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21/02/2013

L'atelier des miracles

L'atelier des miracles

Valérie Ton Cuong, JC Lattès, 2013, 265 p., 17 €

 

Trois abîmés de la vie se retrouvent dans des conditions désespérées :

-          Millie échappe par miracle à la mort en se jetant par la fenêtre pour fuir un incendie. Préférant oublier son ancienne vie, elle prétend être amnésique ;

-          Monsieur Mike, déserteur et sans-abri, s'est fait casser la figure par une bande de clochards toxicos ;

-          Mariette, bourgeoise peu épanouie en famille et poursuivie par harcèlements d'un élève manipulateur, craque au collège ;

Ils sont recueillis à l'Atelier par monsieur Jean, dont on dit qu'il fait des miracles… Ses méthodes sont certes efficaces, mais contestables !

                "On donne un coup de pouce quand la vie ne s'en charge pas"

 

Les trois personnages doivent faire face à leurs fantômes, et se construire sur la vérité… et on se rend compte que ce n'est facile pour personne, même pas –surtout pas- pour les donneurs de leçons.

 

Facile à suivre, l'histoire est plutôt optimiste. Je me suis régalée du langage fleuri de Monsieur Mike, sinon, l'écriture est assez neutre et fluide.

18/02/2013

Luke et Jon

Luke et Jon

Robert Williams

NiL, janvier 2013, 217 p., 18 €

Traduit de l'anglais par Marie-Hélène Sabard

 

Luke est perdu depuis la mort accidentelle de sa mère, il a beaucoup de mal à supporter les gens et leur pitié. Son seul exutoire est la peinture, dans laquelle il s'absorbe complètement. Son père,  mutique, boit de plus en plus, et a complètement abandonné la gestion du quotidien, au point que leurs affaires sont saisies et qu'ils doivent vendre leur maison pour s'installer dans une quasi ruine, à l'écart d'une petite ville industrielle sinistrée.

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C'est là que Luke rencontre Jon,  un garçon très différent de lui, qui dissimule un lourd secret.

"Il était bizarre. Il aurait plu à Maman. Elle se rangeait toujours du côté des exclus ou des fragiles". Peu à peu, Luke et son père doivent sortir de leur chagrin pour venir en aide à Jon. "La présence de Jon nous obligeait à faire plus d'efforts"…  

 Roman simple et sensible sur le deuil, l'amitié, l'exclusion et l'entraide. Pour ados ou adultes.

Petit art de la fuite

Petit art de la fuite, Enrico Remmert, éd. P. Rey, 2013, 235 p., 18 €

Traduit de l'italien Strade bianche par Nathalie Bauer

 

De Turin jusqu'au sud de l'Italie, un voyage entrepris entre Vittorio et Francesca, fiancés de longue date, tourne au road trip déjanté. Rejoints par leur meilleure amie Manu, ils voyagent dans La Baronne, ancienne voiture d'auto-école dans laquelle il faut garer ses jambes pour éviter le double pédalier. Le quatrième passager n'est autre que le violoncelle de Vittorio, musicien virtuose dont les angoisses existentielles ne se calment que lorsqu'il joue.

 

roman,italie,road tripPoursuivis par l'ex de Manu, le violent DJ Ivan, les trois jeunes adultes multiplient les arrêts et les contretemps. Un peu inconséquents, nos voyageurs profitent de la parenthèse du trajet pour réfléchir au sens de leur vie et de leurs choix… quand ils ne s'embarquent pas dans des entreprises loufoques. Ce récit, à la fois léger, plein de rythme et philosophique, est rafraîchissant à lire.

13/02/2013

Les ados lisent, c'est déjà fini ?!

Samedi, le groupe "Les Ados lisent", de Chassieu, nous a régalés en présentant  une sélection de textes à voix haute.

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Leur lecture était agréable , et surtout leur plaisir de lire très inspirant pour tous les spectateurs ! Leur choix de textes était judicieux : sentiments, réflexion et humour donnant de la force aux extraits lus. Il s'agit de courts romans, provenant de deux collections 

 

Trimestre (éd. Oskar jeunesse)

-          Le bébé tombé du train. Ou quand l'amour est plus fort que tout (Jo Hoestland)

-          Lali l'orpheline. Où l'on se demande si l'on peut faire du mal en croyant faire du bien (Thierry Lenain)

-          La dernière année. Pourquoi et comment le Père Noël décida d'arrêter et pourquoi il ne recommença jamais (Thierry Lenain)

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Petite Poche (éd. Thierry Magnier)

-          Le goût de la tomate (Christophe Léon)

-          Des couleurs dans la nuit (Sylvie Deshors)

-          L'homme à l'oreille coupée (Jean-Claude Mourlevat)

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Nous remercions chaleureusement "Ados lisent"  d'être venus jusqu'à la bibliothèque de Soucieu pour ce temps de partage, ainsi qu'Elisabeth, bibliothécaire à Chassieu, et les parents accompagnateurs. Ils ont eu l'occasion de discuter avec un "pro" : Bruno Miara, comédien de la Compagnie des Pêchers Mignons, de Soucieu.

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C'était aussi l'occasion d'un échange avec l'espace jeunes de Soucieu. Les ados ont assisté à la lecture, et ont aussi préparé un goûter pour tous les participants et spectateurs. Merci à eux !

 

11/02/2013

Haruki Murakami

Kafka sur le rivageroman,japon

Belfond 2006, 23 €

 

Récit initiatique dans le Japon actuel.

Kafka Tamura fugue le jour de ses 15 ans. Il fuit sa maison de Tokyo et son père, sculpteur célèbre, "avant d'être trop abîmé". Instinctivement il se dirige vers l'île de Shikoku, où le climat est plus doux. Là, il trouve refuge auprès de plusieurs personnes, et en particulier dans une bibliothèque privée calme et spacieuse, où le personnel, extra-ordinaire, l'aide à progresser vers sa vérité.

De son côté, Nakata, vieil homme simple d'esprit, mais qui parle aux chats, vit des évènements extraordinaires. Lui aussi doit prendre la route, poussé par une sorte d'appel impérieux.

Ces deux personnages semblent évoluer hors du temps, aidés lorsqu'il en est besoin par les gens qu'ils rencontrent. Dans une inquiétante étrangeté, leur destin semble converger inexorablement, accompagné de phénomènes météorologiques étranges : pluie de sardines, de sangsues, tonnerre…

 

Un roman énigmatique et onirique, avec une part d'inexplicable… certaines actions sont dictées par l'inconscient, d'autres passent par le canal des rêves, des personnes ou des fantômes passent la frontière de la mort…

Malgré la part inexplicable, ou inexpliquée du roman, je l'ai trouvé envoutant et splendide !

 

 

Au Sud de la Frontière, à l'Ouest du Soleilroman,japon

Belfond, 2002, 18.30 €

 

Roman intime dont le héros est en quête d'un inaccessible amour absolu.

Au seuil de l'adolescence, Hajime a connu une amitié/amour intense avec la douce Shimamoto-San, la seule personne avec qui il ait jamais pu parler à nu, jusqu'à ce que la vie les sépare. Toute sa vie, il a recherché le sentiment de plénitude, de complétude qu'il ressentait auprès d'elle.

Aujourd’hui, à l’aube de la quarantaine, Hajime est devenu un homme riche et s’est construit une vie agréable entre sa famille et un métier de gérant de bars de jazz qui lui plaît. Des femmes l'ont aimé, sa femme l'aime, mais il donne assez peu de lui. Il a toujours la sensation d'être le spectateur de sa vie, l'insatisfaction semble être l'essence même de son être.

Jusqu'à ce que Shimamoto-San réapparaisse dans sa vie, et le fasse souffrir.

Toujours aussi amoureuse, elle se montre mystérieuse et inaccessible. On ne sait jusqu'au bout presque rien de la vie de Shimamoto-San, et le lecteur est presque aussi frustré que Hajime. La fin du roman est ouverte, et le lecteur a toute latitude d'imaginer quelle évolution va suivre la relation de Hajime avec sa femme.

 

Il y a des choses dans la vie qu'on peut changer et d'autres non. Le temps par exemple est irrattrapable. Il est impossible de revenir sur le passé. […]Avec le temps, les choses se figent, comme du plâtre dans un seau, et on ne peut plus revenir en arrière. Le "toi" que tu es maintenant est solidifié comme du ciment et tu ne peux pas être autre que ce que tu es aujourd'hui… (p. 17)

 

Le titre est une référence

-       aux rêves et fantasmes sur ce qui pourrait exister de l'autre côté de la frontière

-       à l'hystérie sibérienne (expliquée page 187)

 

La musique (jazz) est très présente, avec le titre "star-crossed lovers", musique de Roméo et Juliette composée par Duke Ellington et Strayhorn pour le festival Shakespeare (Ontario).

 

J'ai trouvé ce roman assez universel, les aspects typiquement japonnais m'ont paru peu développés, si ce n'est que les personnages font preuve d'une extrême civilité et s'excusent beaucoup. En toile de fond, également, Tokyo, sa croissance effrénée, et la spéculation qui l'accompagne, à laquelle le héros refuse de céder.

Aline

 

Bouillon Japonais

Nous avons le plaisir d’accueillir Denise, qui a vécu 20 ans au Japon, et apporte à nos lectures un éclairage culturel différent.

 

Les Japonais lisent beaucoup, y compris la littérature étrangère, traduite en japonais depuis longtemps. Inversement, en France, c’est  seulement depuis quelques décennies qu’un gros travail de traduction et de diffusion des œuvres asiatiques a été entrepris, par les éditions Actes Sud et Picquier. Le Japon est très bien équipé en médiathèques, voire en fondations privées, et on y trouve aussi  beaucoup de magasins de livres d’occasion.

 

Chez certains auteurs japonais contemporains, le roman traduit des courants universels. Néanmoins, même les auteurs actuels introduisent souvent des touches de fantastique ou d’irrationnel dans le quotidien. Pour les adeptes du Shintoïsme, tout a une âme, et on passe très vite d’un monde réel  à un monde irréel. Les relations avec les morts sont naturelles, donc normales aussi les apparitions dans les récits des âmes de revenants ou de spectres.

Haruki Murakami, dans Kafka sur le rivage, fait intervenir des spectres, et le héros tombe amoureux à la fois d’une femme d’âge mur et de son spectre adolescent. Asada Jiro, dans Le Cheminot : parvenu à la retraite, le cheminot voit apparaître sa fille morte, aux différents âges qu’elle aurait pu avoir.

 

Le culte des ancêtres est fondamental. La fête des morts a lieu chaque année en août. C’est l’occasion de retourner au village natal, de retrouver la famille pour de grandes festivités. On peut voir à ce moment-là l’état de santé financier de la famille… Dans toutes les maisons, une pièce spéciale, à tatamis (la pièce à invités), contient les autels des ancêtres, sur lesquels on dépose des offrandes, car le mort rend visite. Bien sûr, vu l’exiguïté croissante des logements, l’autel est de plus en plus petit…

 

Les japonais professent une grande tolérance vis-à-vis des religions, ne rechignant pas à en pratiquer plusieurs (multi-assurance ?). « On nait shintoïste, on se marie catholique, on meurt bouddhiste ».

 

Peut-être sous  l’influence du Shintoïsme, un courant d’écriture s’attache à décrire la vie au jour le jour, les petits riens qui font que la vie n’est pas si mal que ça. Kawakami Iromi, avec La brocante Nakano, raconte le bonheur simple des gens qui ont peu d’exigences. Dans Les années douces, elle évoque les heures passées au bar, à boire et à manger… et peu à peu des sentiments fins et subtils émergent.

 

Par ailleurs la dualité bien/mal, telle que nous la connaissons avec notre morale judéo-chrétienne, n’existe pas. Ce sont plutôt les conventions sociales qui régissent les relations entre personnes. D’où l’importance d’une attitude extrêmement polie, souriante et policée. Le silence a une grande place : on ne s’impose pas à l’autre. Dans Le musée du silence, de Yôko Ogawa, une vieille femme veut organiser un musée à partir des objets personnels qu’elle a dérobés à chaque défunt du village, sortes de témoins silencieux de leur vie.

 

Il est évident que pour autant le Japon n’échappe pas à la violence. L’auteur Riyû Murakami par exemple, montre surtout la face noire et violente du pays. Yôko Ogawa ne porte pas de jugement dans ses romans, mais expose parfois une cruauté certaine, qui met le lecteur (en tout cas européen) mal à l’aise, par exemple dans La piscine ou dans Hôtel Iris.

 

L’amour n’a pas la même fonction qu’en Europe. Le mariage sert traditionnellement au prolongement de la lignée, et le fils aîné a un rôle prépondérant. Tanizaki, dans Les quatre sœurs, présente une famille ayant 4 filles, dans les années quarante et cinquante, où le mariage des quatre sœurs est arrangé par ordre d’âge impérativement, par le mari de la fille aînée. Ce récit est situé à Kyoto, ville impériale où la tradition est très forte.

Sawako Ariyoshi, auteur féministe, conteste la position de la femme ainsi que la place du fils aîné dans Les dames de Kimoto.

Néanmoins les femmes japonaises sont de plus en plus entreprenantes, dans les PME, dans le milieu de l’architecture et du design par exemple. Haruki Murakami, dans 1Q84, met en scène toute une génération de femmes qui veulent être indépendantes, et ne se marient pas pour se consacrer à leur carrière.

 

Un autre thème, lui, très japonais, est apparu au cours de nos lectures : les relations difficiles entre le Japon et la Corée. Aki Shimazaki, dans les 5 tomes de Le poids des secrets (secrets de famille), évoque la diaspora des Coréens mal intégrés au Japon dans les années 20, et les tensions entre les deux ethnies lors de la deuxième guerre mondiale. Les Coréens, considérés comme ennemis, étaient suspectés de traitrise et maltraités…

Tout comme les ressortissants d’origine japonaise en Amérique du Nord à la même époque : voir les romans de Julie Otsuka Quand l’empereur était un Dieu, et Certaines n’avaient jamais vu la mer.

 

Nous évoquons de nombreux autres romans qui nous ont plu :

Les belles endormies, de Yasunari Kawabata, un très beau classique

Un artiste du monde flottant, de Kazuo Ishiguro

La formule préférée du professeur, de Yôko Ogawa

Ainsi que des romans policiers :

Le vase de sable, de Seicho Matsumoto

La proie et l’ombre, de Edogawa Rampo, premier auteur de romans policiers japonais, qui se réclame d’Edgar Allan Poe, dont les œuvres sont assez faciles à lire, plutôt psychologiques

La ritournelle du démon, La hache le kôto et le chrysanthème, de Seishi Yokomizo, se lisent d’une traite, ont beaucoup de rythme, mais aussi de nombreux personnages !

 

Ce jeudi-là, au Bouillon, nos échanges étaient très riches et informels, donc la prise de notes était difficile. J’espère ne pas avoir trahi l’essentiel. Aline

10/02/2013

L'île du lézard vert

roman,cubaL'île du lézard vert

Eduardo Manet, Flammarion, 1992

 

Dans la suite de notre "bouillon de lecture" sur les auteurs Cubain, je me suis plongée dans ce roman lauréat du prix Goncourt des lycéens en 1992.

 

"Un jour j'ai vu sur la mer une île toute paresseuse, immobile sur les vagues, comme un long lézard vert."

 

Cette île, c'est Cuba, pays prospère et excessif à la fin des années quarante, vu par les yeux d'un jeune étudiant. Malgré ses origines bourgeoises, le héros, fort de son amitié avec le brillant "Lohengrin", tente de participer à son combat communiste, sans pour autant parvenir à adhérer aux méthodes des représentants du Parti.

 

Mais sa véritable passion va aux femmes : sa mère, belle, excessive, terriblement jalouse des conquêtes de son père et étouffante pour son "Niño" ; Gipsie, son initiatrice et amante, sensuelle, cultivée et féministe ; l'évanescente Hanna, passionnée de piano et fille de millionnaire…

Pendant les étés 48, 49 et 50, le héros franchit plusieurs étapes vers l'âge adulte, et se libère de ceux qui l'entravent ou l'utilisent.

 

Son évolution sentimentale et politique est l'occasion pour l'auteur de transmettre de nombreux éléments historiques sur Cuba, aussi le roman est-il très instructif.

29/01/2013

Trop parfaite

Trop parfaite, par Gigliola Alvisi

La Joie de Lire (collection Hibouk), janvier 2013, 300 p., 13.90 €

Trad. De l'italien "Non solo una bambola" par Françoise Liffran.

(couverture : 4 photomatons en noir et blanc de Barbie)

 

Lucrezia, Milanaise de 13 ans au look de Barbie, apprend avec horreur que sa mère est enceinte : berk ! Ca veut dire que ses "vieux" parents font l'amour !!! Comme la grossesse se passe mal, elle est envoyée pour les vacances chez une tante dans l'Italie rurale du sud. Elle qui vit dans une famille parfaite (père pilote beau comme un dieu, mère mannequin hyper organisée), elle va découvrir un monde où on se bagarre pour la salle de bain, où on mange comme quatre, où les taloches pleuvent et où le petit dernier braille constamment.

Jusque-là, ça va (quoique les réflexions sur les relations sexuelles des parents soient d'un goût douteux) : tolérance, apprentissage d'un mode de vie différent,…

 

L'écriture est moderne, rapide, alternant dialogues, récit et courriels aux copines. L'héroïne n'oublie pas d'avoir une cervelle, et sait aussi se servir de ses muscles, c'est bien. Quant à la rengaine sur son look de Barbie… admettons.  Il est sûrement difficile d'être résumée à son aspect physique, même s'il est envié.

 

Mais il faut ajouter au récit une brouille de famille, un décès d'enfant, une tentative de viol sur Lucrezia (et un viol sur une copine)…

Bref trop c'est trop, non ?

04/01/2013

lancement du prix des lecteurs

Lancement du prix Mes-Sou-Thu

et présentation des livres en compétition

 samedi 12 janvier 2013 à 10h30, autour d'un apéritif,

à la bibliothèque de Soucieu-en-Jarrest

 prix littéraires, roman, bande dessinée

22/08/2012

Waterloo Necropolis

Waterloo Necropolis

Mary Hooper, éditions des Grandes Personnes, mai 2011

Traduit de l’anglais Fallen Grace par Fanny Ladd et Patricia Duez

 

Londres, 1861. L’auteur situe son roman dans une Angleterre peuplée tout autant de personnages généreux  que d’affreux  individus véreux. Grace, presque 16 ans, est orpheline et doit s’occuper de sa sœur Lily, un peu plus âgée mais simplette. Sans ressources depuis la mort de leur mère, elles ont quitté l’institution qui les hébergeait parce qu’un homme s’imposait à elles la nuit. Elles survivent péniblement dans un quartier pauvre de Londres, de petites ventes de cresson.

Pour s’en sortir, Grace accepte un travail de « pleureuse » chez un «marchand de la mort » (entreprise de pompes funèbres) sans scrupules, dont la réelle motivation est de la dépouiller d’un héritage qu’elle ne soupçonne pas.

 

L’intrigue est un peu morbide, mais plutôt bien menée. L’intérêt du roman se situe plutôt dans la description de la société victorienne, agrémentée de références à Charles Dickens. Par contre de grossières fautes de conjugaison agacent nettement à la lecture ! Traduction ratée ou manque de relecture… ?

09:52 Publié dans Livres pour ados | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman, londres