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28/06/2017

Mes doigts pour peindre

La bibliothèque accueille tout le mois de juin l'exposition "Du bout des doigts" de l'illustratrice Lucie Albon, prêtée par la Médithèque du Rhône.

Mes premières peintures aux doigts.gif

atelier créatif,illustrationUne merveille de poésie, réalisée à partir de techniques qu'on croirait simples... Les enfants -et les parents- ont été fascinés par ces dessins réalisés à la peinture à partir d'empreintes des doigts et de la main.

Réalisation de Lili la souris

Lien vers les vidéos du blog de Lucie Albon

Inspirés par son travail, les enfants ont créé leur propre bestiaire, avec leurs empreintes à la peinture acrylique, encadrés par la plasticienne Catherine Chulliat.

Mes doigts pour peindre (2).jpg

Cet atelier, offert par l'association Bibliothèque Jarézienne, a rassemblé 40 participants !

atelier créatif,illustration

atelier créatif,illustration

13/06/2017

Prix M.O.T.S. des 4 villages 2017 : les résultats !

Vendredi 9 juin, en salle du Conseil de Messimy, le palmarès du prix des lecteurs M.O.T.S. 2017 a été dévoilé devant un public de près d’une quarantaine d’auditeurs. Ce sont, au total, environ 150 participants répartis sur Messimy, Orliénas, Thurins, et Soucieu-en-Jarrest qui ont lu la sélection constituée de 5 romans et 6 BD. 104 lecteurs ont participé au vote.

La soirée a été lancée par Madame Catherine Di Folco, sénateur-maire de Messimy, en présence d’élus des autres communes. De vivants échanges autour des titres du prix ont suivi, permettant encore une fois de faire le constat d’une grande richesse dans les approches des textes. Le fil rouge du voyage sur les cinq continents qui a avait été retenu par les bibliothécaires pour orienter le choix des ouvrages a été fort apprécié, beaucoup de lecteurs ont aimé voyager à travers les livres sélectionnés.

Ont donc remporté le prix cette année :
ÉtuŋwAŋ : Celui-Qui-Regarde de Thierry Murat, chez Futuropolis pour la catégorie BD
La Mort de Mitali Dotto de Anirban Bose, publié au Mercure de France, pour la catégorie roman

Un buffet en plein air a clôt la rencontre et a permis aux lecteurs de poursuivre les discussions autour des ouvrages et de signifier aussi leur volonté de repartir pour la découverte d’une nouvelle sélection en 2018. De la lecture en perspective cet été pour les bibliothécaires... et pour tous les lecteurs qui voudront bien participer aux suggestions de livres !

09/06/2017

Bouillon italien (1)

roman étranger, Italie, adolescence

 

Moi et toi

Niccolo AMMANITI

R. Laffont, 2012, 149 p. 15€

Traduit de l’italien Io e te (2010) par Myriem Bouzaher

 

Lorenzo, 14 ans, est un garçon mal intégré. Très affectueux avec ses parents, il  porte un regard froid sur la société, et se sent en constante inadéquation avec les autres. Selon le psychiatre que ses parents l’ont obligé à consulter, il souffrirait d’un « ego grandiose ».

Pour éviter les ennuis, Il essaie consciemment  de compenser par mimétisme… avec un succès très relatif. A 14 ans,  pour rassurer  ses parents, il se force à jouer dans l’équipe de foot, prétend avoir des amis, et fait même semblant d’être invité au ski une semaine à Cortina chez une copine. Il a bien préparé son coup et déposé des provisions dans la cave de l’immeuble.

Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que sa demi-sœur vienne elle aussi se réfugier dans la cave, dans un état pitoyable ! Ces deux personnages, pitoyables mais touchants, cohabitent quelques jours et réussissent malgré tout à établir une forme de relation d’entraide.

L’écriture est sobre, non dénuée d’humour grâce au regard décalé de Lorenzo, totalement froid et détaché des gens. Noire aussi, le mal de vivre de ces deux jeunes laisse peu de place à l’espoir. 

Des réflexions intéressantes sur le mimétisme, permettant la survie en milieu hostile :

Mimétisme batésien (de Henry Walter Bates, XIXes)

"une espèce inoffensive adopte l’apparence physique (motifs, couleurs, etc.) d’espèces nocives avec pour but de repousser les prédateurs qui ont appris à éviter les vraies espèces nocives. Le mime (c’est-à-dire l’espèce inoffensive) bénéficie donc de la protection contre les prédateurs sans avoir à dépenser de l’énergie pour consommer ou produire des toxines."

Ce roman a été porté à l’écran en 2013 par Bernardo Bertolucci, avec  Jacopo Olmo Antinori dans le rôle de Lorenzo, et Tea Falco dans celui d'Olivia.  Titre original : Io e te.

roman étranger, Italie, adolescence

31/05/2017

Atterrissage du prix M.O.T.S.

Vous êtes invités à venir échanger autour des livres du prix M.O.T.S et découvrir le palmarès vendredi 9 juin à 18h30 à la salle du Conseil  de Messimy.

Pensez  à nous faire parvenir votre bulletin rempli ! (si ce n'est pas déjà fait) date limite : 3 juin

vous pouvez aussi voter en ligne ICI

prix des lecteurs

24/05/2017

Bouillon russe (4/4)

roman étranger, RussieLe maître et Marguerite

Mikhaïl Boulgakov

R. Laffont, 1968

L’auteur, de famille bourgeoise russe de Kiev, médecin et écrivain, est mort en 1940, après avoir travaillé à son roman pendant 12 ans, mais son roman n’est publié qu’en 1965 en version censurée – et dans son intégralité en 1973. Considéré comme l’une des œuvres littéraires russes majeures, ce roman contient beaucoup de références à la littérature russe.

Deux fils narratifs se croisent : la vie du Maître, écrivain de la Russie stalinienne, et la Judée de Ponce Pilate, dont il a fait son sujet d’écriture. S’ajoutent un personnage de diable, dont les apparitions fantastiques permettent à l’auteur de glisser des critiques contre le régime stalinien. Et n’oublions pas Marguerite, l’amante, qui recouvre toutes sortes de personnages ! Grand admirateur du Faust de Goethe, Boulgakov revisite avec ce roman le mythe de Faust, et le transpose dans le Moscou des années 1930 : pour retrouver l’homme qu’elle aime, Le Maître, auteur d’une biographie inachevée de Ponce Pilate, Marguerite accepte de livrer son âme au diable…

 

roman étranger, RussieLes combattantes. Les aviatrices soviétiques contre les as de la Luftwaffe

Liouba Vinogradova

H. d’Ormesson, 2016, 25€

Le titre résume bien ce documentaire sur les aviatrices soviétiques qui ont combattu la Luftwaffe. L’auteur est allé à la rencontre des survivantes. Elle raconte la formation des femmes à l’aviation dans un petit aéroclub, la vie de la population soviétique, et les batailles dans de tout petits avions dans lesquels se trouvaient juste la pilote et la navigatrice, avec les bombes sur les genoux ! Contre des Messerschmitt, inutile de dire qu’il y a eu peu de rescapées !

 

roman étranger, RussieLe Journal de Lena - Leningrad, 1941-1942

Léna MOUKHINA

R. Laffont, 2017, 21€

Une lycéenne de 16 ans, solitaire, commence à écrire : son quotidien, le lycée où règne l’égalité entre  garçons et filles, la vie dans les appartements communautaires…

Son journal intime est surtout un témoignage précieux sur le siège de Léningrad par les troupes allemandes (juin  1941 à juin 1942). La ville assiégée, la population entière réquisitionnée, le rationnement, les bombardements….

Une longue préface remet dans le contexte historique, le livre comporte aussi beaucoup d’annotations à chercher à la fin du volume, mais l’ensemble reste fluide à lire.

 

roman étranger, RussieLa guerre n’a pas un visage de femme

Svetlana ALEXIEVITCH

Presses de la renaissance, 2004, 22€

La journaliste biélorusse, prix Nobel de littérature en 2015, recherche le vécu des gens. Elle a écrit également La fin de l’homme rouge, et La supplication (sur Tchernobyl), tout le contraire d’un hymne à la patrie.

Ici, elle est allée chercher des récits de femmes qui ont combattu dans l’armée soviétique. Beaucoup étaient volontaires pour partir sur le front « sauver la patrie ». Infirmières, tireurs d’élite sur les canons, à la fabrique de bombes… livrent de courts récits, certes très instructifs, mais parfois un peu répétitifs, ce qui rend la lecture un peu fastidieuse.

Une question revient : « Pourquoi les allemands ont-ils fait la guerre, ils avaient tout ?! »

 

roman étranger, RussieNostalgia, la mélancolie du futur

Éditions Daphnis et Chloé en partenariat avec les éditions Louison, 2015, 24€

Dix-huit écrivains russes contemporains, pour autant de nouvelles, jusqu’ici parues dans la revue littéraire SNOB.  Vladimir Sorokine, Edouard Limonov, Elena Pasternak, Soljenitsyne, Zakhar Prilepine, Maxime Kantor, Mikhaïl Chichkine... tous sont réunis ici autour d’un thème commun : la nostalgie, la douleur du retour.

Un bel objet livre, élégant et soigné « à l’ancienne ».

 

Rappelons ici les excellentes bandes dessinées de Fabien NURY et Thierry ROBIN, inspirées de l'histoire russe : Mort au tsar (2 tomes) et La mort de Staline (2 tomes).

23/05/2017

Bouillon russe (3/4)

Russie, Ukraine, roman étranger

 

Le caméléon

Andréï KOURKOV

Liana Lévi, 2001, 18.30€

 

Kiev, 1997. Dans le studio qu’il vient d’acheter, Nikolaï Sotnikov découvre « Kobzar », un livre de Taras Chevtchenko, considéré comme le chef-d’œuvre du grand poète et patriote ukrainien.

Dans les marges figurent au crayon les multiples annotations d’un homme mort dans des conditions suspectes. Dans un document que ses amis ont glissé dans son cercueil, il écrivait avoir découvert une chose précieuse pour le peuple ukrainien. Nikolaï se rend la nuit au cimetière, et après avoir procédé à une exhumation clandestine, il récupère cette lettre. Rédigée en 1851, elle accusait Chevtchenko, alors soldat à Mangychlak, Kazakhstan, d’avoir caché quelque chose dans le sable.

Veilleur de nuit dans un entrepôt d’aliments pour bébés, Nikolaï se rend compte que cette activité masque un trafic de drogue, et il est obligé de quitter Kiev. Il en profite pour rallier Mangychlak afin de percer l’énigme Chevtchenko. En chemin, il rencontre une jeune Kazakh, la belle Goulia, qui va l’accompagner dans un périple jalonné de rencontres, dont la plus surprenante sera sans doute celle d’un gentil caméléon.

Foisonnant roman d’aventures, ce voyage initiatique du narrateur à la recherche d’un trésor qui reste ici symbolique, trouvera sa récompense. Maniant la parabole et l’humour, Andreï Kourkov, d’une écriture limpide et attrayante, proclame la vanité des nationalismes et dresse un portrait des anciennes républiques soviétiques gangrenées par les trafics et la corruption. Original !

Françoise

22/05/2017

Bouilllon russe (2/4)

Russie, témoignage

 

Sur mon père

Tatiana TOLSTOÏ

Ed. Allia, 2003

 

C’est un récit intimiste, construit par la fille aînée de Léon Tolstoï à partir de ses souvenirs d’enfance et des journaux intimes de ses parents.

Le mariage de Sophie et Léon fut heureux pendant environ 20 ans. 13 enfants sont nés, dont 5 sont morts en bas âge. Sophie a abandonné une vie brillante à Moscou pour soutenir son mari dans la conduite du domaine d’Iasmaia Poliana, en Ukraine, et dans ses travaux littéraires : pour Guerre et Paix, elle met au propre la nuit les pages écrites dans la journée par Léon.

Leurs caractères sont opposés, elle pessimiste et jalouse, lui optimiste forcené, désireux d’être bon et tiraillé par la quête spirituelle. Le portrait fait par Tatiana est loin de celui de quasi-mégère dont on a affublé sa mère.

Tatiana a beaucoup d’amour pour ses parents. Pour elle, prendre la plume est un douloureux « devoir », car elle révèle bien des choses qui d’ordinaire ne sortent pas du cercle familial intime.  J’ai beaucoup aimé.

Ginette.

21/05/2017

Bouilon russe (1/4)

roman étranger, Russie

 

Le chapiteau vert

Ludmilla OULITSKAIA

Gallimard, 2014 (2010 en Russe), 24.90€

Pourquoi ce titre ? Sur la couverture, des rails qui s’entrecroisent : existences croisées ou divergentes de trois personnages principaux. Ilya, Micha, Sania : de la mort de Staline (1953) à la mort de Joseph Brodsky (poète russe, prix Nobel 1987, mort à New York en 1996).

Les trois garçons, rejetés à l’école par les autres, pour des raisons différentes : pauvreté d'Ilya, judéité de Micha et joliesse de Saia l'aristocrate, suivent le prof de littérature russe : Vassili… lui-même amputé, victime de la seconde guerre mondiale.

A travers les trois personnages, c’est l’histoire de l’URSS avec les arrestations, les compromissions, les dénonciations, etc…  Très intéressant. Parfois difficile à suivre à cause des magouilles politiques, de la complexité des sentiments humains, des personnages « à la russe », mais… à lire !

Marie-Claire

roman étranger,russie

 

Sincèrement vôtre, Chourik

Ludmilla OULITSKAIA

Gallimard, 2005, 24.90€

Portrait d'un homme élevé dans un monde de femmes, à commencer par sa mère et sa grand-mère, dans le Moscou des années 1980. Chourik est un homme faible, assez  pathétique, autour duquel l'auteur développe une kyrielle de personnages secondaires, finement croqués, et une multitude de détails et anecdotes... au point que le lecteur perd en route le fil narratif. Bien écrit.

Aline

13/05/2017

Deuxième escale du prix M.O.T.S.

prix des lecteurs

10/05/2017

La jungle de Tangapico

Nous avons accueilli Alexandra Huard, jeune illustratrice talentueuse, avec les élèves de CE2 participant au prix des Incorruptibles.

rencontre d'auteur,illustration

Le dessin, la passion d’Alexandra :

Dès le CP, son moment préféré était l’illustration des poésies, et elle savait qu’elle voudrait, un jour, dessiner les couvertures des livres ! A partir du CE2 et jusqu’aux 4 années intensives de l’école Emile Cohl (après le bac), elle a suivi des cours de dessin. Depuis, et en seulement  6 ans, elle a déjà illustrée 23 livres !!! Nous avons réfléchi à tous les métiers possibles quand on aime dessiner : styliste, dessin textile, designer, artiste peintre, dessinateur de BD ou de dessin animé, architecte, architecte d’intérieur, paysagiste,…

Son inspiration :

Pour Tangapico, Alexandra s’est inspirée de son voyage en Amérique du Sud. Elle a crayonné le fleuve, la jungle, les animaux et les personnes, en remontant le fleuve dans un grand bateau blanc… ça vous rappelle quelque chose ? Elle rêvait d’illustrer une histoire dans la jungle, et a demandé à un auteur de texte, Didier Levy, de la lui écrire. Pour Peter Pan, elle a aussi dû inventer toute une kyrielle de personnages : pirates, sirènes, enfants perdus… c’est le livre qui lui a pris le plus de temps à illustrer : 9 mois ! Heureusement, tous les livres ne prennent pas autant de temps…

rencontre d'auteur,illustration

Au travail !

Tous les enfants sont ensuite passés à l’action, suivant les conseils d’Alexandra : à la peinture noire, ils ont dessiné des palmiers, bananiers,  fougères et autres pour constituer ensemble une jungle luxuriante. Alexandra a eu elle aussi pas mal de travail pour dédicacer –en dessin- tous les albums que les enfants sont venus chercher avec leurs parents ! Une belle rencontre.

rencontre d'auteur,illustration