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11/07/2013

Bacha Posh

Histoire d’une fille-garçon en Afghanistan.

Dans les familles afghanes, la transmission des biens se fait par les hommes, qui peuvent seuls travailler et sortir. Ne pas avoir de fils est une honte. Aussi est-il admis qu'une famille fasse passer une de ses filles pour un garçon. C'est le cas de l'héroïne, Farrukhzad, que ses parents ont –du jour au lendemain- fait passer pour Farrukh, un garçon, et qui a vécu une vie libre, avec ses amis, se passionnant pour l'aviron où elle est barreur. Elle cache sa féminité aussi longtemps que possible. Hélas, à 15 ans, alors qu'elle entraîne durement son équipe pour accéder pour la première fois à des compétitions internationales, elle a ses règles et ses parents l'obligent à tout abandonner. C'est sa petite sœur, totalement désemparée, qui devient le fils de la maison, tandis que l'héroïne reprend la burka ! Dotée d’une forte personnalité, elle se bat pour continuer l’aviron…

 

"Je ne veux pas me morfondre dans mon coin en maudissant le sort. Je n'aime pas ce rôle. Je vais donc continuer à me battre. Voilà mon identité : lutter. Mon identité, c'est de persévérer, non pas d'être un garçon ou une fille…"

 

roman,afghanistan,identité,sportBacha Posh

Charlotte Erlih.- Actes Sud, mars 2013. (Romans ado)

13.50 €

 


Afghanistan, identité (genre), sport

 

01/06/2013

La 5e vague

roman,science-fictionRécit d'une irrésistible et cruelle invasion d'extraterrestres.

Le problème, c'est que ces extraterrestres ont pris le temps d'observer les humains et savent où et comment frapper.

 

Cassiopée, l'une des dernières survivantes, raconte l'invasion, vague par vague :

-          la première vague, une impulsion magnétique, a stoppé définitivement tout appareil mécanique, électrique ou électronique, causant de multiples accidents et mettant un terme aux communications ;

-          la deuxième vague a fait trembler la terre, causant une immense déferlante et faisant disparaître toutes les villes côtières ;

-          la troisième vague a répandu un terrible virus mortel, la Peste Rouge, exterminant la plupart des humains restant ;

-          la quatrième vague est celle des silencieux. Les humains éparpillés tentent de survivre, tant bien que mal, ou se regroupent en guérillas.

Cassie, elle-même,  vit cachée dans la forêt après avoir perdu tous les membres de sa famille. Sa seule raison de se battre est la promesse qu'elle a faite à son petit frère Sammy de le retrouver. Survivre, c'est tuer ou être tuer, ne faire confiance à personne car les aliens, les Autres, ont pris une apparence humaine !

 

Le narrateur varie. Selon les chapitres, nous suivons les aventures de Cassie, d'Evan, ou des enfants soldats,  Zombie, Ringer, Nuggets et les autres… entraînés  à tuer dans un camp militaire… qui tient aussi du camp d'extermination.

Malgré la cruauté des situations, le lecteur suit avec avidité les aventures des jeunes héros, les rebondissements, trahisons… et histoires d'amour ! L'écriture est efficace, imagée. Le récit est facile à suivre malgré les nombreux flashbacks.

 

Moi qui prévoyais de m'ennuyer avec un livre "déjà vu", j'ai vite changé d'avis : c'est  un très bon roman haletant de SF pour jeunes adultes, annoncé comme une trilogie (tome 2 à paraître en mai 2014).

 

La 5e vague

Rick Yancey, R. Laffont (collection R), 2013, 18.50 €

Traduit de l'américain The fith wave par Francine Deroyan

20/03/2013

Quelques minutes après minuit

Depuis que sa mère est malade, Connor fait de terribles cauchemars. Au collège, il ne supporte pas les regards de tous ceux qui "savent". Il s'est coupé de ses amis et se fait harceler par Harry et ses sbires.

 

Une nuit le grand if du cimetière, monstre très ancien et très sauvage, se penche à sa fenêtre. Il  vient lui raconter trois histoires, car  "les histoires sont les choses les plus sauvages de toutes ; les histoires chassent et griffent et mordent". Quand Connor se réveille, il trouve des aiguilles et des baies d'if dans sa chambre… L'arbre menaçant, en quête de vérité, exige que Connor lui raconte ensuite la quatrième histoire, sa propre vérité.

 

Le récit est très émouvant, et les magnifiques illustrations à l'encre noire de Jim Kay rendent bien l'ambiance sombre et effrayante dans laquelle se débat Connor.

 

quelques minutes après minuit.gifQuelques minutes après minuit

Patrick Ness, ill. Jim Kay.- Gallimard jeunesse, 2012, 18 €

 

Vérité – maladie - deuil

Ados et adultes

 

04/03/2013

Wonder

wonder.gifSouffrant d'une malheureuse combinaison génétique rare, August est né avec un visage difforme, et garde une tête  de monstre malgré de nombreuses opérations. Jusqu'ici, sa santé ne lui a jamais permis d'être scolarisé, mais cette année il rentre en sixième, dans un établissement privé où l'équipe enseignante est très attentive.

August est intelligent, courageux,  extrêmement sensible au regard des autres mais sans auto-apitoiement, et il a besoin d'amitié. Son  entourage proche, très affectueux, lui a permis de s'épanouir : une mère protectrice, un père plein d'humour, et Via, une grande sœur qui a toujours donné la priorité aux besoins d'August. Mais il temps de se confronter à un cercle plus large.


Récit touchant et positif d'une adaptation au collège et à la "vraie vie", le roman fait alterner son point de vue et celui de son entourage : famille, copains, professeurs. La différence d'apparence d'August est difficile à surmonter pour tous, et bouleverse l'ensemble du collège, soulevant des sentiments ambivalents chez de nombreux camarades.

 

Wonder

R.J. Palacio

Pocket jeunesse, 2013, 409 p., 17.90 €

Traduit de l'américain Wonder par Juliette Lê

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

leon confessions d'un orphelin.gifFin 1746, Dieudonné –dit Léon- est abandonné à la naissance dans la chapelle de l'Hôtel-Dieu, et envoyé en nourrice dans le Morvan avec une dizaine d'autres nouveau-nés. Il ne doit sa survie qu'à l'affection de Méline, la fille aînée de la nourrice. Faisant preuve d'une détermination extrême, il réussit à apprendre à lire, puis rejoint la capitale, où il assure sa subsistance tant bien que mal,   jusqu'à accéder à une vraie profession. Il peut alors enquêter sur ses origines.

 

Roman historique très fluide, agréable à lire, abordant de nombreux thèmes : le sort des orphelins à l'époque des lumières, la vie à Paris dans les quartiers populaires, l'importance de l'amour (ou de son absence),  et le pouvoir de l'écrit. S'inspirant de lettres de 1761, l'auteur dresse en creux le portrait d'un homme totalement en opposition avec ses préceptes : philosophe et écrivain, auteur d'un manuel d'éducation des enfants révolutionnaire  à son époque, il a pourtant fait déposer ses cinq enfants dès leur naissance aux enfants trouvés !

 

Léon ou les confessions d'un orphelin ordinaire

Kathleen Vereecken

Bayard (Millezime), 2012, 361 p., 12.50 €

19/02/2013

Rêves en noir

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Jo Witek, Actes Sud Junior (romans ADO, thriller), 2013, 268 p., 14.50 €

Depuis son enfance, Jill est aveugle. Jusqu'ici, très entourée et soutenue par ses parents, elle a assumé sa différence, surmonté tous les obstacles, pratiqué de nombreux sports avec volonté… Mais à 16 ans, elle a aussi envie de "se trouver jolie et normale dans le regard des autres". D'où une certaine propension à se mettre dans des situations dangereuses, comme le soir où elle décide de partir se promener dans Belleville sans sa canne blanche, et où, témoin d'une agression, elle ne peut rien faire, si ce n'est appeler de l'aide.

Lorsque les secours arrivent, la victime a disparu, aussi personne ne la croit. Aidée par ses copains de l'Institut National des Jeunes Aveugles, stimulée par des rêves en couleurs où elle voit un jeune homme en danger, elle enquête.

 

Le roman rend bien le sentiment de mal être et de révolte de la jeune fille, même s'il est difficile de croire qu'il puisse pousser une jeune fille intelligente à se conduire de façon aussi écervelée et à foncer dans les pièges sans se soucier des conséquences pour elle et pour ses amis. A défaut d'être un polar tout à fait crédible, le roman est en tout cas un riche témoignage sur les difficultés au quotidien des jeunes aveugles, où chaque geste est un défi :

"Je suis fatiguée de passer mes journées à relever des challenges. M'habiller, me brosser les dents, mettre la table du petit déjeuner, me rendre à l'école sans me faire écraser, trouver la bonne info sur internet ou un bouquin transcrit en braille : chaque minute de ma vie est une épreuve. C'est épuisant, je te jure !"

 

En même temps, leur remarquable travail d'adaptation est mis en évidence, et  Jill et ses amis nous rappellent qu'ils sont des personnes normales, avec les mêmes émotions que les voyants, les mêmes envies, les mêmes joies aussi !   

18/02/2013

Luke et Jon

Luke et Jon

Robert Williams

NiL, janvier 2013, 217 p., 18 €

Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Sabard

 

Luke est perdu depuis la mort accidentelle de sa mère, il a beaucoup de mal à supporter les gens et leur pitié. Son seul exutoire est la peinture, dans laquelle il s'absorbe complètement. Son père,  mutique, boit de plus en plus, et a complètement abandonné la gestion du quotidien, au point que leurs affaires sont saisies et qu'ils doivent vendre leur maison pour s'installer dans une quasi ruine, à l'écart d'une petite ville industrielle sinistrée.

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C'est là que Luke rencontre Jon,  un garçon très différent de lui, qui dissimule un lourd secret.

"Il était bizarre. Il aurait plu à Maman. Elle se rangeait toujours du côté des exclus ou des fragiles". Peu à peu, Luke et son père doivent sortir de leur chagrin pour venir en aide à Jon. "La présence de Jon nous obligeait à faire plus d'efforts"…  

 Roman simple et sensible sur le deuil, l'amitié, l'exclusion et l'entraide. Pour ados ou adultes.

13/02/2013

Les ados lisent, c'est déjà fini ?!

Samedi, le groupe "Les Ados lisent", de Chassieu, nous a régalés en présentant  une sélection de textes à voix haute.

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Leur lecture était agréable , et surtout leur plaisir de lire très inspirant pour tous les spectateurs ! Leur choix de textes était judicieux : sentiments, réflexion et humour donnant de la force aux extraits lus. Il s'agit de courts romans, provenant de deux collections 

 

Trimestre (éd. Oskar jeunesse)

-          Le bébé tombé du train. Ou quand l'amour est plus fort que tout (Jo Hoestland)

-          Lali l'orpheline. Où l'on se demande si l'on peut faire du mal en croyant faire du bien (Thierry Lenain)

-          La dernière année. Pourquoi et comment le Père Noël décida d'arrêter et pourquoi il ne recommença jamais (Thierry Lenain)

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Petite Poche (éd. Thierry Magnier)

-          Le goût de la tomate (Christophe Léon)

-          Des couleurs dans la nuit (Sylvie Deshors)

-          L'homme à l'oreille coupée (Jean-Claude Mourlevat)

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Nous remercions chaleureusement "Ados lisent"  d'être venus jusqu'à la bibliothèque de Soucieu pour ce temps de partage, ainsi qu'Elisabeth, bibliothécaire à Chassieu, et les parents accompagnateurs. Ils ont eu l'occasion de discuter avec un "pro" : Bruno Miara, comédien de la Compagnie des Pêchers Mignons, de Soucieu.

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C'était aussi l'occasion d'un échange avec l'espace jeunes de Soucieu. Les ados ont assisté à la lecture, et ont aussi préparé un goûter pour tous les participants et spectateurs. Merci à eux !

 

30/01/2013

les ados lisent

Les ados lisent

les ados lisent.jpg

 Samedi 9 février - 15 h

  

un groupe d’ados de Chassieu,

lit à voix haute sa sélection de textes :

 

collection Trimestre,

textes de Thierry Lenain,…

 

Bibliothèque Eclats-de-Lire,  Soucieu-en-Jarrest

29/01/2013

Trop parfaite

Trop parfaite, par Gigliola Alvisi

La Joie de Lire (collection Hibouk), janvier 2013, 300 p., 13.90 €

Trad. De l'italien "Non solo una bambola" par Françoise Liffran.

(couverture : 4 photomatons en noir et blanc de Barbie)

 

Lucrezia, Milanaise de 13 ans au look de Barbie, apprend avec horreur que sa mère est enceinte : berk ! Ca veut dire que ses "vieux" parents font l'amour !!! Comme la grossesse se passe mal, elle est envoyée pour les vacances chez une tante dans l'Italie rurale du sud. Elle qui vit dans une famille parfaite (père pilote beau comme un dieu, mère mannequin hyper organisée), elle va découvrir un monde où on se bagarre pour la salle de bain, où on mange comme quatre, où les taloches pleuvent et où le petit dernier braille constamment.

Jusque-là, ça va (quoique les réflexions sur les relations sexuelles des parents soient d'un goût douteux) : tolérance, apprentissage d'un mode de vie différent,…

 

L'écriture est moderne, rapide, alternant dialogues, récit et courriels aux copines. L'héroïne n'oublie pas d'avoir une cervelle, et sait aussi se servir de ses muscles, c'est bien. Quant à la rengaine sur son look de Barbie… admettons.  Il est sûrement difficile d'être résumée à son aspect physique, même s'il est envié.

 

Mais il faut ajouter au récit une brouille de famille, un décès d'enfant, une tentative de viol sur Lucrezia (et un viol sur une copine)…

Bref trop c'est trop, non ?