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20/07/2016

Troc de livres

Livres en liberté

Livres en liberté.jpg

 Troc tout l’é

 

Vous partez en vacances et voulez laisser vos livres sur place ? Vous avez peur de les salir à la mer ? Vous craignez de les perdre ? Vos enfants ont grandi ? Vous faites du rangement ? Vous libérez vos étagères ?

Le troc est la solution !

Ouvert à tous & Gratuit

aux horaires d'ouverture de la bibliothèque

08:58 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : troc

19/07/2016

Love

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Love

Richard MORGIEVE

Carnets Nord, 2015, 18€

 

Humain « amélioré », Chance est conditionné à tuer pour Le "Contrôle".  Mais lorsque les centrales nucléaires explosent et que la société implose, seuls les plus forts peuvent s’en tirer. C’est là que ses réflexes, son habitude du combat et de la mort lui viennent en aide : sans états d’âme, il fait ce qu’il faut pour survivre. Chance remplace les ordres du Contrôle par une nouvelle mission : retrouver la femme aux yeux verts qui l’a ému, et la protéger. Comme si l’apocalypse qui l’entoure ne suffisait pas, il est de plus pourchassé par le Contrôle pour un débriefing… ou pire.

Au milieu de ce cyclone de carnages, profiteurs, violeurs et tueurs de tous poils, deux personnes décidées à s’en sortir s’entraident maladroitement, tout en heurtant leurs personnalités fortes.

Malgré toutes les références à La route, de Cormac McCarthy, ce roman d’anticipation m’a plutôt évoqué Ravages, de Giono. D’abord très froid et violent, il s’humanise peu à peu, comme son personnage principal.

Aline

17/07/2016

Ligne & Fils

roman, famille, soieLigne et fils

(Trilogie des rives, I)

Emmanuelle PAGANO

P.O.L. (fiction), 2015, 208 p., 15 €

Au chevet de son fils inconscient -ce fils qu’elle voit peu, qu’elle ne se sent pas autoriser à toucher ou à aimer ouvertement- une femme se raconte. Photographe documentaire, elle se définit par rapport à son lignage : fille des moulinages, des fils et de l’eau, entre les rivières de Baume et Ligne, en Ardèche.

« Je n’ai pas pensé à dévider tout le fil de la fabrique, le fil de la rivière, de la lignée. Je n’ai pas refait l’histoire de ces hommes d’eaux, ceux de ma famille, assoiffés, jusqu’à la mort de mon fils déshydraté. Depuis ma puberté à peu près, il y a dans ma mémoire la mémoire de ma mère, dont elle croyait naïvement m’épargner la charge pour toujours, une mémoire lourde, active, une mémoire plus grosse que la mienne et pourtant dedans […] Et gouttant. Cette mémoire jamais tarie en contient d’autres encore, confluant toutes entre elles, par capillarité. Parce qu’elles n’étaient pas directement miennes, je croyais être protégée de leurs forces, leurs forces centenaires, encore vives en moi, l’eau-force et l’eau vive de Chante-Merle [...] Je n’ai pas hérité la fabrique. Ce que j’hérite est une avarie, celle de ces hommes qui avaient si soif de tout, d’amour, de pouvoir. »

Depuis l’arrière-grand-père, Alexandre, nommé Ligne d’après la rivière auprès de laquelle il a été trouvé, la famille de la narratrice a été sacrifiée à la fabrique, dans une recherche incessante  de profit ou de pouvoir, certes, mais surtout du fil parfait : la torsion de plusieurs fils de soie permettant plus de résistance et de solidité.

Fil, soie, lignée, fils, famille, mémoire, eau… Emmanuelle Pagano tente de dévider une histoire familiale, et nous entortille dans un vocabulaire technique, une écriture très travaillée et un récit complexe. Ce roman n’est pas de ceux qu’on oublie, mais il se mérite !

Le site des éditions P.O.L. offre une analyse plus détaillée, et l’accès aux premiers chapitres du livre.

Aline

10/07/2016

De l'influence du lancer de mini-bar sur l'engagement humanitaire

De l'influence du lancer de minibar.gifDe l’influence du lancer de minibar sur l’engagement humanitaire

Marc SALBERT

Le Dilettante, 2015, 17.50 €

 

Cette lecture légère pourrait se résumer par la petite phrase « On ne sait jamais, sur un malentendu… ».

Arthur Berthier, spécialiste musique du journal, ne quitte jamais ses lunettes noires et son côté frimeur décontracté. Ado attardé, fan de rock’n  roll, il vit dans un 45 m² parisien en bazar, où il faut pousser vêtements sales et piles de disques pour se frayer un chemin, et où les étagères ploient sous le poids des dicos de rock.

Sa vie bascule lorsque, à la suite d’un dérapage dans un hôtel de Cannes pendant le MIDEM, il est rétrogradé aux infos générales, entraînant à sa suite son fidèle coéquipier photographe Hassan. Sa première intervention sur le terrain, dans un camp de réfugiés, se solde par un malencontreux coup de matraque des forces de l’ordre… Les médias s’emballent, et sa vie peine à suivre !

Un roman moins distrayant que son titre ne le laissait espérer. L'idée de départ aurait pu conduire à un développement intéressant, mais la trame de l’histoire reste un peu faible. En revanche, les caricatures des personnages en quelques traits assez cruels font sourire. Que dire de l’ex-femme d’Arthur, « la partie adverse », à la tête d’une agence fournissant aux chaînes de télévision toutes sortes de témoins ou de figurants à la demande… ?

Aline

07/07/2016

Jeanne Benameur

Gâteau à la farine de châtaignes et compote de pommes au sirop d'érable et calvados !! C'est le menu d'accueil préparé pour le "bouillon" de mai 2016 à Saint-Laurent d'Agny, avant de se pencher sur les nombreux romans de Jeanne Benameur, pour ados et adultes,  lus au minimum par 3 personnes chacun.

Jeanne Benameur née en Algérie en 1952, est venue à 5 ans à la Rochelle, a été professeur avant de vivre de sa plume. Nous la sentons proche de ses lecteurs par sa grande humanité, compassion envers les solitaires, les déracinés, une personnalité attachante.

 

romanVivre , c'est risquer 

regroupe 4 romans ados, bien écrits, sans fioritures : le quotidien de gens ordinaires transcendés par l’amour, l’amitié, l’entraide. Il se passe peu d’événements, la réflexion domine.

Quitte ta mère : Bastien grandit pendant les vacances au bord de la mer chez son grand père, veuf, se laissant aller. Il décide de rester vivre avec lui.

Si même les arbres meurent (2000) : drame de l'accident et de la mort du père vécus par les deux enfants complices et « retirés » du monde.

La boutique jaune : entraide, soutien aux immigrés, retour sur le passé d'une petite ville.

Une heure, une vie (2004) : Séparation des parents, leur fille s'invente des vies, belle histoire d'amour.

 

romanOtages intimes (2015)

Un photographe de guerre Etienne a été libéré, c'est sa difficulté à « revivre », se réadapter.

Beau portrait de la mère qui a fait connaître la musique aux 3 enfants, retour sur le passé de chacun.

 

romanLes Demeurées  (2000)

Son premier roman pour adultes, court et poignant. Fusion totale entre une petite fille et sa mère, rejetée par le village parce que « abrutie». Arrivée d’une institutrice qui essaie d'éveiller la fillette… Vocabulaire choisi, une tragédie à l'antique d'une magnifique intensité.

 

romanPas assez pour faire une femme (2007)

Réflexion sur la condition de la femme dans les années 70, une jeune étudiante réfléchit sur la non-liberté de sa maman inféodée à son mari.

 

Le Ramadan de la parole (2007)

Dialogue entre une mère et sa fille à l'adolescence, sous forme de 3 histoires de jeune fille : une en rébellion / une qui ne parle pas / une qui s'oppose à la marchandisation du corps de sa mère par la publicité.

 

romanLes insurrections singulières (2011)

Un garçon de 40 ans travaillant dans l'usine de son père s'insurge contre la délocalisation au Brésil.

 

romanÇa t'apprendra à vivre (2003)

A  5 ans, en 1958, elle vit dans la prison dont le père est directeur en Algérie, puis elle déménage à la Rochelle. Comment s'habituer au déracinement ?

 

romanProfanes (2012)

Un chirurgien à la retraite organise ses vieux jours en employant 4 personnes qui ne doivent pas entrer en contact. Il a perdu sa fille très jeune, sa femme est partie. Globalement, ce roman a beaucoup plu, mais son interprétation varie selon les lectrices : est-il est égoïste et dominateur, ou bien, est-ce un homme qui se cherche, qui a besoin de s'entourer pour survivre.

 

romanLes mains libres (2004)

Une femme âgée maintient chaque chose absolument à sa place dans l’appartement de son mari disparu. Son espace de liberté est contenu dans les brochures de voyages qui la font rêver. Jusqu’à sa rencontre, esquissée mais intense, avec un jeune homme aux mains voleuses. Un roman intense autour du vide, de la lecture et de la liberté.

 

Nous avons aussi évoqué Laver les ombres (2008), et les Reliques (2005).

29/06/2016

Le convoi de l'eau

Japon, roman étrangerLe convoi de l’eau

Akira Yoshimura

Actes Sud (lettres japonaises), 2009, 173p, 16,30 €

Traduit du japonais Mitzu no soretsu (1967) par Yutaka Makino

Un convoi d’ouvriers s’enfonce à pied dans la forêt, pour parvenir au cœur des montagnes, dans une vallée reculée où est prévue la construction d’un barrage hydroélectrique. Les ouvriers et leurs contremaitres campent aux abords d’un hameau ancestral  qui sera nécessairement englouti lors de la construction. Pour la plupart aveugles à la splendeur de la nature qui les entoure et hermétiques aux préoccupations des villageois, ils ne comprennent pas le monde qu’ils sont en train de détruire.

Le narrateur, un homme étrange, a signé ce dur contrat non pas pour le salaire alléchant, mais à la recherche d’une certaine sérénité,  poursuivi qu’il est par ses souvenirs de violence. Il semble le seul à s’émerveiller de la nature qui les  entoure, et à observer la vie patiente et obstinée de la communauté vouée à l’exil. La scène où les villageois réinstallent patiemment la couverture végétale sur leurs toitures après chaque ébranlement de dynamite est particulièrement marquante.

Ce court roman, étrange et envoûtant, exalte la nature encore sauvage, forêts, montagnes, sources d’eau chaude… et la résilience des paysans vivant en symbiose avec elle… (par opposition à la brutalité des citadins et profiteurs de tous poils, même si ce n’est pas nécessairement le propos de l’auteur.)

Aline

26/06/2016

Atelier origami

Grues, chats, bateaux, flèches,... autant d'origamis que se sont amusés à faire les enfants (et quelques adultes) à la bibliothèque le samedi 28 mai 2016.

Origami vient de Oru "plier" et kami "papier" : c'est l'art du pliage japonais.

origami,animation

Le plus populaire au japon est celui de la grue. Une légende dit : « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé. »

La feuille de base de l'origami est un carré parfait et la forme est obtenue à partir de pliage successif (sans jamais découper).

Pour devenir un expert du pliage retrouvez à la bibliothèque:

- Origami d'Amandine Dardenne

- Pliages faciles : une feuille de papier et un peu de dextérité de Maryse Six

- Origami : pliages en papier pour grands et petits

origami,animation origami,animation origami,animationEt pour aller plus loin dans l'art du pliage, essayez-vous au Tangrami inspiré du 3D origami technique étonnante de pliage et d'assemblage qui prend l'origami comme modèle. A partir de carrés en papier, on plie des modules triangulaires. Suivant leur mode d'assemblage, on crée des animaux impressionnants, des formes géométriques ou des plantes.

Disponible à la bibliothèque :

- Le Tangrami pour plieurs avancés de Michael Ruder

origami,animation

18:19 Publié dans Animation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : origami, animation

16/06/2016

Connaître - aménager - respecter notre territoire

3 expositions à visiter à la bibliothèque

 

Bassin versant du Garon

faune, flore, paysages,

ressources en eau et bassin hydraulique

fiches et maquettes du SMAGGA

du 21 juin au 2 juillet

exposition,développement durable,vie de la commune

 P.A.D.D. et P.L.U. à Soucieu-en-Jarrest

Projet d’Aménagement et de Développement Durable de la commune pour les 10-20 années à venir, et réflexion sur le Plan Local d’Urbanisme

du 15 juin au 10 juillet

 

Mobilité douce :

se déplacer autrement, on est tous gagnants

exposition HESPUL

du 24 juin au 2 juillet

exposition,développement durable,vie de la commune

07/06/2016

Prix M.O.T.S, les résultats !

C’est ce vendredi 3 juin, à la médiathèque de Thurins, qu’a été révélé le palmarès du prix des lecteurs M.O.T.S. des 4 villages. Ce sont, au total, 100 lecteurs répartis sur les quatre communes participantes, qui ont lu la sélection constituée de 5 romans et 6 BD présentée en novembre dernier.

La soirée a été lancée par Madame Chantal Kramp, adjointe à la culture à Thurins, en présence d’élus d’Orliénas, Messimy et Soucieu-en-Jarrest et d’un public composé d’une cinquantaine de lecteurs. Après un temps d’échanges et de partages nourris autour des titres du prix qui a permis de prendre la mesure de la richesse des approches face à un même ouvrage, le classement a été révélé par les quatre bibliothécaires qui ont commenté les résultats obtenus dans leur médiathèque.

Prix MOTS

Cette édition 2016 du prix a donc mis à l’honneur L’Orangeraie de Larry Tremblay, éd. La Table ronde, pour la catégorie roman et Un certain Cervantès de Christian Lax, éd. Futuropolis  pour la catégorie BD.

Prix MOTS 2

Un temps convivial autour d’un buffet a suivi l’annonce des résultats, pendant lequel les discussions enthousiastes et animées se sont poursuivies.

Karine

06/06/2016

La légende de Momotaro

conte,japon

La légende de Momotaro
Adapté par Margot REMY-VERDIER et illustré par Paul ECHEGOYEN
Marmaille & compagnie, 2016, 15 €

Dans une rivière de la région d’Okayama, une vieille femme lavait son linge lorsqu’une pêche énorme vint s’échouer entre ses mains. Au moment de la partager avec son mari, la pêche s’ouvrit, révélant à la place du noyau un minuscule garçon…
Cet enfant miraculeux grandit vite, doté d’une générosité hors du commun et d’une force extraordinaire, mise au service des autres. Sa réputation vint aux oreilles du seigneur, qui le chargea d’aller libérer l’île aux démons. Au cours de son voyage, il partagea ses gâteaux de riz avec un chien, puis un singe et un faisan qui devinrent ses amis et  l’aidèrent dans sa quête.

Momotaro sur l'île aux démons
Momotaro sur l'île aux démons © Paul Echegoyen

Momotaro est l’un des contes populaires les plus racontés au Japon. Cette adaptation sort du lot, par son français musical, mais surtout grâce à ses grandes illustrations pleine page, très abouties : baignés de culture japonaise, mais dans un style plutôt art déco,  les paysages sont splendides ! Leurs couleurs et leurs détails, qu’ils soient rivière, prairie, forêt, falaises ou île aux démons créent à chaque fois une ambiance, sur laquelle tranchent les personnages stylisés.

De plus, 3 pages « coulisses de l'album » permettent d’observer la technique de l'illustrateur, la composition des pages, la mise en couleurs etc.

Facile d’accès pour les petits, avec des personnages qui leur plaisent et des rebondissements, cet album-conte séduit aussi les adultes. Faites-vous plaisir !

Aline