Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2019

Petit fils débrouillard pour grand-père râleur

roman jeunesse, famille, La cavale

Ulf STARK, ill. Kitty CROWTHER

EDL (Pastel), septembre 2019, 139 p., 14.50€

Traduit du suédois Rymlingarna par Alain Gnaedig

 

Gottfrid adore son grand-père –grincheux et haut en couleurs- et lui rend souvent visite à l’hôpital. Avec la complicité du boulanger-mécanicien, Gottfrid  lui organise même une dernière escapade jusqu’à la « maison sur la falaise », où il a vécu avec Grand-mère. L’occasion de raviver les souvenirs heureux en dégustant le dernier pot de confiture d’airelles cuisiné avec amour par sa femme.

En bout de course, le grand-père  réfléchit à l’au-delà et espère ardemment y retrouver la compagne de sa vie. Il regrette de n’avoir pas su trouver les mots pour lui exprimer son amour, et voudrait s’amender  –au cas où il la retrouverait au paradis. Là encore, c’est le petit-fils qui intervient, et pique le dictionnaire de son père pour en partager les jolis mots avec le vieillard.

Récit très touchant, évocateur, facile à lire et souvent drôle malgré les sentiments abordés. Le garçon  comprend que son grand-père exprime sa colère, et que le vieillard et son fils (le père, dentiste posé et raisonnable) s’entendent mal parce qu’ils sont trop différents. On ignore bien sûr ce qui attend le grand-père après sa mort, mais cette fugue et ses efforts pour dépasser son mauvais caractère et sa colère lui permettront au moins de faire la paix avec son fils.

roman jeunesse,famille

Les illustrations aux crayons de couleurs, réalisées par Kitty Crowther, rehaussent le roman de leur dessin naïf, présentant un grand-père grincheux à souhait, un père soucieux... et de beaux  paysages scandinaves qui font eux aussi partie du récit. Le tout est servi sur un papier de qualité, bien relié. Bel écrin pour une histoire tendre et attachante, au goût de confiture d’airelles, dernier lien entre le grand-père et sa femme.

 « Ta grand-mère a cueilli les airelles, elle les a lavées, elle les a fait cuire, elle a ajouté juste le sucre qu’il fallait pour que ça ne soit ni trop amer ni trop sucré, elle a remué la confiture et elle l’a versée dans ce pot. Elle a pris son temps pour le faire. Elle a donné de son temps, elle y a réfléchi. Il y a une part d’elle-même dans ce pot. »

Thèmes : fin de vie, deuil, relation grand-père/petit-fils, relation père/fils – à partir de 10 ans

Aline

Écrire un commentaire