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21/05/2017

Bouilon russe (1/4)

roman étranger, Russie

 

Le chapiteau vert

Ludmilla OULITSKAIA

Gallimard, 2014 (2010 en Russe), 24.90€

Pourquoi ce titre ? Sur la couverture, des rails qui s’entrecroisent : existences croisées ou divergentes de trois personnages principaux. Ilya, Micha, Sania : de la mort de Staline (1953) à la mort de Joseph Brodsky (poète russe, prix Nobel 1987, mort à New York en 1996).

Les trois garçons, rejetés à l’école par les autres, pour des raisons différentes : pauvreté d'Ilya, judéité de Micha et joliesse de Saia l'aristocrate, suivent le prof de littérature russe : Vassili… lui-même amputé, victime de la seconde guerre mondiale.

A travers les trois personnages, c’est l’histoire de l’URSS avec les arrestations, les compromissions, les dénonciations, etc…  Très intéressant. Parfois difficile à suivre à cause des magouilles politiques, de la complexité des sentiments humains, des personnages « à la russe », mais… à lire !

Marie-Claire

roman étranger,russie

 

Sincèrement vôtre, Chourik

Ludmilla OULITSKAIA

Gallimard, 2005, 24.90€

Portrait d'un homme élevé dans un monde de femmes, à commencer par sa mère et sa grand-mère, dans le Moscou des années 1980. Chourik est un homme faible, assez  pathétique, autour duquel l'auteur développe une kyrielle de personnages secondaires, finement croqués, et une multitude de détails et anecdotes... au point que le lecteur perd en route le fil narratif. Bien écrit.

Aline

13/05/2017

Deuxième escale du prix M.O.T.S.

prix des lecteurs

10/05/2017

La jungle de Tangapico

Nous avons accueilli Alexandra Huard, jeune illustratrice talentueuse, avec les élèves de CE2 participant au prix des Incorruptibles.

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Le dessin, la passion d’Alexandra :

Dès le CP, son moment préféré était l’illustration des poésies, et elle savait qu’elle voudrait, un jour, dessiner les couvertures des livres ! A partir du CE2 et jusqu’aux 4 années intensives de l’école Emile Cohl (après le bac), elle a suivi des cours de dessin. Depuis, et en seulement  6 ans, elle a déjà illustrée 23 livres !!! Nous avons réfléchi à tous les métiers possibles quand on aime dessiner : styliste, dessin textile, designer, artiste peintre, dessinateur de BD ou de dessin animé, architecte, architecte d’intérieur, paysagiste,…

Son inspiration :

Pour Tangapico, Alexandra s’est inspirée de son voyage en Amérique du Sud. Elle a crayonné le fleuve, la jungle, les animaux et les personnes, en remontant le fleuve dans un grand bateau blanc… ça vous rappelle quelque chose ? Elle rêvait d’illustrer une histoire dans la jungle, et a demandé à un auteur de texte, Didier Levy, de la lui écrire. Pour Peter Pan, elle a aussi dû inventer toute une kyrielle de personnages : pirates, sirènes, enfants perdus… c’est le livre qui lui a pris le plus de temps à illustrer : 9 mois ! Heureusement, tous les livres ne prennent pas autant de temps…

rencontre d'auteur,illustration

Au travail !

Tous les enfants sont ensuite passés à l’action, suivant les conseils d’Alexandra : à la peinture noire, ils ont dessiné des palmiers, bananiers,  fougères et autres pour constituer ensemble une jungle luxuriante. Alexandra a eu elle aussi pas mal de travail pour dédicacer –en dessin- tous les albums que les enfants sont venus chercher avec leurs parents ! Une belle rencontre.

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03/05/2017

Petite recette d'art pariétal

A l’occasion de la très belle exposition dédiée à la grotte Chauvet qui s’est tenue à la bibliothèque en mars dernier, les petits homo-habilis jarréziens se sont essayés à la peinture rupestre. Voici la recette d’un atelier à succès :

  • Une animatrice plasticienne astucieuse
  • Des enfants curieux
  • Du carton
  • Des pigments colorés
  • Quelques jaunes d’œufs
  • Des épices jaune orangé
  • Du sable
  • Des craies grasses
  • Un peu d’imagination

préhistoire,art

préhistoire,artUne quinzaine d’enfants s’est réunie autour de Catherine Chulliat pour observer le travail des artistes de la préhistoire à partir des panneaux d’exposition et des livres mis à leur disposition. Ensemble, ils se sont interrogés : quelle peinture utilisaient-ils ? Pourquoi dessinaient-ils des animaux ? Après avoir convenu de manière quasi unanime que le tube de gouache n’avait pas encore été inventé, les enfants se sont lancés dans la confection d’une peinture maison : quelques jaunes d’œufs, une cuillère de pigments -ou d’épices colorées chipées sur l’étagère de la cuisine- un peu d’eau pour la consistance, et le tour est joué !

préhistoire,artPuis chacun a dessiné à la craie sur son morceau de carton la silhouette d’un animal sortie de la nuit des temps. Mammouths, tigres à dents de sabre, mégacéros, rhinocéros, lions des cavernes se sont animés sous les pinceaux  des enfants avant d’être exposés dans la salle d’animation. Matis est intraitable : « C’était hyper bien ! J’ai adoré tremper mon doigt dans la peinture et l’étaler sur le carton. »

Après le succès rencontré par cet atelier, la plasticienne nous fera le plaisir de revenir  le 28 juin pour animer la rencontre "Mes doigts pour peindre" autour de l'exposition "Du bout des doigts" de l’illustratrice Lucie Albon. Vivement l’été !

08:19 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : préhistoire, art

28/04/2017

Dans la jungle avec Alexandra

Rencontre-dédicace avec l'illustratrice

Alexandra Huard

vendredi 5 mai  16h30-18h30

à la bibliothèque de Soucieu

rencontre d'auteur,prix des incos,album jeunesse

Dans le cadre du prix des Incos, Alexandra accueillera les classes de CE2  pour une discussion sur son métier d'illustratrice, la création de son album Tangapico, et un atelier créatif JUNGLE Jeudi 4 mai à Orliénas / Thurins et vendredi 5 mai à Soucieu

Alexandra Huard, est l’illustratrice de La chose, Tangapico, Rikimini, Je suis la méduse, Peter Pan, La chanson de Richard Strauss, et bien d’autres albums…

Nous retrouvons avec un immense plaisir cette jeune illustratrice enthousiaste et pleine de talent, qui avait déjà rencontré les CP en 2013 !

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27/04/2017

Y a pas de héros dans ma famille

roman jeunesse, familleY a pas de héros dans ma famille !

Jo Witek

Actes Sud junior, janvier 2017, 13.50 €

 

Maurice Dambek, « Mo » pour les intimes, vivait heureux entre sa vie d’élève modèle de CM2, et sa place de petit dernier d’une famille populaire.

« Avant, je pensais que les enfants du monde entier étaient comme moi. Des mini-humains qui deux fois par jour et cinq jours par semaine passent la frontière d’un pays à l’autre, le cartable sur le dos et le sourire en bandoulière. Avant, ma vie gambadait légèrement entre le monde de l’école et celui de la maison. J’étais heureux dans mes deux pays bien distincts avec des gens différents, des styles différents, une cuisine et une langue particulières.  A l’école : on se tient bien, on parle comme dans les livres, on entend une mouche voler et il ne faut jamais oublier les « Mercis » et les « S’il vous plaît ». A la maison : ça parle fort, ça hurle du dedans et du dehors, ça dit des gros mots. La télé aussi parle fort comme les jeux vidéo. Avant, « Merci, au revoir et bon appétit » côtoyait « Vas-y enfoiré, casse-toi bouffon à lunettes et viens bouffer ». Pas de prise de tête, et tout était clair entre ma classe bien rangée et ma maison loufoque… »

Mais ça, c’était avant. Avant de voir sa famille par les yeux de son camarade de classe Hippolyte Castant. Hippolyte et son beau jardin, sa maison calme, propre, bien rangée, silencieuse, son salon blanc et surtout le mur couvert de photos des personnes célèbres de sa famille ! Soudain, Mo a honte de sa famille haute en couleurs… et se sent « nul dans une famille de nuls ». Sa maîtresse lui suggère de chercher dans l’album photo familial une personne formidable. Peut-être se sentirait-il mieux s’il trouvait parmi ses ancêtres un personnage hors du commun ?...

Ce roman d’apprentissage rend bien le moment où l’enfant prend du recul par rapport à sa famille et tend à juger son milieu. Maurice est un héros attachant, frais et naïf, et la bonne volonté de toute sa famille est touchante. On rit des  niveaux de langage qui l’entourent, et on s’interroge avec lui sur ce qui fait les vrais héros ! Roman plein d’humour à lire dès 9-10 ans.

Par l'auteur de la série des Mentine, qui plaît beaucoup aux filles.

Aline

21/04/2017

Les filles au lion

Les filles au lion.gifLes filles au lion

Jessie  BURTON

Gallimard (Du monde entier), 2017, 496 p., 22.50€

Traduit de The Muse par Jean Esch

1936, Olive, passionnée de peinture, sait que ses espoirs d’être reconnue en tant qu’artiste sont illusoires. Dans le monde des marchands d’art dont fait partie son père Harold, le talent ne peut être que masculin ! Sa rencontre avec Isaac, peintre et militant communiste en Andalousie tandis que la guerre d’Espagne s’annonce, bouleverse sa vie.

1967, Odelle, originaire des Caraïbes, ambitionne de faire sa place à Londres comme écrivain. En attendant, elle est vendeuse de chaussures, puis travaille comme dactylo dans une galerie de peinture. Là,  elle fait connaissance avec le sympathique Laurie, venu faire expertiser une toile d’origine mystérieuse.

Au centre de l’histoire, un tableau fascinant, longtemps disparu, l’énigme de sa création et de sa transmission…

Après l’imagination et les qualités d’écriture dont elle avait fait preuve dans Miniaturiste, la jeune auteure anglaise nous revient avec un deuxième roman situé dans un double contexte historique, ambitieux récit d’imposture et étude de personnages féminins.

Autant que le rapport à l’art et à la création, c’est la place laissée aux femmes –qui plus est aux femmes d’origines minoritaires- dans la société et dans le monde de l’art qui est explorée dans ce roman. Faut-il suivre le modèle dominant ? L’amour doit-il primer sur toute autre considération ? Comment se réaliser et faire coexister des aspirations artistiques et sentimentales ?... Dans un récit agréable, Jessie Burton offre au lecteur les choix de femmes remarquables, marquées par leur époque.

Aline

14/04/2017

Atelier d'écriture

Atelier d’écriture

Enfants à partir de 9 ans

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Mercredi 19 avril ou / et Mercredi 24 mai 2017

 de 15h à 17h

 Et si on s’amusait à inventer des histoires ?

 

Bibliothèque Eclats de lire

Gratuit - Inscription conseillée

06/04/2017

Le ciel est la limite

roman, deuil, Brésil

 

Le ciel est la limite

Anne LANOË

Fleurus, 2016, 250 p., 13.90€

 

Suite à un accident de la route qui a coûté la vie à sa mère, Samuel est resté quelques jours dans le coma. A son réveil, il refuse de parler... se coupant peu à peu de tous ceux qui l’entourent ! Ne sachant plus quoi inventer pour le sortir de son mutisme, son père l’envoie  2 mois au Brésil : avec un groupe de jeunes, il doit participer à un programme de revégétalisation d’une favela.

Le titre fait référence au bidonville, qui monte jusqu’au ciel, mais aussi à la belle métisse brésilienne, Céu (« ciel »), qui distille la joie de vivre.  « Nous avons des maisons de pauvres comme tu vois mais le monde entier nous envie cette vue sur Rio. Ce n’est pas pour rien qu’on cherche à nous déloger d’ailleurs. C’est bien trop beau pour nous. Seul le ciel nous arrête. »

Des fleurs tropicales, un musée d’art naïf, les cariocas, la plage, le Pain de Sucre et le Corcovado… mais aussi des gnons et des engueulades…  « Voyager n’est pas guérir son âme », et pour Samuel, ultrasensible, roi des haussements d’épaules, sourcils levés et mimiques en tous genres, il est difficile de s’entendre avec les autres jeunes du groupe. Chacun a son histoire douloureuse, et peine à accepter les mains tendues !

Ce voyage au Brésil est plutôt un voyage intérieur, ainsi que l’occasion de mieux connaître sa mère en renouant avec son histoire familiale, marquée par les années de plomb en Amérique du Sud.

Aline

25/03/2017

L'enfant qui mesurait le monde

L'enfant qui mesurait le monde.jpeg

 

L’enfant qui mesurait le monde

Metin ARDITI

Grasset, 2016, 19€

 

Sur l’île grecque de Kalimaki, on n’a jamais eu que le strict nécessaire. Pêcheurs, mareyeurs, constructeurs de trehandiri (bateau traditionnel), cafetiers…  ont toujours travaillé dur, mais la situation a empiré depuis la crise ! Maraki trime pour gagner sa vie et celle de son fils en pêchant à la palangre.

Le maire, Andreas, arrange avec le goupe Investco un grand projet hôtelier « Pericles palace » qui, certes, bétonnerait la plus belle crique de l’île, mais permettrait de réaliser des infrastructures et apporterait la prospérité aux îliens. Le roman oppose le point de vue des « progressistes » à celui des défenseurs de l’intégrité de l’île. Esthètes ou pragmatiques, les personnages sont présentés avec empathie par l’auteur, qui s’attache à comprendre leurs motivations, et les changements que ce projet  apporterait dans la vie de chacun, femme, homme ou enfant. Ce que personne ne souhaite voir disparaître, c’est le caractère humain et solidaire de la communauté.

Pendant ce temps, le petit Yannis, muré dans ses comportements compulsifs, mesure les détails et compare les chiffres à ceux de la veille pour rétablir l’ordre du monde. Mais le monde peut-il rester en ordre même lorsque les choses changent ? Et qu’est-ce que l’ordre du monde ? Aidé par Eliot, architecte retraité venu enterrer sa fille sur l’île, Yannis essaie de trouver ses propres réponses.

Proche du conte philosophique, ce roman offre, outre une galerie de personnages attachants,  plusieurs pistes de réflexion. Les thèmes : Grèce, autisme, deuil, maîtrise du progrès… sont entremêlés, et s’enrichissent l’un l’autre. Belle lecture facile, émouvante et positive.

Aline