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27/04/2016

La cache

premier roman

La cache

Christophe BOLTANSKI

Stock (La Bleue), 2015, 20 €

Prix Femina 2015 et Prix des Prix littéraires

Quelle surprise à la lecture ! Le lecteur se retrouve sur un plateau de Cluedo, promené de pièce en pièce par  Boltanski pour reconstituer son histoire familiale : chaque chapitre porte le nom d’une pièce de la maison de ses grands-parents, depuis la voiture –extension du cocon protecteur- jusqu’au cœur de la maison, la chambre des grands-parents.

La famille vit en vase clos, autour de la grand-mère, fière et névrosée. Boitant des suites d’une polio, elle garde ses enfants et petits-enfants à proximité, ils sont ses soutiens, ses cannes. Tous dorment ensemble dans la grande chambre, casemate protégée par les verrous tirés !

p. 282 « Après nos jours, elle contrôlait nos nuits ».

Une vie en vase clos dont seul un des trois fils s’est échappé :

p. 295 « Le départ de son fils du cocon qu’elle a créé, échec incompréhensible vécu comme une trahison »… néanmoins compensée par l’empressement de Christophe, le petit-fils, à rejoindre le nid familial.

Par petites touches, le lecteur comprend que les névroses des grands-parents s’expliquent par les années de clandestinité vécues pendant l’occupation. Années où le grand-père, absent pour la milice, a vécu reclus dans son petit bureau aveugle, toujours prêt à plonger dans "la cache".

« Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande histoire. Des honnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la réversibilité des hommes et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma famille me l’a transmise très tôt, presque à la naissance. »

L’écriture de Boltanski est extraordinaire. Maîtrisée, évocatrice, c’est un pur délice. En revanche, plusieurs lecteurs n’ont pas apprécié ce livre faute de récit : plus qu’un roman, c’est une collection organisée de souvenirs. S’il étonne par sa structure, et satisfait pleinement par sa qualité d’écriture, il laisse sur sa faim en ce qui concerne « l’histoire ».

Coup de cœur pour les uns, ennui féroce pours les autres ! Personnellement j’ai beaucoup aimé ce livre, j’aurais aimé pouvoir évoquer avec autant de finesse mon rapport à mes grands-parents, à travers le lieu où je les ai côtoyés, et savoir dire, comme l'auteur :

p. 274 « Je n’ai jamais été aussi heureux que dans cette maison ».

Aline

04/04/2016

En attendant Bojangles

Roman, amour

 

En attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut
Finitude éd., 20116, 160 p, 15.50€

Souvent, en fermant un livre, même si on l’a apprécié, on se dit qu’il aurait pu avoir cent pages de moins, être plus condensé. Ici, on se prend à regretter de l’avoir traversé si vite, pris dans le tourbillon, et séduit par une certaine facilité de lecture…

C’est l’amour fou entre les parents du narrateur qui rythme la vie familiale extravagante : tous trois se vouvoient, le père invente un prénom pour sa femme différent chaque jour, et réalise son rêve de château en Espagne ! Leur animal de compagnie, Mlle Superfétatoire, est une grue exotique,… Le courrier jamais ouvert tapisse, comme un lit de feuilles mortes, les grands carreaux à damiers de l’entrée.

Refusant le morne, le réel, ils font de la vie une fête de tous les instants, quitte à multiplier les "mensonges à l'endroit et à l'envers" et les "fous rires tristes", incluant leur enfant dans leur bulle. "Comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents ?" se demande le narrateur... qui reçoit une éducation fantaisiste : ses parents ont inventé un répertoire de chansons pour lui enseigner la conjugaison, un « chiffre-tease » pour les maths,…

Ce roman commence comme une comédie, et finit comme une tragédie, sur la mélodie de Mr Bojangles, de Nina Simone, envoûtante, entêtante. Il est la chronique douce amère d'un amour démesuré, un tourbillon de folie joyeuse qui maintient ses personnages dans le mouvement... le plus longtemps possible. Un très beau premier roman, qui figure sur nombre de sélections de prix littéraires !

Aline

21/03/2016

Demain le soleil

premier romanDemain le soleil
Ishmaël BEAH
Paris, Presses de la Cité, 2015
Traduit de l’anglais Radiance of Tomorrow par Alice Delarbree

7 ans après la fin de la guerre civile en Sierra Leone, les habitants reviennent peu à peu dans leur petite ville d’Imperi, à commencer par les trois anciens qui ont survécu. Leur première tâche consiste à enterrer les ossements dispersés tout autour de la ville, et à essayer de réveiller l’esprit des ancêtres. Tous les habitants sont décidés à faire revivre et à reconstruire leur village. Bockarie et Benjamin, tous deux instituteurs, le sont plus que quiconque. Mais beaucoup de dangers les menacent, d’abord le manque de nourriture et de travail.
La réouverture de la compagnie minière est bienvenue, mais elle se fait en traçant des routes à travers le village, et entraîne à sa suite de nouveaux problèmes : alcoolisme, viols, pollution de l’eau, accidents.

Ce livre, terrible, présente de beaux personnages, d’autres rapaces ou cupides ; une autre rongée par la culpabilité ; les blancs sont les chefs et ont tous les droits. Malgré tout le livre est lumineux, avec beaucoup d’entraide, la place accordée aux anciens,… Il reste de l’espoir, même quand une famille doit s’expatrier. Premier roman à lire absolument !

L’auteur avait déjà publié un témoignage très fort : Le Chemin parcouru, mémoires d'un enfant soldat (A Long Way Gone: Memoirs of a Boy Soldier), aux Presses de la Cité en 2007.
Maryvonne

11/03/2016

Des familles normales...

Si j’écrivais, ce serait sur la famille. Celle qui nous fait, ce qu’elle nous fait… Une seule personne est déjà difficile à déchiffrer, mais comment cerner un couple, appréhender une famille complète ?
Deux auteurs s’y sont essayé, pour leur premier roman :

premier roman,familleUne famille normale
Garance MEILLON
Fayard, 2016, 237 p, 17 €

Histoire d’une famille en apparence plutôt lisse, à l’heure des complications : passage à l’adolescence, premiers amours… C’est surtout le roman d’une femme, Cassiopée, qui règle, encadre, organise tout dans la maison. Une femme qui éprouve le besoin de tout contrôler en permanence :
« Ma vie est une longue liste que je fais la nuit quand je ne peux pas dormir »
Son mari, Damien, l’aime passionnément, et attend que resurgisse la jeune fille dont il était tombé amoureux :
« Je me rappelle la jeune fille en ciré jaune qui m’attendait sous la pluie… Il faisait nuit, la pluie tambourinait sur les auvents des commerces aux stores baissés, mais quand j’apercevais Cassiopée dans la rue, tout à coup, c’était le soleil au mois d’août… »
Lucie ne supporte plus sa famille et profite de la liberté que lui offrent ses horaires de danse pour voir le beau Maxime, tandis que Benjamin transforme sa chambre en planétarium, rêve de voler vers la lune et s’identifie à Pluton.
« Pluton n’est même pas une vraie planète, c’est une planète naine. C’est tout ce à quoi on peut prétendre à 13 ans, d’être une planète naine, non ? »

Le récit est mené par chacun de ses membres en alternance, tous sont affectés par la mort de la grand-mère, qui fait resurgir un passé enfoui et ébranle les bases de la famille. L’histoire aurait gagné à être un peu plus nuancée, j’ai peiné à adhérer au personnage du mari, trop beau pour être vrai !
C’est néanmoins un premier roman prenant, agréable à lire, avec des petites phrases qui font mouche et ouvrent des pistes de réflexion :
« Il fut un temps où les hommes étaient prêts à mourir pour briser les fers qu’on avait refermés de force sur leurs pieds et leurs mains. Aujourd’hui nous choisissons volontairement d’enchaîner nos poignets aux anses de nos sacs de shopping…"

 

Autre histoire de famille, autre vie lisse et bien organisée couvrant une faille :

premier roman,famillePhalène fantôme
Michèle FORBES
Quai Voltaire, 2016, 278 p, 21 €
Trad. de l'anglais (Irlande) Ghost Moth par Anouk Neuhoff

Le contexte est celui de Belfast, en 1969. Katherine, George et leurs quatre enfants forment une belle famille, appréciée dans le quartier. Pompier volontaire, George est amené à intervenir lors d’émeutes, et sent monter les tensions entre catholiques et protestants. Mais l’essentiel du roman se cristallise autour du personnage maternel de Katherine, et de ses filles.
Dans la scène introduisant le roman, Katherine, excellente nageuse, est prise d’une crise de panique lorsqu’elle se retrouve au large face à un phoque. Depuis, cette mère au foyer exemplaire est déstabilisée par un assaut de souvenirs de jeunesse.

L'écriture nuancée offre une belle plongée dans le quotidien familial léger, les distractions de vacances des enfants, leur apprentissage de la vie, avec le regard émouvant de la petite Elsa, la plus proche de sa mère. En parallèle, il peint progressivement la vie intérieure des personnages, leurs non-dits, le passé qui à la fois rapproche et divise George et Katherine ; l’impardonnable commis autrefois, sur lequel s’est pourtant construit leur couple.

« Pendant leur lune de miel, elle avait fait un aveu à George, dans l’espoir que cet aveu la libère, et lui, à son tour, lui en avait fait un. Leur cadeau de mariage l’un à l’autre. Un cadeau qu’ils avaient replacé dans son emballage puis transporté en silence durant toute leur vie conjugale… ».

Pour sa légèreté couvrant une réelle profondeur, pour son écriture nuancée, ce roman est un coup de cœur. Aline

remarque : ne lisez pas la quatrième de couverture, fort bien écrite, mais qui en dit trop !!!

07/03/2016

Un jeune homme prometteur

Un jeune homme prometteur.jpg

 

Un jeune homme prometteur
Gautier BATTISTELLA
Grasset 2014, 397 p., 20 €

La véritable histoire du narrateur débute lorsque « Mémé » vient les retirer de l’orphelinat, lui et son grand frère Jeff.
p. 23 « Un jour une dame est arrivée, avec sa grosse tête, sa robe à fleurs et des bottes en caoutchouc. Elle portait un immense sourire. »

Au village de Labat, dans les Pyrénées, commence une enfance frugale mais heureuse. Certes Jeff joue les trublions, par moments violent et incontrôlable, laissant au narrateur le rôle d’enfant sage et d'élève brillant ; mais dans l’ensemble la vie est plutôt belle à l'abri de la joie de vivre de Mémé.

A 10 ans, il lit tout ce qui lui tombe sous le nez, jusqu’à ce que Mme Petrovna, la voisine russe (la sorcière), ne l’initie aux « grands auteurs », déclenchant une vocation :
p. 62 « J’avais compris très tôt qu’avoir des muscles ne suffisait pas. Avoir des mots était mieux. Ça faisait plus mal. Un coquard peut toujours guérir. Si on plante une insulte là où il fuat, des années sont nécessaires pour s’en remettre. On peut même saigner toute sa vie… J’ai décidé d’écrire pour ne pas saigner et faire saigner les autres. »
p. 65 « L’écriture me démangeait… je ne savais par où commencer à gratter. »

Son premier texte « Adieu limaces », publié dans le journal local, présente les multiples ruses utilisées par les villageois pour exterminer les limaces qui dévorent leurs légumes.
p. 30 « Je me débarrasse des nuisibles… c’est par les meurtres que je suis entré en littérature »
Le lecteur suit ce personnage lorsqu’il « monte » à Paris, pour une quête initiatique rageuse dans le monde des lettres qui menace son équilibre et pourrait le conduire au pire...

Que le lecteur se rassure, je n’ai dévoilé ici que bien peu de la trame du roman. Les premières pages laissent présager un roman "du terroir", mais très vite se déroule une histoire bien plus ample d’amour, de violence… et de création. Un premier roman ambitieux très réussi !
Aline

22/02/2016

Rencontre d'auteur : Paola Pigani

rencontre d'auteur,prix des lecteursPaola Pigani à Soucieu

Samedi 12 mars à 15h

Dans le cadre du Prix M.O.T.S des 4 villages, Paola Pigani vient à notre rencontre à la bibliothèque de Soucieu-en-Jarrest.

copyright Gilles Vugliano

rencontre d'auteur, prix des lecteursL’occasion d’échanger sur son livre Venus d’ailleurs, sélectionné pour le prix, et absolument d’actualité ! Inspiré de rencontres réelles, ce roman nous permet d'accéder au point de vue de deux jeunes émigrés dans notre région (du Chambon sur Lignon à Villeubanne). Pourquoi et comment s'intègre-t-on... ou pas ?
rencontre d'auteur, prix des lecteurs

Son premier roman, N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, a aussi rencontré un beau succès auprès des lecteurs. Maryvonne l'avait critiqué ici.


15/02/2016

Coups de coeur du bouillon d'hiver

L'avocat du diable.jpg
L’avocat du diable
Morris WEST
Plon (Feux croisés), 1959

L’auteur est Australien. Né en 1916, il a servi pendant la 2e guerre mondiale. Il a écrit sur la misère des enfants de Naples « Les enfants du soleil ». L’avocat du diable a connu un succès mondial.
Dans la tradition ecclésiastique, l’avocat du diable celui qui tient le rôle du procureur dans les procès en canonisation. Lorsque la réputation de sainteté d’un religieux ou d’un laïc se répand dans la communauté où celui-ci a vécu et que des cas de « miracles » sont signalés, l’église catholique procède à une enquête pour décider s’il y a lieu d’ouvrir un procès en vue de la canonisation.
Dans ce roman, Mgr Meredith, évêque anglais théoricien du Vatican, qui vient d’apprendre qu’il est atteint d’un cancer incurable, est missionné pour enquêter sur Giacomo Nerone, mort fusillé par les partisans dans un village de Calabre à la fin de la guerre. L’enquête révèle un personnage ambivalent, et un enchevêtrement de dissimulations et d’intrigues. Ce voyage, dernier acte de la vie de Mgr Meredith, sera sa découverte de l’humanité et lui apportera la paix.

Georgette

Machu Picchu

Machu Picchu.gifMachu Picchu, première à droite
Mark ADAMS
Arthaud (Esprit voyageur), 2012, 340 p.
Traduit de l’américain Turn right at Machu Picchu par Anne Guitton


Récit rédigé par Mark Adams, directeur de revues géographiques qui décide de partir au Machu Pichu en reprenant le parcours d'Hiram Bingham.

En 1911, l’universitaire et archéologue américain a redécouvert et fait connaitre cet illustre sommet, montagne emblématique qui fut au cœur de la conquête du Pérou par Pizarro et ses acolytes.

Récit alerte, humoristique, structuré sur l'alternance de trois périodes
- la vie péruvienne actuelle,
- l’époque de la conquête espagnole,
- le début du 20e siècle, avec l'explorateur haut en couleurs, Hiram Bingham, (celui-là même qui a inspiré le personnage d’Indiana Jones).

Claude

11/02/2016

Parlez-moi d'amour...

Pour la Saint Valentin, Sylvie nous propose une sélection de 15 romans d’amours… le challenge étant d'éviter les nanars... Amour, oui, mais il ne faudrait pas nous prendre pour des quiches non plus (pour citer la revue Causette).

amour

* accès facile, ** difficulté moyenne, *** lecture exigeante

1 - Les mots du passé, Jean-Michel Denis  *

2 - Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, Annie Barrows et Mary Ann Shaffer  **

3 - Un bûcher sous la neige, Susan Fletcher  *

4 - La dernière conquête du major Pettigrew, Helen Simonson *

5 - Mille femmes blanches, Jim Fergus *

6 - L'héritage, Katherine Webb *

7 - De la part de la princesse morte, Kénizé Mourad **

8 - Loving Frank,  Nancy Horan  **

9 - Ecoute moi, Margaret Mazzantini  ***

10 - Du domaine des Murmures, Carole Martinez  **

11 - La joueuse de Go,  Shan Sa  **

12 - Je l'aimais, Anna Gavalda  *

13 - Pense à demain (Trilogie), Anne-Marie Garat  **

14 - Le goût du bonheur (Trilogie), Marie Laberge  *

15 - Avant toi, Jojo Moyes  *

Alors, à vous de compléter.......... envoyez-nous vos choix de romans d'amour !

 

Françoise  (voir commentaires ) :

les derniers jours de Stefan Zweig, de Laurent Seksik *

Aurélien, d'Aragon  ***

Elisabeth

La septième rencontre, d'Hejborg Wassmo  **

 

 

 

17:17 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : amour

15/01/2016

L'avocat aux pieds nus

chine,droits de l'homme

 

L'avocat aux pieds nus

Chen Guangcheng

Editions Globe, 2015, 24.50 €

 

C'est un témoignage fort que nous livre l'auteur.

Fils de paysans pauvres de la province du Shandong dans l’est de la Chine, Chen Guangcheng est l'un des dissidents chinois les plus connus.

Il naît en pleine Révolution culturelle en 1971 et devient aveugle à l’âge de 5 mois suite à une maladie non soignée, faute d'argent.

Du fait de son handicap il n'est pas accepté à l'école. Il réussit cependant, à l'âge de 18 ans, à accéder à un établissement pour aveugles qui forme uniquement à des professions para médicales Très tôt il prend conscience de la non reconnaissance des personnes handicapées et du non-respect des lois dans de nombreux domaines. Ne pouvant suivre des études de droit comme il le souhaite, il se forme sur le tas pour défendre les droits bafoués de ses concitoyens.

Il se fait essentiellement connaître des médias internationaux en 2005 par sa dénonciation des abus provoqués par la politique de l’enfant unique et il est invité aux Etats-Unis pour les exposer. Les problèmes qu’il avait déjà avec les autorités vont s'intensifier car si cette renommée en fait un héros pour de nombreux Chinois, elle le place au rang des ennemis du Parti. Il est condamné en 2006 à quatre ans de prison ; il est ensuite assigné à résidence surveillée dans son village. Il n'a aucun droit et ne peut recevoir aucune visite. Au bout de deux ans il ne supporte plus ce régime ; il s’évade et parvient à rejoindre Pékin où il trouve refuge dans l’ambassade américaine. Il obtient, non sans mal, le droit de s'exiler aux Etats-Unis avec sa famille où il poursuit son combat pour une Chine plus respectueuse des droits de l’homme.

Il dénonce dans son livre avec courage les dérives de la société chinoise et notamment la corruption omniprésente et les abus incessants pratiqués par ceux qui détiennent un pouvoir, même minime. Vexations, humiliations, répression sont le lot quotidien des défenseurs des droits.

Son parcours force l'admiration et donne espoir dans l'homme.

Annie