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31/07/2016

Les étoiles s'éteignent à l'aube

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Richard WAGAMESE

Editions  Zoé (Ecrits d’ailleurs), 2016, 284 p., 20 €

Traduit de l’anglais Medicine Walk par Christine Raguet

Richard Wagamese, né en 1955, appartient à la nation amérindienne Ojibwé, originaire du nord-ouest de l’Ontario, et vit à Kamloops, en Colombie Britannique. Il a exercé comme journaliste et producteur pour la radio et la télévision, et est l’auteur de 13 livres publiés en anglais au Canada. Depuis 1991, il est régulièrement récompensé pour ses travaux journalistiques et littéraires. Les Etoiles s'éteignent à l'aube  est son premier roman traduit en français.

"Si tu apprends à devenir un homme bon, tu seras aussi un bon injun".

Elevé dans une ferme isolée par « le vieil homme », Franklin Starlight est un garçon calme et solitaire, appréciant le travail bien fait et la rigueur du mot juste. Rien de superflu chez ce jeune homme en accord avec  la nature sauvage qui l’environne, capable de chasser l’orignal ou de garder son calme face à un grizzly.

Réclamé par son père biologique, Eldon, il l’accompagne pour un dernier voyage dans l'arrière-pays magnifique et sauvage de la Colombie britannique. En quête d’une forme de relation père/fils, Eldon tente d'expliquer sa vie, celle d’un métis indien sans racines,  et de faire comprendre à son fils pourquoi il n’a pas réussi à être un « vrai » père pour lui. Pendant ce temps, c’est le fils qui endosse le rôle du protecteur et de l’initiateur.

Dans ce roman court, à l’écriture forte et précise, l’auteur explore la relation père/fils, mais aussi la transmission (ou non) d’une culture indienne et d’un rapport privilégié à la nature.

Aline

29/06/2016

Le convoi de l'eau

Japon, roman étrangerLe convoi de l’eau

Akira Yoshimura

Actes Sud (lettres japonaises), 2009, 173p, 16,30 €

Traduit du japonais Mitzu no soretsu (1967) par Yutaka Makino

Un convoi d’ouvriers s’enfonce à pied dans la forêt, pour parvenir au cœur des montagnes, dans une vallée reculée où est prévue la construction d’un barrage hydroélectrique. Les ouvriers et leurs contremaitres campent aux abords d’un hameau ancestral  qui sera nécessairement englouti lors de la construction. Pour la plupart aveugles à la splendeur de la nature qui les entoure et hermétiques aux préoccupations des villageois, ils ne comprennent pas le monde qu’ils sont en train de détruire.

Le narrateur, un homme étrange, a signé ce dur contrat non pas pour le salaire alléchant, mais à la recherche d’une certaine sérénité,  poursuivi qu’il est par ses souvenirs de violence. Il semble le seul à s’émerveiller de la nature qui les  entoure, et à observer la vie patiente et obstinée de la communauté vouée à l’exil. La scène où les villageois réinstallent patiemment la couverture végétale sur leurs toitures après chaque ébranlement de dynamite est particulièrement marquante.

Ce court roman, étrange et envoûtant, exalte la nature encore sauvage, forêts, montagnes, sources d’eau chaude… et la résilience des paysans vivant en symbiose avec elle… (par opposition à la brutalité des citadins et profiteurs de tous poils, même si ce n’est pas nécessairement le propos de l’auteur.)

Aline

06/06/2016

La légende de Momotaro

conte,japon

La légende de Momotaro
Adapté par Margot REMY-VERDIER et illustré par Paul ECHEGOYEN
Marmaille & compagnie, 2016, 15 €

Dans une rivière de la région d’Okayama, une vieille femme lavait son linge lorsqu’une pêche énorme vint s’échouer entre ses mains. Au moment de la partager avec son mari, la pêche s’ouvrit, révélant à la place du noyau un minuscule garçon…
Cet enfant miraculeux grandit vite, doté d’une générosité hors du commun et d’une force extraordinaire, mise au service des autres. Sa réputation vint aux oreilles du seigneur, qui le chargea d’aller libérer l’île aux démons. Au cours de son voyage, il partagea ses gâteaux de riz avec un chien, puis un singe et un faisan qui devinrent ses amis et  l’aidèrent dans sa quête.

Momotaro sur l'île aux démons
Momotaro sur l'île aux démons © Paul Echegoyen

Momotaro est l’un des contes populaires les plus racontés au Japon. Cette adaptation sort du lot, par son français musical, mais surtout grâce à ses grandes illustrations pleine page, très abouties : baignés de culture japonaise, mais dans un style plutôt art déco,  les paysages sont splendides ! Leurs couleurs et leurs détails, qu’ils soient rivière, prairie, forêt, falaises ou île aux démons créent à chaque fois une ambiance, sur laquelle tranchent les personnages stylisés.

De plus, 3 pages « coulisses de l'album » permettent d’observer la technique de l'illustrateur, la composition des pages, la mise en couleurs etc.

Facile d’accès pour les petits, avec des personnages qui leur plaisent et des rebondissements, cet album-conte séduit aussi les adultes. Faites-vous plaisir !

Aline

07/05/2016

Retour à Oakpine

Etats-Unis, amitiéRetour à Oakpine

Ron CARLSON

Gallmeister (Nature Writing), 2016, 23.10 €, 281 p.

Traduit de Return to Oakpine par Sophie Aslanides

Anciens amis de lycée, à l’époque rapprochés par leur groupe de musique « Life on Earth », ils se sont peu –ou pas- vus pendant leur vie d’adultes. Certains ont passé toute leur vie à Oakpine, d’autres y reviennent, ramenés à la petite ville par les circonstances : Mason, fraîchement divorcé, rentre vendre la maison de ses parents ; Jimmy, malade, sait que le garage aménagé pour lui par sa mère sera sa dernière demeure…

Les souvenirs marquants renaissent, frais comme si la dernière année de lycée datait d’hier. C’est un temps de bilan pour les cinquantenaires mesurant le chemin parcouru ou le temps gâché. Autour de Jimmy, qui ne supporte même plus le poids de sa Fender sur les genoux, Life on Earth se reforme, enrichi par l’intégration de jeunes.

C’est aussi l’heure des derniers tournants, le moment de se sentir pleinement vivants, tandis que la génération suivante –la jeunesse dorée- est à son tour confrontée à ses premiers choix d’adultes.

L’auteur du Signal nous offre ici un roman empreint de tendresse et de nostalgie, que le lecteur aimerait faire durer pour profiter un peu plus longtemps de ces hommes forts au cœur tendre, de leur amitié, du bonheur du travail bien fait, des repas partagés, de l’ivresse de la course à pied, et du pouvoir de l’écriture.

Aline

27/04/2016

La cache

premier roman

La cache

Christophe BOLTANSKI

Stock (La Bleue), 2015, 20 €

Prix Femina 2015 et Prix des Prix littéraires

Quelle surprise à la lecture ! Le lecteur se retrouve sur un plateau de Cluedo, promené de pièce en pièce par  Boltanski pour reconstituer son histoire familiale : chaque chapitre porte le nom d’une pièce de la maison de ses grands-parents, depuis la voiture –extension du cocon protecteur- jusqu’au cœur de la maison, la chambre des grands-parents.

La famille vit en vase clos, autour de la grand-mère, fière et névrosée. Boitant des suites d’une polio, elle garde ses enfants et petits-enfants à proximité, ils sont ses soutiens, ses cannes. Tous dorment ensemble dans la grande chambre, casemate protégée par les verrous tirés !

p. 282 « Après nos jours, elle contrôlait nos nuits ».

Une vie en vase clos dont seul un des trois fils s’est échappé :

p. 295 « Le départ de son fils du cocon qu’elle a créé, échec incompréhensible vécu comme une trahison »… néanmoins compensée par l’empressement de Christophe, le petit-fils, à rejoindre le nid familial.

Par petites touches, le lecteur comprend que les névroses des grands-parents s’expliquent par les années de clandestinité vécues pendant l’occupation. Années où le grand-père, absent pour la milice, a vécu reclus dans son petit bureau aveugle, toujours prêt à plonger dans "la cache".

« Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande histoire. Des honnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la réversibilité des hommes et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma famille me l’a transmise très tôt, presque à la naissance. »

L’écriture de Boltanski est extraordinaire. Maîtrisée, évocatrice, c’est un pur délice. En revanche, plusieurs lecteurs n’ont pas apprécié ce livre faute de récit : plus qu’un roman, c’est une collection organisée de souvenirs. S’il étonne par sa structure, et satisfait pleinement par sa qualité d’écriture, il laisse sur sa faim en ce qui concerne « l’histoire ».

Coup de cœur pour les uns, ennui féroce pours les autres ! Personnellement j’ai beaucoup aimé ce livre, j’aurais aimé pouvoir évoquer avec autant de finesse mon rapport à mes grands-parents, à travers le lieu où je les ai côtoyés, et savoir dire, comme l'auteur :

p. 274 « Je n’ai jamais été aussi heureux que dans cette maison ».

Aline

04/04/2016

En attendant Bojangles

Roman, amour

 

En attendant Bojangles
Olivier Bourdeaut
Finitude éd., 20116, 160 p, 15.50€

Souvent, en fermant un livre, même si on l’a apprécié, on se dit qu’il aurait pu avoir cent pages de moins, être plus condensé. Ici, on se prend à regretter de l’avoir traversé si vite, pris dans le tourbillon, et séduit par une certaine facilité de lecture…

C’est l’amour fou entre les parents du narrateur qui rythme la vie familiale extravagante : tous trois se vouvoient, le père invente un prénom pour sa femme différent chaque jour, et réalise son rêve de château en Espagne ! Leur animal de compagnie, Mlle Superfétatoire, est une grue exotique,… Le courrier jamais ouvert tapisse, comme un lit de feuilles mortes, les grands carreaux à damiers de l’entrée.

Refusant le morne, le réel, ils font de la vie une fête de tous les instants, quitte à multiplier les "mensonges à l'endroit et à l'envers" et les "fous rires tristes", incluant leur enfant dans leur bulle. "Comment font les autres enfants pour vivre sans mes parents ?" se demande le narrateur... qui reçoit une éducation fantaisiste : ses parents ont inventé un répertoire de chansons pour lui enseigner la conjugaison, un « chiffre-tease » pour les maths,…

Ce roman commence comme une comédie, et finit comme une tragédie, sur la mélodie de Mr Bojangles, de Nina Simone, envoûtante, entêtante. Il est la chronique douce amère d'un amour démesuré, un tourbillon de folie joyeuse qui maintient ses personnages dans le mouvement... le plus longtemps possible. Un très beau premier roman, qui figure sur nombre de sélections de prix littéraires !

Aline

21/03/2016

Demain le soleil

premier romanDemain le soleil
Ishmaël BEAH
Paris, Presses de la Cité, 2015
Traduit de l’anglais Radiance of Tomorrow par Alice Delarbree

7 ans après la fin de la guerre civile en Sierra Leone, les habitants reviennent peu à peu dans leur petite ville d’Imperi, à commencer par les trois anciens qui ont survécu. Leur première tâche consiste à enterrer les ossements dispersés tout autour de la ville, et à essayer de réveiller l’esprit des ancêtres. Tous les habitants sont décidés à faire revivre et à reconstruire leur village. Bockarie et Benjamin, tous deux instituteurs, le sont plus que quiconque. Mais beaucoup de dangers les menacent, d’abord le manque de nourriture et de travail.
La réouverture de la compagnie minière est bienvenue, mais elle se fait en traçant des routes à travers le village, et entraîne à sa suite de nouveaux problèmes : alcoolisme, viols, pollution de l’eau, accidents.

Ce livre, terrible, présente de beaux personnages, d’autres rapaces ou cupides ; une autre rongée par la culpabilité ; les blancs sont les chefs et ont tous les droits. Malgré tout le livre est lumineux, avec beaucoup d’entraide, la place accordée aux anciens,… Il reste de l’espoir, même quand une famille doit s’expatrier. Premier roman à lire absolument !

L’auteur avait déjà publié un témoignage très fort : Le Chemin parcouru, mémoires d'un enfant soldat (A Long Way Gone: Memoirs of a Boy Soldier), aux Presses de la Cité en 2007.
Maryvonne

11/03/2016

Des familles normales...

Si j’écrivais, ce serait sur la famille. Celle qui nous fait, ce qu’elle nous fait… Une seule personne est déjà difficile à déchiffrer, mais comment cerner un couple, appréhender une famille complète ?
Deux auteurs s’y sont essayé, pour leur premier roman :

premier roman,familleUne famille normale
Garance MEILLON
Fayard, 2016, 237 p, 17 €

Histoire d’une famille en apparence plutôt lisse, à l’heure des complications : passage à l’adolescence, premiers amours… C’est surtout le roman d’une femme, Cassiopée, qui règle, encadre, organise tout dans la maison. Une femme qui éprouve le besoin de tout contrôler en permanence :
« Ma vie est une longue liste que je fais la nuit quand je ne peux pas dormir »
Son mari, Damien, l’aime passionnément, et attend que resurgisse la jeune fille dont il était tombé amoureux :
« Je me rappelle la jeune fille en ciré jaune qui m’attendait sous la pluie… Il faisait nuit, la pluie tambourinait sur les auvents des commerces aux stores baissés, mais quand j’apercevais Cassiopée dans la rue, tout à coup, c’était le soleil au mois d’août… »
Lucie ne supporte plus sa famille et profite de la liberté que lui offrent ses horaires de danse pour voir le beau Maxime, tandis que Benjamin transforme sa chambre en planétarium, rêve de voler vers la lune et s’identifie à Pluton.
« Pluton n’est même pas une vraie planète, c’est une planète naine. C’est tout ce à quoi on peut prétendre à 13 ans, d’être une planète naine, non ? »

Le récit est mené par chacun de ses membres en alternance, tous sont affectés par la mort de la grand-mère, qui fait resurgir un passé enfoui et ébranle les bases de la famille. L’histoire aurait gagné à être un peu plus nuancée, j’ai peiné à adhérer au personnage du mari, trop beau pour être vrai !
C’est néanmoins un premier roman prenant, agréable à lire, avec des petites phrases qui font mouche et ouvrent des pistes de réflexion :
« Il fut un temps où les hommes étaient prêts à mourir pour briser les fers qu’on avait refermés de force sur leurs pieds et leurs mains. Aujourd’hui nous choisissons volontairement d’enchaîner nos poignets aux anses de nos sacs de shopping…"

 

Autre histoire de famille, autre vie lisse et bien organisée couvrant une faille :

premier roman,famillePhalène fantôme
Michèle FORBES
Quai Voltaire, 2016, 278 p, 21 €
Trad. de l'anglais (Irlande) Ghost Moth par Anouk Neuhoff

Le contexte est celui de Belfast, en 1969. Katherine, George et leurs quatre enfants forment une belle famille, appréciée dans le quartier. Pompier volontaire, George est amené à intervenir lors d’émeutes, et sent monter les tensions entre catholiques et protestants. Mais l’essentiel du roman se cristallise autour du personnage maternel de Katherine, et de ses filles.
Dans la scène introduisant le roman, Katherine, excellente nageuse, est prise d’une crise de panique lorsqu’elle se retrouve au large face à un phoque. Depuis, cette mère au foyer exemplaire est déstabilisée par un assaut de souvenirs de jeunesse.

L'écriture nuancée offre une belle plongée dans le quotidien familial léger, les distractions de vacances des enfants, leur apprentissage de la vie, avec le regard émouvant de la petite Elsa, la plus proche de sa mère. En parallèle, il peint progressivement la vie intérieure des personnages, leurs non-dits, le passé qui à la fois rapproche et divise George et Katherine ; l’impardonnable commis autrefois, sur lequel s’est pourtant construit leur couple.

« Pendant leur lune de miel, elle avait fait un aveu à George, dans l’espoir que cet aveu la libère, et lui, à son tour, lui en avait fait un. Leur cadeau de mariage l’un à l’autre. Un cadeau qu’ils avaient replacé dans son emballage puis transporté en silence durant toute leur vie conjugale… ».

Pour sa légèreté couvrant une réelle profondeur, pour son écriture nuancée, ce roman est un coup de cœur. Aline

remarque : ne lisez pas la quatrième de couverture, fort bien écrite, mais qui en dit trop !!!

07/03/2016

Un jeune homme prometteur

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Un jeune homme prometteur
Gautier BATTISTELLA
Grasset 2014, 397 p., 20 €

La véritable histoire du narrateur débute lorsque « Mémé » vient les retirer de l’orphelinat, lui et son grand frère Jeff.
p. 23 « Un jour une dame est arrivée, avec sa grosse tête, sa robe à fleurs et des bottes en caoutchouc. Elle portait un immense sourire. »

Au village de Labat, dans les Pyrénées, commence une enfance frugale mais heureuse. Certes Jeff joue les trublions, par moments violent et incontrôlable, laissant au narrateur le rôle d’enfant sage et d'élève brillant ; mais dans l’ensemble la vie est plutôt belle à l'abri de la joie de vivre de Mémé.

A 10 ans, il lit tout ce qui lui tombe sous le nez, jusqu’à ce que Mme Petrovna, la voisine russe (la sorcière), ne l’initie aux « grands auteurs », déclenchant une vocation :
p. 62 « J’avais compris très tôt qu’avoir des muscles ne suffisait pas. Avoir des mots était mieux. Ça faisait plus mal. Un coquard peut toujours guérir. Si on plante une insulte là où il fuat, des années sont nécessaires pour s’en remettre. On peut même saigner toute sa vie… J’ai décidé d’écrire pour ne pas saigner et faire saigner les autres. »
p. 65 « L’écriture me démangeait… je ne savais par où commencer à gratter. »

Son premier texte « Adieu limaces », publié dans le journal local, présente les multiples ruses utilisées par les villageois pour exterminer les limaces qui dévorent leurs légumes.
p. 30 « Je me débarrasse des nuisibles… c’est par les meurtres que je suis entré en littérature »
Le lecteur suit ce personnage lorsqu’il « monte » à Paris, pour une quête initiatique rageuse dans le monde des lettres qui menace son équilibre et pourrait le conduire au pire...

Que le lecteur se rassure, je n’ai dévoilé ici que bien peu de la trame du roman. Les premières pages laissent présager un roman "du terroir", mais très vite se déroule une histoire bien plus ample d’amour, de violence… et de création. Un premier roman ambitieux très réussi !
Aline

22/02/2016

Rencontre d'auteur : Paola Pigani

rencontre d'auteur,prix des lecteursPaola Pigani à Soucieu

Samedi 12 mars à 15h

Dans le cadre du Prix M.O.T.S des 4 villages, Paola Pigani vient à notre rencontre à la bibliothèque de Soucieu-en-Jarrest.

copyright Gilles Vugliano

rencontre d'auteur, prix des lecteursL’occasion d’échanger sur son livre Venus d’ailleurs, sélectionné pour le prix, et absolument d’actualité ! Inspiré de rencontres réelles, ce roman nous permet d'accéder au point de vue de deux jeunes émigrés dans notre région (du Chambon sur Lignon à Villeubanne). Pourquoi et comment s'intègre-t-on... ou pas ?
rencontre d'auteur, prix des lecteurs

Son premier roman, N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures, a aussi rencontré un beau succès auprès des lecteurs. Maryvonne l'avait critiqué ici.