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22/07/2014

En cas de forte chaleur

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Maggie O’Farrell

Belfond, 2014, 360 p.

Traduit de l’irlandais par Michel Valencia

 1976. Chaleur, sécheresse, pénurie d’eau, c’est la canicule en Angleterre et Robert a disparu, un matin, comme ça. Il est parti acheter son journal et n’est jamais revenu. Bouleversement dans cette petite famille d’origine irlandaise qui cache bien des secrets. Tous les enfants sont alors rapatriés dans la maison familiale à la recherche de ce père disparu : Michael Francis, l’ainé, marié et deux enfants, Monica compagne d’un homme divorcé et Aoife, la benjamine, partie vivre aux Etats-Unis.

Sous la trame principale se cachent des histoires sous-jacentes : des problèmes familiaux passés et présents, des secrets gardés depuis longtemps, des rancœurs et des jalousies. Le roman n’est pas écrit de façon linéaire : on glisse tout au long du roman du présent au passé. Passé parfois joyeux, tourmenté, dur dont les évènements, comme des pièces de puzzle, permettent de comprendre les relations conflictuelles et distendues entre les trois enfants.

Histoire de famille simple et profonde. Une certaine chaleur humaine sort de ce roman. Les personnages sont décrits de façon si réaliste que le lecteur à l’impression de faire partie de cette famille irlandaise immigrée à Londres.  Fresque familiale dépeinte avec grand réalisme. Et si tout simplement l’équilibre de cette famille n’existait qu’une fois tous les enfants réunis ?

Céline

20/07/2014

Le legs d'Adam

 

 

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Astrid Rosenfeld

Gallimard (du monde entier), 2014

Traduit de l’allemand “Adams Erbe” par Bernard Lortholary

Edward Cohen grandit dans l’appartement familial de Berlin, où le grenier, qui a toujours été le repaire d’un aïeul, abrite  son grand-père. Moses, vieillissant, est de plus en plus troublé par la ressemblance d’Edward avec son frère Adam, disparu pendant la deuxième guerre mondiale en emportant les économies familiales rassemblées pour que la famille puisse émigrer à l’abri de la folie nazie.

Tiraillé entre les adultes, très différents, qui l’ont vu grandir, Edward ne sait comment orienter sa vie, jusqu’à ce que le journal de son grand-oncle Adam parvienne entre ses mains, lui révélant la vie et les choix de cet homme -qui lui ressemblait peut-être aussi par son caractère.  Adam était un rêveur, élevé par son excentrique grand-mère Edda Klingmann, qui lui avait appris à n’avoir peur de rien, pas même des allemands nazis. Une seule rencontre avait changé  le cours de son existence et donné un sens à sa vie.

Ce roman évoque les heures sombres du nazisme, et quelques actes anonymes et humbles de résistance, mais avant tout la puissance de l’amour et des rêves.

Aline

29/06/2014

Un homme ça ne pleure pas

familleUn homme, ça ne pleure pas

Faïza GUENE

Fayard, 2014, 314 p., 18 €

Faïza Guène dépeint la vie d’une famille d’origine algérienne, dans un pavillon de Nice.

Le père, dépositaire traditionnel de l’autorité, est relativement  en retrait malgré sa tendresse pour ses enfants. Analphabète, il respecte l’instruction et accorde une grande importance aux études de ses enfants.

Le padre me sollicitait chaque fois qu’il fallait lire quelque chose, les ordonnances du docteur Zerbibi, un tract de la CGT, les articles de Bien Vieillir, les courriers de la banque, et même les catalogues de promotion du supermarché. Et pour chacun de ces documents, si différents qu’ils soient, il tenait absolument à ce que je les lise "avec un accent de journaliste".

La mère, très expansive, tourne tout au drame, et tient la famille sous la menace de ses palpitations et de ses hausses de tension à la moindre contrariété.

Chacun des enfants réagit à sa façon à cet entourage familial encombrant.Tandis que Mina se coule avec naturel dans le moule de la bonne fille soumise et serviable, Dounia s’oppose violemment à l’autorité parentale, qu’elle trouve abusive et rétrograde, et voudrait être « une Christine », image de la française libérée. 

Il y a eu une période où [la porte] claquait si souvent que mon père, furieux, a dévissé la porte de la chambre des filles pour accrocher un rideau à la place. "Essaie de faire claquer le rideau, maintenant."

Mourad, le narrateur, gêné par les scènes embarrassantes de sa mère, s’isole peu à peu de tous ceux qui auraient pu être ses amis, et se réfugie dans les livres. C’ est le seul personnage qui comprenne à peu près tous les protagonistes. Il les aime malgré leurs défauts, et ne les juge pas… même s’il trouve que les plus caractériels (sa mère et Dounia) exagèrent. Son cauchemar : vieillir sans jamais quitter sa mère, et devenir un obèse, cheveux poivre et sel, qui sent la friture.

Ce roman, actuel, écrit dans un style dynamique et aéré, évoque avec justesse les petits détails significatifs de la vie familiale. La Dounia adulte, dure, brillante et libérée, m’a évoqué Rachida Dati, à tort ou à raison. Le titre du livre évoque le courage au quotidien, mais aussi la retenue excessive du père.

Aline

22/06/2014

Une famille délicieuse

famille

Une famille délicieuse

Willa MARSH

Autrement, 2014, 476 p., 22 €

Traduit de The Children's Hour par Eric McComber

 

Deux respectables vieilles dames, Mina et Nest, vivent entourées de leurs chiens à Ottercombe House, demeure familiale isolée sur la lande, près de la mer. Elles ne peuvent refuser d’accueillir pour quelques mois leur sœur Georgie, en attendant son entrée en maison de retraite.

A l’heure du thé ou lors de leurs nuits sans sommeil, elles égrènent leurs souvenirs de jeunesse. Elles ont grandi dans une famille nombreuse (5 filles et un garçon), entre un père distant, acerbe, une mère souvent fatiguée, et les visites très attendues de Timothée, l’ami de la famille, chaleureux et attentif. Les rivalités entre filles étaient parfois féroces ! Leur régal était « l’heure des enfants », en fin d’après-midi, lorsque leur mère leur racontait des histoires ou leur lisait des extraits de la littérature anglaise, à tel point que les personnages de fiction leur semblaient plus  proches que leurs voisins.

Mais Georgie, atteinte de démence sénile, menace l’équilibre de ses sœurs, et comme autrefois, elle tourne autour d’elles avec cette phrase qui les inquiète et lui donne du pouvoir « Je connais un secret ». Les jeunes neveux, qui adorent leurs tantes, sont aussi menacés par les secrets de famille, et la présence de Georgie est de plus en plus lourde à porter, même pour Mina la courageuse.

L’écriture de ce roman est fine, très descriptive. Elle rend bien l’ambiance anglaise un peu désuète de ce lieu hors du temps, la lande, le jardin fleuri, la promenade côtière jusqu’à la mer,… de même que les relations entre les sœurs… et entre les chiens. Les gentils sont peut-être un peu trop parfaits, avec leur bonne humeur à toute épreuve, mais l’histoire est attachante, et renvoie à de nombreuses références de la littérature anglaise.

Aline

11/06/2014

Je n'ai pas toujours été un vieux con

vieillesseJe n’ai pas toujours été un vieux con

Alexandre Ferraga

Flammarion, 2014, 250 p., 18 €

A 76 ans, Léon, vieux grincheux récalcitrant, se retrouve en maison de retraite, suite à l’incendie de son appartement. Sur un ton acerbe, il évoque sa découverte des lieux : les chambres aux noms de fleurs, les menus pour édentés, les infirmières accortes ou revêches,… Il observe d’un œil méfiant la cohorte des pensionnaires et leurs défauts, mais développe une grande complicité avec Jack le littéraire ou Roger le  bon vivant (qui conserve ses bouteilles dans la chasse d’eau), et abreuve de ses conseils pas toujours bienvenus Marilyn la soignante au beau derrière.

Dans son récit, qu’il aurait avantageusement pu nommer "Itinéraire d’un sale con", Léon navigue entre son adaptation à la maison de retraite et  ses souvenirs -qu’il évoque sans concession- d’enfant fragile ("brindille"), de petit délinquant, de marin, de jeune frappe, de taulard, d’amant ou de mari.

"Les personnes âgées ont tout un passé, à la fois derrière elles et encore vivant".

Doté d’un joli sens de la formule, l’auteur nous séduit avec son style enlevé, imagé, voire cru.

"En prison, vous passez en permanence des murs de votre cellule à la cellule de votre tête".

La tendresse avec laquelle il peint ses personnages  fait oublier que le récit manque un peu de profondeur. Les souvenirs papillonnent, les sujets ne sont qu’affleurés, et à la fin du livre, le lecteur se retrouve seul avec une sensation d’inachevé.

Aline

07/06/2014

Land art

Un grand coup de cœur pour les livres de Land Art réalisés par Marc POUYET. Au fil de ses promenades, l'artiste glane des éléments naturels et laisse s'exprimer son imagination. Ses livres présentent les photos de tableaux, jeux ou objets éphémères et poétiques, dont la beauté nous interpelle. L'apparente simplicité du concept incite le lecteur à ramasser à son tour fleurs, cailloux, branches, marrons, glaçons... et à créer.

 land artDans la collection Petite Plume de Carotte, saison par saison, Marc Pouyet enchante les plus petits avec des albums cartonnés sans paroles : à gauche, l'objet naturel utilisé, à droite le tableau réalisé.

Artistes de nature en ville, Joueurs de nature,... et les autres titres publiés chez Plume de Carotte, émerveillent ou amusent les lecteurs depuis la maternelle et jusqu'aux adultes,  inspirant l'artiste qui sommeille en chacun de nous.

  land art

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land art

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Pour aller plus loin :

le blog de Marc Pouyet.

A Chassieu, un grand parcours d’œuvres de Land Art a fédéré la bibliothèque, les écoles, les associations, les centres de loisirs… et les services municipaux pendant 7 mois.

Autres livres :
Le Land-art avec les enfants, d’Andreas Guthler (La Plage, 2009), qui développe les aspects pédagogiques et pratiques du Land-art, et propose des activités à réaliser avec les enfants ;
Land art, de Floriane Herrero (Palette, 2012), qui présente et explique les œuvres d’une cinquantaine d’artistes du monde entier.

18/05/2014

Mes Sou Thu n° 4

Le prix des 3 villages a motivé 48 lecteurs de Soucieu-en-Jarrest, et presque autant à Thurins et Messimy. Ce prix est l’occasion pour les lecteurs de diversifier leurs lectures : nouveaux auteurs, et des livres qu'ils n'auraient pas forcément choisis. Chaque année, une trentaine de lecteurs de romans découvrent aussi la richesse de la bande dessinée.

Samedi, nous avons marqué la clôture du prix MES-SOU-THU par une rencontre à Messimy. Une cinquantaine de lecteurs des trois communes se sont retrouvés pour une discussion autour de la sélection des 12 ouvrages, et de la proclamation des résultats.

Dans la catégorie des romans, le roman préféré à Soucieu est Un verger au Pakistan, de Peter HOBBS. Un court roman poétique et nostalgique, malgré son thème assez sombre : un homme, jeune encore, se reconstruit peu à peu, après des années terribles passées en prison,  injustement, pour avoir aimé la fille qu’il ne fallait pas. (critique). Cependant le grand vainqueur pour les 3 communes est Le bruit de tes pas, de Valentina d’URBANO, une émouvante histoire d’amour et de violence dans une banlieue triste italienne.(critique)

Pour les bandes dessinées, c’est très nettement Mauvais genre, de Chloé CRUCHAUDET, qui l’emporte. La jeune auteure lyonnaise s’est inspirée de l’histoire vraie d’un poilu déserteur, traumatisé dans les tranchées, qui se travestit en femme pour échapper aux recherches, et devient le personnage de Suzanne… (Prix du Public Cultura au festival d'Angoulême 2014).

Voici l'ensemble des résultatsprix des lecteurs

                                                Moyenne (notes sur 10)

                                                Soucieu         3 villages

ROMANS                                                                         .    

Un verger au Pakistan              7.68               7.57

Le bruit de tes pas                    7.48               7.62

Trois grands fauvres                    6.67               6.61prix des lecteurs

L’invention de nos vies                 6.45              6.98

Faillir être flingué                          6.34              6.37

Le plus petit baiser jamais…          5.68              6.12

 BANDES DESSINEES                                                     .

Mauvais genre                            8.30              7.98

Stevenson, pirate intérieur            7.88              7.12prix des lecteurs

Ma révérence                              7.75              7.53

Tyler Cross                                  6.89              6.48

Mamada                                       6.75              6.92

Les aventures de Poussin 1er       6.13              6.43

04/05/2014

La passe-miroir

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La passe-miroir, livre 1 :

Les fiancés de l'hiver

Christelle Dabos

Gallimard Jeunesse, 2013, 18 €

Depuis la Déchirure, la terre est éclatée en petits morceaux suspendus, en gravitation autour du noyau. Ces  "Arches" sont indépendantes, chacune fonctionne selon une organisation différente, qui découle des dons particuliers de son "Esprit" fondateur.

Sur Anima, les dons se développent tous en lien avec les objets : animer les transports, réparer le papier, etc. Pour sa part, Ophélie est Liseuse, ce qui signifie qu'elle peut, au toucher, retracer l'histoire d'un objet et de ceux qui l'ont possédé. Son don en fait une excellente conservatrice de musée. C'est une héroïne introvertie, maladroite, mal fagotée, qui s'intéresse à la vérité des gens, plus qu'à leur apparence. Elle possède en outre un talent de passe-miroir.

Suite à un mariage arrangé par les Doyennes d'Anima, elle suit son fiancé Thorn, un grand escogriffe austère et impénétrable, sur l'Arche du Pôle. Il lui faut s'adapter à un monde totalement différent du sien, où les Familles aristocrates disposent de dons dangereux, et tenter de survivre au milieu des mortelles intrigues de la Citacielle.

Dans ce roman très imaginatif, l'auteur sait installer un univers complet original. L'intrigue est prenante et les personnages, peu ordinaires, souvent ambivalents, sont convaincants et attachants. La fin du tome 1 tient en haleine, le livre 2 est prévu pour fin 2014.

16/04/2014

Les brumes de l'apparence

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Frederique DEGHELT

Actes Sud, mars 2014, 21.80 €

 

Que dire du dernier roman de Frédérique Deghelt sans trop en dévoiler…

Gabrielle, la narratrice, est heureuse dans un couple brillant : mariée depuis une vingtaine d’années à un chirurgien esthétique de renom, elle-même responsable pleine d’imagination d’une entreprise d’évènementiel. Elle ne croit pas à la crise de la quarantaine, et pourtant sa vie est remise en question de façon surprenante.

Suite à un héritage inattendu, elle se rend dans la France profonde pour mettre en vente la propriété qui lui a été léguée. Parisienne invétérée, elle n’a aucune intention de s’attacher à cet endroit, et pourtant…. et pourtant ce retour sur la terre de ses ancêtres est une remise en cause totale, bouleversante, par la découverte de particularités familiales que sa mère lui avait toujours celées.

 

Quoique ce ne soit pas son sujet principal, comme dans La vie d’une autre, l’auteur explore la relation d’un couple constitué depuis longtemps. Elle remet en question cette relation basée sur les habitudes et une perception extérieure de l’autre, faussée par les apparences et par nos projections sur nos proches. La narratrice passe de l’autre côté du miroir, et tente de vivre au-delà des brumes de l’apparence :

"Est-ce que je pensais à tout ça avant ? Est-ce que tisser des liens avec l’au-delà de cet univers n’oblige pas à plonger profondément en soi, à traverser puis à dépasser cette enveloppe du corps et tous ses attributs superficiels et ridicules ?... L’apparence a besoin d’être oubliée pour que nous devenions nous-même."

 

Intégrée au roman, l’auteur engage une réflexion philosophique sur ce qui nous attend après la mort, et par ricochet sur notre façon de vivre, excessivement basée sur des considérations matérielles. "Le monde ne va pas plus mal qu’autrefois, il irait même plutôt mieux, mais personne n’est au courant. C’est plutôt malin, non ? On a même réussi à faire croire que le bonheur appartient aux riches et que cette richesse aux biens sans envergure est devenue un but honorable pour tous."

 

Frédérique Deghelt ne manque pas de développer des idées intéressantes, même si je n’adhère pas à son postulat de départ, ni à ses démonstrations « scientifiques ». Ses réflexions sur l’au-delà sont développées avec tellement de force, que je me demande vraiment si elle adhère aux convictions de son héroïne ou si c’est un jeu intellectuel.

Pour répondre à cette question, et à d'autres, rendez-vous à la rencontre avec l'auteur organisée par la librairie Murmure des Mots jeudi 24 avril à partir de 16 heures !

10/01/2014

N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures

tsiganes,internementAutour du feu, les hommes ont le regard sombre en ce printemps 1940. Un décret interdit la circulation des nomades, et les roulottes sont à l’arrêt. En temps de guerre, les manouches sont considérés comme encore plus dangereux et donc la Kommandantur d’Angoulême exige qu’ils soient rassemblés dans  le camp des Alliers.

Alba y entre avec sa famille. Elle a 14 ans, elle va y passer 6 ans, avec l’appel du matin, la soupe claire, le retour des hommes chaque soir, car ils sont réquisitionnés pour le travail. C’est pendant cette période qu’elle deviendra femme. Elle se fera des amis, rencontrera son amoureux, fera connaissance aussi avec un gardien humain, une visiteuse très chaleureuse… dont on s’aperçoit peu à peu qu’elle est dans la résistance et qu’elle échange des papiers avec un des gardiens. Alba verra mourir sa mère, des compagnes et compagnons d’infortune.

Paola Pigani, vit dans la région lyonnaise. C’est son premier roman, après des contes et des nouvelles. Elle a grandi dans une famille nombreuse d’origine italienne, dans les Charentes. Elle y rencontre la communauté manouche, et surtout une femme qui avait été internée dans ce camp des Alliers. Ici, elle fait revivre la douleur et la fierté des Tsiganes. N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures, dit le proverbe: on n'entre pas impunément chez les Tsiganes, ni dans leur présent ni dans leur mémoire.

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures

Paola Pigani

éd. L. Levi, 2013, 213 p., 17.50 €

Maryvonne