05.10.2009
L'odeur
L’odeur, Radhika JHA P. Picquier, 2002
Lîla, d’origine indienne, a toujours vécu choyée au Kenya. Quand son père est tué dans une émeute, la famille éclate, et Lîla est envoyée chez un oncle à Paris, tandis que sa mère et ses jeunes frères refont leur vie à Londres.
Solitaire, brimée, elle rejette le carcan familial écrasant, et doit apprendre à se débrouiller seule dans la capitale, avec pour seuls atouts sa beauté exotique et ses talents culinaires. Faute d’amour et de visa, elle va d’amants en infortunes, et son parcours professionnel est chaotique.
Sans doute excessif dans sa critique des parisiens, ce roman décrit avec des accents de conte le parcours d’une immigrée dépendante des hommes pour son visa. Son odorat surdéveloppé, qui fait merveille dans l’art culinaire, est aussi sa malédiction.
De belles pages sur la cuisine (indienne) et la perception des arômes. Pourtant, pour ce qui est du rapport au monde par les odeurs, j'avais préféré le Parfum, de SUSKIND.
Aline
18:54 Publié dans Livres : critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Laisse les hommes pleurer
Laisse les hommes pleurer, Eugène DURIF Actes Sud, 2008
Gardien de prison en Bretagne, Léonard a été exclu pour s’être opposé à une injustice envers un prisonnier. Soigné pour dépression, il décide de se replonger dans son passé, qu’il avait longtemps réussi à mettre de côté, mais qui le hante désormais.
Il part à la recherche de Sammy, son ami d’enfance, jeune Réunionnais placé comme lui par l’Assistance dans une ferme de la Creuse. Habité par ses souvenirs, il revit leurs dures années d’exploitation à la ferme, égayées par les journées d’école et l’amitié de Célimène.
Un chemin vers la reconstruction ?
Un livre qui donne envie d’en apprendre plus sur le déplacement forcé d’enfants de la Réunion, pas toujours orphelins,… Encore un chapitre méconnu de l’histoire de France ?
Aline
18:30 Publié dans Livres : critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Eleanor Rigby
Eleanor Rigby, Douglas COUPLAND, Au Diable Vauvert, 2007
Sur recommandation, j’ai passé outre la couverture bariolée, et ne l’ai pas regretté. Avec beaucoup d’humour introduit par le cynisme et l’autodérision de la narratrice, c’est un beau roman sur la vie (aux US), la solitude…et l’amour.
Liz Dunn est grosse et pas bien belle, elle a un travail sans intérêt, et vit seule dans un appartement sans caractère. Lucide, l’esprit acéré, elle n’attend rien de la vie, surtout pas l’amour.
Sa vie est bouleversée lorsqu’on l’appelle de l’hôpital où vient d’être admis un jeune inconnu : Jérémy, hospitalisé après une overdose, porte un bracelet médical avec la mention " en cas d’urgence, contacter Liz Dunn ".
L’auteur alterne des chapîtres au passé, remontant à la jeunesse de Liz pour comprendre comment la situation a pu se produire, et des chapîtres au présent sur la relation entre Liz et Jérémy. En prime, quelques moments abracadabrants, comme cette évacuation d’un aéroport international… provoquée bien involontairement par Liz !
Très bien !
Aline
18:14 Publié dans Livres : critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2009
Moi je suis une lectrice compulsive
Pour tous ceux qui, à toute heure du jour (ou de la nuit) peuvent s’absorber totalement dans un livre, voici un texte à lire absolument.
Je l'ai trouvé sur un blog littéraire que je consulte souvent, le blog d'Amanda Meyre
Extrait du Club des Incorrigibles Optimistes, de Jean-Michel GUENASSIA :
Moi, j’étais un lecteur compulsif. Ça compensait le reste de la famille. Le matin, quand j’allumais la lumière, j’attrapais mon livre et ne le quittais plus. Ça énervait ma mère de me voir le nez fourré dans mon bouquin.
- Tu n’as rien d’autre à faire ?
Elle ne supportait pas de me parler et que je ne l’écoute pas. A plusieurs reprises elle m’avait arraché le livre des mains pour m’obliger à lui répondre. Elle avait renoncé à m’appeler pour le dîner et avait trouvé une solution efficace. Depuis la cuisine elle coupait l’électricité dans ma chambre. J’étais obligé de les rejoindre. Je lisais à table, ce qui horripilait mon père. Je lisais en me lavant les dents et aux toilettes. Ils tambourinaient à la porte pour que je cède la place. Je lisais en marchant. Il me fallait quinze minutes pour aller au lycée. C’était un quart d’heure de lecture qui s’étirait en une demi-heure ou plus. J’intégrais ce supplément et partait plus tôt. J’arrivais souvent en retard et me ramassait des colles à la pelle…
Aline
lectrice compulsive
15:18 Publié dans Morceaux choisis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La grand-mère de Jade
La grand-mère de Jade, Frédérique DEGHELT
Actes Sud, 2009
Jade va chercher sa grand-mère de 80 ans en Savoie (menacée de la maison de retraite) et la ramène à Paris.
Il naît une grande complicité entre les deux, elles partagent l'amour de la lecture et de la littérature.
Deux personnages complètent ce charmant tableau : un jeune Indien « craquant », un éditeur « idéal ».
La fin est inattendue et « rassurante ».
Livre bien écrit, agréable à lire, c'est un joli conte moderne auquel on se laisse prendre.
Au comité de lecture d’octobre 2009
Marie-Claire
12:05 Publié dans Livres : critiques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2009
L'ombre du vent
L'ombre du vent
Carlos RUIZ ZAFON
Grasset, 2004
Daniel, notre narrateur, âgé de 11 ans en 1945, est initié par son père libraire au secret du Cimetière des Livres Oubliés, situé dans un vieux quartier de Barcelone. Selon la tradition, il peut pour cette première visite « adopter » un livre.
Le destin veut que Daniel choisisse un roman de Julian Carax, auteur Barcelonais disparu, et dont les œuvres sont partout mystérieusement pourchassées et brûlées. Cette lecture l’entraîne dans un labyrinthe de secrets, à la limite du fantastique.
Pendant toutes ses années d’adolescence, Daniel enquête sur Julian Carax, dans cette Barcelone d’après guerre où se croisent personnages cruels, tragiques ou généreux, et où la vérité peut être dangereuse…
Roman passionnant, tenant à la fois de l’enquête (tarabiscotée !) et du roman d’initiation, à l'ambiance particulière.
A retrouver dans Le jeu de l’ange, paru en août 2009, dont l’intrigue se situe à Barcelone et dans le Cimetière des Livres Oubliés... mais en 1920 !
Aline
13:08 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Prochain Comité de lecture
Prochain comité de lecture
Le 7 octobre à 20 h à Soucieu
Les livres dont nous parlerons :
La grand-mère de Jade
De Frédérique DEGHELT
Les naufragés de l’île Tromelin
D’Irène FRAIN
(cliquer sur le titre pour la critique)
D’Andreï MAKINE
(cliquer sur le titre pour la critique)
Les yeux jaunes des crocodiles
De Katherine PANCOL
Venez partager un bon moment autour des livres !
12:14 Publié dans Comité de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.09.2009
Portrait de l'artiste en hors-la-loi
Portrait de l’artiste en hors-la-loi
Fiona CAPP
Actes Sud, 2009 (Antipodes)
Australie, fin du 19ème siècle.
Jemma Musk, jeune femme indépendante et déterminée, s’installe comme préceptrice à Wombat Hill, petite ville de l’arrière pays minier. Poursuivie par les assiduités d’un agent de police obsessif, elle lui préfère Gotardo, éleveur suisse-italien venu en Australie avec son troupeau et ses livres.
Peintre passionnée, admiratrice des impressionnistes, elle détonne dans cette communauté qui aspire à la respectabilité. A l’étroitesse d’esprit de la petite ville de province, l’auteur oppose l’ouverture des héros et de personnages secondaires, la chaleur de la communauté suisse-italienne, la confiance et l’estime dans le couple…
Après la naissance de sa fille Lucy, Jemma continue à peindre et à arpenter le bush, avec l’accord de son mari. Mais le sol de Wombat Hill -instable et dangereux, sapé par d’innombrables galeries minières- semble annonciateur de la fragilité de la vie de Jemma, sappée par la rumeur et l’obstination du policier.
Et la nature Australienne, un temps dominée et domestiquée, peut se montrer cruelle.
Lecture recommandée par Aline et Sylvie.
16:01 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.08.2009
Non merci !
Non merci !
Claudine LE GOUIC-PRIETO
Bayard Jeunesse, 2008 (Estampille)
Théo, 12 ans, cloué depuis son plus jeune âge dans un fauteuil roulant, vit dans un centre spécialisé pour handicapés. Il en a assez de dire merci toutes les cinq minutes sous prétexte qu’il est dépendant des autres pour tous les gestes de la vie quotidienne.
Cette révolte, difficile à vivre et pour lui et pour son entourage, lui permet cependant d’aller de l’avant et d’acquérir plus d’autonomie. Il est aidé par la découverte du handisport, le soutien de sa famille et de nouveaux amis. Peu à peu, le lecteur le voit passer du statut d’assisté à celui d’assistant…
Roman jeunesse ou ado, très accessible, pas du tout larmoyant, à mettre entre toutes les mains.
Aline
09:36 Publié dans Sélection de livres ados | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Nocturne
En nocturne aussi…
Sous l’impulsion des bénévoles, la bibliothèque sera ouverte jusqu’à 20 heures le premier vendredi du mois jusqu’à la fin de l’année. L’idée est d’élargir nos heures d’ouverture pour convenir aux actifs qui ne peuvent pas venir pendant les horaires habituels.
Ouverture les vendredi 2 octobre, 6 novembre et
4 décembre 2009 de 16h30 à 20h.
Nous envisageons de généraliser ces permanences nocturnes si elles ont du succès et correspondent aux besoins des lecteurs.
Donnez-nous votre avis !
09:33 Publié dans Vie de la bibli | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
