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18/06/2013

Indigo

Indigo comme la couleur du ciel avant l’orage…

Un festival culturel attire en Inde quelques intellectuels français pendant une semaine. Leur découverte de l’Inde reste très superficielle, ce qui ne surprend pas puisqu’ils évoluent dans un milieu très protégé. Ils voyagent dans une Inde tendue (après les attentats de Bombay) où les quartiers pour touristes se trouvent sous haute surveillance et où pourtant tout peut arriver.

 

Les attirances et les rejets, physiques ou intellectuels, sont exacerbés par la chaleur, et la responsable de l’Alliance Française a bien du mal à  organiser ses débats et ses rencontres culturelles !

 

Les personnages, même le brillant Roland, ont tous leurs faiblesses, dévoilées avec tendresse par l’auteur. Cette semaine « différente »,  ainsi que les rencontres inattendues qu’elle procure,  va leur permettre de porter un regard différent sur leur vie.

 

indeIndigo

Catherine Cusset

Gallimard, 2012, 307 p., 19,90 €

13:29 Publié dans critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inde, roman

11/06/2013

Quand Dieu était un lapin

roman,souvenirs d'enfanceLa narratrice, Eleanor, dite Elly, née en Angleterre en 1968, égrène ses souvenirs. Elle est surtout tournée vers son enfance, entourée de parents parfois distraits, mais affectueux et droits, et Joe, son frère, très protecteur. Elly n'a pas tellement d'amis, si ce n'est son lapin, modestement nommé Dieu, et l'originale Jenny Penny, qui est capable d'arriver des heures en retard "à cause de ses cheveux" et diffuse toujours une vague odeur de chips.

 

Une tante gaie et gay, un locataire dandy vieillissant et son excentrique amie Ginger forment le second cercle de cette famille soudée. Comme Jenny Penny, Charlie, le très cher ami de Joe, apparaît et disparaît selon les circonstances, mais fait parfois  cruellement défaut quand on aurait besoin de lui.

 

Tous ces souvenirs semblent  juxtaposés, en tranches de vie  tantôt anecdotiques, tantôt intenses, souvent touchantes. Cependant, j'ai regretté un certain manque de construction, qui donnerait un sens au roman. Ou bien la vie n'est-elle que cela : une succession de moments plus ou moins heureux ou dramatiques… ?

 

Coup de cœur de Marjolaine. Pour moi, c'est un roman doux-amer, qui laisse un goût nostalgique. Aline

 

Quand Dieu était un lapin

Sarah Winman

Flammarion, avril 2013, 363 p., 19.90 €

Traduit de l'anglais "When God was a rabbit" par Mathilde Bouhon

04/06/2013

Ce qu'il advint du sauvage blanc

roman,australieAu milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, matelot sur la goélette Saint-Paul, s'éloigne un peu trop du groupe de marins parti à la recherche d'eau potable, et est abandonné sur une plage déserte d'Australie. Vingt ans plus tard, il est découvert par des marins anglais, et ramené de force à Sydney. Nu, tatoué, il a totalement perdu les usages "civilisés" et ne parle plus que la langue des "sauvages".

Octave de Vallombrun, riche correspondant de la Société française de Géographie, le recueille et se passionne pour ce sujet d'étude scientifique : un sauvage blanc.

 

Les chapitres alternent régulièrement entre l'histoire de Narcisse et les rapports envoyés par  Vallombrun au président de la Société de Géographie, 20 ans après.

 

Le lecteur apprend comment Narcisse a été abandonné sur la plage, désespéré et totalement démuni, puis comment il a survécu en intégrant –bien malgré lui-  une tribu d'aborigènes qui le recueille comme un enfant.

 

Parallèlement, Vallombreuse relate son retour forcé à la civilisation.  Totalement accoutumé à la vie sauvage de sa tribu, il a oublié jusqu'à son nom français. Il est maintenant Amglo, et ne comprend pas les usages auxquels on veut le contraindre : vêtements, pudeur, etc. Vallombreuse lui réapprend le français, et s'intéresse à sa vie dans la tribu, espérant en tirer un traité scientifique instructif. Cependant malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à lui extirper de renseignements sur sa vie "sauvage".  Refus de la part du matelot, ou impossibilité de faire coexister en lui Narcisse et Amglo ? Le lecteur a la sensation que  Narcisse est déchiré entre deux mondes si différents qu'ils ne sont pas compatibles, ni même concevables l'un pour l'autre.

 

L'auteur a su rendre toute la bonne volonté de Vallombreuse, qui  parfois semble à deux doigts de comprendre vraiment Narcisse, mais son éducation et les pressions extérieures l'empêchent d'admettre ce que le lecteur d'aujourd'hui pressent.

A part l'impératrice -dotée de toutes les vertus- la société, étriquée,juchée sur ses certitudes, et cherchant surtout à satisfaire ses propres intérêts, ne comprend absolument pas la quête de Vallombreuse, ni le "cas" de Narcisse !

 

Ce roman d'aventures, robinsonnade doublée d'une approche ethnographique et psychologique intéressante, est inspiré d'une histoire vraie. C'est aussi un grand plaisir de lecture.

 

Ce qu'il advint du sauvage blanc

François Garde

Gallimard, février 2012, 21.50 €

Prix Goncourt du 1er roman

28/05/2013

A la vue, à la mort

policierDans la banlieue parisienne, trois meurtres effroyables sont attribués au même assassin : à chaque fois, la victime est retrouvée vidée de son sang, les yeux arrachés, dans une macabre mise en scène. L'enquête piétine, d'autant que le commandant Lanester, profiler chargé de ces homicides, est brutalement frappé de cécité.

 

L'affaire Caïn fait tellement écho en lui qu'il en perd son habituelle objectivité et son efficacité, et se retrouve à tâtonner dans l'obscurité… dans tous les sens du terme. Vulnérable, Lanester dépend du bon vouloir de son équipe et d'un chauffeur de taxi polonais dévoué, tandis que le criminel semble jouer avec lui au jeu du chat et de la souris.

 

Un bon, un très bon polar, haletant, à la hauteur de Cherche jeunes filles à croquer. Les séances de Lanester avec sa psy, qui l'aident à aborder peu à peu ses blocages, sont particulièrement soignées… ce qui ne surprendra guère sachant que l'auteur est elle-même psychologue. Rencontrée récemment à la librairie Murmure des Mots, Françoise Guérin est bien plus jeune que Jacynthe, son personnage, mais témoigne de la même attention à ceux qui l'entourent et à l'emploi des mots. Elle tient à donner une idée juste de son métier.

 

Prix du premier roman du festival de Cognac, ce roman a également été remarqué par France 2, qui le diffusera en téléfilm de 90 mn à l'automne. Pour en savoir plus, consulter le blog de l'auteur : mot compte double !

A la vue, à la mort !

Françoise Guérin, Le Masque, 2007, 6.60 €

10/05/2013

Skippy dans les étoiles

Skippy dans les étoiles

Paul Murray, Belfond, 2013, 23 €

Traduit de l'anglais (irlandais) par Robert Davreux

 

Contrairement à Rupert, son camarade de chambre, Daniel « Skippy » Juster n’a pas spécialement la tête dans les étoiles. Comme c’est un gentil garçon, il se force un peu pour s’intéresser aux projets scientifiques faramineux de son ami, la communication avec les extra-terrestres et l’étude du ciel… jusqu’au jour où le télescope déréglé lui fait découvrir l’astre qui va désormais illuminer ses jours et ses nuits : Lorelei, une jolie étudiante de l’établissement pour filles voisin.

 

Mais Skippy n’est qu’un garçon très ordinaire, un peu fragile, au milieu d’une bande de copains en pleine puberté, un peu losers : Dennis le cynique, Niall, Geoff et Mario l’obsédé du sexe. Excellent nageur « naturel », il a même perdu son seul atout, puisque l’eau lui donne désormais des crises d’angoisse : "Un millier de mains bleues se tendent vers lui, le saisissent, le tirent vers le fond… l’eau se bat contre lui… le fond de la piscine est magnétique et l’attire de nouveau vers le bas"

 

Durant les mois d’hiver, les jeunes étudiants du Seabrooks College de Dublin tentent de survivre à l’ennui, aux bousculades, aux extorsions, aux drogues qui circulent et aux déceptions sentimentales.

L’auteur s’attache à ces garçons plus fragiles qu’il n’y parait, et les présente avec beaucoup d’humour et de compassion. L'omniprésence des médicaments et/ou de la drogue, en revanche, m'interpelle. Est-ce réaliste ? L'obsession des garçons pour le sexe aussi ? Est-ce qu'ils en parlent vraiment tout le temps ?

 

De son côté, le corps enseignant n’est pas épargné : quelques administratifs ambitieux ne font qu’empirer les prestations de  professeurs incompétents, pour la plupart démotivés, qu’ils soient prêtres sur le retour ou anciens du College  revenus s’échouer à Seabrooks. L’esprit de corps et le souci de la réputation du College pousse les enseignants à nier tout problème et les empêche de se remettre en question. Seul Howard, Howard-la-Couarde, encore jeune, pourrait peut-être réagir à temps et comprendre les jeunes qui lui sont confiés, s’il avait lui-même fini de fuir ses problèmes.

 

roman d'apprentissage,irlandeMalgré ses 676 p. et sa petite typo, ce roman d’apprentissage, à la fois douloureux et plein d’humour, se lit facilement : encore un petit chapitre, et puis un autre, un autre encore… et me voilà toute mélancolique à la fin du livre.

Voilà un auteur qui complète avantageusement notre cycle irlandais !

Aline

17/03/2013

Le Seigneur vous le rendra

P'Tit-pain nous raconte son enfance dans les bas quartiers de Marrakech, agités, hauts en couleurs et en odeurs, où la Mère envoie tous ses fils gagner leur vie dès le plus jeune âge. Tout bébé, il était déjà loué à des mendiantes pour attendrir le chaland.

 

"Moi, j'étais né génie dans l'art de la mendicité… ainsi, je me mis à étudier de près les êtres et les choses qui m'entouraient. Je mesurai assez vite l'importance du regard et les vertus du sourire dans les rapports humains, sésame qui allait se montrer déterminant dans mon parcours."

 

P'tit-pain fait de la mendicité un véritable métier, dans lequel il s'accomplit longtemps pour satisfaire la rapacité de sa mère, laquelle prolonge au-delà du raisonnable son aspect de bébé chétif en utilisant de multiples subterfuges pour retarder sa croissance :

 

"Difficile de garder l'aspect d'un nourrisson quand on a trois ans. La concurrence devenait rude, car on trouvait des bébés à louer pour une bouchée de pain. Afin de m'aider à rester compétitif, Mère se mit à contrôler de près mon alimentation, réduite à du lait écrémé, des infusions de verveine et de légères soupes de légumes que je prenais au biberon. Elle avait pris l'habitude d'entourer mes jambes de bandelettes qu'elle serrait si fort que mon corps se résigna à remettre sa croissance à plus tard. Ainsi ficelé, je continuais à paraître bébé."

 

Son frère Tachfine est chargé de l'emmener jusqu'aux lieux les plus propices à la mendicité, et "de veiller sur lui comme sur un trésor".  A l'abri dans son landau, P'tit-pain observe le monde qui l'entoure, la médina, s'intéresse aux adultes qui l'entourent et trouve de la beauté dans les êtres les plus déchus.

 

Jusqu'à ce qu'une ouverture lui laisse entrevoir qu'une autre vie est possible et qu'il saisisse sa chance…

 

Conte haut en couleur, ce récit picaresque fait oublier la noirceur de son sujet en utilisant un ton qui alterne entre légèreté, humour et philosophie. C'est Hector Malo ou Dickens… dans la médina !

 

Né en 1959, l'auteur est peintre et écrivain. Depuis une vingtaine d'années, il vit entre la France, le Maroc et les Etats-Unis. Son roman "Les étoiles de Sidi Moumen", paru en 2010, a été porté à l'écran par Nabil Ayouch sous le titre "Les chevaux de Dieu".

Il est invité à une séance de dédicace à la librairie Murmure des Mots de Brignais le vendredi 19 avril 2013.

maroc,mendicité,histoire de vie 

Le Seigneur vous le rendra

Mahi Binebine

Fayard (Roman), 2013, 199 p., 18 €

28/02/2013

Cherche jeune filles à croquer

roman policier,anorexieL'équipe du commandant Lanister, profiler au quai des Orfèvres,  est réquisitionnée dans le cadre d'une enquête sur des disparitions de jeunes filles dans la vallée de Chamonix. Fugues ? Enlèvements ? Toutes ces jeunes filles avaient un lien avec la clinique de la Grande-Sauve, spécialisée dans le traitement des troubles alimentaires.

Les policiers parisiens collaborent avec la gendarmerie, efficace, dont le chef, trop parfait pourtant, inhibe Lanister. Lanister a du mal à garder son objectivité par rapport à cette enquête, qui rencontre un écho particulier chez lui, dont le jeune frère est interné en raison de ses tendances à l'autodestruction.

Les policiers rencontrent très peu les jeunes filles anorexiques, mais elles sont au centre de l'histoire, ainsi que les ravages de leur  maladie, sur elles et sur leurs proches. Relativement long par rapport à l'action, le roman est néanmoins très prenant, pour le sujet abordé, pour l'enquête, et pour la psychologie du Commandant Lanister et les relations entre policiers.

Même si le lecteur apprend  finalement ce qui est arrivé aux jeunes filles, il referme le livre avec frustration, car les raisons des troubles alimentaires des jeunes filles restent obscures, et leur futur incertain. C'est assez habile de la part de l'auteur, qui évite de plaquer des réponses et des solutions toutes faites sur des cas et des personnalités uniques.

 

Cherche jeune fille à croquer

Françoise Guérin

Ed. du Masque, 2012, 392 p., 19 €

25/02/2013

Eclats de voix

Panique à la maison de la radio : l'animatrice de nuit est retrouvée assassinée dans les couloirs de France Inter, dont l'architecture et les couloirs sont détaillés pour l'occasion. Qui pouvait bien en vouloir à "Rosalie de nuit" ? Un soupirant éconduit, une collègue ambitieuse, un comédien jaloux, un paparazzi rancunier, un auditeur désaxé ? Yann Gray, capitaine de la PJ, dirige l'enquête, et suit de nombreuses pistes qui n'aboutissent pas. Il progresse par associations d'idées, et travaille beaucoup en solo.

 

On aime ce personnage de flic sympathique, obsédé par l'arrosage de ses plantes et la taille de ses topiaires, vivant à moitié avec une femme solaire qui refuse de se donner complètement à lui parce qu'elle est porteuse du Sida. Gray évoque beaucoup son handicap olfactif, conséquence d'une balle reçue au cerveau, mais finalement ni ce "sur-sens" ni ses hallucinations olfactives n'influent vraiment sur l'enquête.

Certains côtés du roman sont peu crédibles : Gray passe son temps avec un suspect  et l'introduit dans ce qui lui sert de famille. Il va même interroger des suspects avec le jeune fils de sa compagne dans les pattes… pas très réglementaire, tout ça !roman policier,voix

 

Par contre, une réflexion intéressante est amorcée sur les particularités de la voix, les projections que l'on peut bâtir sur une personne à partir de sa voix, la fascination qu'elle peut exercer…

Au total, un policier français agréable, au rythme plutôt lent.

 

Eclats de voix

Yves Hughes

Les Escales (Noires), 2013, 343 p., 20.50 €

22/02/2013

La singulière tristesse du gâteau au citron

roman,famille,goûtRosie, fillette de 9 ans épanouie, grandit dans une famille normale de la banlieue de LA. Son père est un bon soutien de famille, fiable, mais souvent accaparé par son travail et assez peu attentionné. Son grand frère, un ado ronchon plutôt renfermé et intello, ne veut pas de sa sœurette dans les pattes. Sa mère, chaleureuse, se passionne régulièrement pour des travaux manuels où elle excelle.

 

"Au cours des six derniers mois, elle avait transformé un fraisier en plante grimpante, cousu entre elles de vieilles dentelles pour en faire des napperons, et dans un accès de motivation, installé une porte en chêne servant d'entrée latérale à la chambre de mon frère… Mon gâteau d'anniversaire était son dernier projet en date puisqu'il s'agissait non pas d'une préparation en sachet mais d'une recette faite maison –avec farine, bicarbonate de soude et goût citronné….et l'odeur qui avait envahi la cuisine avait été terriblement grisante. En clair : la bouchée que j'avais avalée était délicieuse. Un biscuit au citron, léger, encore chaud, enrobé d'un glaçage bien froid au chocolat très noir."

 

A cet instant la vie de Rose bascule. A chaque bouchée, sous le goût des ingrédients : absence, faim, spirale, vide… le gâteau préparé avec amour par sa maman a un goût de vide ! Désormais, Rose ressent précisément les sentiments éprouvés par la personne qui prépare la nourriture, à un point terriblement embarrassant ! Il lui faut apprendre à vivre avec ce don qui se révèle être une souffrance. De plus, elle découvre peu à peu qu'elle n'est pas la seule dans la famille à posséder un pouvoir, et à essayer s'y adapter… certains étant même plus handicapant que le sien.

 

Porté par une belle écriture, le récit est original. Mais sous une surface  d'humour et de fantaisie, cette histoire se montre finalement assez fantastique et sombre. Le lecteur se laisse captiver, mais pas un instant il n'envie à Rose son talent exceptionnel !

 

Critique de Philippe Chevilly dans Les Echos :

Aimee Bender détourne habilement le mythe américain des super-héros. Les dons des Edelstein ne sont pas de nature à sauver le monde, ou à rendre invincibles et heureux ceux qui les possèdent. Ils permettent juste de voir le monde autrement. A travers des yeux extraterrestres, apparaissent plus crûment l'absurdité d'une société fissurée de toute part et les désespoirs des hommes.

Ce roman hors norme offre aussi une belle réflexion sur la différence : comment être, vivre, s'épanouir autrement, sans rompre avec ses semblables...

 

La singulière tristesse du gâteau au citron

Aimee Bender, éd. de l'Olivier, 2013, 343 p., 22.50 €. Traduit de l'américain "The particular sadness of lemon cake" par Céline Leroy

21/02/2013

L'atelier des miracles

L'atelier des miracles

Valérie Ton Cuong, JC Lattès, 2013, 265 p., 17 €

 

Trois abîmés de la vie se retrouvent dans des conditions désespérées :

-          Millie échappe par miracle à la mort en se jetant par la fenêtre pour fuir un incendie. Préférant oublier son ancienne vie, elle prétend être amnésique ;

-          Monsieur Mike, déserteur et sans-abri, s'est fait casser la figure par une bande de clochards toxicos ;

-          Mariette, bourgeoise peu épanouie en famille et poursuivie par harcèlements d'un élève manipulateur, craque au collège ;

Ils sont recueillis à l'Atelier par monsieur Jean, dont on dit qu'il fait des miracles… Ses méthodes sont certes efficaces, mais contestables !

                "On donne un coup de pouce quand la vie ne s'en charge pas"

 

Les trois personnages doivent faire face à leurs fantômes, et se construire sur la vérité… et on se rend compte que ce n'est facile pour personne, même pas –surtout pas- pour les donneurs de leçons.

 

Facile à suivre, l'histoire est plutôt optimiste. Je me suis régalée du langage fleuri de Monsieur Mike, sinon, l'écriture est assez neutre et fluide.