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26/06/2012

la bande à Ed

La bande à Ed, de Geg et Jak

Grrr….art, 3 tomes parus de 2007 à 2011

 bande dessinée, handicap

Cette BD jeunesse d’humour présente une bande de jeunes  dans sa vie quotidienne, avec le collège, les sorties, les rêves, les frustrations, les disputes… La particularité de la bande à Ed est de regrouper des jeunes plus ou moins inadaptés, voire en situation de handicap : Ed est en fauteuil roulant, Sam est « de petite taille », Chang malvoyant, Sam obèse,… Tous ont un commun le sens de l’humour noir et de l’auto-dérision. Les gags à la page sont drôles, parfois  politiquement incorrects, et s’adressent à des enfants déjà grands (CM), voire à des adultes.

 

Un autre regard sur le(s) handicap(s).

 

Le rap des "bandits capés" : 

"- j'suis toujours en surcharge, ma taille est extra-large, je supporte plus les regards, de tous les gens standard ! Leurs commentaires m'agressent, mais comment taire ma graisse, et comment rendre grâce, à mon envie d'espace ? (Sam)

- faut qu'ça roule pour moi, car je n'ai pas le choix, avec mes roues motrices, j'suis l'infirme de service, un genre de guéridon, qu'on laisse à l'abandon, celui qui reste là, mais ne marche pas au pas ! (Ed)

- ... "

bande dessinée,handicap

 

 

Les ignorants

Les ignorants : récit d'une initiation croisée, d'Etienne Davodeau

Bande dessinée adulte, en noir et blanc, chez Futuropolis, 2011

ignorants.jpg

Pendant 18 mois, Etienne Davodeau a travaillé la vigne et découvert le monde du vin avec son ami Richard Leroy. De son côté il a partagé avec Richard le monde de la bande dessinée. Tous deux pleins de bonne volonté, ils ont ouvert de nombreuses bouteilles, lu pas mal de livres, et se sont baladés sur les salons du vin ou de la BD, à la rencontre d’auteurs ou de vignerons passionnés par leur métier.

A la fois instructive et passionnante, cette Bande dessinée donne au lecteur des envies de découverte, tant d'auteurs de BD que de vignobles.... 

Coup de coeur de Marie-Claire et Aline, et Prix Mes-Sou-Thu 2012 (prix des lecteurs à Soucieu-Messimy-Thurins).

 

12/06/2012

Résultats du prix Mes-Sou-Thu

Samedi 9 juin, une cinquantaine de participants au prix Mes-Sou-Thu se sont réunis à la bibliothèque de Soucieu pour la proclamation des résultats.

2012 mes sou thu vote 3.JPG

dans la catégorie BD, unanimité dans tous les villages pour

Les ignorants, récit d'une initiation croisée, d'Etienne Davodeau

dans la catégorie romans

Les nymphéas noirs, de Michel Bussy

2012 mes sou thu vote.JPGPour les romans, néanmoins, le choix a été très serré. Les résultats étaient différents village par village : Messimy a préféré « Ce que le jour doit à la nuit » de Delphine de Vigan, Soucieu a choisi « Rouge argile » de  Virginie Ollagnier, et Thurins « Les nymphéas noirs ».

 

ignorants.jpgnympheas noirs.jpg

 

03/06/2012

coups de coeur du bouillon de mai 2012

Bouillon "coup de coeur" du 24 mai 2012

Quand blanchit le monde
Kamilla Shamsi, Buchet Chastel, 2010
Le roman débute par une histoire d'amour à Nagasaki, entre Konrad, officier allemand et Hiroko, japonaise. Ils ont prévu de se marier, mais la bombe atomique réduit à néant leurs promesses : il meurt, elle est brûlée mais survit. Elle décide de rendre visite à la famille de son fiancé, qui vit en Inde. Les rencontres, les amours, et parfois les alliances surprenantes entraînent le lecteur de New Delhi à New York, en passant par le Pakistan et l'Afghanistan, au gré des pages de l'histoire.
Voir la très bonne critique d'Amanda Meyre sur ce roman dense et passionnant.

La liste de mes envies
Grégoire Delacourt, J.C. Lattes, 2012
Jocelyne, mercière de son état, est une femme entièrement dévouée aux autres. Sa vie est bouleversée par un gain de 18 millions d'euros, totalement inattendu et inespéré. A la tête de cette fortune, la voilà qui peut réaliser ses souhaits et ceux de ses proches, et rédige la liste de ses envies...

Poussière d'homme
David Lelait, éd. A. Carrère, 2006
Ce court roman est une leçon d'amour, qui commence par la fin : le voyage pour apporter l'urne contenant les centres du défunt à sa mère. En trois ans, le narrateur a rencontré l'amour vrai, vécu de beaux moments avec son amour, puis la lutte contre son lymphome et la mort. Le récit est fort, mais la tristesse de la séparation est atténuée par la douceur des souvenirs, et la poésie de l'écriture.

Les mains libres
Jeanne Benameur, éd. Denoël, 2004
Yvonne Lure vieillit seule, en gardant chaque chose "à sa juste place" dans son appartement. Elle s'était mariée comme on rend service, mais a toujours gardé ses distances avec son époux. Veuve, elle est restée la gardienne de ses affaires, ses livres surtout, qu'elle n'ouvre jamais. Sa seule évasion : rêver à partir des brochures de voyage. C'est sa rencontre avec Vargas, romanichel en partie sédentarisé, qui les ouvre à la lecture et les remet en marche tous les deux.

Chaos sur la toile
Kristin Marja Baldursdottir, Gaïa éditions, 2011
Ce deuxième tome, de l'après-guerre à une période récente, continue le récit de la vie de l'artiste islandaise, qui nous avait passionnés dans "Karitas, sans titre", mais peut aussi se lire seul. Peintre, Karitas veut vivre de son art malgré les contraintes liées à sa condition de femme et de mère. Toute sa vie, elle revendique la liberté de créer, et passe pour égoïste bien qu'elle tente de son mieux de s'occuper de ses enfants et petits-enfants. Son oeuvre évolue, au gré de ses séjours à Paris, New-York, en Italie ou de ses retours en Islande, mais son art, conceptuel et souvent torturé, n'est jamais compris par sa famille.

Blanche étincelle
Lucien Suel, La Table Ronde, 2012
Une belle rencontre entre deux femmes : dans une librairie, Mauricette, retraitée et solitaire, fait la connaissance de Blanche, mère de deux garçons. Toutes deux s'épaulent et échangent autour des livres et de la musique. Ce roman bien écrit et sympathique est plein d'humanité, de simplicité et de sentiments profonds.
(Il fait suite à La patience de Mauricette).

Le passeur de lumière
Bernard Tirtiaux, Gallimard, 1992.
12ème siècle. Nivard de Chassepierre, en apprentissage chez un maître orfèvre, et poursuivi pour avoir tué en duel l'homme qui avait violenté sa mère. Il part en croisade avec des érudits. En Orient, il apprend le travail du verre, accomplit des merveilles en Syrie, puis est rappelé en Europe pour réaliser des vitraux. Ce roman, plein de péripéties, évoque bien la vie du Moyen-Age et le travail des vitraux.

Eux sur la photo
Hélène Gestern, Arléa, 2011
Premier roman, à 95 % épistolaire.
Hélène connaît peu de choses sur sa mère biologique, décédée alors qu'elle avait trois ans. Après le décès de son père, elle trouve une photographie où sa mère figure en compagnie de deux hommes, et décide d'enquêter à partir de cette image. Ses recherches l'entraînent à une correspondance avec Stéphane, dont l'histoire est liée à la sienne.

Des vies d'oiseaux
Véronique Ovaldé, éd. de l'Olivier, 2011
Gisèle a été sensible à l'écriture de Véronique Ovaldé et a beaucoup apprécié ce livre. Mais oups ! j'ai été distraite et n'ai pas pris de notes... Lisez-le !

Enfant de la jungle
Michael Morpurgo, Gallimard jeunesse, 2010
A défaut d'avoir été séduite par un roman pour adultes, Marie-Claire nous a apporté un coup de coeur jeunesse :
Will a perdu son père, soldat pendant la guerre en Irak. Lui et sa mère ne parviennent pas à surmonter leur douleur. Les grands parents leur offrent un voyage en Indonésie pour les vacances. En balade sur le dos d’une éléphante, Will échappe au tsunami. Commence une longue errance dans la jungle, un apprentissage de la survie avec l'éléphante. Will se lie avec des orangs-outangs, est capturé par des braconniers, est recueilli dans un refuge pour animaux... Il y a du LIvre de la jungle dans ce beau roman aux multiples péripéties !

05/05/2012

Arrête de mourir

Arrête de mourir
Irène Cohen-Janca. - Actes Sud Junior, 2011. - (d'une seule voix)

Samuel est amoureux, et ne souhaite qu'une seule chose, continuer à profiter de ses 17 ans et de sa copine. (J'ai particulièrement aimé la façon extrêmement poétique dont l'auteur raconte comment Samuel l'a séduite...)

Mais voilà, sa mère fiche tout par terre, avec son attitude bizarre, ses post-it de plus en plus nombreux et ses oublis qui se multiplient. Ce court roman est un choc, un cri de douleur de ce garçon qui perd sa mère au fur et à mesure qu'Alzheimer progresse, et à qui sa vie semble échapper. Ses sentiments de frustration et de perte devant la l'évolution de sa maman ont fait écho en moi.

Malgré le sujet poignant, ce roman est splendide !

Aline

02/05/2012

Coups de coeur 2011 de l'équipe

En désordre et pour le plaisir, les coups de coeur de l'équipe en 2011

Jacqueline
Le lièvre de Vatanen
d'Arto Paasilinna

Chantal
La double vie d'Anna Song
de Minh Tran Huy

Marie-Claire
Room
Emma Donoghue

Florence
Très chère Sadie
Sophie Kinsella

Annie
Le pari des guetteurs de plumes africaines
Nicholas Drayson

Anne-Sophie
Arithmétique appliquée et impertinente
Jean-Louis Fournier

Nicole
La fille de papier
Guillaume Musso

Dominique
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants
Mathias Enard

Jean-François
Purge
Sofi Oksanen

Martine
La maison des Houches
Gilbert Bordes

Marie-France
Le cadeau d'Hannah
Maria Housden

Marie-Josée
Une bonne épouse indienne
Anne Cherian

Aline
Moi
Sabina Berman





07/02/2012

tout sur le théâtre !

La fabrique à théâtre
Ghislaine Beaudout (metteur en scène) et Claire Franek (illustratrice)
T. Magnier, juin 2011, 18.80 €
fabrique à théâtre.jpeg
Destiné à la jeunesse, mais passionnant aussi pour "les grands", voilà un livre complet sur le théâtre, une vraie mine de renseignements !

Les chapitres principaux présentent de nombreux thèmes :
- l'atelier théâtre, avec échauffements, jeux, improvisations...
- la création d'un spectacle : improvisation ou choix des textes, décors et costumes, mise en scène...
- l'atelier marionnettes, le théâtre d'ombres et le théâtre d'objets ;
- un cahier documentaire sur l'histoire du théâtre et les métiers du théâtre

De plus, ce documentaire offre un sommaire clair, un lexique, une bibliographie et des titres de pièces, des sites, des adresses,...

Chaque chapitre est introduit par des ombres chinoises, et les explications sont illustrées par des dessins colorés et amusants.

Une fois n'est pas coutume, j'ai un vrai coup de coeur pour un documentaire ! Aline

24/01/2012

Stoner

Stoner

John Williams, Le Dilettante 2011

 

On repère d’abord la couverture, dactylographie des années 60… Un roman  publié en 1965, unique  et ... inclassable.

 

Stoner, c’est le nom du héros (sorte d’anti héros), jeune homme pauvre parti faire des études … d’agriculture à l’université de Columbia …  qui passera  entre les murs de l’université le reste de sa longue vie.  Devenu le  professeur William Stoner, il se consacre à la littérature médiévale. M. Stoner  est un homme ordinaire, modeste, laborieux,  engagé auprès des étudiants,  un ˮpasseurˮ qui  vit plus dans ses cours qu’en trente années d’une vie conjugale, familiale, médiocre… mais chut ! Ce petit livre est un bijou : portrait d’un homme désespérément ordinaire, timide, bienveillant, fragile et sincère.  Intègre aussi.

 

L’auteur a su incroyablement transmettre les changements de points de vue, de sentiments, au fil des saisons, des âges, de l’amour  (mais oui, de l’amour … !) et à l’approche de la mort.  J’ai eu ce sentiment rare en avalant les dernières pages d’une incroyable justesse, je me disais oui, c’est exactement cela le poids d’une vie, la face cachée de la médaille ! Belle, sans grandiloquence… Quelle plume !

 

J’ai regardé la dédicace en rouge «  Lu, aimé et librement traduit par Anna Gavalda ». Et comme je ne regrette pas ma  confiance !

Sylvie B

17/01/2012

Retour à Killybegs

Retour à Killybegs
Sorj Chalandon, Grasset, 2011
Grand Prix de l'Académie Française 2011

24 décembre 2006, Tyrone Meehan, de retour à Killybegs, dans la maison de son enfance, écrit un journal en attendant que la mort le surprenne.
Il donne sa version, sans complaisance, d'une vie d'Irlandais engagé passionnément pour son pays... jusqu'à trahir l'IRA.

Son enfance misérable, marquée par son père, héros et chantre de la République Irlandaise au bistrot, mais brutal et amer à la maison, qui ne se remet pas d'avoir été retenu à la maison par ses devoirs familiaux alors qu'il rêvait de partir se battre contre Franco en Espagne. Puis sa jeunesse à Belfast, sous les bombes allemandes et les balles anglaises, dans le ghetto catholique, où il fait partie avec enthousiasme des jeunesses militantes de l'IRA. Et les années infâmes de prison, de solidarité et de grève de l'hygiène pour réclamer le respect des droits des prisonniers politiques irlandais.

Dans ce récit âpre et fort, on sent une grande affection pour Tyrone Meehan, patriote au coeur pur qui pourtant trahira les siens pendant 20 ans... et une grande douleur pour les années de souffrances du peuple irlandais.

Retour à Killybegs est mon coup de coeur parmi les prix littéraires 2011, ma claque de l'année. Il fait écho aux "informations" entendues pendant toute ma jeunesse : la guerre en Irlande, l'IRA, les attentats...  pourquoi ? pourquoi tant de haine ? comment cela peut-il finir ?

Sur le sujet, j'avais aussi trouvé la BD "Coupures Irlandaises" de Kris et Vincent Bailly, très intéressante.
Aline

Voir aussi l'entretien avec Sorj Chalandon, pour comprendre la force du lien existant entre le personnage de Tyrone Meehan et l'auteur.

09/01/2012

Léna

Léna
Virginie Deloffre
Albin Michel, 2011

Léna semble vouée à l'attente. Sa vie est une alternance entre la chaleureuse présence de son mari Vassia, pilote de l'air pour l'armée d'URSS, et les longues semaines où elle attend son retour. Lorsque Vassia est en mission, elle s'immobilise et écrit son attente à ses vieux parents d'adoption, Dimitri et Varvara, restés dans le grand nord sibérien. Lorsque Vassia rentre, tous les habitants du logement communautaire se massent dans la cuisine pour l'entendre conter ses histoires d'aviation, puis son récit de la conquête spatiale, la grande épopée soviétique de l'espace, fierté du peuple russe.

Lorsque Léna comprend que son mari va faire partie d'une mission programmée dans l'espace, son monde se craquelle. Vient le temps du dégel, de la débâcle. L'auteur trace habilement un parallèle entre les saisons du grand nord, le long hiver communiste de l'URSS, et celui de Léna, en quasi hibernation depuis un drame d'enfance. Les dégâts d'un printemps brutal sont associés à la Pérestroïka.

Un premier roman tout en finesse, qui explore l'âme russe, des paysans dans leur kolkhoze de Sibérie aux citadins entassés dans les appartements communautaires...
Aline