

 

Témoin de l’émotion de son père devant le JT montrant l’arrivée d’un bateau de migrants sur la côte Corse, l’auteur réalise que celui-ci a vécu un parcours d'émigré. Dès lors, il revient sur la vie de ce père, « Aperow » en diola, par le biais d’anecdotes collectées à plusieurs époques marquantes de sa vie.

C’est lors d’un voyage à Kagnarou, en Casamance, que l’auteur fait connaissance avec sa famille paternelle, et réalise l’ampleur des changements vécus par son père avant même de quitter le Sénégal.

 "Du temps de l’avant avant, les Diolas étaient Asoninkés… L’islam n’est jamais parvenu à rentrer entièrement dans le corps d’Apéraw. Il y est entré, et en est sorti plusieurs fois. Musulman en surface, mais Asoninké en profondeur". "Je ne connais pas son âge. Aperaw a l’air d’avoir 400 ans. Comment peut-il avoir vécu à la fois l’époque où l’on faisait griller de la viande de cochon et celle de l’école coranique ? L’époque des accouchements dans la forêt et celle des premiers dispensaires ?"

Après son passage par Dakar, la Côte d’Ivoire, le Libéria, l’ancien paysan -puis menuisier- s’installe en France, et travaille comme ouvrier chez Citroên. "Les parcours se ressemblent à la Cité. Familles nombreuses, lits superposés, grosse ambiance, père ouvrier, deux épouses et mères femmes de ménage".

La narration un peu décousue, toujours au présent, alterne -sans autre logique que celle des souvenirs- les faits anciens ou récents, au risque d’égarer  un peu le lecteur. Pourtant, on se laisse happer par  l’écriture vivante et évocatrice, parsemée de citations d’Aperow. On sent beaucoup d’amour et de fierté pour ce père, travailleur et courageux, portant cravate « parce que j’ai le droit ».

Aline

11/08/2019

atelier couverture de livres scolaires

Rentrée scolaire: les manuels à couvrir c'est (pas) la joie!

Ils reviennent de leur première journée de cours et, en vous racontant leur emploi du temps, les nouveaux profs, les retrouvailles avec les copains, ils déballent leur cartable. Ils déposent un à un leurs manuels scolaires sur la table de la cuisine. L’étau se resserre. Vous sentez votre pouls s’accélérer, une goutte de sueur perler sur votre front et votre respiration devenir plus difficile… Impossible de reculer, l’heure de couvrir les livres a sonné !

atelier couvertureVous pensez avoir besoin d’un petit coup de pouce ?

Prenez 1 minute pour faire ce test :

Si chaque année en septembre :

  • Vous faîtes un chifoumi pour savoir qui couvrira les livres d’école…
  • Il vous manque toujours quelque chose pour commencer : les ciseaux, le ruban adhésif, le plastique, la patience, un ami fidèle qui vous comprenne et vous accompagne pour traverser l’épreuve...
  • Vous faites le rêve récurrent d’un rouleau de scotch qui vous attaque tel un boa constrictor et resserre lentement son étreinte autour de vous - le fourbe…
  • Vous vous dites qu’un épisode de Derrick serait un moment moins douloureux que 8 manuels scolaires à couvrir, dont 2 possèdent un rabat contenant des informations essentielles à la réussite de vos enfants - évidemment...

BONNE NOUVELLE !! Vous êtes apte pour

 l’atelier de couverture de livres scolaires

MERCREDI 4 SEPTEMBRE à 10h

salle d’animation de la bibliothèque

Astuces et matériel vous attendent !

(apportez tout de même vos ciseaux)

09/08/2019

Soirée jeux

jeu

12:49 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeu

08/08/2019

Du côté de Canaan

roman étranger, Irlande, Etat-UnisDu côté de Canaan

Sebastian BARRY

Ed. J. Losfeld (Littérature étrangère), 2012, 274 p., 19.50€

Traduit de l’anglais On Canaan’s Side par Florence Lévy-Paoloni

"Bill n’est plus. Quel bruit fait le cœur d’une femme de 89 ans quand il se brise ? Sans doute guère plus qu’un silence, certainement à peine plus qu’un petit bruit ténu."

Bill est mort. Descendant d’une famille d’hommes Irlandais abîmés par les conflits du XXe siècle.

Bill est mort, et sa grand-mère, Lilly Bere laisse affluer les souvenirs d’une vie qui l’a menée de Wicklow - en Irlande- aux Etats-Unis, terre promise (Canaan) pour les Européens en difficulté. Fille de James Patrick Dunne, chef de la police municipale de Dublin, elle a dû fuir l’Irlande avec son mari, frappé d’un contrat de mort par les indépendantistes.

J’ai beaucoup aimé le récit de Sebastian Barry, sinueux et sobre, qui dévoile peu à peu toutes les vicissitudes de cette femme, liées à l’actualité du siècle en Irlande et aux Etats-Unis. Comme elle l’écrit, Lilly a "eu assez d’histoires pour toute une vie, dans sa propre vie, sans parler de celle de sa patronne, Mme Wolohan." Pour autant, elle ne s’appesantit pas sur les drames, préférant s’appuyer sur les moments de joie.

Pour ne pas gâcher votre lecture, j'évite volontairement de dévoiler les nombreux développements inattendus… Mais j'espère bientôt me plonger dans les autres romans de l'auteur qui développent d’autres personnages de la famille Dunne.

Aline

p. 234 : "Je commence à penser que le fait d’écrire tout cela est un labeur aussi dur qu’un jour de lessive en Irlande… Les souvenirs provoquent parfois beaucoup de chagrin, mais une fois qu’ils ont été réveillés vient ensuite une sérénité très étrange… Et je remarque une nouvelle fois que l’expression « il y a longtemps » n’existe pas finalement. Quand on évoque les souvenirs, tout se passe dans le présent, purement et simplement. De sorte que, à mon grand étonnement, les gens que j’ai aimés retrouvent une nouvelle vie."

06/08/2019

Bar à Histoires

lecture à voix haute,partir en livre

 

Un charriot à histoires rempli de livres, quelques parasols, des boissons fraîches, et c’est l’été qui s’invite entre les pages !

 

A l’occasion de l’opération « Partir en Livre 2019 », la terrasse de la bibliothèque s’est transformée en véritable guinguette estivale, le temps d’un après-midi.

lecture à voix haute,partir en livre

Les visiteurs ont pris place autour des tables de bistrot ou sur les transats à l’ombre de la tonnelle, pour commander un verre et savourer une histoire. "Une grenadine et un Yasmina Reza s’il vous plait !"

lecture à voix haute,partir en livre

lecture à voix haute,partir en livreLes serveurs se sont invités à table pour offrir une lecture intimiste de textes choisis. Tandis que les enfants plongeaient dans les joyeuses histoires des tapis de lectures, les adultes prenaient le temps de se laisser surprendre.

 

Certains textes ont ouvert des moments de discussions très appréciés pour prolonger le plaisir… Un temps d’une grande convivialité, avec de beaux échanges, comme une oasis littéraire ensoleillée. Il ne manquait que les cigales !

lecture à voix haute,partir en livre

Merci à nos amies de Chaponost et Bruno Miara d'avoir rejoint notre fabuleuse équipe de serveurs de lecture et prêté leur voix avec talent.

lecture à voix haute,partir en livre

01/08/2019

Y'a d'la vie à la bibliothèque

Horaires d'accueil pour tous élargis !

Profitez-en toute l'année, 6 jours/7

 

Lundi                                          13h30-18h30

Mardi                  9h30-12h et 16h30-18h30

Mercredi            9h30 - - - - - - - - - -18h30

Jeudi & Vendredi                     16h30-18h30

Samedi               9h30-13h

 

Lire

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