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08/01/2013

Triple crossing

Triple crossing, de Sébastien Rotella

L. Levi, 2012, 22.50 €

 

Ce roman nous plonge dans un univers impitoyable, celui de milliers de Latinos, Indiens, Chinois qui tentent de passer illégalement la frontière entre Tijuana et San Diego, et la brigade de policiers chargée de les en empêcher.

 

Valentin Pescatore, issu d'un milieu défavorisé, fait partie de cette brigade. Une entorse malheureuse au règlement va faire basculer son destin. Contraint de collaborer avec la justice américaine, il est envoyé au sud de la frontière pour infiltrer les rangs de la mafia mexicaine dominée par Ruiz Caballero, un homme sans scrupule et sans état d'âme. Une petite équipe de policiers mexicains intégrés dirigée par Léo Mendez sont bien décidés à le faire tomber lui et tout son réseau.
On pénètre dans un monde à la dérive, miné par les cartels, la violence et la corruption au plus haut niveau.

 

C'est d'autant plus terrifiant que Sébastien Rotella est un journaliste qui connait bien ce milieu ; même s'il précise qu'il s'agit de fiction, on a bien conscience qu'on est dans la réalité la plus sordide.

 

Ce roman passionnant qui parfois fait froid dans le dos m'a beaucoup plu et je conseille fortement de le lire. L'honnêteté de quelques policiers persévérants apporte de l'espoir dans ce thriller qui nous fait découvrir la triple frontière aux confins du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay, un territoire sans loi livré aux pègres du monde entier.

Annie

23/10/2012

Batchalo

BATCHALObande dessinée,tsiganes,déportation

Michaël Le Galli, Arnaud Bétend. – Delcourt, 2012. (Histoire et histoires)

17.95 €

 

Février 1939, en Bohême. Un cortège de villageois furieux se dirige vers un campement de tsiganes, soupçonnés d'avoir enlevé deux enfants. Après quelques échanges haineux, il ressort que 10 enfants Rroms sont également introuvables. Des empreintes de bottes et de lutte laissent à penser que les enfants ont été capturés. Josef, un jeune policier veuf dont le fils unique Roman a disparu, part avec les tsiganes à la poursuite des ravisseurs. Les enfants ont été enlevés par des nazis pour servir de cobayes aux expérimentations sur les tsiganes.

Sur leurs traces, ils traversent la Bohême et entrent sur les territoires annexés par l'Allemagne, où ils finissent par être internés en camp de concentration. Josef s'est tellement intégré à la famille tsigane, qu'il subit le même sort.

Le fils de Josef et son ami, protégés un temps par leur prétendu statut de jumeaux, sur lequel les Nazis font des recherches, ont échappé à l'inoculation de maladies. Cependant  ils finissent par rejoindre eux aussi le camp d'Auschwitz, où les Rroms dépérissent, et où le docteur Mengelé procède lui aussi à des expérimentations effroyables…

 

Remarquable bande dessinée en un tome, sur le génocide des Rroms. "Batchalo"  signifie en langage rrom "bonne chance"… mais la seule chance qu'auront eu les personnages, c'est l'entraide et l'amour entre Josef le policier et Silenka la bohémienne.

Le récit est très documenté, et complété d'un dossier en fin d'ouvrage. L'illustration de qualité, au trait précis, présente un encrage très soigné dans les tons sépia, qui rend bien les mouvement, les ombres et les lumières.

 

 Coup de coeur d'Aline et Fabienne

15/10/2012

Le monde à l'endroit

Le monde à l'endroitAmérique, récit d'initiation

Ron Rash

Traduit de l'anglais The world made straight (2006) par Isabelle Reinharez

Seuil, août 2012, 19.50 €

Travis Shelton, un jeune gars de 17 ans,  a grandi dans le comté de Madison, en Caroline du Nord. Fils de fermier, destiné à devenir à son tour fermier, il a laissé tomber le lycée, après avoir joué pas mal de mauvais tours aux professeurs avec son copain Shank. Son père le fait travailler dur sur ses plantations de tabac, sans jamais un mot de remerciement ou d'approbation, et Travis supporte de plus en plus mal ses critiques injustes.

Un beau jour de pêche à la truite, Travis tombe par hasard sur une plantation clandestine de marijuana, et y voit l'occasion de se faire un peu d'argent facilement en revendant quelques pieds.  Mais la famille Toomey n'est pas tendre, et lorsqu'il retourne une fois de trop couper des plans, c'est par un piège à loup et un couteau serpette qu'il est accueilli !

Pendant sa convalescence, il s'installe chez Léonard, ancien professeur et dealer à la petite semaine. Fasciné par l'histoire des Etats-Unis et en particulier par le massacre de Shelton Laurel pendant la guerre de Sécession, il commence à fréquenter la bibliothèque, et de fil en aiguille se remet aux études... sans pour autant perdre sa naïveté et sa propension à s'attirer des ennuis !

Des personnages assez complexes entourent Travis : Léonard, professeur et père déchu, fasciné par des registres tenus par un ancêtre médecin pendant la guerre de Sécession ; Carlton Toomey, fermier, et trafiquant de drogue sans pitié ; Dena, ancienne jolie fille devenue dépendante des drogues ; et la fascinante Lona, acharnée à sortir de la pauvreté par les études.

L'écriture, forte et poétique, mêle adroitement les descriptions de paysages ruraux américains, les parties de pêche… et les scènes pleines de tension : sorties alcoolisées entre copains, révolte contre le père injuste, confrontations au terrible Carlton Toomey…

Aline

27/09/2012

Ce qu'ils n'ont pas su nous prendre

Ce qu'ils n'ont pas su nous prendre

Ruta Sepetys

Gallimard (Scripto), octobre 2011,14€

Récit émouvant sur des déportations d'opposants au régime et d'intellectuels de Lituanie après l'annexion des pays Baltes par Staline en 1940.

Lina est une  jeune Lituanienne douée pour le dessin, fascinée en particulier par les peintures de Munch, qui s'apprête à rentrer dans une école d'art. Son père est recteur à l'université. Une nuit de juin 1941, sa famille est raflée par le NKVD et déportée, dans des conditions épouvantables qui rappellent les récits de déportation de la shoah. Après la séparation d'avec leur père et un terrible voyage en wagon à bestiaux, ils doivent lutter pour leur survie dans un camp de travail de l'Altaï. Un certaine solidarité se manifeste entre déportés.

Le roman, inspiré de témoignages de déportés, a des accents de vérité, dans les récits de petites débrouilles pour récupérer une betterave, une patate ou un morceau de bois, pour faire passer des messages dans l'espoir qu'ils parviendront à leur famille. Les dessins de Lina jouent le rôle de lien -des petits cailloux semés dans l'espoir que son père les trouvera- de témoignage, et de gagne-pain aussi à l'occasion.

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Le titre français, beaucoup plus porteur d'espoir que le titre anglais, laisse entrevoir ce que les déportés réussissent pour certains à conserver : l'amour, l'humour, la soif de liberté et de beauté.

26/09/2012

Dégringolade dans l'enfer des cartons

Cartons, de Pascal Garnierattente

Zulma, roman posthume publié en 2012

Brice quitte son appartement lyonnais pour emménager dans une grande bâtisse, dont nous saurons seulement qu'elle est située dans un bourg en bordure de nationale, et possède un garage en rez-de chaussée. Après l'efficacité redoutable des Déménageurs Bretons Brice se retrouve seul, confronté à la masse des cartons et accablé par l'ampleur du déballage et des installations qu'il lui reste à faire…

Dans l'attente de nouvelles, de plus en plus improbables, de sa femme Emma, il se laisse aller à une vie cotonneuse entre les piles de cartons du garage, ajoutant encore au désordre chaque fois qu'il recherche un objet. Seule Blanche, une voisine à qui il rappelle son père, lui rend visite et s'impose à lui… ne faisant qu'ajouter à son désarroi !

Un grand coup de cœur de Sylvie (Thurins), pour  l'écriture ciselée de ce roman ! Lire aussi, du même auteur, Lune captive dans un oeil mort (coup de coeur de Dominique en septembre 2011).

23/09/2012

Cuisine tatare et descendance

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Alina Bronsky, traduit de l'allemand par Isabelle Liber, Actes Sud, 2012, 23.40 €

Rosalinda nous fait partager sa façon d'affronter la misère omniprésente en URSS dans les années 1980 : pénuries, corruption, appartements collectifs,... Lorsque sa fille tombe enceinte, elle donne à sa petite-fille le nom de son ancêtre tatare Aminat, et prend à bras-le-corps  son rôle de grand-mère. Orgueilleuse et manipulatrice, elle régente toute la famille, et fait subir à tous d'insolites épreuves "pour leur bien"

C'est drôle et triste à la fois, mordant et douloureux. C'est aussi l'histoire d'un peuple déboussolé par des années de privations : les Tatars, ancien peuple turc nomade, l'une des minorités opprimées d'URSS.

Jacqueline

21:23 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : famille, russie

21/09/2012

Bouillon de rentrée

Bouillon de lecture « Coups de cœur »

Rentrée 2012 – Saint Laurent d’Agny

 

Plusieurs participants sont absents et excusés, mais nous accueillons 3 « observateurs » d’Aveize, évoquons le déroulement de nos soirées, les thèmes déjà choisis et quelques auteurs vus les années précédentes. C’est l’occasion de déguster fruits et tartes de saison concoctés par Annie, Georgette et Johanne.

 

Titres présentés par Soucieu

Le poids du papillon

Eri De LUCA, Gallimard 2011

Deux personnages s’affrontent : le vieux chamois chef de harde et le chasseur vieillissant qui a autrefois tué la mère du héros. C’est un duel à mort entre 2 solitaires. De très belles pages sur la montagne : les Alpes italiennes. Ecriture concise, poétique.

Une discussion s’établit : à Orliénas, Giselle a beaucoup aimé et une autre lectrice, pas du tout, le trouvant trop noir.

 

Peste et choléra

Patrick DEVILLE, Seuil 2012.

Maryvonne a rencontré l’auteur à Morges récemment. Il a après de longues recherches, écrit ce roman biographique d’Alexandre Yersin né en 1863 à Morges, médecin bactériologique naturalisé français, pilier de l’Institut Pasteur, ayant travaillé sur la peste et le choléra et découvert le bacille de la peste. Surnommé l’aventurier de Morges, Yersin a voyagé, et est mort au Vietnam

Beaucoup d’humour et d’ironie, des retours en arrière, un livre passionnant.


Lundi mélancolie

Nicci French, Fleuve Noir, 2012.

A Londres, la photo de Matthew, 5 ans, fait la une des journeaux et chaînes de télévision... L'enfant a disparu à la sortie de l'école quelques jours auparavant sans laisser de traces. Dans son cabinet, la psychologue Frieda Klein est témoin d'autres drames. Alain, un homme très perturbé, lui confie son rêve : il ne cesse de songer à un enfant qui serait son fils et qui ressemble au petit garçon disparu. Bon roman qui mélange enquête policière, tranches de vie des différents personnages, consultations psychiatriques... et sonde les mystères de l'esprit humain.


Etrange affaire

Peter ROBINSON, Albin Michel, 2006

Sur le répondeur de l'inspecteur Banks, un message de son frère lui demande de le rappeler d'urgence... mais Roy est injoignable ! Banks part pour Londres à sa recherche. Dans le Yorkshire, sa collègue découvre dans la poche d'une jeune femme assassinée un papier portant le nom et l'adresse de Banks.

Le décor est bien planté, riche en descriptions. La disparition de son frère replace Banks face à lui même. C'est la relation entre les deux frères (ou plutôt l'absence de relation) qui fait l'intérêt de ce très bon polar.

 

A Orliénas, 3 titres sont évoqués

La formule préférée du professeur

Yoko OGAWA, Actes Sud, 2005

Une aide ménagère embauchée par un mathématicien qui  donne des leçons de mathématiques au fils de celle-ci, bien qu’il souffre lui-même de graves troubles de la mémoire. Tous 2 aiment le base-ball.

Poétique et délicat, intergénérationnel.

 

L’œil du léopard

Henning MANKELL, 1990, traduit au Seuil, en 2012.

Hans Olofson adolescent au début, va en Afrique, est choqué par la misère, essaie d’aider en Zambie dans une exploitation où noirs et blancs s’affrontent.

Difficulté des relations, terreur. Très intéressant.

 

La comtesse de Ricotta

Milena AGUS,  L.Levi, 2012

Geneviève évoque ce livre plus léger, au ton décalé, aux personnages fantaisistes, pour donner une note plus gaie.

 

Choix de Saint-Laurent-d’Agny 

Peur noire  

Harlan COBEN, Fleuve Noir, 2009

Roman policier apprécié par Annie qui n’est pas habituée du genre.

 

Les disparus

David MENDELSOHN, Flammarion 2007

Récit de la quête par l’auteur de 6 « disparus » de sa famille juive en Pologne orientale, tués lors de 2 « actions » par les Ukrainiens en 1941-1942. Ce livre permet une approche de la bible, notamment la Genèse, montre que la vie est un éternel recommencement. Se lit facilement, passionnant. Ce gros « pavé » a été très enrichissant pour Annie qui a « partagé » avec ses proches.

 

Mille femmes blanches

Jim FERGUS, Le Cherche-Midi, 2000

Sous le président Grant, un pacte avec les Cheyennes  prévoyait la « fourniture » de 1000 femmes blanches en vue de l’intégration. 75 environ sorties de prison ou d’hôpital psychiatrique ont rejoint les Cheyennes. Lutte blancs-Indiens, extermination en 1875 constituent le récit, de beaux portraits de femmes.

 

Le Ruban rouge

Carmen De POSADAS, Seuil 2010

Ce sont les « fausses mémoires » de Teresa Carabus espagnole,  mariée à 14 ans à un français, puis figure du Directoire comme épouse de Tallien et de Barras. Le récit est à la première personne, c’est un personnage moderne ; la vie quotidienne à la fin du XVIIIème siècle, la guillotine sont rendus très vivants.

 

Lectures d’Aveize

La mort s’invite à Pemberley

P.D. JAMES, Fayard, 2012

Reprend les personnages d’Orgueil et préjugés de J Austen, et mène un récit policier dans un manoir anglais. Original et intéressant.

 

Du domaine des murmures, Carole MARTINEZ

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine De VIGAN

Room, Emma DONOGHUE

Il est tard, nous passons vite sur les titres déjà vus précédemment.

14/09/2012

la nuit tombée

La nuit tombée

Antoine Choplin

La fosse aux ours, 2012, 16 €rentrée littéraire,nucléaire,amitié

 

Gouri traverse la campagne ukrainienne à moto, en route pour une mission personnelle à Pripiat, en zone interdite. Juste avant la Zone, il s’arrête à Chevtchenko chez ses amis Vera et Iakov, le temps d’un repas, d’une discussion autour des événements de 1985. Iakov et leurs amis Stepan, Pavel (et tant d’autres!), ont « accompli leur devoir de citoyens », participant à nettoyer la zone de la centrale de Tchernobyl, et ils en portent les stigmates.

 

Gouri, le poète, témoigne à sa façon pour ceux qui ont été évacués et ceux qui sont restés, les villages, la campagne et les forêts contaminés :

                La bête n’a pas d’odeur

                Et ses griffes muettes zèbrent l’inconnu de nos ventres

                D’entre ses mâchoires de guivre

                Jaillissent des hurlements

                Des venins de silence

                Qui s’élancent vers les étoiles

                Et ouvrent des plaies dans le noir des nuits

                Nous voilà pareils à la ramure des arbres

                Dignes et ne bruissant qu’à peine

                Transpercés pourtant de mille épées

                A la secrète incandescence

 

Nouveau récit, tout en finesse, de l’auteur du Héron de Guernica, à la fois sobre et bouleversant, ode à la dignité, à l’humanité et à l’amitié. Aline

22/08/2012

Starters

Starters, tome 1 : survivre n’est qu’un débutdystopie

Lissa Price

Traduit de l’américain par Aude Lemoine

R. Laffont, mars 2012, 17.15 €

 

Suite à la guerre des spores, tous les adultes ont été atteints de maladie mortelle, sauf les vieux : les Enders.  D’une très grande longévité, ils monopolisent travail et richesses, niant tout droit aux enfants et aux jeunes, les Starters. Ceux qui n’ont pas de grands-parents privilégiés vivent donc de débrouille.

 

Callie et son petit frère font partie des Starters dépouillés, survivant dans des squats, sans cesse sur le qui-vive. Afin de gagner de quoi nourrir son frère, Callie se rend à Prime Destination, une organisation qui paie illégalement des jeunes pour louer leur corps à des Enders avides de sensations « jeunes ». Mais comment reconnaître les vrais jeunes des vieux ? Comment être certain de récupérer son corps après la location, et en bon état ? Au cours de sa troisième location, Callie cohabite involontairement avec l’Ender qui l’habite, et se retrouve mêlée à un complot politique qui la dépasse… et la concerne directement !

 

Voilà un très bon thriller d’anticipation, à l’intrigue effrayante et au rythme soutenu. Les personnages principaux sont suffisamment complexes pour être crédibles. Le suspense, qui rappelle Hunger Games, est relancé par un certain flou en fin de premier tome… J’attends avec impatience la suite –et fin-  qui devrait paraître en novembre 2012 sous le titre « Enders ».

Aline

31/07/2012

Coup de cœur pour Odessa !

Les fiancées d’Odessamariage

Janet Skeslien Charles, L. Levi, 2011

Vous avez aimé le film « Je vous trouve très beau » ? Lisez  « les fiancées d’Odessa »,  même thématique, décor made in USA…    La couverture du livre, avec sa meringue et ses figurines kitch donne le ton : les fiancées Ukrainiennes sont un rien décalées des célibataires américains qu’elles essaient d’accrocher via Internet et les soirées organisées à Odessa.  L’héroïne Daria, ingénieur employée comme secrétaire le jour, traductrice en soirées la nuit, essaie de fuir les beaux gosses mafieux qui rôdent en grosses berlines, la crasse, les ascenseurs en panne, les bus en retard et les coupures d’électricité. Autour de la table de formica devant l’inoubliable salade de pommes de terre de sa grand-mère adorée, Daria cultive elle aussi son rêve  du gentleman  américain prodigue…

 

Nous sommes dans un vrai roman, et c’est au cœur de l’intrigue (heureuse) que l’auteur nous fait approcher des différences culturelles... cruelles. Avec une  conclusion  qui n’est pas forcément celle  qu’on attendait ! 400 pages d’un roman très actuel que vous quitterez à regret !

Sylvie B.