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06/06/2016

La légende de Momotaro

conte,japon

La légende de Momotaro
Adapté par Margot REMY-VERDIER et illustré par Paul ECHEGOYEN
Marmaille & compagnie, 2016, 15 €

Dans une rivière de la région d’Okayama, une vieille femme lavait son linge lorsqu’une pêche énorme vint s’échouer entre ses mains. Au moment de la partager avec son mari, la pêche s’ouvrit, révélant à la place du noyau un minuscule garçon…
Cet enfant miraculeux grandit vite, doté d’une générosité hors du commun et d’une force extraordinaire, mise au service des autres. Sa réputation vint aux oreilles du seigneur, qui le chargea d’aller libérer l’île aux démons. Au cours de son voyage, il partagea ses gâteaux de riz avec un chien, puis un singe et un faisan qui devinrent ses amis et  l’aidèrent dans sa quête.

Momotaro sur l'île aux démons
Momotaro sur l'île aux démons © Paul Echegoyen

Momotaro est l’un des contes populaires les plus racontés au Japon. Cette adaptation sort du lot, par son français musical, mais surtout grâce à ses grandes illustrations pleine page, très abouties : baignés de culture japonaise, mais dans un style plutôt art déco,  les paysages sont splendides ! Leurs couleurs et leurs détails, qu’ils soient rivière, prairie, forêt, falaises ou île aux démons créent à chaque fois une ambiance, sur laquelle tranchent les personnages stylisés.

De plus, 3 pages « coulisses de l'album » permettent d’observer la technique de l'illustrateur, la composition des pages, la mise en couleurs etc.

Facile d’accès pour les petits, avec des personnages qui leur plaisent et des rebondissements, cet album-conte séduit aussi les adultes. Faites-vous plaisir !

Aline

20/05/2016

Club spécial manga

Mercredi 18 mai le club ado B.A.G (Bibliothèque Ado Gâteau) s'est transformé en club spécial pour lecteurs de manga à l'occasion de notre exposition sur le Japon.

Dans un premier temps, nous avons discuté et échangé sur nos mangas préférés. Chacun a présenté sa série :

- Black Butler/ Yana Toboso : histoire d'un majordome un peu particulier qui aurait pactisé avec le diable...

- Le maître des livres/ Umiharu Shinohara : bibliothécaire jeunesse peu sympathique qui aide à résoudre les problèmes de ses lecteurs par la lecture.

- GTO/ Tôru Fujisawa : professeur face à des classes pas toujours très faciles à gérer.

- Kuroko's basket/Tadatoshi Fujimaki: duel au sommet entre les deux plus grandes équipes de basket du lycée.

- One piece/ Eiichiro Oda: un petit garçon rêve de devenir pirate. Devenu homme caoutchouc, il embarque avec son équipage à la recherche du trésor.

- Bamboo blade/ Masahiro Totsuka : un professeur de Kendo doit recruter 4 jeunes filles dans son équipe s'il veut pouvoir se nourrir correctement à nouveau.

- Ratman/Sekihiko Inui : Shuto n'a qu'un rêve, devenir un super héros.

- Hikaru no go/ Yumi Otta : manga sur le jeu du go très populaire au Japon. Un esprit prend possession d'un joueur de go...

Yana Toboso - Black Butler Tome 1 : .Umiharu Shinohara - Le Maître des livres Tome 1 : .Tôru Fujisawa - GTO Paradise Lost Tome 1 : .Tadatoshi Fujimaki - Kuroko's Basket Tome 1 : .Eiichirô Oda - One piece tome 1.Masahiro Totsuka et Aguri Igarashi - Bamboo blade Tome 1 : .Yumi Hotta et Takeshi Obata - Hikaru no Go Tome 1 : .

Et encore bien d'autres ... disponibles à la bibliothèque !

Nous sommes ensuite passés à la réalisation et création de personnages de manga. Grâce à des gabarits (ou sans), chacun a pu donner libre cours à son imagination. Les dessins ont été suspendus en guirlande au côté des nombreux objets de l'exposition sur le Japon.

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Et en guise de conclusion, le goûter ! Une seule condition pour avoir sa part de gâteau, répondre à la question : si j'étais un personnage de manga je serais...

Un grand merci aux membres du club ado pour leur participation et leur aide à l'organisation.

Céline

19/05/2016

Atelier papier japonais et furoshiki

japon,atelier créatifLe furoshiki désigne à la fois un carré de tissu japonais et son utilisation : la technique du pliage et du nouage, qui permet le transport de vêtements, du bento (boîte-repas) ou d'objets divers, ainsi que l'emballage des cadeaux.
C'est un emballage esthétique, réutilisable, qui correspond au souci actuel de développement durable, et de remplacement des emballages plastique ou papier...

Samedi, nous avons essayé plusieurs modèles de furoshiki, en nous inspirant des livres : Le furoshiki un jeu d'enfants, d'Aurélie Le Marec, et Furoshiki : emballer avec du tissu, de Jennifer Playford. Et ça marche ! C'est joli et facile à réaliser.

japon,atelier créatif japon,atelier créatif

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le furoshiki, en bref

A partir du 8e siècle, les objets de valeur (vêtements) étaient emballés dans un carré de tissu appelé tsutsumi (emballage).  A l’époque Muromachi (1336-1573) le shogun Ashikaga Yoshimitsu fait construire un grand bain dans sa résidence à Kyôto et y invite de nombreux seigneurs qui utilisent ce tissu au blason de leur famille pour éviter de mélanger les kimonos et autres effets personnels. Avec l’essor des bains publics, le tissu carré est baptisé furoshiki « étaler au bain ».

Avec l’introduction du coton au Japon, au 19e siècle, le furoshiki peut être produit à plus grande échelle. Les voyageurs japonais l'utilisent pour transporter leurs affaires personnelles et se déplacer lors des pèlerinages ou fuir en temps de guerre. A Edo (aujourd’hui Tôkyô), les incendies étant fréquents, les furoshiki étaient toujours prêts.

Les marchands utilisent aussi cette technique pour transporter les marchandises et les mettre en valeur auprès de leur clientèle. Ils s’en servent aussi comme support publicitaire, et contribuent ainsi beaucoup à sa diffusion.

Le furoshiki est aussi l’art d’emballer les cadeaux. L’emballage fait ainsi partie intégrante du cadeau. Au Japon, on fait  attention aussi bien au contenu qu’au contenant, qui témoigne de l'intention. On prend grand soin de l’emballage qui, selon l'occasion, la saison ou la personne à qui on l'offre, change de matière, motifs ou couleurs.

Washi, Chiyogami, etc

Plein d'infos sur le washi et les différentes sortes de papiers japonais sur le blog Chiyogami Touch, rédigé par Emilie, qui habite au Japon. Vous y trouverez aussi des idées d'ateliers créatifs.

 

17/05/2016

Incorruptibles

Voici venue la saison des votes !

prix des incos

prix des incosLes albums pour les plus jeunes ont été lus par Florence et Aline cette semaine, et le vote a eu lieu dans la foulée. Bien attentifs, les petits Incorruptibles ont aimé les 5 histoires, puisque tous les livres ont obtenu plus de 20 voix.

prix des incosLe gagnant, pour l'école maternelle Chadrillons, avec 40 voix, est :

Chut ! On a un plan ! de Chris Haughton.

 

prix des incos prix des incos

prix des incos

 prix des incos

 

 

 

 

 Depuis octobre, les enfants des classes primaires lisent aussi leur sélection de livres. En mai, ils votent, comme des adultes : bulletins de vote, isoloir, liste électorale, urne et dépouillement… les élections n’ont plus de secrets pour eux.

Les résultats pour Soucieu :

au CP : Chat rouge, chat bleu

au CE1 : Clodomir mousqueton

au CE2 et CM1 : Le mystère de la grande dune

au CM2 : Banzaï Sakura

prix des incos prix des incos prix des incos

prix des incos 

 

 

 

 

Ce qui plaît ? Pour le texte, l’humour ! Clodomir Mousqueton est trop drôle ! Les histoires d’amour, d’amitié, de solidarité, c’est bien aussi, mais pas si elles sont trop tristes. Il faut que ça finisse bien !

Les illustrations ont plu lorsqu’elles étaient réalistes, colorées ou poétiques, et surtout qu’elles semblaient bien correspondre avec l’histoire. Les plus appréciées sont celles de La légende du papier découpé de Yangzu, et du mystère de la grande dune. Par contre, on n’a pas aimé les illustrations de Babakunde, trop stylisées et colorées alors que l’histoire était tragique.

Toutes les sélections de livres, ainsi que les résultats nationaux (à partir de juin 2016), sont sur le site des Incorruptibles.

12/05/2016

Expo Japon

Expo Japon en mai-juin 2016

Poteries Raku, photos, objets japonais,

livres pratiques, contes, mangas...

 

Ateliers Japonais

 japon

Samedi 14 mai, 10h-12h

Furoshiki et papier Washi

 

japon

 

Mercredi 18 mai à partir de 15h

Club « spécial manga »

 

Japon

 

Samedi 28 mai, 10h–12h

Origami et Tangrami

  

Tout public dès 8 ans, gratuit, sans inscription

11/05/2016

Charlie le simple

premier roman,irlandeCharlie le simple

Ciaran COLLINS

Ed. J. Losfeld (littérature étrangère), 2015, 418 p., 26.50 €

Traduit de l’Irlandais The Gamal par Marie-Hélène Dumas

Aujourd’hui, an dubh est là… (le noir, la déprime).  Charlie écrit laborieusement les 1000 mots par jour que son psy, le Dr Quinn, lui a prescrits comme thérapie. Il tourne autour du pot et évite de penser à ce qui l’obsède : la tragédie vécue par ses seuls amis, James et Sinéad.

Charlie est un gamal, un simplet, mais par là-même un observateur privilégié : « En Irlande, si vous faites le débile, les gens vous disent d’arrêter de jouer au gamal. Mais personne pensait que je jouais. En tout cas quand les gens croient que vous êtes un peu simple vous pouvez les fixer. En général ils s’en fichent parce qu’ils croient que vous n’êtes pas normal ».

A Ballyronan, Irlande, le ressentiment contre les anglais n’a pas totalement disparu. Les parents de James, anglais, restaurent les ruines du Kent Castle, et l’envoient à l’école des Irlandais catholiques, où il se fait une place grâce à ses multiples talents : il est doué en particulier pour le football gaélique (aune de la virilité pour les jeunes gens). Sinead, issue d’un milieu défavorisé d’alcooliques, est pourtant une jeune fille rayonnante, possédant une présence et une voix extraordinaires.

C’est la musique qui réunit ces trois amis : ils l’écoutent ensemble, composent, chantent… « Des fois, peut-être juste un couplet. Peut-être même une chanson entière. Mais le plus souvent juste quelques secondes dans une chanson, le son qu’ils avaient. Celui de la voix de Sinéad. Avec James au piano. Des fois le son qu’ils avaient était quelque chose qui s’élevait. La très très très rare beauté, que c’était. Sous forme de son… Je crois que tous ceux qui auraient entendu la voix de Sinéad auraient voulu en entendre plus… Sinéad était plus-que. De la même façon que les gens me trouvent moins-que. Y avait cette chanson qu’ils chantaient pas mais qu’ils disaient. Ils disaient juste les paroles et James qui jouait au piano un air lent, doux et étrange. C’était Sinéad qui avait trouvé la mélodie. Simple et magique vu que cette mélodie elle jouait des tours à votre cœur…»

Charlie le narrateur ne cherche pas à plaire, mais à établir la vérité. Le lecteur est prévenu dès le départ que les choses tournent mal, sans savoir quoi : « Mais James avait un point faible… il pensait que personne pouvait constituer une menace pour lui vous voyez. Ne pas avoir peur est dangereux. La peur est ce qui nous protège, non ? ». Le récit, un peu (trop) long, progresse lentement dans l’histoire, au gré de multiples détours imposés par la répugnance de Charlie à revivre son traumatisme. Certains passages très intéressants  plongent dans une ambiance irlandaise rurale typique.

« Il faut que je vous explique ce que sont nos camps d’été irlandais. L’irlandais est une langue. Ouais, on avait notre langue à nous jusqu’à ce que les Anglais arrivent et nous fichent notre pâtée et nous empêchent de la parler. Donc en tout cas huit cents ans plus tard on a fini par battre ces connards et maintenant l’Irlande fia tplus partie de la Grande-Bretagne. Nous voilà donc avec notre pays à nous, sauf que la moitié des Irlandais ont oublié leur langue. Ceux qui nous dirigeaient à ce moment-là ont essayé de trouver commend au nom du ciel nous la faire parler. Ils se sont aperçus qu’il restait dans le trou du cul du monde sur la côte ouest et les petites îles d’en face des gens qui utilisaient encore tous les jours l’irlandais. Vu qu’y avait pas de bonne terre arable à voler, rien que des cailloux, les Anglais ne s’étaient pas intéressés à ces endroits. Alors pendant huit cents ans ces gens avaient échappé à une sacrée bonne trempe et à l’obligation de parler anglais. Quand l’Irlande est redevenue libre, ces coins-là et eux seuls étaient pleins de gens qui parlaient irlandais et de musique diddly-idle-dee et de danses traditionnelles et d’étranges chants anciens appelés sean-nos. Bon. D’accord. Donc le gouvernement a organisé des camps d’été dans ces endroits et il a payé et les jeunes de tout le pays passaient quelques semaines hébergés par des familles de là-bas ou dormant dans les dortoirs des camps et allant tous en classe apprendre l’irlandais… »

Maryvonne et Aline ont beaucoup aimé ce premier roman, sans toutefois être certaines qu’il plaise à la majorité des lecteurs, car le style du "gamal" est assez particulier... Donnez-nous votre avis !

07/05/2016

Retour à Oakpine

Etats-Unis, amitiéRetour à Oakpine

Ron CARLSON

Gallmeister (Nature Writing), 2016, 23.10 €, 281 p.

Traduit de Return to Oakpine par Sophie Aslanides

Anciens amis de lycée, à l’époque rapprochés par leur groupe de musique « Life on Earth », ils se sont peu –ou pas- vus pendant leur vie d’adultes. Certains ont passé toute leur vie à Oakpine, d’autres y reviennent, ramenés à la petite ville par les circonstances : Mason, fraîchement divorcé, rentre vendre la maison de ses parents ; Jimmy, malade, sait que le garage aménagé pour lui par sa mère sera sa dernière demeure…

Les souvenirs marquants renaissent, frais comme si la dernière année de lycée datait d’hier. C’est un temps de bilan pour les cinquantenaires mesurant le chemin parcouru ou le temps gâché. Autour de Jimmy, qui ne supporte même plus le poids de sa Fender sur les genoux, Life on Earth se reforme, enrichi par l’intégration de jeunes.

C’est aussi l’heure des derniers tournants, le moment de se sentir pleinement vivants, tandis que la génération suivante –la jeunesse dorée- est à son tour confrontée à ses premiers choix d’adultes.

L’auteur du Signal nous offre ici un roman empreint de tendresse et de nostalgie, que le lecteur aimerait faire durer pour profiter un peu plus longtemps de ces hommes forts au cœur tendre, de leur amitié, du bonheur du travail bien fait, des repas partagés, de l’ivresse de la course à pied, et du pouvoir de l’écriture.

Aline

02/05/2016

Brillante... ou pas ?

harcèlement, premier roman

 

Brillante

Stéphanie DUPAYS

Mercure de France, 2015

Claire, la trentaine conquérante, construit son couple avec Antonin (fils de bonne famille) et sa carrière avec brio. Sous stress permanent, elle se montre efficace et brillante dans un poste à responsabilités, au sein d'un groupe agroalimentaire. Mais plus on monte... plus douloureuse est la chute ! Il peut suffire qu'une supérieure hiérarchique se sente menacée pour qu'un stress stimulant bascule dans le harcèlement insupportable.

Ce premier roman, au sujet prometteur, se révèle un peu décevant faute de finesse et de profondeur. Cette démonstration, quoique pertinente,  brille -comme son titre, et comme ses protagonistes- surtout en surface ! Espérons que l'auteur récidivera, avec des personnages plus fouillés.

Aline

27/04/2016

La cache

premier roman

La cache

Christophe BOLTANSKI

Stock (La Bleue), 2015, 20 €

Prix Femina 2015 et Prix des Prix littéraires

Quelle surprise à la lecture ! Le lecteur se retrouve sur un plateau de Cluedo, promené de pièce en pièce par  Boltanski pour reconstituer son histoire familiale : chaque chapitre porte le nom d’une pièce de la maison de ses grands-parents, depuis la voiture –extension du cocon protecteur- jusqu’au cœur de la maison, la chambre des grands-parents.

La famille vit en vase clos, autour de la grand-mère, fière et névrosée. Boitant des suites d’une polio, elle garde ses enfants et petits-enfants à proximité, ils sont ses soutiens, ses cannes. Tous dorment ensemble dans la grande chambre, casemate protégée par les verrous tirés !

p. 282 « Après nos jours, elle contrôlait nos nuits ».

Une vie en vase clos dont seul un des trois fils s’est échappé :

p. 295 « Le départ de son fils du cocon qu’elle a créé, échec incompréhensible vécu comme une trahison »… néanmoins compensée par l’empressement de Christophe, le petit-fils, à rejoindre le nid familial.

Par petites touches, le lecteur comprend que les névroses des grands-parents s’expliquent par les années de clandestinité vécues pendant l’occupation. Années où le grand-père, absent pour la milice, a vécu reclus dans son petit bureau aveugle, toujours prêt à plonger dans "la cache".

« Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. De la petite comme de la grande histoire. Des honnêtes gens qui, selon les circonstances, peuvent se muer en criminels. De la réversibilité des hommes et de la vie. Du pire, car il est toujours sûr. Cette appréhension, ma famille me l’a transmise très tôt, presque à la naissance. »

L’écriture de Boltanski est extraordinaire. Maîtrisée, évocatrice, c’est un pur délice. En revanche, plusieurs lecteurs n’ont pas apprécié ce livre faute de récit : plus qu’un roman, c’est une collection organisée de souvenirs. S’il étonne par sa structure, et satisfait pleinement par sa qualité d’écriture, il laisse sur sa faim en ce qui concerne « l’histoire ».

Coup de cœur pour les uns, ennui féroce pours les autres ! Personnellement j’ai beaucoup aimé ce livre, j’aurais aimé pouvoir évoquer avec autant de finesse mon rapport à mes grands-parents, à travers le lieu où je les ai côtoyés, et savoir dire, comme l'auteur :

p. 274 « Je n’ai jamais été aussi heureux que dans cette maison ».

Aline

20/04/2016

Une bouteille dans la mer de Gaza

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Une bouteille dans la mer de Gaza

Valérie ZENATTI

Ecole des loisirs, 166p., 2005

Elle c’est Tal, lui c’est Gazaman. Depuis que Tal, israélienne, a envoyé une lettre dans une bouteille dans la mer de Gaza, ils communiquent ensemble par mail. Comme son surnom le laisse présager, Gazaman habite la bande de Gaza. Ils échangent, ils se racontent, ils se dévoilent et apprennent à se connaître malgré les tensions dans le pays, malgré la guerre et les attentats.

« Les rêves, c'est ce qui nous fait avancer. »

Valérie Zenatti nous raconte Israel. Elle y a vécu toute sa jeunesse. De son expérience personnelle elle nous raconte l’histoire de ces deux adolescents : la routine de l’horreur, la peur constante dans la rue et les transports, les couvre-feux et les attentats mais aussi la beauté de ce pays et la richesse de sa culture. A travers ces adolescents c’est un message de paix et de fraternité que Valérie Zenatti lance : derrière chaque palestiniens et chaque israéliens ils y a aussi des hommes et des femmes qui nourrissent les mêmes rêves et les mêmes espoirs. Les personnages sont très attachants et on aime le côté bourru de Naïm alias Gazaman. Un livre optimiste non dénué d’humour et de sens critique.

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Pour aller plus loin, voir aussi l'adaptation au cinéma du livre de Valérie Zenatti :

« Une bouteille à la mer » film de Thierry Benisti et scénario de Valérie Zenatti

Céline