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26/09/2012

Dégringolade dans l'enfer des cartons

Cartons, de Pascal Garnierattente

Zulma, roman posthume publié en 2012

Brice quitte son appartement lyonnais pour emménager dans une grande bâtisse, dont nous saurons seulement qu'elle est située dans un bourg en bordure de nationale, et possède un garage en rez-de chaussée. Après l'efficacité redoutable des Déménageurs Bretons Brice se retrouve seul, confronté à la masse des cartons et accablé par l'ampleur du déballage et des installations qu'il lui reste à faire…

Dans l'attente de nouvelles, de plus en plus improbables, de sa femme Emma, il se laisse aller à une vie cotonneuse entre les piles de cartons du garage, ajoutant encore au désordre chaque fois qu'il recherche un objet. Seule Blanche, une voisine à qui il rappelle son père, lui rend visite et s'impose à lui… ne faisant qu'ajouter à son désarroi !

Un grand coup de cœur de Sylvie (Thurins), pour  l'écriture ciselée de ce roman ! Lire aussi, du même auteur, Lune captive dans un oeil mort (coup de coeur de Dominique en septembre 2011).

23/09/2012

Cuisine tatare et descendance

Cuisine tatare et descendancefamille,cuisine,russie

Alina Bronsky, traduit de l'allemand par Isabelle Liber, Actes Sud, 2012, 23.40 €

Rosalinda nous fait partager sa façon d'affronter la misère omniprésente en URSS dans les années 1980 : pénuries, corruption, appartements collectifs,... Lorsque sa fille tombe enceinte, elle donne à sa petite-fille le nom de son ancêtre tatare Aminat, et prend à bras-le-corps  son rôle de grand-mère. Orgueilleuse et manipulatrice, elle régente toute la famille, et fait subir à tous d'insolites épreuves "pour leur bien"

C'est drôle et triste à la fois, mordant et douloureux. C'est aussi l'histoire d'un peuple déboussolé par des années de privations : les Tatars, ancien peuple turc nomade, l'une des minorités opprimées d'URSS.

Jacqueline

21:23 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : famille, russie

21/09/2012

Bouillon de rentrée

Bouillon de lecture « Coups de cœur »

Rentrée 2012 – Saint Laurent d’Agny

 

Plusieurs participants sont absents et excusés, mais nous accueillons 3 « observateurs » d’Aveize, évoquons le déroulement de nos soirées, les thèmes déjà choisis et quelques auteurs vus les années précédentes. C’est l’occasion de déguster fruits et tartes de saison concoctés par Annie, Georgette et Johanne.

 

Titres présentés par Soucieu

Le poids du papillon

Eri De LUCA, Gallimard 2011

Deux personnages s’affrontent : le vieux chamois chef de harde et le chasseur vieillissant qui a autrefois tué la mère du héros. C’est un duel à mort entre 2 solitaires. De très belles pages sur la montagne : les Alpes italiennes. Ecriture concise, poétique.

Une discussion s’établit : à Orliénas, Giselle a beaucoup aimé et une autre lectrice, pas du tout, le trouvant trop noir.

 

Peste et choléra

Patrick DEVILLE, Seuil 2012.

Maryvonne a rencontré l’auteur à Morges récemment. Il a après de longues recherches, écrit ce roman biographique d’Alexandre Yersin né en 1863 à Morges, médecin bactériologique naturalisé français, pilier de l’Institut Pasteur, ayant travaillé sur la peste et le choléra et découvert le bacille de la peste. Surnommé l’aventurier de Morges, Yersin a voyagé, et est mort au Vietnam

Beaucoup d’humour et d’ironie, des retours en arrière, un livre passionnant.


Lundi mélancolie

Nicci French, Fleuve Noir, 2012.

A Londres, la photo de Matthew, 5 ans, fait la une des journeaux et chaînes de télévision... L'enfant a disparu à la sortie de l'école quelques jours auparavant sans laisser de traces. Dans son cabinet, la psychologue Frieda Klein est témoin d'autres drames. Alain, un homme très perturbé, lui confie son rêve : il ne cesse de songer à un enfant qui serait son fils et qui ressemble au petit garçon disparu. Bon roman qui mélange enquête policière, tranches de vie des différents personnages, consultations psychiatriques... et sonde les mystères de l'esprit humain.


Etrange affaire

Peter ROBINSON, Albin Michel, 2006

Sur le répondeur de l'inspecteur Banks, un message de son frère lui demande de le rappeler d'urgence... mais Roy est injoignable ! Banks part pour Londres à sa recherche. Dans le Yorkshire, sa collègue découvre dans la poche d'une jeune femme assassinée un papier portant le nom et l'adresse de Banks.

Le décor est bien planté, riche en descriptions. La disparition de son frère replace Banks face à lui même. C'est la relation entre les deux frères (ou plutôt l'absence de relation) qui fait l'intérêt de ce très bon polar.

 

A Orliénas, 3 titres sont évoqués

La formule préférée du professeur

Yoko OGAWA, Actes Sud, 2005

Une aide ménagère embauchée par un mathématicien qui  donne des leçons de mathématiques au fils de celle-ci, bien qu’il souffre lui-même de graves troubles de la mémoire. Tous 2 aiment le base-ball.

Poétique et délicat, intergénérationnel.

 

L’œil du léopard

Henning MANKELL, 1990, traduit au Seuil, en 2012.

Hans Olofson adolescent au début, va en Afrique, est choqué par la misère, essaie d’aider en Zambie dans une exploitation où noirs et blancs s’affrontent.

Difficulté des relations, terreur. Très intéressant.

 

La comtesse de Ricotta

Milena AGUS,  L.Levi, 2012

Geneviève évoque ce livre plus léger, au ton décalé, aux personnages fantaisistes, pour donner une note plus gaie.

 

Choix de Saint-Laurent-d’Agny 

Peur noire  

Harlan COBEN, Fleuve Noir, 2009

Roman policier apprécié par Annie qui n’est pas habituée du genre.

 

Les disparus

David MENDELSOHN, Flammarion 2007

Récit de la quête par l’auteur de 6 « disparus » de sa famille juive en Pologne orientale, tués lors de 2 « actions » par les Ukrainiens en 1941-1942. Ce livre permet une approche de la bible, notamment la Genèse, montre que la vie est un éternel recommencement. Se lit facilement, passionnant. Ce gros « pavé » a été très enrichissant pour Annie qui a « partagé » avec ses proches.

 

Mille femmes blanches

Jim FERGUS, Le Cherche-Midi, 2000

Sous le président Grant, un pacte avec les Cheyennes  prévoyait la « fourniture » de 1000 femmes blanches en vue de l’intégration. 75 environ sorties de prison ou d’hôpital psychiatrique ont rejoint les Cheyennes. Lutte blancs-Indiens, extermination en 1875 constituent le récit, de beaux portraits de femmes.

 

Le Ruban rouge

Carmen De POSADAS, Seuil 2010

Ce sont les « fausses mémoires » de Teresa Carabus espagnole,  mariée à 14 ans à un français, puis figure du Directoire comme épouse de Tallien et de Barras. Le récit est à la première personne, c’est un personnage moderne ; la vie quotidienne à la fin du XVIIIème siècle, la guillotine sont rendus très vivants.

 

Lectures d’Aveize

La mort s’invite à Pemberley

P.D. JAMES, Fayard, 2012

Reprend les personnages d’Orgueil et préjugés de J Austen, et mène un récit policier dans un manoir anglais. Original et intéressant.

 

Du domaine des murmures, Carole MARTINEZ

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine De VIGAN

Room, Emma DONOGHUE

Il est tard, nous passons vite sur les titres déjà vus précédemment.

14/09/2012

la nuit tombée

La nuit tombée

Antoine Choplin

La fosse aux ours, 2012, 16 €rentrée littéraire,nucléaire,amitié

 

Gouri traverse la campagne ukrainienne à moto, en route pour une mission personnelle à Pripiat, en zone interdite. Juste avant la Zone, il s’arrête à Chevtchenko chez ses amis Vera et Iakov, le temps d’un repas, d’une discussion autour des événements de 1985. Iakov et leurs amis Stepan, Pavel (et tant d’autres!), ont « accompli leur devoir de citoyens », participant à nettoyer la zone de la centrale de Tchernobyl, et ils en portent les stigmates.

 

Gouri, le poète, témoigne à sa façon pour ceux qui ont été évacués et ceux qui sont restés, les villages, la campagne et les forêts contaminés :

                La bête n’a pas d’odeur

                Et ses griffes muettes zèbrent l’inconnu de nos ventres

                D’entre ses mâchoires de guivre

                Jaillissent des hurlements

                Des venins de silence

                Qui s’élancent vers les étoiles

                Et ouvrent des plaies dans le noir des nuits

                Nous voilà pareils à la ramure des arbres

                Dignes et ne bruissant qu’à peine

                Transpercés pourtant de mille épées

                A la secrète incandescence

 

Nouveau récit, tout en finesse, de l’auteur du Héron de Guernica, à la fois sobre et bouleversant, ode à la dignité, à l’humanité et à l’amitié. Aline

22/08/2012

Starters

Starters, tome 1 : survivre n’est qu’un débutdystopie

Lissa Price

Traduit de l’américain par Aude Lemoine

R. Laffont, mars 2012, 17.15 €

 

Suite à la guerre des spores, tous les adultes ont été atteints de maladie mortelle, sauf les vieux : les Enders.  D’une très grande longévité, ils monopolisent travail et richesses, niant tout droit aux enfants et aux jeunes, les Starters. Ceux qui n’ont pas de grands-parents privilégiés vivent donc de débrouille.

 

Callie et son petit frère font partie des Starters dépouillés, survivant dans des squats, sans cesse sur le qui-vive. Afin de gagner de quoi nourrir son frère, Callie se rend à Prime Destination, une organisation qui paie illégalement des jeunes pour louer leur corps à des Enders avides de sensations « jeunes ». Mais comment reconnaître les vrais jeunes des vieux ? Comment être certain de récupérer son corps après la location, et en bon état ? Au cours de sa troisième location, Callie cohabite involontairement avec l’Ender qui l’habite, et se retrouve mêlée à un complot politique qui la dépasse… et la concerne directement !

 

Voilà un très bon thriller d’anticipation, à l’intrigue effrayante et au rythme soutenu. Les personnages principaux sont suffisamment complexes pour être crédibles. Le suspense, qui rappelle Hunger Games, est relancé par un certain flou en fin de premier tome… J’attends avec impatience la suite –et fin-  qui devrait paraître en novembre 2012 sous le titre « Enders ».

Aline

31/07/2012

Coup de cœur pour Odessa !

Les fiancées d’Odessamariage

Janet Skeslien Charles, L. Levi, 2011

Vous avez aimé le film « Je vous trouve très beau » ? Lisez  « les fiancées d’Odessa »,  même thématique, décor made in USA…    La couverture du livre, avec sa meringue et ses figurines kitch donne le ton : les fiancées Ukrainiennes sont un rien décalées des célibataires américains qu’elles essaient d’accrocher via Internet et les soirées organisées à Odessa.  L’héroïne Daria, ingénieur employée comme secrétaire le jour, traductrice en soirées la nuit, essaie de fuir les beaux gosses mafieux qui rôdent en grosses berlines, la crasse, les ascenseurs en panne, les bus en retard et les coupures d’électricité. Autour de la table de formica devant l’inoubliable salade de pommes de terre de sa grand-mère adorée, Daria cultive elle aussi son rêve  du gentleman  américain prodigue…

 

Nous sommes dans un vrai roman, et c’est au cœur de l’intrigue (heureuse) que l’auteur nous fait approcher des différences culturelles... cruelles. Avec une  conclusion  qui n’est pas forcément celle  qu’on attendait ! 400 pages d’un roman très actuel que vous quitterez à regret !

Sylvie B.

 

20/07/2012

témoignage en BD : la sclérose en plaques

Des fourmis dans les jambes, par Arnaud GAUTELIER, ill. Renaud PENNELLE

E. Proust (Atmosphères), 2012

fourmiscouvet4.jpg

Alex, 33 ans, publicitaire parisien, vit avec Chloé et leur fille Marion. Un appartement agréable, beaucoup d’amis… une vie idéale ? Pas vraiment : depuis 13 ans, Axel se bat contre un ennemi invisible : la sclérose en plaques. C’est leur quotidien qui est relaté dans cette BD, leur combat pour mener une vie normale et profiter des bons moments, sans occulter les jours de colère ou de découragement.

Derrière l’auto-dérision, Axel cache la lourdeur de sa vie, la fatigue, les jambes qui brûlent ou qui piquent comme si des milliers de fourmis en avaient fait leur territoire, les séances de chimio dans des centres hospitaliers déshumanisants, le fauteuil roulant trop lourd,  les crottes de chiens sur les trottoirs parisiens… Le déménagement à Nantes va leur offrir un nouveau départ et une meilleure qualité de vie !

Scénario et illustration sont également réussis. Le récit, autobiographique, est réaliste et émouvant, tout en évitant l’écueil de la sensiblerie grâce à l’humour du personnage. Le dessin, dont les traits nets sont adoucis au lavis, offre toute une palette de noir, gris et blanc et des cadrages variés.

Un grand coup de cœur ! Aline

17/07/2012

Nightshade

Nightshade d'Andrea Cremer

 "L'amour interdit vaut-il tous les sacrifices ?"

 Nightshade est l'histoire de Calla, agée de dix-sept ans, qui est l'Alfa de sa meute. Comme tous les siens elle a le pouvoir de se transformer en louve... Le jour de la Lune de Sang, elle doit être unie au séduisant Ren, Alpha de la meute rivale, mais, décidant d'écouter son coeur, Calla se rebelle en sauvant la vie de Shay, jeune lycéen.

En suivant son coeur, Calla risque de tout perdre, y compris sa propre vie...

 "Un roman sombre et étincelant comme un diamant brut"

 Nightshade est le meilleur livre que je n'aie jamais lu, fantastique, plein d'amour et de rivalité.

Iris, 14 ans

Hunger games

Hunger Games, de Suzanne COLLINS 

C'est l'histoire, racontée au présent, de Katniss, une jeune fille de 16 ans appelée pour participer aux Hunger Games, un jeu télévisé sanguinaire et cruel organisé par la Capitale de son pays, consistant à mettre douze garçons, et douze filles dans une arène afin qu'ils s'y entre-tuent. Une seule règle dans l'arène : survivre à tout prix.

Hunger Games est une trilogie intense à ne surtout pas manquer, remplie de suspense, de frisson et d'angoisse.

Iris, 14 ans

11/07/2012

Coup de coeur au féminin

Les filles de l'ouragan, Joyce Maynard

Du souffle..! Et un vrai roman féminin pour cet été

L’une  s’appelle Ruth, l’autre Dana, leurs lettres se croisent pour tisser la trame prenante d’un vrai roman. Deux destins féminins qui débutent en 1950, jour d’ouragan dans le New Hampshire… Voilà qui donne du souffle  à cette histoire développée  un demi siècle. Plus que le secret final,  le contexte social  (les errances de deux adolescentes  qui vont subir la combinaison des préjugés religieux,  le poids de l’éducation dans un milieu agricole et sans originalité pour l’une, pour l’autre une déroute familiale sur prétexte pseudo- artistique ) l’alchimie imprévisible qui en résulte font qu’on ne lâche ce livre qu’avec  regret …. Si l’on ajoute deux histoires d’amour, pas trop traditionnelles non plus, on a tous les ingrédients d’un  roman très prenant, féminin sans aucun doute,  pour l’été.

Sylvie B