15.10.2008
Le ventre de l'Atlantique
Le ventre de l'Atlantique de Fatou DIOME (née au Sénégal et vivant en France) Carrière, 2003
Les jeunes Sénégalais rêvent de chateaux en Espagne et font de la France leur terre promise ; ils rêvent de venir en France en particulier pour devenir des vedettes du football à l'image de certains joueurs de l'équipe des Bleus.
Salie jeune sénégalaise qui vit en France essaie de leur montrer les difficultés causées par la face cachée de l'immigration (papiers, chômage, climat , conditons de vie , de logement, etc...) qui est souvent un leurre et une souffrance, ainsi que le problème posé à l'occasion d'un séjour dans son pays natal.
2 phrases extraites du livre traduisent bien à mon avis ce malaise :
...."En Europe, mes frères, vous êtes d'abord noirs, accessoirement citoyens, définitivement étrangers et ca n'est pas écrit dans la Constitution mais certains le lisent sur votre peau"...
..." De quel droit me traitait -il d'étrangère alors que je lui avais présenté une carte d'identité similaire à la sienne? Etrangère en France, j'étais accueillie comme telle dans mon propre pays : aussi illégitime avec ma carte de résident qu'avec ma carte d'identité"
Ce livre me fait penser à la chanson "Lili" de Piere Perret sur Lili, que j'adore.
Marie-France
08:13 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2008
Le rapport de Brodeck
Le rapport de Brodeck, de Philippe CLAUDEL Stock, 2007
Le métier de Brodeck consiste à établir de brèves notices sur l'état de la flore, des arbres, des saisons, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal. Le maréchal-ferrant du village lui demande de consigner les évènements de la guerre sans ajouter de détails inutiles.
A chaque chapitre, un personnage apparaît. "Bon" ou "mauvais" ? C'est la nature humaine qui se dépeint avec ce qu'elle a de meilleur et de pire. Le malaise persiste lorsque la dernière page se referme. L'écriture, les mots, ne peuvent que toucher et déranger.
A lire absolument. Prix Goncourt des lycéens 2007.
Martine
14:22 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comité de lecture du 8 octobre 2008
Livres proposés à la lecture
Un arc en ciel dans la nuit, de Dominique LAPIERRE
Ce livre est passionnant et se lit comme un roman. C'est une magnifique fresque très bien écrite. J'ai appris beaucoup sur l'histoire de l'Afrique du Sud, et notamment l'impact très fort de la croyance inaltérable des premiers Hollandais d'être un peuple élu. Cette conviction s'est transmise de génération en génération, renforcée par la dureté des conditions de vie, les affrontements nombreux et violents et explique pour une large part l'apartheid que je ne soupçonnais pas aussi fanatique.
Nelson Mandela par son esprit d'ouverture et sa tolérance (à sa sortie de prison) a certainement évité une guerre civile.
Un livre à lire absolument.
Un jardin dans les Appalaches, de Barbara KINGSOLVER
J'ai hésité à proposer ce livre car je souhaitais faire connaître Barbara Kingsolver plutôt par ses romans. Nous n'avions pas en rayon les meilleurs romans et celui-ci était une nouveauté. Je l'ai beaucoup aimé car je trouve Barbara Kingsolver et sa famille enthousiastes, idéalistes et généreuses. Elle fait passer sa passion avec humour et parfois excès mais il faut, je crois, se placer dans le contexte. Elle est américaine et veut convainces ses lecteurs du bien fondé de ses convictions. Elle est dans la continuation de ses romans dans lesquels elle exprime sa passion de la nature.
Romans à conseiller : Un été prodigue, des cochons au paradis, l'arbre aux haricots
Margharita dolcevita, de Stephano BENNI
J'ai découvert l'auteur, et bien aimé ce livre farfelu et plein d'humour. C'est une fable qui oppose deux mondes et montre l'emprise de l'un sur l'autre, à l'exception de Margharita, clairvoyante, qui résiste.
Les personnages de la famille de Margharita, atypiques, sont décrits avec beaucoup d'humour. Beaucoup de tendresse et de poésie également dans ce roman. A travers ce récit très original, l'auteur fait réfléchir sur la société et met en valeur l'esprit critique.
Annie
14:15 Publié dans Comité de lecture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un homme accidentel
Un homme accidentel, de Philippe BESSON Juilliard 2008
Deux hommes qui n'auraient pas dû se rencontrer : un policier consciencieux, marié, attendant un enfant et un acteur adulé par Hollywood.
Celui-ci est soupçonné du meurtre d'un jeune prostitué .
Un amour fou, une passion se déclenchent entre les deux hommes, rien ne peut l'arrêter.
Le policier qui est le narrateur est happé par cet amour et recherche mollement l'assassin.
Celui qui fait équipe avec lui entrevoit la vérité et avec beaucoup de tact résout l'énigme, mais précipite la chute des 2 amants.
La fin est tragique.
Beaucoup de pudeur, une écriture fluide, des paragraphes et des phrases courtes.
Se lit d'un trait.
Marie-Claire
14:04 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La fille des Louganis
La fille des Louganis, de Metin ARDITI Actes Sud 2007
De l'auteur de « La Pension Margherita », un roman d'amour sous forme de tragédie grecque.Se lit facilement, le lecteur est transporté dans ce monde sans compromissions.
Dans une petite île grecque, 2 frères épousent 2 soeurs ; les 2 familles sont très unies et confrontées à la fatalité tragique.
Paulina très amoureuse d'Aris qu'elle croit son « cousin » , met au monde une petite fille qu'elle doit abandonner à la naissance et passe sa vie à rechercher cette enfant, croyant la voir partout et notamment en Suisse où elle émigre.
C'est l'amour-passion à toutes les étapes et toujours contrarié par le destin.
Marie-Claire
13:54 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une ombre, sans doute
Une ombre sans doute, de Michel QUINT J. Losfeld, 2008
Par l'auteur de "Effroyables jardins", un roman aux phrases longues, pas facile d'accès, mais intéressant.
Suite au suicide de ses parents, un homme arrive dans un village du Nord. En allant à la mairie s'occuper de la succession, l'employé constate que son prénom ne correspond pas à celui indiqué sur le dossier officiel. Il part donc en quête de témoins susceptibles de prouver son identité. Il rencontre une vieille dame qui l'éclaire sur la mort de ses parents en « distillant » ses informations et en ménageant le suspense. Flash-back sur l'époque de la deuxième guerre mondiale.
Marie-Claire
13:51 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.10.2008
Ulik au pays du désordre amoureux
Ulik au pays du désordre amoureux, de François LELORD, Oh ! Editions, 2003
Un jeune Inuit venu aux Etats-Unis plaider pour la défense de sa banquise et du mode de vie esquimau est totalement pris au dépourvu par les rapports hommes/femmes dans la société occidentale.
Venant d’une tribu où ces relations sont très codifiées, il ne comprend rien aux signaux contradictoires émis par les femmes qu’il rencontre. Les femmes semblent pouvoir se passer des hommes, beaucoup vivent seules, celles qui semblent avoir envie de lui veulent être payées… Que de choses inconcevables dans sa tribu !
Heureusement, grâce à la rencontre de plusieurs femmes émues par sa sincérité et sa candeur, Ulik va découvrir que malgré les apparences, les lois de l'amour sont universelles.
J'ai beaucoup aimé la fraîcheur de ce livre, écrit par un psychiatre et psychothérapeute, qui s'était déjà illustré avec son roman Le Voyage d'Hector ou la recherche du bonheur.
Entre voyage initiatique et conte pour grandes personnes, Hector raconte ses périginations de psy naïf, parti en voyage autour du monde pour comprendre ce qui fait vraiment le bonheur : trouve-t-on le bonheur dans la réussite ? dans les relations avec les autres ? Dépend-il des circonstances ou d'une manière de voir les choses ? Hector prendra surtout des leçons de bon sens, qui lui permettront de reprendre sa vie et son métier. Attention, l'écriture volontairement naïve agace certains.
Aline
11:25 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.10.2008
Déguisés !
Et n’oublions pas le rayon « documentaires »,
On y trouve de quoi apprendre et presque tout faire !
Une maman -pas couturière pourtant- a transformé ses fils le temps d’une fête médiévale…
(déguisements, maquillage et jeux classés en E 793)
Pour la gourmandise, les bénévoles de la bibliothèque testent les recettes de la collection Marmitontaine : Le riz de Li, Les pâtes de Francesca et Le maïs de Luisa sont de vrais "carnets de voyage en cuisine". (classés en E 641)
08:35 Publié dans Livres jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2008
Achats de septembre 08
Voilà le résultat de notre dernière sortie "achats" à la librairie. Nous avons travaillé pour les adultes, et mettrons les livres à disposition dès les premiers jours d'octobre. Bonne lecture !
Romans étrangers et français :
La porte des enfers, de Laurent GAUDE
L'ultime question, de Julie ZEH
Ce que le jour apporte à la nuit, de Yasmina KHADRA
Le coeur glacé, d'Almudera GRANDES
Effigie, d’Alissa YORK
Les accommodements raisonnables, de Jean-Paul DUBOIS
L’excuse, de Julie WOLKENSTEIN
Où on va, papa ? de Jean-Louis FOURNIER
Le livre d’Hannah, de Géraldine BROOKS
Laisse les hommes pleurer, d’Eugène DURIF
L’incertain, de Virginie OLLAGNIER
Best Love Rosie, de Nuala O’FAOLAIN
La belle chocolatière, de Bernadette PECASSOU
Ailleurs, plus loin, d’Amy BLOOM
La jeune fille et le rossignol, d’Henri GOURDIN
Quand ce jour viendra, de Claude MICHELET
Mémoire enfouie, de Brigitte VAREL
French Manucure, de Géraldine MAILLET
Romans policiers :
Cité de la poussière rouge, de Qiu Xiaolong
Zulu, de Caryl FEREY
Mauvaise base, de Harlan COBEN
Ce doux pays, de Ake EDWARDSON
Meurtres à l’académie, de Jô SUARES
14:45 Publié dans Livres : derniers achats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2008
Photo roman
Les Giètes, de Fabrice Vigne et Anne Rehbinder T.Magnier, 2007
Samedi matin, à la librairie Murmure des Mots, Fabrice Vigne était là, pas forcément bavard de nature. Et moi, empruntée, je ne savais pas comment engager une " vraie " discussion. Je n’avais lu qu’un seul de ses livres (j’ai beaucoup aimé " Jean 1er le Posthume, roman historique "), mais déjà assisté à une de ses causeries, qui m’avait donné à réfléchir.
Alors nous avons échangé quelques phrases autour de son livre qui me "tentait " le moins, ce photo roman, dans une collection qui ne m’attirait pas… Quelques photos peu spectaculaires d’une vieille femme et de son intérieur, et un texte, dont les premières pages indiquent un narrateur plus tout jeune, masculin. Fabrice Vigne n’est pas expansif, il m'a juste dit avoir voulu rendre le regard porté sur cette vieille femme… et j’ai eu envie de lire son roman.
A partir d’une série de photographies d’Anne Rehbinder – dont il ignore tout, c’est la " règle du jeu " - Fabrice Vigne raconte. Et il raconte bien, par la bouche ou la plume du vieux Maximilien (à cause de Robespierre) Bertram, locataire du studio 409 en foyer-résidence.
Maximilien fait le tri dans ses papiers, aidé à l’occasion par Marlon, le petit-fils dont il se sent le plus proche. Et les souvenirs de sa jeunesse communiste remontent. C’est qu’il y a cru, lui, à un avenir meilleur pour le peuple, même lorsqu’il a cessé de croire au Parti. Ses références alternaient entre l’Huma et la correspondance de Flaubert, dont il a gardé de nombreuses citations en mémoire. Même si la mémoire flanche, à son âge. Tout flanche, d’ailleurs, à l’âge de Maximilien, sauf la tête. Et encore… il peine souvent à trouver ses mots et finir ses phrases.
Maximilien évoque son quotidien au foyer, qu’il appelle " la Maison ", ses relations avec les autres résidents… et surtout l’arrivée d’une nouvelle voisine, Mme Ostatki, à laquelle il s’intéresse beaucoup.
Beaucoup de thèmes sont abordés avec finesse dans ce court roman : la rencontre des autres, le regard porté sur eux, le regard du photographe au delà du cliché… et une incitation à profiter de la vie jusqu’au bout : " Il m’a fallu parvenir à cet âge-ci, l’âge des giètes, quatre-vingts ans aux cerises, pour comprendre cette équation tellement simple qu’elle en est presque stupide : tant que je suis en train de mourir, je ne suis pas mort. Je peux encore essayer de faire la connaissance des gens qui m’entourent, m’intéresser à eux, apprendre, m’émerveiller, je peux me désespérer aussi, comme font les vivants… ".
Plus personnel : j’aime aussi les relations entre Polia et sa grand-mère d’un côté, Marlon et son grand-père de l’autre. Elles font écho aux rapports très forts que j’ai entretenus avec mes grands-parents. et qui m'ont longtemps poussée à aller... à la rencontre des "vieux" en maison de retraite justement !
Aline
11:23 Publié dans Livres : coups de coeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note