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18/08/2019

Rentrée littéraire septembre 2019

Grâce aux Lulus, les bibliothécaires ont un peu d'avance sur la rentrée littéraire...

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Boy Diola

Yancouba Diémé

Flammarion, 2019, 192 p., 17€

 

Témoin de l’émotion de son père devant le JT montrant l’arrivée d’un bateau de migrants sur la côte Corse, l’auteur réalise que celui-ci a vécu un parcours d'émigré. Dès lors, il revient sur la vie de ce père, « Aperow » en diola, par le biais d’anecdotes collectées à plusieurs époques marquantes de sa vie.

C’est lors d’un voyage à Kagnarou, en Casamance, que l’auteur fait connaissance avec sa famille paternelle, et réalise l’ampleur des changements vécus par son père avant même de quitter le Sénégal.

 "Du temps de l’avant avant, les Diolas étaient Asoninkés… L’islam n’est jamais parvenu à rentrer entièrement dans le corps d’Apéraw. Il y est entré, et en est sorti plusieurs fois. Musulman en surface, mais Asoninké en profondeur". "Je ne connais pas son âge. Aperaw a l’air d’avoir 400 ans. Comment peut-il avoir vécu à la fois l’époque où l’on faisait griller de la viande de cochon et celle de l’école coranique ? L’époque des accouchements dans la forêt et celle des premiers dispensaires ?"

Après son passage par Dakar, la Côte d’Ivoire, le Libéria, l’ancien paysan -puis menuisier- s’installe en France, et travaille comme ouvrier chez Citroên. "Les parcours se ressemblent à la Cité. Familles nombreuses, lits superposés, grosse ambiance, père ouvrier, deux épouses et mères femmes de ménage".

La narration un peu décousue, toujours au présent, alterne -sans autre logique que celle des souvenirs- les faits anciens ou récents, au risque d’égarer  un peu le lecteur. Pourtant, on se laisse happer par  l’écriture vivante et évocatrice, parsemée de citations d’Aperow. On sent beaucoup d’amour et de fierté pour ce père, travailleur et courageux, portant cravate « parce que j’ai le droit ».

Aline

11/08/2019

atelier couverture de livres scolaires

Rentrée scolaire: les manuels à couvrir c'est (pas) la joie!

Ils reviennent de leur première journée de cours et, en vous racontant leur emploi du temps, les nouveaux profs, les retrouvailles avec les copains, ils déballent leur cartable. Ils déposent un à un leurs manuels scolaires sur la table de la cuisine. L’étau se resserre. Vous sentez votre pouls s’accélérer, une goutte de sueur perler sur votre front et votre respiration devenir plus difficile… Impossible de reculer, l’heure de couvrir les livres a sonné !

atelier couvertureVous pensez avoir besoin d’un petit coup de pouce ?

Prenez 1 minute pour faire ce test :

Si chaque année en septembre :

  • Vous faîtes un chifoumi pour savoir qui couvrira les livres d’école…
  • Il vous manque toujours quelque chose pour commencer : les ciseaux, le ruban adhésif, le plastique, la patience, un ami fidèle qui vous comprenne et vous accompagne pour traverser l’épreuve...
  • Vous faites le rêve récurrent d’un rouleau de scotch qui vous attaque tel un boa constrictor et resserre lentement son étreinte autour de vous - le fourbe…
  • Vous vous dites qu’un épisode de Derrick serait un moment moins douloureux que 8 manuels scolaires à couvrir, dont 2 possèdent un rabat contenant des informations essentielles à la réussite de vos enfants - évidemment...

BONNE NOUVELLE !! Vous êtes apte pour

 l’atelier de couverture de livres scolaires

MERCREDI 4 SEPTEMBRE à 10h

salle d’animation de la bibliothèque

Astuces et matériel vous attendent !

(apportez tout de même vos ciseaux)

09/08/2019

Soirée jeux

jeu

12:49 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jeu

08/08/2019

Du côté de Canaan

roman étranger, Irlande, Etat-UnisDu côté de Canaan

Sebastian BARRY

Ed. J. Losfeld (Littérature étrangère), 2012, 274 p., 19.50€

Traduit de l’anglais On Canaan’s Side par Florence Lévy-Paoloni

"Bill n’est plus. Quel bruit fait le cœur d’une femme de 89 ans quand il se brise ? Sans doute guère plus qu’un silence, certainement à peine plus qu’un petit bruit ténu."

Bill est mort. Descendant d’une famille d’hommes Irlandais abîmés par les conflits du XXe siècle.

Bill est mort, et sa grand-mère, Lilly Bere laisse affluer les souvenirs d’une vie qui l’a menée de Wicklow - en Irlande- aux Etats-Unis, terre promise (Canaan) pour les Européens en difficulté. Fille de James Patrick Dunne, chef de la police municipale de Dublin, elle a dû fuir l’Irlande avec son mari, frappé d’un contrat de mort par les indépendantistes.

J’ai beaucoup aimé le récit de Sebastian Barry, sinueux et sobre, qui dévoile peu à peu toutes les vicissitudes de cette femme, liées à l’actualité du siècle en Irlande et aux Etats-Unis. Comme elle l’écrit, Lilly a "eu assez d’histoires pour toute une vie, dans sa propre vie, sans parler de celle de sa patronne, Mme Wolohan." Pour autant, elle ne s’appesantit pas sur les drames, préférant s’appuyer sur les moments de joie.

Pour ne pas gâcher votre lecture, j'évite volontairement de dévoiler les nombreux développements inattendus… Mais j'espère bientôt me plonger dans les autres romans de l'auteur qui développent d’autres personnages de la famille Dunne.

Aline

p. 234 : "Je commence à penser que le fait d’écrire tout cela est un labeur aussi dur qu’un jour de lessive en Irlande… Les souvenirs provoquent parfois beaucoup de chagrin, mais une fois qu’ils ont été réveillés vient ensuite une sérénité très étrange… Et je remarque une nouvelle fois que l’expression « il y a longtemps » n’existe pas finalement. Quand on évoque les souvenirs, tout se passe dans le présent, purement et simplement. De sorte que, à mon grand étonnement, les gens que j’ai aimés retrouvent une nouvelle vie."

06/08/2019

Bar à Histoires

lecture à voix haute,partir en livre

 

Un charriot à histoires rempli de livres, quelques parasols, des boissons fraîches, et c’est l’été qui s’invite entre les pages !

 

A l’occasion de l’opération « Partir en Livre 2019 », la terrasse de la bibliothèque s’est transformée en véritable guinguette estivale, le temps d’un après-midi.

lecture à voix haute,partir en livre

Les visiteurs ont pris place autour des tables de bistrot ou sur les transats à l’ombre de la tonnelle, pour commander un verre et savourer une histoire. "Une grenadine et un Yasmina Reza s’il vous plait !"

lecture à voix haute,partir en livre

lecture à voix haute,partir en livreLes serveurs se sont invités à table pour offrir une lecture intimiste de textes choisis. Tandis que les enfants plongeaient dans les joyeuses histoires des tapis de lectures, les adultes prenaient le temps de se laisser surprendre.

 

Certains textes ont ouvert des moments de discussions très appréciés pour prolonger le plaisir… Un temps d’une grande convivialité, avec de beaux échanges, comme une oasis littéraire ensoleillée. Il ne manquait que les cigales !

lecture à voix haute,partir en livre

Merci à nos amies de Chaponost et Bruno Miara d'avoir rejoint notre fabuleuse équipe de serveurs de lecture et prêté leur voix avec talent.

lecture à voix haute,partir en livre

01/08/2019

Y'a d'la vie à la bibliothèque

Horaires d'accueil pour tous élargis !

Profitez-en toute l'année, 6 jours/7

 

Lundi                                          13h30-18h30

Mardi                  9h30-12h et 16h30-18h30

Mercredi            9h30 - - - - - - - - - -18h30

Jeudi & Vendredi                     16h30-18h30

Samedi               9h30-13h

 

Lire

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Rire

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Emprunter 1 transat

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Se disputer

Aller aux toilettes

Consulter son courrier

Réserver 1 DVD

   

Attendre

Feuilleter

 

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21/07/2019

San Perdido

premier romanSan Perdido

David Zukerman

Calmann-Lévy, 2019, 412 p., 19.90€

 

Voici un beau roman coloré, à l’instar de sa couverture. Située sur l’isthme de Panama, la ville portuaire de San Perdido voit s’épanouir les traffics en tous genres, à commencer par celui du sexe, sous l’égide d’un gouverneur autoritaire et jouisseur. Un jour, la vieille Felicia -gardienne auto-proclamée de la décharge- voit s’installer non loin d’elle un enfant noir mutique aux yeux bleus, auquel ses grandes mains vaudront bientôt le surnom de La Langosta.

Ce descendant d’esclaves cimarrons, observateur et silencieux comme un spectre, recèle une force et des pouvoirs peu communs, qui le conduiront peu à peu à devenir La Mano, redresseur de torts, venant en aide aux enfants battus et aux femmes violentées. Au-delà de ses combats quotidiens pour la justice, Yerbo a été envoyé de sa palenque dans la jungle par son initiateur, chargé d’une mission qui le dépasse.

Entre réalisme magique et roman social, l'ambiance de San Perdido m’a évoqué les récits des grands auteurs Sud-Américains, alors qu’il s’agit du premier roman d’un auteur français ! Dépaysement garanti.

Aline

14/07/2019

Né d'aucune femme

Né d'aucune femme.jpgNé d’aucune femme

Franck BOUYSSE

La Manufacture de livres, 2019, 33 p., 20.90€

 

Au crépuscule de sa vie de prêtre, Gabriel se souvient d’un épisode qui a marqué sa vie. Une confession inhabituelle l’a conduit à récupérer de façon peu orthodoxe deux cahiers, mémoires écrits patiemment par Rose, enfermée depuis des années dans un asile psychiatrique.

C’est d’abord un infâme marché qui se révèle à nous : la vente par un père miséreux de sa fille de 14 ans à un hobereau menaçant, sûr de sa force et sans scrupules. Esclave plus que servante, Rose ne fait pas le poids face à la violence du maître de forge, et à l’esprit retors de la « reine mère » impitoyable.

Une femme, à l’isolement, qui déroule le fil de sa vie, on a déjà lu ça ? Peut-être, mais Franck Bouysse fait de cette vie brisée un récit intense, à la construction intelligente et au dénouement inattendu. Il s’applique également à endosser le point de vue des personnages secondaires, dont les faiblesses et les lâchetés permettent au maître de forge de s’imposer. Malgré des épisodes très durs, ce roman dégage une force de vie, par ses personnages qui tirent de petits riens la force de résister : le souvenir d’un moment de pureté, le bonheur d’un instant volé, la puissance des mots glanés dans de vieux journaux…

Notons au passage la couverture, très réussie, dont on ne saisit la profondeur qu'après avoir refermé le livre.

Aline

p. 268. "Les mots, j’ai appris à les aimer tous, les simples et les compliqués que je lisais dans le journal du maître, ceux que je comprends pas toujours et que j’aime quand même, juste parce qu’ils sonnent bien. Ils me semblent plus légers à porter que ceux qui disent. [...] Ils sont de la nourriture pour ce qui s’envolera de mon corps quand je serai morte, ma musique à moi. C’est peut-être ce qu’on appelle une âme. Ces mots, je voudrais les emmener jusqu’au bout, gravés dans les feuilles de mon cahier, bien mieux que des initiales sur un rocher. J’ai la mémoire de ces mots qui fabriquent un monde rien qu’à moi, et qui d’habitude suffisent à me transporter loin d’ici."

12:35 Publié dans coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman

10/07/2019

Lectures à la carte

lecture à voix haute

Et retrouvez toutes les animations "Partir en livre" dans les bibliothèques locales !

09/07/2019

Prix M.O.T.T.S. les grands gagnants !

C'est ce vendredi 5 juillet à la médiathèque de Thurins qu'a été révélé, devant une belle assistance de lectrices et lecteurs venus des bibliothèques participantes, le palmarès du prix "MOTTS des 5 villages".

Cette année, pour les romans le grand gagnant est

Jeu blanc de Richard Wagamese aux Editions Zoé. Du même auteur, les lecteurs ont tout autant aimé Les étoiles s'éteignent à l'aube.

Dans la catégorie bande dessinée, c'est l'album

Jamais de Bruno Duhamel, publié chez Grand Angle qui remporte les suffrages. 

roman étranger, bande dessinée, prix des lecteurs roman étranger, bande dessinée, prix des lecteursFélicitations aux lauréats !