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25/09/2015

Spectacle Pépites Brésiliennes

Pour fêter la mise en réseau des bibliothèques du Pays Mornantais, nous avons accueilli ce 25/09/2015 le spectacle Pépites brésiliennes

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 Genèse du roman, projection de photos du voyage de préparation au Brésil, lecture d'extraits et dédicace, par Jean-Yves Loude

Chansons populaires brésiliennes de Vinicius de Moraes, par la Cie Les ArTpenteurs

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Un moment chaleureux, entre samba, poésie, et découverte de personnalités noires ou métisses du Brésil... Merci aux artistes passionnés !
 
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Spectacle subventionné par le Département du Rhône, avec la participation de l'association bibliothèque jarézienne.

28/09/2014

Bruce Machart

nouvelles,amérique,rencontre d'auteurDes hommes en devenir

Bruce Machart

Ed. Gallmeister (Nature Writing), 2014, 22 €

Traduit de l’américain Men in the Making par François Happe

Recueil de nouvelles, très américaines, et assez noires au premier abord.

Chacune de ces histoires, nous fait partager les fêlures d'hommes ordinaires dans des paysages typiquement américains, le plus souvent texans. Des histoires de chiens écrasés, d’accidents, d’enfants morts ou de parents disparus, ou tout simplement de garçons ou d’hommes ordinaires faisant de leur mieux dans des circonstances difficiles.

On n’oubliera pas Raymond, dans La seule chose agréable que j’ai entendue, aide-soignant qui agit de son mieux, avec compassion, au service des grands brûlés, alors que sa vie personnelle part en petits morceaux. Ou Dean Covin, convoyeur médical, qui prend le temps de se recueillir sur toutes les personnes dont il a transporté les restes, dans Ce qui vous fait défaut.

Ou à l’inverse le terrible grand-père texan de la nouvelle On ne parle pas comme ça au Texas, qui tente d’imposer  valeurs « viriles » à son petit-fils en visite : lorsque l’enfant lui dit "Je suis désolé" , il rétorque : "On ne parle pas comme ça au Texas. Au Texas, on ne mâche pas ses mots, tu sais, c’est une chose qui ne se fait pas." "Par contre, ce qui se faisait, au Texas, apparemment, c’était de mettre un fusil dans les mains d’un enfant de neuf ans qui a la gueule de bois". (p. 90)

nouvelles,amérique,rencontre d'auteur

Bruce Machart, rencontré le 24/09 à la librairie Murmure des Mots, nous a dit rechercher dans l’écriture la même chose que dans la lecture : découvrir ce qui va se passer, se laisser prendre et surprendre par l’histoire et les personnages, sans savoir d’avance comment ça va finir. Il s’inspire de ce qui l’entoure, d’histoires entendues, de personnages ou de situations rencontrés. Engrange les histoires, les ressentis, les failles, jusqu’à ce plusieurs lui semblent s’accorder, se compléter. Pour Le sillage de l’oubli, son premier roman, l’élément déclencheur a été une histoire racontée par son père lorsqu’il était enfant, d’un homme pauvre et cruel, qui attelait ses fils à la charrue, à tel point qu’ils ont grandi le cou de travers. Cela lui semblait trop extrême pour être possible, et il s’est demandé s’il serait capable de rendre vraisemblable une telle histoire… (et n’a appris que plus tard qu’elle était vraie). De même, son roman en cours d’écriture a été inspiré par un moment de sa vie où il s’est interrogé sur les effets de la maladie d’Alzheimer, mais cela n’en compose qu’une petite part.

Lorsqu’il commence ses histoires, il s’attache beaucoup à ses personnages, sans savoir où ceux-ci vont le mener, ni avoir de fin en vue. Si ses personnages –nature comprise- sont aussi marquants, c’est peut-être parce qu’il les décrit au travers de tous les sens : regard, toucher, odeurs, goûts, bruits. En lisant Le dernier à être resté en Arkansas, le lecteur est frappé par les odeurs des résineux, la texture de l’écorce, le gel, la bière, la graisse de la monstrueuse écorceuse,… Dans Parce qu’il ne veut pas se souvenir, il évoque ainsi l’ambiance moite des nuits texanes : "Encore une de ces nuits de Houston, si chaude et si humide que vous pourriez accrocher des sachets de thé aux branches des arbres et les laisser infuser" (p. 57). Les hommes n’expriment pas leurs sentiments, a fortiori les Texans, donc l'auteur ne les exprime pas en mots, mais plutôt via des attitudes du corps, partant du principe que les expressions physiques seront plus parlantes, plus fiables que le cœur ou l’esprit, qui peuvent mentir.

A propos des titres de ses œuvres, Bruce Machart nous a fait part de son goût pour les mots enrichis par des significations multiples, rendues du mieux possible par un travail de traduction extrêmement fin. Monument fait ainsi référence aussi bien aux monuments et lieux que l’on aimerait avoir visités, au petit souvenir envoyé de Paris, qu’à la croix élevée par les MADD (Mothers Against Drinking Drivers) en souvenir du petit Kevin fauché par  une voiture. Tandis que la traduction du Sillage de l’oubli, en anglais The Wake of Forgiveness, a dû abandonner les multiples significations de « Wake » (veillée, éveil, épiphanie, sillage) et adoucir Forgiveness (pardon) en oubli pour éviter les connotations plus religieuses du Pardon en français.

nouvelles,amérique,rencontre d'auteurNé au Texas dans une famille nombreuse de fermiers d’origine Tchèque et allemande, Bruce Machart a rencontré un assez beau succès aux US, sauf sans doute au Texas, qui est son lieu de cœur, ou de référence, même s’il vit et enseigne au Massachussetts, plus libéral (comprendre : plus à gauche). Ses chiffres de ventes en France sont équivalents à ceux des Etats-Unis, ce qui peut surprendre, mais s’explique par le travail approfondi de son éditeur et des libraires, et le bouche à oreille. Même son recueil de nouvelles a rencontré du succès alors que ce n’est pas un genre très lu. Il les a écrites indépendamment,  puis s’est rendu compte qu’elles sont reliées par un thème : apprendre à devenir un homme, malgré ses failles.

"Etre un homme, un homme accompli, c’est faire en permanence l’expérience du manque."

Pour reprendre, comme lui, l’image développée dans Monument des enfants qui se réconfortent l'un l'autre de leurs terribles pertes, entre soleil et pénombre, derrière le store à lamelles : toute personne oscille entre ombre et lumière. Ses nouvelles sont plutôt noires, mais avec une part de lumineux. Pour se réconcilier avec ce genre pas toujours apprécié.

Aline

08/05/2014

Encore heureux qu'il ait fait beau...

Comme chaque année, le PRIX DES INCOS a embarqué la bibliothèque et les écoles. Les livres, sélectionnés par niveau, ont été présentés à la bibli en octobre, puis empruntés par tous les enfants… qui devraient maintenant avoir fini de tout lire !

Vote du 13 au 16 mai à la bibliothèque.

prix des incosCe prix, en plus du plaisir de découvrir de nouveaux livres, c’est aussi le bonheur de rencontrer un auteur !

Cette année, l’association Bibliothèque Jarézienne a invité l’illustratrice Charlotte Cottereau  à venir montrer son travail aux Grands de maternelle, à partir de l’album Les baisers de Cornélius.

 prix des incosCharlotte a présenté sa façon de dessiner, étape par étape, depuis le brouillon au "crayon de bois" (crayon à papier) jusqu’aux couleurs et à la finition sur ordinateur. Bien préparés par les enseignantes, les enfants ont posé beaucoup de questions pertinentes !

Après un exercice de dessin pour libérer leur imagination, les enfants sont passés à l’action, et ont ébauché chacun leur « machine à bisous ».

Pour retrouver les sélections en détail, voir le site du Prix des Incorruptibles.

 

22/10/2013

Festival de la Bulle d'Or : le Off

Programme en marge de la Bulle d’Or

Bibliothèque Eclats de Lire

à Soucieu en Jarrest

 

bande dessinéeExposition

Techniques du 9ème art

du 2 au 30 novembre 2013

 

Cette expo originale, créée par On a marché sur la Bulle, passe en revue l’ensemble du processus de fabrication d’un album de bande dessinée : du travail du scénariste à la mise en couleur en passant par les codes et les spécificités techniques.

 

 

Atelier de dessin BD

Animé par l’illustratrice Karinka

mercredi 6 novembre de 15h à 17h

pour les enfants >8 ans

gratuit, sur réservation (04 72 31 15 53)

 bande dessinéebande dessinée

 

 

 

de 17h à 18h30,

Karinka restera à disposition du public

 pour discussion, vente, autographes…

Karinka est l’auteur des séries :

« Moi Chloé, génie en herbe » et « Zone 51 »

publiées à La Fourmilière BD (Lyon)

 

 

La bande dessinée, un phénomène mondial

conférence-rencontre avec Laurent Mélikian,

critique de Bandes Dessinées

samedi 9 novembre de 10h30 à midi

entrée libre

 

 Dès qu'il sait dessiner, l'homme utilise une succession d'images pour se raconter. Aujourd'hui encore, chaque culture possède sa propre forme de bande dessinée. De l'Asie à l'Amérique latine en passant par l'Europe du Nord, les petits Mickeys sont des acteurs du grand monde. Se jouant des frontières, ils se nourrissent et enrichissent les courants d'imaginaire autour du globe.

Voyage sur une planète en cases et bulles.

 

 

Voir le programme  complet de la Bulle d’Or 2013

24/02/2012

rencontre d'illustrateurs

Avec le prix des Incorruptibles,  deux illustrateurs d’albums sont venus animer des ateliers à la bibliothèque.

 

Anaïs Bernabé,

illustratrice de l’album Tu vois la lune tu vois la lune bernabé.jpga rencontré les quatre classes de CE1.

Anaïs a toujours adoré dessiner, c’était déjà sa passion quand elle était toute petite. En grandissant, elle a fait des études de droit, et puis… elle a changé d’avis et est retournée 4 ans dans une école de dessin très connue, à Lyon (Ecole Emile Cohl). Depuis, elle a travaillé dans une entreprise de jeux vidéo, et fait des dessins de presse, des pages de Bd…

Tu vois la lune est le premier album qu’elle illustre. C’est l’histoire d’une famille africaine qui quitte son village parce qu’il n’y a plus rien à manger et à boire, et émigre dans un pays comme le nôtre. C’est d’abord le texte du livre qui est écrit, et ensuite l’éditeur (celui qui fabrique le livre) cherche quelqu’un pour l’illustrer. bernabé tu vois la lune.jpg

Anaïs n’a jamais discuté avec l’auteur du texte, Agnès de Lestrade, elle l’a illustré comme elle voulait. Elle a décidé toute seule comment elle peindrait l’histoire, et où elle mettrait de la place pour le texte. Elle a fait beaucoup de petits brouillons, puis elle a peint directement en grand (sans dessiner au crayon à papier !) avec de la peinture à l’acrylique. C’est une peinture qui permet de peindre par étapes, en laissant sécher : par exemple tout le fond en bleu nuit, puis par-dessus la lune et ses reflets en blanc, puis un personnage en noir, puis par-dessus sa bouche bien rouge et ses yeux… Nous avons observé ses originaux, qui ressemblent beaucoup à l'illustration de l'album (les copies sont bien faites !).

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Anaïs s’est inspirée de masques africains pour les visages. Elle nous a apporté des modèles, et nous avons à notre tour dessiné des masques de toutes les régions du monde.

Nous étions nombreux à choisir le masque européen, dans le style des masques de Venise. P1010675.JPG

Mais le masque asiatique était super impressionnant aussi, il faisait penser à un masque de catcheur !P1010616.JPG

 

Nous avons colorié aux pastels gras, et peint des détails à la gouache par-dessus. Ensuite, il fallait encore découper et agrafersur une feuille rigide pour faire du relief. C’était du travail, mais le résultat est super beau !!!P1010682.JPG

 

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Jérôme Peyrat,

illustrateur (et un petit peu auteur aussi) de l’album  Camille Bouchon et son cochon a rencontré les quatre classes de CP.

D’abord, il nous a raconté comment il a choisi de faire ce métier. Comme Anaïs, il a toujours beaucoup dessiné, même enfant. Après le baccalauréat, il est allé pendant 4 ans à l’école des Arts Décos de Strasbourg. Ensuite, il a commencé à travailler en faisant toutes sortes de dessins : parfois pour de la publicité, ou pour des journaux. Maintenant, il est assez connu, et a illustré beaucoup d’albums. Il aime bien travailler avec Myriam Picard, qui a écrit l’histoire de Camille Bouchon, et aussi celle de Bob, Bob le zèbre...bob le zèbre.jpg Ensemble, ils changent parfois un peu le texte (pour qu’il soit plus drôle !). Quand l'histoire est finie, il faut imaginer les dessins : Jérôme fait des petits brouillons de toutes les pages, et choisit les meilleurs. Il choisit aussi où il faut laisser de la place pour le texte.

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Puis il fait son dessin original en plusieurs étapes : au crayon à papier sur une feuille rouge, puis à la gouache ; ensuite  il découpe et colle sur une page blanche ; enfin, il rajoute des petits détails découpés dans des magazines, un peu de décors à la peinture si besoin,… P1010710.JPGP1010711.JPG

Pour faire toutes les illustrations d’un livre, il lui faut à peu près un mois en dessinant tous les jours toute la journée.

Il nous a expliqué comment faire des personnages et des animaux facilement  à partir de formes géométriques, et montré ses originaux.   

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A notre tour, nous avons dessiné « à la façon de Jérôme Peyrat », sur des feuilles peintes en rouge, avec les craies grasses. Nous avions apporté des phrases à illustrer. Et voilà le résultat !P1010685.JPG

 

 

Il faudra finir nos dessins à l’école en découpant les personnages et en les collant sur papier blanc, et ce sera encore plus beau !

Le travail sur feuille rouge, c'est le secret de Jérôme Peyrat pour que les couleurs ressortent mieux...P1010689.JPG